Publication de l'UNICEF MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) sur X :
"Nous avons de nouveau enregistré des décès d’enfants dus à l’hypothermie ces derniers jours. Nous en sommes désormais à six enfants morts d’hypothermie rien que cet hiver", a déclaré James Elder à des journalistes à Genève, par liaison vidéo depuis Gaza.
James Elder a indiqué que plus de 100 enfants ont été tués depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre de l’année dernière.
"Cela représente environ une fille ou un garçon tué chaque jour ici pendant un cessez-le-feu", a-t-il déclaré, ajoutant que "la vie à Gaza reste suffocante" et que "la survie demeure conditionnelle".
Selon l’UNICEF, les chiffres confirmés font état de "60 garçons et 40 filles tués dans la bande de Gaza", tout en soulignant que "le nombre réel d’enfants palestiniens tués devrait être plus élevé", ce décompte ne reflétant que les cas pour lesquels des informations suffisantes étaient disponibles.
Il a précisé que la majorité des décès survenus depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu ont été causés par des actions militaires. "Ces enfants sont tués par des frappes aériennes, des frappes de drones, y compris des drones suicides. Ils sont tués par des tirs de chars. Ils sont tués par des munitions réelles", a-t-il dit.
Le porte-parole a indiqué que, si le cessez-le-feu a permis certains progrès humanitaires, notamment l’extension des services de santé, de nutrition, d’eau et d’assainissement, les conditions de vie des enfants demeurent alarmantes.
"Un cessez-le-feu qui ralentit les bombardements est un progrès, mais un cessez-le-feu qui continue d’ensevelir des enfants n’est pas suffisant", a-t-il déclaré.
Il a appelé à une application complète du cessez-le-feu, à l’accès humanitaire et à l’établissement des responsabilités, exhortant à garantir une "véritable sécurité" pour les enfants de Gaza.





