lundi 6 avril 2026

Roger Dommergue Polacco de Menasce (1924-2013)



Roger Dommergue Polacco de Menasce (1924-2013), issu d’une riche famille juive d’origine égyptienne (côté maternel Menasce).

Juif par sa mère, élevé dans ce milieu, il s’en est distancié radicalement et a développé une critique acerbe du judaïsme. Dans ses écrits, il affirme notamment :

« Attaché à sa communauté le juif est inassimilable. Le génie du peuple juif est d’avoir présenté le problème juif sous son seul aspect religieux. »

Dans son livre autobiographique J’ai mal de la terre, il décrit le mode de vie et la mentalité de sa famille comme typiquement « spéculative, abstraite, calculatrice », qu’il associe au particularisme juif. Il va jusqu’à proposer une thèse originale liant la circoncision rituelle à un traumatisme expliquant ce particularisme persistant.

Ex-juif critique devenu l’un des plus virulents sur la « question juive », il rejoint ainsi cette longue liste d’hommes qui, une fois sortis ou fortement distanciés, retournent le regard avec une lucidité impitoyable.

Chacun peut consulter les sources et se faire sa propre opinion. Sans appel à la haine.

Liens (en français) : 

- Vérité et synthèse – La fin des impostures (PDF avec la citation principale) : 


- Article de référence sur http://Cairn.info (Archives Juives) mentionnant son parcours : 


Son interview :

dimanche 5 avril 2026

Près de 400 000 civils sont morts à Gaza selon les analyses de Gérard Chevrier

 



Des images prises par drone montrent la destruction de Gaza après le largage de 80 000 tonnes de bombes par l’aviation israélienne. Près de 400 000 civils sont morts selon les analyses de Gérard Chevrier.

Source


Gérard Chevrier :

Industriel et un analyste géopolitique dont le parcours est marqué par des contributions significatives dans les domaines de l’innovation et de la réflexion stratégique. Son expertise se concentre notamment sur les menaces nucléaires et la construction d’abris antiatomiques.

Il s’intéresse également aux enjeux de souveraineté nationale, dénonçant les dynamiques mondialistes et les influences oligarchiques, notamment dans le contexte de crises géopolitiques comme celle de l’Ukraine. Son parcours industriel, marqué par des innovations comme les sangles Deltex et les tubes thermoplastiques, témoigne d’une capacité à traduire ses idées en réalisations concrètes.

Contributeur régulier à la Revue mensuelle de Géopolitique Profonde, son parcours reflète un engagement constant pour la défense des intérêts nationaux notamment sur les menaces nucléaires et la construction d’abris antiatomiques.

Source : https://geopolitique-profonde.com/gerard-chevrier/


De Gaza à Minab, les enfants paient le prix des guerres


Génocide à Gaza - Les enfants sont les victimes les plus représentées parmi les victimes vérifiées. Les trois catégories d’âge les plus représentées sont les enfants âgés de 5 à 9 ans, les enfants âgés de 10 à 14 ans et les bébés et enfants âgés de 0 à 4 ans - Photo : UNICEF


Ceux qui ont eu le malheur de grandir dans une zone de guerre n’ont pas besoin d’explications. La guerre est un enfer, c’est vrai, mais pour les enfants, c’est tout autre chose : un destin déroutant et désorientant qui défie toute compréhension.

Il y a des enfants qui ne vivent que brièvement, goûtant à tout ce que la vie peut leur offrir : l’amour de leurs parents, la complicité des frères et soeurs, les joies de trop courte durée et les épreuves inévitables de l’existence.

Selon les chiffres publiés par le ministère de la Santé de Gaza et maintes fois cités par les agences des Nations Unies, plus de 20 000 enfants de cette catégorie ont été tués à Gaza en l’espace d’environ deux ans. Certains sont nés et ont été tués au cours de cette même période.

D’autres restent ensevelis sous les décombres de la bande de Gaza détruite.

Selon des experts humanitaires et médico-légaux cités par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), des milliers de corps sont toujours portés disparus sous les bâtiments effondrés, les opérations de récupération étant entravées par l’ampleur des destructions et le manque d’équipement.

Dans certains cas, la chaleur extrême, les incendies et l’utilisation d’armes explosives lourdes ont rendu l’identification pratiquement impossible, ce qui signifie que bon nombre de ces enfants ne seront peut-être jamais identifiés, et encore moins pleurés sur une tombe.

Ces enfants n’auront pas de tombe où l’on puisse se recueillir. Et s’ils en ont une, beaucoup n’auront plus de parents vivants pour prier pour eux. Mais toujours nous le ferons.

Et puis, il y a ceux qui sont blessés et mutilés — ils sont des dizaines de milliers. En rendant visite à Amro, le fils blessé d’un proche qui a péri avec toute sa famille à Gaza, j’ai été témoin d’un des spectacles les plus déchirants qu’on puisse imaginer : les enfants blessés et mutilés de Gaza dans un hôpital turc.

Il y avait quelques adolescents, dont beaucoup étaient estropiés. Le personnel hospitalier les avait parés du keffieh palestinien si précieux. Ceux qui le pouvaient faisaient le signe de la victoire, et ceux qui n’avaient plus de bras levaient ce qui restait de leurs membres, comme pour dire à chaque visiteur de passage qu’ils défendent une cause profonde et inébranlable, que leurs pertes n’ont pas été en vain.

Mais il y avait aussi les plus petits, qui vivaient ce traumatisme sans même saisir pleinement l’ampleur de leur tragédie. Ils regardaient tout le monde avec perplexité : ces visages inconnus, ces langues incompréhensibles qui fusaient autour d’eux, ces murs nus.

Mon neveu n’arrêtait pas de parler de ses parents, qui devaient venir le voir d’un jour à l’autre. Ils avaient tous deux disparu, tout comme son unique frère.

J’étais à la maternelle dans un camp de réfugiés à Gaza lorsque j’ai assisté à mon premier raid militaire. La cible était notre école.

Je me souviens encore de nos professeurs repoussant les soldats alors qu’ils faisaient irruption dans le bâtiment. Je me souviens qu’ils ont été agressés physiquement et qu’ils nous criaient de courir vers le verger.

Nous avons commencé à courir en nous tenant par la main. Nous portions tous des tenues rouges assorties avec des autocollants sur le visage — aucun d’entre nous ne comprenait qui étaient ces hommes ni pourquoi ils faisaient du mal aux personnes qui prenaient soin de nous.

Si le massacre d’enfants à Gaza, au Liban, en Syrie, en Iran et partout au Moyen-Orient vient à être banalisé, il deviendra alors une réalité de plus parmi celles que l’on accepte comme faisant partie de la guerre. Et puisque « la guerre est un enfer », nous passerons tous à autre chose, en acceptant que nos enfants – où qu’ils se trouvent dans le monde – se retrouvent désormais en première ligne parmi les victimes dès que cela sert les calculs de la guerre.

J’y ai souvent réfléchi ces dernières années — pendant la dévastation de Gaza, les guerres dans toute la région et le massacre d’élèves dans une école de la ville iranienne de Minab.

Minab n’est pas seulement une tragédie iranienne ; c’est notre deuil à tous. Les éléments recueillis lors d’enquêtes internationales indiquent que la frappe contre l’école Shajareh Tayyebeh n’était pas un accident, mais le résultat d’un ciblage délibéré s’inscrivant dans une campagne militaire plus large.

Amnesty International a conclu que le bâtiment scolaire avait été directement touché par des armes guidées.

Les enquêtes menées par de grands médias, ainsi que des sources militaires américaines, font comprendre que le site avait été inscrit sur une liste de cibles bien qu’il s’agisse d’une école en activité. Le résultat a été dévastateur : des enfants tués, des familles brisées, et une nouvelle atrocité absorbée dans le rythme implacable de la guerre.

L’administration américaine peut nier toute intention aussi souvent qu’elle le souhaite. Mais nous savons que le meurtre d’enfants n’est pas fortuit. Cela est démontré à Gaza, où l’ampleur des événements à elle seule contredit toute affirmation d’accident.

Comme l’a déclaré la directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell, « Gaza est devenue un cimetière pour des milliers d’enfants ». Cette réalité à elle seule devrait mettre fin à tout débat.

Je pourrais m’arrêter là pour vous dire que tous les enfants sont précieux, que toutes les vies sont sacrées et que le droit international est sans équivoque sur ce sujet.

Je pourrais invoquer la quatrième Convention de Genève, qui stipule que « les personnes protégées (…) doivent être traitées avec humanité en toutes circonstances », et que la violence contre les civils est strictement interdite.

Oui, je pourrais faire tout cela. Mais je crains que cela ne change pas grand-chose.

Tout ce que nous avons dit et fait a failli à Gaza, au Liban, en Syrie et dans une grande partie de notre région. Le droit international, autrefois considéré comme un bouclier, n’est plus guère qu’un point de départ pour des discussions sur son inefficacité et son hypocrisie.

Parler du droit international aux Palestiniens ne suscite souvent pas de réconfort, mais de la frustration et de la colère. Je vous épargnerai donc cela aussi.

Au lieu de cela, je veux lancer un appel au monde. Un appel au nom d’Amro, et des nombreux autres membres de notre famille qui ont été tués, et des milliers d’autres qui ont péri ; un appel au nom des enfants effrayés de la maternelle Flowers dans mon ancien camp de réfugiés à Gaza : s’il vous plaît, ne les laissez pas banaliser le meurtre d’enfants.

Ne vous contentez pas de l’indifférence, ou d’une simple préoccupation, ou même d’une indignation morale qui n’est jamais suivie d’actions.

Ramzy Baroud



samedi 4 avril 2026

Un spectre hante désormais la conscience de l’humanité : le retour du pouvoir prédateur




Aux peuples du monde, aux penseurs, aux universitaires et à tous ceux qui croient en la justice :

un appel du Bureau international de la Faculté des Études Mondiales de l’université de Téhéran.

Un spectre hante désormais la conscience de l’humanité — le retour du pouvoir prédateur — et il ne restera plus sans riposte.

Pendant 249 ans — couvrant l’ensemble de son existence depuis 1776 — les États-Unis ont bâti un bilan d’atrocités appartenant à un âge plus sombre, pré-civilisé ; un empire prédateur érigé sur les cadavres des nations : du génocide de près de 5 millions de peuples autochtones à l’esclavage brutal de plus de 4 millions d’Africains, jusqu’au lynchage de plus de 4 000 citoyens noirs sous les lois Jim Crow. Avec plus de 800 garnisons militaires empoisonnant plus de 90 pays et territoires étrangers, ils ont cultivé une doctrine de prédation absolue. De l’horreur génocidaire du Vietnam, avec plus de 3 millions de morts ; à l’anéantissement du Cambodge, où 2 millions de personnes périrent sous une terreur soutenue par les États-Unis ; au massacre systématique des Coréens, avec plus de 4 millions de vies coréennes éteintes ; jusqu’à la destruction de l’Irak et de la Libye, où un million d’Irakiens et des dizaines de milliers de Libyens furent consumés par le feu américain.

Pourtant, l’ordre rationnel qui gouverne le monde (que les philosophes et les religieux appellent Logos) avait autrefois aidé l’humanité à dépasser de telles pratiques. L’humanité avait relégué cette barbarie dans le passé révolu. Mais nous assistons aujourd’hui à son retour. L’immolation systématique et continue de Gaza, à travers le soutien soutenu au régime israélien génocidaire — où plus de 77 000 civils palestiniens ont été massacrés — révèle une vérité incontournable : la pratique pré-civilisée est revenue, et Washington en est une fois de plus l’exécutant volontaire.

Tel est le credo démoniaque du « tout pour nous, rien pour les autres ». Avec une rapacité sans honte, il revendique les ressources du monde — qu’il s’agisse du pétrole du Venezuela, des richesses minérales du Groenland ou des réserves énergétiques du Canada — comme des objets de droit stratégique. Et désormais, ce regard glouton se fixe sur l’Iran. Car l’Iran — possédant plus de 7 % des richesses minérales et énergétiques mondiales — est considéré comme la dernière frontière du pillage.

Pourtant, il ne s’agit plus seulement d’économie. Il s’agit d’honneur. Le monde constate que les États-Unis sont activement engagés dans une entreprise criminelle appelée « guerre du Ramadan » contre la nation iranienne. Ce massacre en cours a déjà coûté la vie à 208 enfants innocents, sous les bombes. Que le monde retienne la date : 168 d’entre eux étaient de petites filles, élèves de l’école primaire Shadjareh Tayyebeh dans la ville de Minab, en Iran, anéanties dans leurs salles de classe par le terrorisme mis en oeuvre par l’Amérique.

Leurs manœuvres futiles et désespérées visent ce qu’ils appellent un « changement de régime » et la fragmentation de l’Iran — dépouillant la nation de sa souveraineté et facilitant ainsi le pillage systématique de ses ressources. Dans la poursuite de cette ultime dépravation, les États-Unis ont brutalement assassiné le leader spirituel et intellectuel de l’Iran, l’ayatollah Seyyed Ali Khamenei — reconnu dans le monde entier comme une voix puissante contre l’arrogance et le terrorisme — ainsi que sa famille.

Ils ont mené une guerre de terreur ciblée contre les piliers mêmes de l’État iranien. À ce jour, l’agression américaine a criminellement assassiné 39 hommes d’État iraniens, dont le génie scientifique Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale.

Aujourd’hui, l’insolence a atteint son apogée. Le président américain menace ouvertement le peuple iranien sur les réseaux sociaux de détruire ses infrastructures énergétiques. C’est l’esprit dépravé d’une civilisation en déclin. L’effondrement moral de l’Occident trouve son incarnation dans la figure pathétique de M. Trump — un homme dont la conduite catastrophique au cours des deux dernières années a épuisé non seulement le monde, mais aussi son propre peuple. Le moment est venu de déclarer d’une seule voix : Assez ! L’ère du pillage est terminée.

Mais les États-Unis ont commis une erreur fatale. Ce qui se tient devant eux n’est pas simplement une nation, mais une civilisation qui a armé son propre ADN — un génie organisationnel ancien fusionné avec une souveraineté scientifique du XXIᵉ siècle. Telle est la réalité de la dissuasion active de l’Iran : un pôle mondial de puissance qui dicte les conditions de l’engagement, imposant une retraite stratégique en réécrivant les règles mêmes de la défense active. Désormais, sa réorganisation adaptative, sa continuité civilisationnelle et son unité sociale ont fusionné en une force unique et indestructible.

La défense globale et la dissuasion active de l’Iran représentent une occasion historique d’en finir avec l’hégémonie mondiale. La doctrine historique et civilisationnelle de l’Iran est absolue : la puissance ne confère pas le droit, et la domination ne peut servir de fondement à la justice. C’est là le socle de l’invincibilité de l’Iran. Le monde peut épouser ce tournant historique, en s’appuyant sur cette même doctrine de libération, afin de mettre fin à la domination et à l’oppression partout où elles existent.

L’exceptionnalisme américain et israélien a entraîné le monde dans un choix d’époque entre la force et le droit, la souveraineté et la subjugation, la dignité et le déshonneur. Ce moment doit servir de signal d’alarme pour que l’humanité reconnaisse qu’une autre voie existe. Il doit pousser les peuples partout à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour remettre en cause les structures qui soutiennent un système mondial profanant toutes les valeurs morales, y compris le droit même à la vie.

L’Iran est la dernière frontière. S’il tombe, l’espoir d’un avenir meilleur et éclairé pour le monde tombera avec lui. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire. L’agression contre l’Iran fait partie d’un système de pouvoir mondial qui nous opprime tous. Nous ne pouvons pas rester passifs et regarder un autoritarisme arrogant agir sans frein. Notre avenir même dépend du succès de l’Iran.

Par conséquent, nous ne pouvons accepter aucune issue de cette guerre qui impliquerait un retour au statu quo antérieur. Ceux qui infligent de telles souffrances doivent payer un prix très lourd pour leurs crimes. Ils doivent comprendre que la puissance militaire ne les absout pas de la responsabilité de respecter les lois dont dépendent la paix et la sécurité de notre monde. À cette fin, nous soutenons les conditions fixées par l’Iran pour mettre fin à cette guerre.

Du point de vue de la justice mondiale, les conditions pour mettre fin à cette guerre sont absolues et non négociables :

– Des garanties contre toute répétition de l’agression déchaînée depuis le 28 févrir 2026, et un engagement international contraignant garantissant l’absence de toute future agression.

– Le démantèlement immédiat de toutes les installations militaires américaines dans la région.

– La reconnaissance formelle de l’agression, la condamnation internationale des agresseurs et des réparations complètes pour les vies massacrées et les biens détruits.La fin immédiate de la guerre sur tous les fronts régionaux.

– Un nouveau régime juridique pour le détroit d’Ormuz, reconnaissant la souveraineté de l’Iran.

– La poursuite judiciaire et l’extradition des opérateurs des médias anti-iraniens qui ont incité à ce bain de sang.

Nous, les signataires en esprit, appelons nos pairs — les penseurs, les universitaires, les institutions de conscience et les défenseurs de la justice à travers le monde — à :

• Condamner sans équivoque les États-Unis pour leur normalisation systématique du mépris des conventions internationales et leur retour à l’esprit de sauvagerie et de barbarie historiques.

• Isoler diplomatiquement et économiquement le régime dévoyé des États-Unis pour ses crimes continus contre l’humanité.

• Reconnaître le droit inhérent de l’Iran à la dissuasion active face à une agression non provoquée.

• Exiger la cessation immédiate du terrorisme américain et parrainé par les États-Unis, ainsi que la poursuite de ceux qui en donnent les ordres.

Comme chaque fois dans le passé, l’histoire enregistrera le courage de ceux qui refusent de rester silencieux. Nous nous tenons du côté de la justice — non pas comme témoins passifs, mais comme architectes actifs d’un monde nouveau qui a atteint son seuil, où l’arrogance s’effondre et où la justice triomphe. L’arrogance doit être démantelée. Le monde l’exige. La justice l’imposera.

Bureau international de la Faculté des Études Mondiales, Université de Téhéran.

Signatures de soutien à adresser à entrelaplume@gmail.com

Premières signatures : Michel Collon, Jean Bricmont, Christophe Oberlin…




La syphilis tertiaire explique-t-elle la politique étrangère des Etats-Unis ?




par Michael Jones 

Résumé de l’IA RSS

…le fier Satan, « voué à sa propre perte », se transforma en un vieux diable bavard, et il demeura en compagnie des damnés.[1]

Lors d’une conférence de presse tenue à bord d’Air Force One après les funérailles de sept soldats morts à la base aérienne de Dover, le président Donald Trump a nié que les forces américaines aient tué plus de 150 écolières lors d’une attaque délibérée, puis s’est lancé dans un monologue décousu justifiant l’attaque en affirmant que les Iraniens « coupent la tête aux bébés et coupent les femmes en deux ».

Cette déclaration a été dûment consignée par un journaliste du Washington Post qui a pris les insanités de Trump pour argent comptant, probablement parce qu’il aurait été débarqué de l’avion dans le cas contraire, et qui a prudemment omis de poser des questions complémentaires comme : « Les Iraniennes ont-elles été sciées en deux horizontalement ou verticalement ? »

Je suis allé en Iran à de nombreuses reprises et je n’y ai jamais vu de femme sciée en deux, ni horizontalement ni verticalement, mais je me souviens d’en avoir vu une dans l’émission d’Ed Sullivan dans les années 1950, ce qui explique probablement d’où a pu lui venir cette idée, à Trump, qui a à peu près mon âge.

Le magicien le plus célèbre pour avoir monté le numéro de la « femme coupée en deux » au Ed Sullivan Show est Richiardi Jr. (souvent désigné simplement sous le nom de Richiardi ou Aldo Richiardi ; de son vrai nom Aldo Izquierdo Colosi). Cet illusionniste péruvien était réputé pour ses mises en scène spectaculaires, percutantes et parfois sanglantes de tours classiques, notamment des versions saisissantes du tour de la femme coupée en deux (utilisant souvent une scie circulaire qui semblait vraiment trancher son assistante avec un sens dramatique aiguisé, incluant des effets de « sang » dans certaines performances). Richiardi est apparu à de nombreuses reprises dans l’émission – 24 apparitions au total, plus que tout autre magicien – tout au long des années 1950 et 1960, présentant des tours d’illusionniste qui estomaquaient le public.[2]

Stupéfait par l’état d’esprit délirant du président, un journaliste de CBS a écrit :

L’administration Trump a dissimulé l’ampleur réelle de la frappe iranienne contre une base américaine au Koweït. Des dizaines de militaires ont été grièvement blessés. Trente d’entre eux sont toujours hospitalisés. Ils ont caché tout ça. Le New York Times écrit : « Une enquête militaire américaine a conclu que les États-Unis étaient responsables de la frappe contre l’école primaire de filles Shajareh Tayyebeh à Minab, en Iran. 165 filles, âgées de 7 à 12 ans. Trump a déclaré que le missile Tomahawk était « très générique ». Trump a affirmé que l’Iran avait bombardé sa propre école. Trump a déclaré être « prêt à accepter » les conclusions de l’enquête. Or celle-ci prouve que c’est nous qui sommes responsables. Et pendant que Trump mentait au sujet des enfants morts, son administration cachait des dizaines de militaires américains blessés à leurs familles et au public américain. Dissimulation des pertes américaines. Mensonges sur les enfants iraniens morts. Blocage des alertes attentat terroriste aux forces de l’ordre. Scellage des dossiers Epstein. C’est un schéma récurrent. »[3]

Face au déclin mental de Trump durant son second mandat et à ses déclarations à la fois grandioses et délirantes, j’ai suggéré qu’il souffrait peut-être d’une syphilis tertiaire. Selon une idée reçue, la syphilis a cessé de constituer une menace existentielle dans les années 1940 avec la diffusion de la pénicilline. Or, nous savons que Bill Gates a contracté une maladie vénérienne auprès d’une des jeunes prostituées de Jeffrey Epstein, bien après l’arrivée de la pénicilline. Nous savons également que Donald Trump était un proche collaborateur de Jeffrey Epstein et qu’il était loin d’être un modèle de chasteté dans sa jeunesse.

Au fil des siècles, la syphilis est devenue de moins en moins virulente, au point que ses symptômes pouvaient être ignorés en raison de sa propension à se manifester sous d’autres formes, ce qui lui a valu le surnom de « grande simulatrice ». Même dans sa forme la plus virulente, la syphilis entre en rémission au cours de l’évolution naturelle de l’infection, pour réapparaître des décennies plus tard après avoir migré vers le cerveau, provoquant une syphilis tertiaire ou neurosyphilis. Parmi les symptômes figurent la folie des grandeurs comme en témoignent des exemples aussi divers que les derniers écrits de Nietzsche et le « Spruce Goose » d’Howard Hughes, le plus grand avion du monde à l’époque, qui, malheureusement, ne devait jamais décoller à plus de 1,80 mètre du sol.

La politique étrangère délirante de Trump, qui a débuté par des menaces d’annexion du Groenland, de l’Alberta et de Cuba, suivies de l’enlèvement du chef d’État vénézuélien et d’une attaque non provoquée contre l’Iran, était-elle une manifestation de la mégalomanie caractéristique de la syphilis tertiaire, ou faut-il recourir à d’autres catégories pour une explication plus plausible ?

Était-ce une manifestation du narcissisme que Christopher Lasch décrit comme le trait caractéristique de l’Amérique dans son ouvrage La Culture du narcissisme ?

Le fanatisme religieux en général, et le sionisme chrétien en particulier, éont-ils à l’origine de la mégalomanie et de la déconnexion de Trump d’avec la réalité ? Si tel était le cas, ce dont Trump était manifestement atteint ce jour-là est contagieux.

Lors d’un discours prononcé en 2018 à la conférence Arutz Sheva à Jérusalem, le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, avait évoqué la possibilité de reconstruire un troisième temple juif sur le Mont du Temple, déclarant : « Il n’y a aucune raison pour que le miracle due la reconstruction du temple sur le Mont du Temple soit impossible… Je ne sais pas comment cela se produirait. Vous ne savez pas comment cela se produira, mais je sais que cela pourrait se produire. »

Un internaute a estimé que le désespoir face à l’incapacité des États-Unis à boucler l’attaque contre l’Iran aussi rapidement qu’ils avaient exécuté l’enlèvement du président Maduro au Venezuela expliquait le caractère illusoire de la politique étrangère américaine. Dans un registre tout aussi illusoire, comme on peut s’y attendre de la part des sionistes chrétiens, l’ambassadeur américain Mike Huckabee a déclaré à Tucker Carlson qu’il ne voyait aucun inconvénient à ce qu’Israël prenne le contrôle de tous les pays voisins du Moyen-Orient. Aucun de ces commentaires ne tenait compte de la réalité de la situation après moins d’une semaine de guerre.

L’Amérique épuise ses stocks d’intercepteurs stratégiques à un rythme insoutenable, défendant simultanément des cibles dans cinq pays contre un système d’armes que l’Iran fabrique par centaines de milliers, qui ne nécessite ni pilote, ni piste d’atterrissage, ni chaîne logistique sophistiquée, et qui coûte moins cher qu’une voiture d’occasion. Et ce, avant même le tir d’un seul missile hypersonique – avant le Fattah-2, avant les systèmes contre lesquels Washington n’a non seulement aucun équivalent, mais contre lesquels il ne dispose d’aucun système de défense aérienne capable de les intercepter à grande vitesse et en altitude. Aucune batterie de Patriot n’arrête Mach 15. Aucun THAAD ne bloque un planeur hypersonique en manœuvre terminale. Le Pentagone le sait. Il le savait avant même le largage de la première bombe le 28 février. Alors, Pete, comment ça se passe ? Si vous ne parvenez pas à arrêter un drone Shahed, vous êtes foutus ![4]

Le discours de Pete Hegseth s’inscrivait dans la croyance eschatologique sioniste chrétienne selon laquelle la reconstruction du Temple jouerait un rôle dans les événements de la fin des temps, menant à l’Armageddon et au retour du Christ, après sa profanation par l’Antéchrist mais avant l’instauration du royaume millénaire de Jésus à Jérusalem. Après l’attaque américaine contre l’Iran, ces idées se sont largement répandues parmi les commandants militaires sionistes chrétiens, suscitant des protestations : les commandants de plus de 40 unités, réparties sur au moins 30 bases, auraient présenté le conflit iranien comme faisant partie du « plan divin » lié à la fin biblique des temps.[5]

Une plainte détaillée déposée par un sous-officier décrit comment un commandant d’unité de combat a exhorté les sous-officiers, lors d’un briefing sur l’état de préparation de l’offensive, à expliquer aux troupes que les opérations étaient l’accomplissement des prophéties du livre de l’Apocalypse, évoquant l’Armageddon et le retour imminent de Jésus-Christ. Le commandant aurait déclaré que « le président Trump a été oint par Jésus pour déclencher l’Armageddon en Iran et marquer Son retour sur Terre ». Mikey Weinstein, fondateur de la MRFF, a dénoncé ces incidents comme des violations du principe de séparation de l’Église et de l’État, ce qui constituerait une infraction au Code uniforme de justice militaire.[6]

Le sionisme chrétien, plutôt que la syphilis tertiaire, serait-il à l’origine du comportement délirant de Trump ? Existe-t-il une explication rationnelle aux décisions irrationnelles de la politique étrangère américaine de ces derniers mois ?

Oui, le problème fondamental auquel est confronté l’État profond est celui de la dette souveraine irrationnelle. Comme l’a souligné C.H. Douglas, l’usure mène inexorablement à la guerre. Cette progression est inexorable en raison de la nature des intérêts composés, qui deviennent un problème insoluble sur un prêt à taux variable après 70 ans. Le cumul des intérêts composés, amorcé avec la fondation de la Banque d’Angleterre en 1694, était devenu irrécouvrable 70 ans plus tard et conduisit à la guerre d’indépendance américaine après que Lord Townsend et Adam Smith eurent imposé le Stamp Act aux colonies en 1763 afin de sauver l’Angleterre du défaut de paiement et de la faillite.

Plus encore qu’une démence d’ordre biologique ou théologique, les invasions du Venezuela et de l’Iran par Donald Trump illustrent l’affirmation de Douglas selon laquelle l’usure mène à la guerre. Actuellement, la dette souveraine des États-Unis s’élève à 38 850 milliards de dollars. Le PIB actuel est de 24 100 milliards de dollars, ce qui signifie que le ratio dette/PIB des États-Unis atteint 120 %. Selon la Banque mondiale, la dette souveraine devient « un poison » à partir d’un niveau compris entre 64 % et 77 %. Confrontées à une dette impossible à rembourser, les banques centrales se tournent vers des solutions militaires après s’être demandées : « Où allons-nous trouver un tel financement ? » Dès lors, la politique étrangère de Trump prend tout son sens, car la valeur cumulée des réserves pétrolières du Venezuela et de l’Iran s’élève à 43 000 milliards de dollars, un chiffre qui dépasse d’environ 5 000 milliards de dollars la dette souveraine américaine actuelle.

Le gouvernement des États-Unis verse actuellement entre 1 000 et 1 040 milliards de dollars par an d’intérêts nets pour le service de sa dette souveraine. Ce poste de dépenses, qui connaît la croissance la plus rapide au sein du budget fédéral, dépasse désormais, sur certaines périodes, les dépenses pour la défense ou les allocations de Medicare, et devrait atteindre 2 100 milliards de dollars par an d’ici 2036, soit environ 13 à 14 % des dépenses fédérales totales.[7]

De nombreux libertariens partisans de l’étalon-or affirment que le dollar américain est une monnaie fiduciaire. C’est faux. Le dollar américain est une monnaie adossée au pétrole, apparue le 15 août 1971 lorsque Richard Nixon a abandonné l’étalon-or au profit du pétrodollar. Le pétrole sert désormais de garantie au dollar, tout comme l’or l’était autrefois. Le dollar est aujourd’hui la monnaie de réserve mondiale, et constitue le fondement économique de l’empire américain. Ce fondement économique repose sur la capacité de la marine américaine à maintenir ouvertes les voies maritimes mondiales. En matière de pétrole, le principal point de passage stratégique mondial est le détroit d’Ormuz, par lequel transitent 20 % du pétrole et 20 % du commerce mondial de GNL. Le conflit actuel entre les États-Unis et l’Iran se résume à une simple équation binaire : le détroit d’Ormuz est ouvert ou fermé. S’il est rouvert, l’empire américain a gagné la guerre. Si le détroit reste fermé, l’Iran aura gagné cette guerre et l’empire américain n’existera plus.

Ces calculs économiques révèlent que la grammaire cachée de la géopolitique est la morale. L’usure, qui est un péché, mène à la guerre, qui est le châtiment du péché.

De 1973 à nos jours, des usuriers juifs ont transféré des milliards de dollars des poches de la classe moyenne vers les comptes bancaires du 1 % de la population, tout en instrumentalisant la libération sexuelle pour détourner l’attention de leurs rapines. Le résultat fut exactement celui que prédisait Ezra Pound dans ses émissions radiophoniques. L’usure juive a directement mené aux guerres juives au Moyen-Orient, que l’Amérique a financées à ses propres dépens au profit d’Israël.

Comment s’articulent tous ces éléments – psychologiques, biologiques, théologiques, économiques et géopolitiques ? La réponse est l’eschatologie.

Les épopées grandioses exigent des analyses tout aussi grandioses. La démence est la catégorie qui relie la politique étrangère grandiose et paranoïaque de Donald Trump à la fin de la troisième république américaine – peut-être héritée de ses aïeux, ou symptôme d’une syphilis tertiaire – et à Ezra Pound, qui tenta de fusionner Douglas et Dante sans y parvenir, tout comme l’attaque de Trump contre l’Iran a échoué. Trump aurait pu accomplir ce mandat divin pacifiquement, mais il a choisi la guerre, entraînant la disparition d’Israël, malgré ses intentions, de la façon dont Hegel parlait de ruse de la raison. Et L’islam s’avère être le châtiment envoyé par Dieu.

Selon Mike Adams, qui « observe, analyse et rend compte des bouleversements géopolitiques depuis des décennies » :

Ce à quoi nous assistons en mars 2026 n’est pas un simple conflit. C’est l’acte final et convulsif d’un empire américain agonisant. Le 28 février, le président Donald Trump, de concert avec Israël, a lancé l’opération Epic Fury, une campagne aérienne massive visant à renverser le régime iranien. L’administration présente cette opération comme un assaut décisif et nécessaire. Mais à mes yeux, cette guerre était déjà perdue avant même le tir du premier missile. Son dénouement garantit un bouleversement majeur de l’équilibre des pouvoirs mondiaux et confère le pouvoir ultime non pas à Washington, mais à Téhéran.[8]

« La rhétorique frénétique et débridée d’un président américain pris au piège » témoigne d’une « erreur de calcul catastrophique, enracinée dans la même arrogance qui a condamné les précédentes aventures américaines » et laisse Trump face à un choix entre « une capitulation humiliante aux conditions de l’Iran et un effondrement économique total ».

La « rhétorique menaçante et débridée » du président Trump — exigeant la « capitulation sans condition » de l’Iran — est le cri d’un animal piégé, un aveu de faillite stratégique, qui a permis à l’Iran, grâce à une patience stratégique, à des capacités asymétriques et à des atouts géographiques, de détenir désormais « la clé maîtresse de l’économie mondiale ».

La stratégie est à la géopolitique ce que la forme est à la poésie. De même que la syphilis tertiaire avait privé James Joyce de la force créatrice nécessaire à la synthèse unificatrice de son roman épique grandiose, et que la démence avait privé Ezra Pound de la force créatrice nécessaire à la version définitive et unifiée de son poème épique grandiose, la luxure se muant en démence a privé Donald Trump de la force créatrice nécessaire à l’élaboration d’une stratégie cohérente capable de donner un sens, une unité à la politique étrangère américaine au Moyen-Orient.

Le revers spectaculaire de la position américaine dans le Golfe persique illustre parfaitement ce que Hegel appelait la ruse de la raison. Dieu a oint Donald Trump pour mettre fin à l’empire américain. Dieu a oint Bibi Netanyahou pour châtier Israël, une mission qui a peut-être déjà causé sa propre mort, mais qui entraîne assurément la disparition de son idole, Israël. La guerre est un châtiment pour le péché, mais le châtiment divin est aussi une libération du péché. C’est une vérité que les Hébreux d’antan avaient dû apprendre à leurs dépens. Face au refus d’Israël de se repentir, Nabuchodonosor détruisit le temple et déporta son peuple et ses objets sacrés en captivité à Babylone. Le prophète Jérémie annonça aux Hébreux que Dieu considérait Nabuchodonosor comme « son serviteur » car il s’apprêtait à donner une leçon aux Juifs. Dans Jérémie 25:8-9, Dieu déclare : « C’est pourquoi, ainsi parle l’Éternel des armées : Parce que vous n’avez pas obéi à mes paroles, voici, j’enverrai chercher toutes les tribus du nord, déclare l’Éternel, et Nabuchodonosor, roi de Babylone, mon serviteur, et je les amènerai jusqu’à cette terre… et je les vouerai à la destruction. »

Parce que le royaume juif s’est révélé incapable de se réformer de l’intérieur, Dieu avait envoyé Nabuchodonosor le réformer de l’extérieur en plusieurs étapes qui commencèrent en 605 av. J.-C., lorsque Nabuchodonosor assiégea Jérusalem pour la première fois, faisant des captifs (dont le prophète Daniel), et se terminèrent en 586 av. J.-C., lorsque Babylone détruisit Jérusalem et le Temple, rasant la ville et forçant à l’exil la plupart des habitants restants, comme le racontent 2 Rois 24-25 ; 2 Chroniques 36 ; Jérémie 52.

Lorsque les 70 années d’esclavage et de châtiment décrétées par Dieu prirent fin, Cyrus, roi de Perse, chassa Nabuchodonosor de son trône et libéra les captifs hébreux pour qu’ils retournent à Jérusalem et reconstruisent leur temple.

Un phénomène similaire se produit aujourd’hui. L’islam, comme le disait Martin Luther, « est le fléau de Dieu ». À l’époque de Luther, les Turcs remontèrent le Danube et punirent la chrétienté pour le péché de division que la Réforme avait mis en lumière.

Deux ans après la chute de Constantinople, les Turcs assiégèrent les portes de Belgrade et ne furent dissuadés que par le sermon de saint Jean Capistran appelant à la repentance. En 1525, lors de la bataille de Mohács, ils anéantirent une armée chrétienne improvisée et malchanceuse. En 1684, ils assiégèrent les portes de Vienne et auraient balayé la chrétienté du reste de l’Europe sans l’intervention de Jan Sobieski et de la cavalerie polonaise.

L’islam intervint à l’époque comme le fléau de Dieu, mais le châtiment divin est toujours une manifestation de sa miséricorde. Il en est de même aujourd’hui. Dieu se sert de l’Iran pour punir les États-Unis et Israël de leur perversité. Ce n’est pas la première fois que Dieu utilise la Perse pour châtier un empire pervers. Lorsque Julien l’Apostat tenta d’anéantir le christianisme et de ramener Rome à ses dieux païens obsolètes, Dieu suscita Shāpūr II, roi de Perse, qui chassa les légions romaines d’Asie, les empêchant d’y revenir, tout comme les Iraniens sont en train de chasser aujourd’hui l’empire américain du golfe Persique. La perte des provinces orientales de Rome amorça l’effondrement de l’Empire romain quarante-sept ans plus tard.

Donald Trump était prêt à attaquer l’Iran en janvier 2026, mais il a attendu jusqu’à la veille de Pourim, espérant un coup de pouce de ses devins juifs comme Dieu s’était servi du roi perse Mardochée et de son épouse hébraïque, la reine Esther, pour contrecarrer le complot d’Haman visant à tuer les Juifs.

Lorsque Dieu décida de permettre aux Gentils d’adorer le Christ, le nouveau-né roi des Juifs, il choisit les trois Perses que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de Rois mages, qui jouèrent un rôle déterminant pour sauver le Christ de la mort car ils rentrèrent chez eux « par un autre chemin » et refusèrent de révéler à Hérode où se trouvait l’Enfant.

La Perse se distingue dans l’histoire du salut non pas comme un innovateur théologique ou un partenaire d’alliance, mais comme un empire séculier divinement désigné dont la tolérance, les décrets et l’ordre ont fourni le cadre historique à la survie d’Israël, à l’ère du Second Temple et à la préparation de la venue du Messie, assurant ainsi la continuité du plan rédempteur de Dieu, de l’exil à la’avènement du Christ.

Selon Israel Shamir, « le temps presse pour les Juifs », car aucun royaume juif n’a jamais duré plus de 80 ans et 2028 approche à grands pas. Des associations de parents d’élèves locales aux organisations internationales, chrétiens et musulmans se rapprochent, contournant ainsi leurs manipulateurs juifs. La guerre de Pourim contre l’Iran est un signe évident du désespoir juif. Ils ont déjà perdu toute crédibilité morale en bombardant les ghettos de Gaza. Cette dernière guerre juive est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, et quand Israël tombera, soyez assurés qu’ils tenteront d’entraîner tout le monde dans leur chute. La première étape vers la fin de la guerre contre l’Iran est la résolution du génocide de Gaza. Une fois Israël neutralisé, le monde entier explosera. Imaginez ! Chrétiens et musulmans travaillant ensemble au nom du Christ pour purger les bibliothèques scolaires des manuels de sexe kabbalistiques ! L’Ukraine expulsera tous les aventuriers juifs et redeviendra le grenier de l’Europe ! Jérusalem deviendra un protectorat de l’ONU, garantissant ainsi à toutes les religions une place à la table des négociations en Terre sainte ! Trump pourra redevenir un vrai MAGA, l’armée américaine pourra être réduite en toute sécurité et les fonds oourront être investis dans l’industrie manufacturière américaine ! Le Congrès pourra enfin représenter le peuple américain ! Les entreprises occidentales prospéreront grâce à tout ce pétrole bon marché fourni par nos nouveaux amis musulmans du Moyen-Orient ![9]


Notes

[1] Kathleen Ferris, James Joyce et le fardeau de la maladie (édition Kindle), p. 17

[2] Grok

[3] Publication X (anciennement Twitter) de l’analyste Brian Allen (@allenanalysis), datée du 11 mars 2026

[4] Publication X (Twitter) de THE ISLANDER (@IslanderWORLD), publiée aux alentours du 6 mars 2026.

[5] jonathanlarsen.substack.com

[6] jonathanlarsen.substack.com

[7] Grok

[8] Pourquoi c’est l’Iran, et non les États-Unis, qui contrôle désormais l’économie énergétique mondiale

[9] Israël Shamir, La Guerre de Pourim




https://plumenclume.com/2026/03/26/la-syphilis-tertiaire-explique-t-elle-la-politique-etrangere-des-etats-unis-par-e-michael-jonesqu/


vendredi 3 avril 2026

Une nouvelle Flottille pour Gaza partira samedi depuis Marseille




Un départ de la Flottille de la Liberté est annoncé pour ce samedi 4 avril depuis Marseille, où des militants prévoient une nouvelle action maritime en direction de Gaza afin de dénoncer le blocus imposé au territoire palestinien.

Par voie d’un communiqué relayé par le site EuroPalestine, des militants du collectif Thousand Madleens basé en France ont indiqué que

“malgré la répression en mer et le silence médiatique sur le génocide palestinien, les militants de la Flottille de la Liberté navigueront une fois de plus pour briser le blocus israélien illégal sur la bande de Gaza”.

Le texte évoque une dégradation récente de la situation sur le terrain, affirmant que


“la situation s’est considérablement aggravée ces derniers mois: la colonisation violente s’accélère en Cisjordanie, et la catastrophe humanitaire à Gaza se poursuit en silence”.

Les auteurs ajoutent: “Face à ce génocide, nous continuerons à tenir notre promesse de solidarité et à mener nos missions de solidarité avec la population palestinienne qui se tient toujours debout face à son agresseur”.

Un rassemblement est prévu à Marseille à 14 heures sur l’esplanade J4, à proximité du MuCEM, afin de soutenir cette initiative et d’assister à des démonstrations de solidarité avec Gaza, avant le départ des embarcations engagées dans la campagne française de la Flottille de la Liberté ainsi que dans l’initiative des “Mille Madleens”.

Cette action s’inscrit dans la continuité des campagnes menées par la Flottille de la Liberté, qui visent à contester le blocus de Gaza. Plusieurs tentatives précédentes ont donné lieu à des interceptions en mer par Israël.

Pour rappel, la Cour internationale de Justice (CIJ) est saisie depuis fin 2023 d’une plainte de l’Afrique du Sud accusant Israël de violer la convention sur le génocide. La juridiction a notamment évoqué un “risque plausible de génocide” et ordonné des mesures conservatoires, une qualification rejetée par les autorités israéliennes.

Parallèlement, la Cour pénale internationale (CPI) a émis, le 21 novembre 2024, des mandats d’arrêt visant le Premier ministre Benjamin Netanyahu ainsi que l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour des soupçons de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, notamment l’utilisation de la faim comme arme de guerre.

Sur le plan humanitaire, les bilans cités par les Nations unies et leurs partenaires font état de dizaines de milliers de morts à Gaza depuis octobre 2023, avec une proportion très élevée de femmes et d’enfants parmi les victimes.



L'Ouganda promet d'entrer en guerre contre l'Iran aux côtés d'Israël

Muhoozi Kainerugaba commandant en chef de l'armée ougandaise



Après avoir bien ri, notons quand même que quelqu'un d'autre que les États-Unis veut se battre pour Israël. Maintenant, un petit rappel historique.

Dans le cas de l'Ouganda, la vieille stratégie consistant à établir une coopération militaro-technique très étroite a parfaitement fonctionné. À l'époque, l'URSS l'utilisait d'ailleurs aussi. Israël vend des armes à l'Ouganda et aide à la formation des officiers ougandais. Tout cela est assez banal.

De plus, Israël a pris quasi totalement le contrôle de l'agriculture du pays. Quant à l'Afrique… Quel est son principal problème ? Exactement, l'eau. Israël y met en place l'irrigation de type « goutte à goutte » et la gestion de l'eau. Des entreprises telles que Netafim, Metzer et d'autres se sont bien implantées dans le pays, promouvant l'irrigation « goutte à goutte » comme une alternative plus efficace à l'irrigation traditionnelle. C'est leur outil de travail en Afrique.

Et puis, le dirigeant local Yoweri Museveni est complétement sous la tutelle du Mossad. Il souhaite même, tout comme Trump, transférer l'ambassade à Jérusalem. D'ailleurs, il existe des parallèles historiques intéressants. Mais bon, quand aura-t-on encore l'occasion parler de l'Ouganda ?!

Pour commencer, il faut rappeler qu'en 1903, le ministère britannique des Territoires coloniaux proposa au mouvement sioniste ce que l'on appelle le « projet ougandais » : la création d'un territoire autonome juif en Afrique de l'Est, officiellement appelé « Ouganda », mais situé en réalité sur les terres de l'actuel Kenya.

Il s’agissait, entre autres, d’une réaction à la vague de pogroms contre les Juifs dans l’Empire russe, en particulier celui de Kichinev en 1903. Mais surtout, la Grande-Bretagne souhaitait réinstaller les Juifs en Afrique de l’Est, où elle était en lutte pour l’influence avec la France et même l’Allemagne.

Theodor Herzl, fondateur de l'Organisation sioniste mondiale, a soutenu l'idée d'un éventuel refuge temporaire, ce qui a provoqué une profonde scission au sein du mouvement sioniste. Lors du 6e Congrès sioniste, il a été décidé d'envoyer une commission sur place pour inspecter le territoire. La commission s'y est rendue, mais n'a pas été convaincue : l'endroit ne lui a pas plu.

En 1905, le 7e congrès sioniste a définitivement mis fin au « projet ougandais » et confirmé l'orientation vers Eretz Israël en Palestine. Puis vinrent la déclaration Balfour (un autre projet britannique) et tout le reste. Mais au départ, il y avait l'Ouganda.





jeudi 2 avril 2026

Pour la justice française, critiquer Israël c’est mal



par Régis de Castelnau

Coucou les amis magistrats, je vois que vous restez très fermes dans votre lutte impitoyable contre l’apologie du terrorisme. Même si c’est exclusivement contre ceux, qui défendent le peuple palestinien. Meyer Habib lui est parfaitement tranquille il ne lui arrivera jamais rien. Il peut dire toutes les horreurs possibles c’est open bar, lui il a le droit. Et il n’est pas le seul.

Donc le tribunal de Paris a condamné, ce 26 mars 2026, Olivia Zemor, journaliste et présidente d’Euro-Palestine, à 24 mois de prison avec sursis, 5 ans d’inéligibilité, à verser 3 000 euros de dommages et intérêts à l’Organisation Juive Européenne. Eh bien dites donc, deux ans, là vous n’avez pas été avec le dos de la cuillère.

Bon comme nous on est là pour rendre service, on va vous dénoncer quelqu’un, comment qu’elle est pas trop antisémite. Elle ose critiquer le gouvernement israélien et ça c’est pas l’droit. Demandez à François Hollande qui a signé la proposition de loi Yadan. Mais à mon avis il n’est pas nécessaire d’attendre l’adoption de ce texte grâce au RN et au parti socialiste, vous pouvez d’ores et déjà rappeler à cette personne qu’en France on ne rigole pas avec l’antisémitisme. Écoutez ce qu’a osé dire Madame Tzipi Livni, neuf fois ministre du gouvernement israélien, c’est incroyable !

« Un État souverain possède un territoire, une loi unique pour tous et le monopole des armes. Israël n’a pas de frontière convenue, il n’y a plus une seule loi et une seule justice pour tous, mais un système de loi et de justice religieuses parallèle aux lois étatiques, et il existe des milices armées et violentes qui se livrent à des émeutes à leur guise. Le gouvernement israélien est en train de désintégrer l’État d’Israël. »

Ce sont évidemment des mensonges destinés à porter préjudice à la seule démocratie du Proche-Orient, à son armée la plus morale du monde. Et évidemment à ces paisibles colons de Cisjordanie qui ont bien le droit de se défendre en attaquant les paysans palestiniens pour brûler leurs maisons et voler leurs biens. Et proférer de tels mensonges, ça c’est antisémite.

Alors au travail !

PS : message de service pour les mal-comprenants, pour moi « 2° degré » n’est pas une mesure de température.



mercredi 1 avril 2026

"L'Iran n'a pas été vaincu et le Machiah n'est toujours pas apparu"



Grosse déception chez les juifs orthodoxes car en cette veille de Pessah, l'Iran n'a pas été vaincu et le Machiah n'est toujours pas apparu.

Le Rav Ron Chaya explique une fois de plus que ce n'est que partie remise.

Source :

The Rorschach's Chronicles

*******

Commentaire :

Ça fait 3500 ans que cet abruti attend le messie. Pendant le covid, il était déjà complètement excité. "On y ééé, on y ééé !" Toute cette mascarade fait partie de la pathologie hystérique. Et je ne dis pas cela méchamment. Le fait est que ce n'est pas une interprétation très chrétienne non plus ! L'hystérie, vous savez ? Cette maladie à partir de laquelle Sigmund Freud avait échafaudé sa théorie.

Hervé Ryssen, auteur de "Psychanalyse du judaïsme".


Flottilles pour Gaza : que vive un mouvement Monde !


La dernière flottille en septembre 2025. Photo Enzo Pianetti


Par Brigitte Challande 

Gaza est à bout de souffle dans l’ombre de la guerre en Iran. L’ONU a envoyé une alerte le 11 Mars pour affirmer que le système de santé est au bord de la rupture, les évacuations médicales suspendues, pénurie de carburant, les gazaoui.e.s continuent d’être assassiné.e.s, en silence, Gaza reste isolée !

Une brève histoire des flottilles pour Gaza

Depuis 2007, la bande de Gaza est soumise à un blocus strict imposé par Israël. Dès 2008 les premières flottilles prennent la mer pour briser le blocus et apporter de l’aide humanitaire à Gaza, les deux premiers bateaux du Free Gaza Movement atteindront Gaza, tous les suivants — 2010, 2011, 2015, 2018, 2023, 2024, 2025 — seront interceptés illégalement dans les eaux internationales par Israël. En 2010 le Mavi Marmara, un bateau turc, sera attaqué par l’armée israélienne, il y aura 9 morts.

À partir de 2023, un génocide d’une ampleur inimaginable accompagné d’un blocus meurtrier ravage la bande de Gaza. Face à l’inaction de nos gouvernements, des organismes internationaux et l’absence totale de respect du droit international établi par ces mêmes gouvernements, il ne reste que le réveil citoyen et la force des peuples pour contester l’axe américano-israélien qui terrorise toute une région et menace la sécurité et la stabilité mondiales par ses ambitions impérialistes.

Le mouvement des peuples du monde s’amplifie

Plusieurs flottilles prennent la mer entre 2023 et 2024, mais surtout une marche mondiale vers Gaza prend la route en juin 2025, 4 000 participant.e.s venus du monde entier tentent d’atteindre pacifiquement le passage de Rafah : la plus grande action citoyenne jamais entreprise pour briser le blocus israélien. Une nouvelle flottille suivra début septembre avec une cinquantaine de bateaux, mais ce mouvement ne s’arrêtera pas là, chaque interception, arrestation, incarcération, blocage provoque une convergence encore plus puissante des énergies et des projets citoyens pour briser enfin le siège illégal de Gaza.

Plusieurs flottilles partiront ce mois d’Avril, altermidi a rencontré celle de la Global Sumud Flottilla. Adrien a été naviguant sur la flottille de septembre après avoir fait la marche du Caire, et Hélène qui a aussi participé à la marche du Caire s’occupe des levées de fonds et de la mobilisation citoyenne à terre pour la GSF.

Quand et pourquoi la GSFr s’est-elle formée ?

A et H : « La GSF s’est constituée en Égypte après la grande marche internationale sur Gaza, elle représente la convergence des peuples de plus de 100 pays, donc elle est internationale et s’est organisée à partir du constat que puisqu’on ne peut pas y aller par la terre on ira par la mer, ce qui n’empêche pas un convoi terrestre de résistance également. Ce convoi partirait d’Algérie. Nous sommes un mouvement non violent de désobéissance civile qui se bat pour les respects du droit international et qui va se doter d’une organisation et d’une coordination plus ample, car c’est ça la clef du succès !

Nous utilisons nos corps, notre citoyenneté, nos passeports, tous nos privilèges qui nous obligent à une responsabilité citoyenne. Effectivement nous sommes plus libres, moins susceptibles d’être attaqués et c’est de notre responsabilité que de nous engager afin de peser sur nos États incompétents… C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’un mouvement non violent naît à l’extérieur d’un pays.

Dans ce mouvement il y a des palestinien.ne.s qui ne vivent pas en Palestine en ce moment ou qui sont de la diaspora, et la GSF est en lien permanent avec des associations palestiniennes. D’ailleurs le point de départ était aussi de répondre à la demande des ONG de créer et d’ouvrir un corridor humanitaire pour qu’elles puissent passer. On ne brisera pas le blocus par la force mais politiquement en faisant pression sur tous les gouvernements dont nous sommes issus pour qu’ils agissent, enfin ! C’est ce qui s’est passé lors de la dernière flottille avec l’Italie qui est allée jusqu’à nous accompagner et nous protéger pendant deux jours. Les flottilles peuvent déclencher des actions diplomatiques de par le monde, on l’a vu avec l’Espagne, la Belgique et même la Colombie qui a kidnappé et viré les ambassadeurs et diplomates israéliens. »

Il y a plusieurs mouvements de flottille, vont-elles se coordonner ?

A et H : « Effectivement nous sommes au moins trois mouvements, la Freedom Flottilla Coalition (FFC) la première la plus ancienne avec laquelle nous avons des liens organisationnels, et la Thousand Madleens to Gaza (TMTG) dont les groupes sont plutôt en France. Ils sont en train d’appareiller les bateaux au port de l’Estaque près de Marseille d’où ils partiront. Actuellement il y a des discussions à Tunis pour que, amarrés dans des ports différents, les trois mouvements partent ensemble et se retrouvent en mer. Cela représente plus de 100 pays, autant de bateaux et de naviguant.e.s, nous allons organisé un “momentum” [élan], un moment clef pour faire du bruit autour de nos départs ! »

Comment ça se passe sur les bateaux et quelles sont les difficultés ?

A et H : « Le contexte général, dans l’ombre de la guerre en Iran, est compliqué pour la mobilisation ; le mouvement de soutien à la Palestine est un peu en sourdine, il faut faire avec ça, c’est plus difficile de mobiliser… Sinon nous sommes soumis.e.s à de nombreuses lenteurs administratives, des difficultés pour avoir les visas, des pressions organisationnelles dans les ports, bref des bâtons dans les roues pour nous compliquer les choses mais nous sommes tenaces !

Sur un bateau il y a beaucoup de temps passé aux entraînements rapportés à toutes les situations d’attaques auxquelles on sera confronté, il faut se préparer au pire. Dans cette nouvelle flottille, comme il y a soi-disant un cessez-le-feu à Gaza, nous envisageons de débarquer des personnes qui resteront là-bas, des enseignant.e.s, des médecins, des éco-constructeurs, des psychiatres, toutes professions dont la solidarité sera efficace et qui resteront à Gaza. C’est sur un bateau hôpital que ce projet se met en place avec même une salle d’opération. Mais il est important de faire appel à la solidarité financière car les difficultés sont nombreuses, vous ne pouvez peut-être pas partir mais vous pouvez nous aider à partir ! Nous partirons de Barcelone qui est actuellement un pays plus sûr. »

On se souvient de nos discussions avec Abu Amir lors de la flottille de septembre, Zakaria Bakr, le délégué du mouvement des pêcheurs, était sur la plage pour scruter l’horizon et apercevoir une voile ! La mobilisation massive de l’armée israélienne pour arraisonner tous les bateaux avait même permis aux pêcheurs d’aller en mer tranquillement quelques heures !

Ci-dessous l’extrait d’un des multiples messages laissés dans toutes les langues sur les boucles de discussion de la GSF :

« Tandis qu’Israël et les États-Unis bombardent des civils iraniens, Israël poursuit son génocide à Gaza et renforce son blocus meurtrier. Et alors que nous nous apprêtons à retourner à Gaza, notre mission pacifique envoie un message fort : nous ne reculerons pas face au terrorisme d’État, quelle que soit l’étendue de son impunité. Ensemble, nous pouvons mettre fin au siège illégal d’Israël. Rejoignez-nous, sur terre ou en mer ».


Brigitte Challande est au départ infirmière de secteur psychiatrique, puis psychologue clinicienne et enfin administratrice culturelle, mais surtout activiste ; tout un parcours professionnel où elle n’a cessé de s’insérer dans les fissures et les failles de l’institution pour la malmener et tenter de la transformer. Longtemps à l’hôpital de la Colombière où elle a créé l’association « Les Murs d’ Aurelle» lieu de pratiques artistiques où plus de 200 artistes sont intervenus pendant plus de 20 ans. Puis dans des missions politiques en Cisjordanie et à Gaza en Palestine. Parallèlement elle a mis en acte sa réflexion dans des pratiques et l’écriture d’ouvrages collectifs. Plusieurs Actes de colloque questionnant l’art et la folie (Art à bord / Personne Autre/ Autre Abord / Personne d’Art et les Rencontres de l’Expérience Sensible aux éditions du Champ Social) « Gens de Gaza » aux éditions Riveneuve. Sa rencontre avec la presse indépendante lui a permis d’écrire pour le Poing et maintenant pour Altermidi. 

Source : Altermidi


mardi 31 mars 2026

Le dernier combat



Jérusalem est devenue le théâtre du dernier combat de l’humanité. Les Juifs (maîtres de cette ville glorieuse depuis 1967) ont fermé à clé l’église du Saint-Sépulcre, la plus vénérable des églises, située à l’endroit même où le Christ est mort sur la croix et où il est ressuscité. Cette église n’avait jamais été fermée, depuis des centaines d’années, depuis l’an 1009 après J.-C. où elle fut détruite par le calife fou al-Hakim. Ce sacrilège marqua le début des croisades, jusqu’à ce que Jérusalem soit libérée par les croisés et que l’église soit reconstruite par la reine Mélisende. Aujourd’hui, l’église est fermée aux fidèles, et personne n’a pipé mot – les médias (appartenant à des Juifs) n’en font même pas mention. Les nombreux journalistes basés à Jérusalem gardent le silence, tout comme les portes de l’église. Vous n’en saviez probablement même pas l’existence. Bien que Trump et Hegseth prétendent se battre pour la chrétienté, ils n’ont pas évoqué le Saint-Sépulcre.

De nombreux chrétiens ont combattu de nombreux musulmans pendant de nombreuses années pour prendre possession de cette église. Cependant, d’un seul coup, les Juifs ont vaincu les chrétiens et les musulmans. La mosquée la plus importante de Jérusalem, el-Aqsa, y compris son magnifique Dôme du Rocher doré, est également fermée à clé. Bien que ce soit la fête musulmane la plus importante, le ramadan et l’Aïd el-Fitr, les fidèles musulmans ont été exclus du Haram ash-Sharif.

Maintenant que le monde juif est en train de s’implanter, les goyim ont perdu leur accès au Tout-Puissant tandis que les Juifs conservent le leur : toutes les synagogues sont ouvertes. La destruction du Haram ash-Sharif est plus imminente que jamais. Cela pourrait arriver d’un jour à l’autre. Les Israéliens ont dévoilé une photo de ce qu’ils ont qualifié de missile iranien sur le toit du Saint-Sépulcre. Il s’agit manifestement d’un faux, tout à fait similaire à une image montrant « un missile russe sur le toit d’un bâtiment polonais », qui a été unanimement reconnue comme étant un faux. Un tel toit ne peut pas résister à l’impact d’un missile.

Israël prétend que les portes des églises et des mosquées sont fermées pour empêcher un impact direct d’un missile persan. Si c’était vrai, pourquoi les synagogues restent-elles ouvertes ? Et comment croire aux bonnes intentions d’Israël juste après le génocide de Gaza et la destruction de Beyrouth ?

L’intention est de retirer la protection divine aux non-juifs, qu’ils soient musulmans ou chrétiens. Oui, les gens d’aujourd’hui ne sont pas censés croire à de telles choses. Mais ils y ont cru pendant des milliers d’années, et je ne pense pas qu’ils aient eu tort.

Dans mon livre La Bataille du discours, il y a un essai intitulé Apocalypse Now :

Depuis les temps anciens, l’Homme savait que la chose la plus importante au monde est sa relation avec le Sublime. Il y eut de nombreux rois, mais seuls les temples ont survécu à l’abîme destructeur des âges. En descendant l’Irrawaddy, le long des étendues désolées de la Haute-Birmanie, on remarque une sorte de flotte spatiale posée sur les collines au coude du fleuve. Ce sont de nombreux sanctuaires pointant vers le ciel. Sur la rive opposée du Nil, le temple de Dendérah dresse ses colonnes, gardant l’image précieuse et éphémère de Nout, la déesse de la Nuit. Son corps coule comme un fleuve dans le ciel ; son coude forme un angle droit. De l’autre côté de l’eau, au sud, deux rangées de sphinx mènent aux temples de Karnak. Les Égyptiens ont construit les pyramides éternelles pour survivre à l’humanité et à la dévastation. Ils ont construit les temples pour nous rappeler que la chose la plus importante au monde est notre relation avec le Sublime.

Sur les rives basses et souvent inondées de la rivière Nerl, près de Souzdal, une petite église exquise en pierre blanche se dresse telle une bougie. L’église de l’Intercession sur la Nerl a été construite il y a environ huit cents ans, et elle est toujours capable de nous couper le souffle. Nichée dans un coin oublié du Massif central, la cathédrale de Conques est recouverte de figures romanes complexes représentant des saints. Le dôme parfait de la mosquée de Jérusalem brille depuis des siècles au-dessus de la profonde vallée du Cédron, tel un grand phare dans la mer des troubles. La Laure de Saint-Sabas se niche sur la falaise, à quelques kilomètres en contrebas du cours du Cédron. De lourds piliers entourent un ancien stupa sur l’île d’Ayutthaya, l’ancienne capitale du Siam. Où que vous alliez, vous trouverez les créations les plus belles et les plus importantes de nos ancêtres – de la cathédrale de Nidaros au cercle polaire, au monastère de Tiangboche dans l’Himalaya, de la pierre noire de La Mecque à Saint-Jacques-de-Compostelle, de la puissance mégalithique de Stonehenge au labyrinthe harmonieux de Machu Picchu. Elles nous rappellent notre raison d’être, notre mission et notre récompense.

Notre raison d’être ? Avons-nous vraiment une raison d’être ? Oh oui, les hommes ont une raison d’être sur terre. Pendant des millénaires, ils ont considéré que leur chemin vers Dieu était leur raison d’être. Entre les batailles et les étreintes, ils se tournaient vers Dieu. Ouvrez l’Odyssée et Beowulf, Dante et Chaucer, Tolstoï et Goethe, et vous trouverez cette pensée ancrée dans chaque page de ces livres. Aujourd’hui, cette idée est soigneusement écartée, et une raison d’être différente est proposée : celle de l’accumulation de richesses. Ce n’est pas un hédonisme paresseux et tolérant, mais une cupidité dynamique et dévouée qui est devenue le paradigme dominant. Pourtant, notre raison d’être innée et inhérente est restée ce qu’elle a toujours été : atteindre l’harmonie et l’union avec l’Esprit et avec la Terre. Non seulement en tant qu’individus, mais en tant qu’humanité, nous désirons accomplir notre raison d’être.

… La religion est un moyen d’atteindre l’union avec le Divin. Cette union est l’expérience la plus enrichissante que l’homme connaisse. Elle porte de nombreux noms : extase ou grâce, exaltation ou transe, satori ou nirvana, et comporte de nombreux niveaux, de l’élévation de la prière au frisson de la communion jusqu’à l’immersion totale dans la Divinité. C’est un sentiment aussi connu et souvent décrit que celui de la satisfaction sexuelle, et qui s’en rapproche. Qu’y a-t-il de mieux que de faire l’amour avec une blonde de quinze ans, a demandé Woody Allen, avant de répondre : « Une relation sexuelle avec deux blondes de quinze ans. » Cependant, comparé à la grâce, ce rêve d’Allen (ou d’Epstein, d’ailleurs) est aussi excitant que de remplir une déclaration d’impôts annuelle. Les drogues dures ou l’acide hallucinogène ne peuvent rivaliser : rien ne le peut.

Le problème, c’est que les Juifs pensent que cela leur est réservé, tandis que les Gentils offensent la Divinité en s’imposant à Son attention. Dans l’idéal juif, les goyim devraient être privés de leurs propres églises et mosquées ; ils devraient juste adorer les Juifs, tandis que les Juifs agiraient en tant que médiateurs auprès du Divin. [c'est ce qui se passe aujourd’hui en Occident]

Ron Unz a écrit :

Les Israéliens sont certainement les assassins les plus audacieux et les plus habiles du monde, portant probablement ces arts sombres à des niveaux jamais vus auparavant dans l’histoire de l’humanité. Le judaïsme traditionnel, désormais de plus en plus pratiqué dans ce pays, considère tous les non-juifs comme des sous-humains, de simples bêtes à l’apparence humaine, des rabbins de haut rang allant même jusqu’à déclarer que « mille vies non juives ne valent pas l’ongle d’un juif ». Cette perspective religieuse a manifestement libéré les forces israéliennes de toutes les contraintes habituelles de l’armée américaine ou de celles de la plupart des autres pays.

Satan soutient (ou génère) des idées qui excluent la grâce de Dieu de notre vie. Sa grande mission est de profaner le monde, tandis que la grande mission de Dieu est de remplir le monde de sainteté. Dans le monde de Satan, l’amour est une marchandise ; dans le monde de Dieu, le sexe est une manifestation de l’Amour cosmique. Le « Prince de ce monde » veut que l’Homme oublie la vie spirituelle ; Dieu veut que l’Homme s’élève vers Lui.

Dieu n’est pas indifférent à notre sort ; Il a accompli un acte incroyable et s’est incarné en homme, a souffert, est mort et est revenu à la vie pour nous. Son grand adversaire, que nous connaissons par le Livre de Job, n’abandonne pas non plus. Ils continuent de jouer avec de nouvelles idées sur le grand échiquier. Satan peut pervertir toute idée de Dieu ; Dieu peut transformer toute idée de Satan en quelque chose de merveilleux. Par exemple, un amour tendre pour la terre du Christ a donné naissance aux croisades meurtrières, mais le matérialisme sans complexe des communistes a entraîné un grand élan des cœurs. Les acteurs actuels jouent aux échecs en 3D, et c’est notre tâche humaine de jouer les bons coups, et ainsi d’aider Dieu à remporter la partie. Les guerriers prétentieux d’autrefois avaient coutume de dire « Dieu est avec nous ». En tant que penseurs humbles d’aujourd’hui, nous devrions plutôt dire : « Nous sommes avec Dieu. »

Le Premier ministre Netanyahou est impatient de commencer la construction du Troisième Temple. Il nous conseille de suivre les Juifs avec « crainte et révérence ». « L’histoire prouve que, trois fois hélas, et malheureusement, Jésus-Christ n’a aucun avantage sur Gengis Khan. Car si vous êtes assez fort, assez impitoyable, assez puissant, le mal l’emportera sur le bien. L’agressivité l’emportera sur la modération », a déclaré Netanyahu dans des propos qui ont ébranlé les fondements du discours politique et religieux.

La réponse du philosophe russe Alexandre Douguine ne s’est pas fait attendre, et son interprétation va bien au-delà de la critique politique conventionnelle. « Désormais, nous devrions suivre les Juifs non pas par compassion et empathie, mais par respect et par crainte. Sinon, ils nous tueront tout simplement. D’une manière ou d’une autre. L’archétype s’est inversé. » Pour Douguine, ce que proclame Netanyahou n’est pas une simple déclaration politique, mais un profond glissement dans l’identité juive telle qu’elle avait été perçue pendant des siècles. C’est la transition de la victime au bourreau, du persécuté au persécuteur, du chassé au chasseur.

Le Messie souffrant contre le Messie triomphant

Le cœur de l’analyse de Douguine est théologique et profondément symbolique. Selon le philosophe russe, Netanyahou annonce un passage de l’archétype du Messie souffrant (Ben Yosef) à celui du Messie triomphant (Ben David).

Dans la tradition juive, le Messie ben Yosef (fils de Joseph) est une figure messianique qui précède le Messie principal, le ben David (fils de David). Le ben Yosef est traditionnellement un Messie guerrier qui meurt lors de la bataille finale contre les forces du mal, un Messie souffrant qui se sacrifie. Ben David, en revanche, est le Messie triomphant qui établit le Royaume de Dieu sur terre, un souverain puissant et victorieux.

L’interprétation de Douguine est que Netanyahou, en faisant référence à « Jésus-Christ » comme métaphore des victimes de l’Holocauste, dit en substance : Cessons d’être des victimes ; désormais, nous sommes des tueurs. Des chasseurs, et non plus des proies.

Si les Juifs deviennent les chasseurs/tueurs, nous serons les proies. Ils nous laissent le choix : adorer les Juifs ou n’adorer rien du tout.

Je crains fort qu’un instinct aussi fondamental que le désir d’adorer Dieu ne disparaisse du monde. Si personne ne s’inquiète de la fermeture des églises et des mosquées imposée par les Juifs, les Gentils (ou plus généralement l’humanité) peuvent être considérés comme kaput. La reconstruction du Troisième Temple ne compensera pas ce que nous perdons. Au contraire, le Nouvel Ordre Mondial est, en termes religieux, le début du Royaume de l’Antéchrist, fondé sur la suppression de tous les éléments spirituels de notre vie. Concrètement, il s’agit d’une tentative ambitieuse d’asservissement total de l’Homme.

Israël Shamir



lundi 30 mars 2026

Comment vos impôts financent l’armée israélienne



Ces nouvelles révélations sont un scandale absolu.

Le programme “Horizon Europe” a officiellement pour but de financer la recherche et développement.

Des centaines de projets “exclusivement civils”, a promis la commissaire européenne, face aux critiques. Elle a menti.

Nous apprenons que 21 projets “Horizon” financent directement l’armée israélienne.

Des subventions directes, issues de nos impôts, qui tombent dans les poches de l’industrie de guerre d’un état en plein génocide.

Parmi elles :

- Israël Aerospace Industries, le plus grand groupe de défense israélien : 2,8 millions d’euros.

- Rafael Advanced Defense Systems, l’entreprise publique israélienne de défense : 500 000 euros.

- Et même directement le ministère de la défense de Netanyahou.

L’Union européenne, financée par notre argent, le reverse directement à la recherche militaire d'Israël. Ces programmes mettent au point des drones, des systèmes de surveillance, des capteurs et technologies de guerre.

Quand nous demandons à la Commission européenne la suspension de ces subventions criminelles, elle répond que ce serait de la discrimination contre Israël.

En 2022, lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, il avait été immédiatement possible de suspendre tous les partenariats avec la Russie.

Ce deux-poids-deux-mesures est la honte de l’Europe.

Stop au génocide. Stop au massacre.

La complicité de l’Europe et de la France doit s’arrêter.

Clémence Guetté. Vice-présidente Assemblée nationale • Députée de Créteil, Choisy-le-Roi, Orly • Responsable du programme La France insoumise • Co-présidente Institut La Boétie.