dimanche 4 janvier 2026

Les Israéliens sont-ils sortis de l’humanité ?



« Pas un seul être humain, pas un arbre, pas une maison, si je pouvais, j’empoisonnerais les poissons dans la mer. Ils sont tous des ennemis là-bas, même le bébé qui est né hier à Rafah. »




Dans la seule démocratie du Moyen-Orient, tu peux tenir ces propos sur les Palestiniens sur une chaîne de télévision de grande écoute. 

Le niveau de haine… Ces gens-là sont sortis de l’humanité, ce sont des bêtes sauvages, dénuées d’âme.

Pourquoi Israël n'est plus un État, par Pr Jiang (extrait et fin d'un cours)


Faisons une pause une seconde, et laissez-moi vous expliquer tout ça plus calmement. Car à chaque fois que je parle d'Israël, les gens ont l'impression que je parle de fantômes, de théologie, de prophéties, de métaphysique... ce n'est pas le cas du tout. Pas ce soir en tout cas. Ce soir, je vous parle de choses très concrètes : de ports, de routage, d'infrastructure. Des choses qui ont toujours joué un rôle central dans les affaires des siècles, et qu'aucune indignation morale ne peut affecter, que ça plaise ou pas.

Car c'est ça le problème : les gens s'évertuent à essayer de comprendre Israël comme s'il s'agissait d'une espèce de puzzle moral. Au hasard et pêle-mêle, on dira : c'est une démocratie sous pression, un peuple de l'alliance assiégé, un État religieux cherchant désespérément à se définir lui-même, une rhétorique de séminaire biblique placée à la tête des stratégies logistiques impérialistes du vingt-et-unième siècle...

Israël n'est pas un État.C'est ce que j'appellerais : un nœud de commandement. Si vous le comprenez en ce sens, et pas comme une entité politique, alors les silences assourdissants, les abstentions, les asphyxies diplomatiques, tout commence à faire sens. Et pas à faire sens émotionnellement ou éthiquement, mais structurellement.

Donc, laissez-moi y aller plus en douce, comme vous me demandez si souvent de le faire. Pour commencer, souvenez-vous que le vingtième siècle a fonctionné autour du canal de Suez. Eh bien, le vingt-et-unième siècle va fonctionner autour du canal Ben Gourion. Et quel que soit le nœud qui régira le corridor qui remplacera ou contournera Suez, il s'assurera de contrôler, non pas simplement une voie navigable, mais le pivot même entre la ceinture industrielle indo-pacifique et la zone financière méditerranéenne-atlantique.

Cette charnière deviendra de ce fait la plaque tournante mondiale pour l'énergie, les données numériques, les primes d'expédition, le déploiement de la robotique, et les architectures de défense à base d'Intelligence Artificielle. Israël n'a pas été mis en place comme un État-nation en conflit avec tout ce qui l'entoure, ce qu'il est à l'évidence aussi; mais ce n'est bien sûr pas une fin, juste un moyen. L'objectif, comme je vous le dis sans cesse, c'est une Pax Judaica commerciale perpétuelle : entièrement déterritorialisée, interconnectée et sécurisée.

Je sais que tout ça sonne un peu "ésotérique". Ça ne l'est pas du tout. Ce n'est qu'un banal calcul mathématique, appliqué à la question des chaînes d'approvisionnement. Vous n'avez pas besoin d'en passer par mille contorsions idéologiques pour comprendre pourquoi la Chine et la Russie se sont abstenues au Conseil de Sécurité. Vous n'avez pas besoin d'une théorie du complot théologique pour comprendre pourquoi les États du Golfe ont doctement acquiescé.

On peut résumer la chose simplement : ce corridor a plus de valeur pour le Capital que Gaza n'en a pour la conscience. Je ne le dis pas par cruauté; je le dis par souci de précision diagnostique. Car, tant que vous ne comprendrez pas la manière dont le Capital voit Israël, vous continuerez à décrypter notre siècle comme étant celui d'une tragédie morale, alors qu'il s'agit d'une ère de passation de pouvoir infrastructurelle.

Laissez-moi vous redire quelque chose, parce que je sais que nombre d'entre vous n'ont rien compris la première fois que je l'ai dit : Israël n'a pas été préservé en raison de son passé. Il a été préservé comme courroie de transmission. Le canal Ben Gourion, plus les ports de Haïfa, plus les fonds de reconstruction du Golfe, plus l'afflux de la main-d’œuvre indo-pacifique, tout cela ensemble constituera la construction du corridor commercial le plus précieux du monde, depuis que les Anglais ont pris le contrôle de l'Égypte pour obtenir la garantie de Suez.

Tout ceci n'a donc rien à voir avec la religion, mais tout avec les soixante-dix prochaines années de routage maritime. Vous me rétorquerez : mais quid de la démocratie? Quid du génocide? Et les normes? Et l'ONU? Et l'indignation du monde entier? Tout cela est bien réel, je n'ai jamais dit le contraire. Mais rien de cela n'exerce de contrainte effective sur quoi que ce soit, car l'âge de la conscience a rendu son dernier souffle quand le Capital est devenu post-national; quand l'accès aux ports a définitivement commencé à valoir beaucoup plus que l'opinion publique; quand le prix des vies humaines a cessé de peser lourd, à côté des contrats de surveillance de l'Intelligence Artificielle; quand on s'est mis à négocier les contrats de longue durée sur la reconstruction avant même que la phase de destruction ne soit entièrement achevée.

Je sais bien que certains d'entre vous sont scandalisés quand je parle de cette façon. Quand j'ôte à la géopolitique son voile de romantisme, et montre le banal registre de l'entrepôt qui se cache derrière l'hymne national. Mais quelqu'un doit bien se sacrifier à le faire.

Alors, laissez-moi vous résumer tout cela de la façon la plus succincte possible. Israël n'est pas en train de se défendre soi-même. Israël est une machine à déblayer des terrains et des parts de marché immobilier. Les élites globales, elles, ne sont pas en conflit les unes avec les autres. Elles sont déjà investies jusqu'au coup dans l'affaire, littéralement et en tous sens. La Chine a besoin de ce corridor pour les déchargements de l'indo-pacifique. La Russie en a besoin pour son approvisionnement énergétique vers le sud. Les pays du Golfe en ont besoin pour l'accroissement de leur Capital. L'Europe en a besoin pour une sécurité non-russe et non-ukrainienne de son routage maritime. Les Américains en ont besoin pour conserver leur souveraineté en matière de prix, sans charge territoriale directe. Tout le monde en profite, en fait; à part, bien entendu, les personnes qui vivent sur les terres qui sont en jeu.

C'est pourquoi Gaza ressemble à une espèce d'écran enfoui sous une couche de mousse. Ce n'est pas que le monde ne soit pas en état d'entendre les cris des Palestiniens. C'est que les puissances de ce monde ont d'ores et déjà annexé ces terres dans des contrats à longue durée.

C'est pourquoi je vous ai aussi répété sans cesse que le vingt-et-unième siècle ne serait pas multipolaire, mais infrastructurel. La polarité requiert l'idéologie, et la nation. L'infrastructure requiert des corridors et des notes de commandement. Israël, c'est le nœud central de tout ça. Pas culturellement, pas spirituellement, pas même militairement : mais logistiquement. Le corridor de Gaza ne permettra pas de simplement déplacer des navires; il déplacera des systèmes de surveillance, de l'externalisation de la robotique, de l'exportation biométrique de main-d’œuvre, des méga-projets de dessalement, enfin des systèmes de gestion par l'I.A. ne se souciant pas des frontières.

Qu'est-ce à dire, en très clair? Cela signifie qu'Israël ne sera pas un pays. Il sera le centre de confluence des échanges mondiaux pour le prochain empire commercial. Cet empire n'aura pas besoin d'agiter un quelconque drapeau. Il lui suffira d'émettre des contrats et de les faire signer. Vous devez comprendre cela, si vous voulez cesser d'halluciner que le monde est sens dessus dessous. Ce n'est pas du tout le cas : les puissants de ce monde ont toute leur tête, et savent parfaitement ce qu'ils font. Le monde, lui, s'aligne sagement et sans bruit.

Vous vous demandez : mais comment la Chine peut-elle tolérer le sionisme [N.B. : le Pr Jiang enseigne à Pékin, où ce cours est donné]? Parce que le gouvernement chinois regarde aux questions d'infrastructure, pas d'eschatologie. Vous vous demandez : pourquoi la Russie s'abstient-elle? Parce que le routage maritime du sud compte plus que l'éthique. Vous vous demandez : pourquoi est-ce que les monarchies du Golfe encaissent-elles tant d'humiliations sans moufter? Parce que l'accès au corridor garantit la souveraineté de la richesse nationale.

Voilà pourquoi j'insiste sur le fait qu'Israël n'est pas un État. C'est la Pax Judaica, pas au sens d'une destinée théologique, mais au sens d'une domination logistique. Oui, il y a une dimension métaphysique dans tout ça. Historiquement, ça a toujours été le cas lorsque le Levant était appelé à devenir le pivot d'un empire. Mais la métaphysique ne joue ici un rôle qu'en servant de bouclier narratif, pendant que le béton sèche.

Donc, certains d'entre vous aimeraient me voir condamner, me mettre en colère, moraliser. Je comprends tout à fait cette impulsion. Mais les considérations morales ne pourront faire cesser la construction d'un corridor, tandis même que les contrats à longue durée sont d'ores et déjà signés. Le canal Ben Gourion sera creusé. Le logiciel sera dûment installé; la main-d’œuvre, importée comme du bétail; la surveillance, parfaitement normalisée. Et la Palestine sera la préface effacée du roman du vingt-et-unième siècle, par le chapitre concernant la construction des infrastructures sur lesquelles roulera ce siècle. Je fais donc ici tout sauf exprimer un désir, comme vous vous en doutez bien. Je vous décris simplement le Grand Livre du Siècle, tel qu'il est en train de s'écrire sous nos yeux. Voilà.

J'ai besoin d'une pause pour respirer, là. Parce que oui, quand je dis toutes ces choses, je ne parle pas d'abstractions. J'ai vécu, littéralement et en tous sens, à l'école de l'Empire [NB : le Pr Jiang a grandi à Toronto et fait ses études à Yale]. J'ai mémorisé ses hymnes. J'ai inhalé par tous les pores son auto-mythologie. j'en étais imprégné des pieds à la tête.

Je n'ai été capable de renoncer à tout ce narratif qu'en en quittant les juridictions correspondantes. Si j'étais resté en Occident, jouissant d'un poste permanent comme Maître de conférences à Yale, brandissant mon patriotisme de salle de rédaction, j'aurais défendu l'idée de ce canal Ben Gourion comme étant celle d'une modernisation bienvenue. J'aurais peut-être joué des nuances, en appelant ce corridor une "nécessité regrettable". Je serais devenu l'un de ces énièmes responsables bilingues de l'anesthésie morale de l'Empire.

La Chine m'a donné de la distance. La distance m'a donné la lucidité. Donc, laissez-moi conclure de façon nette et sans fioritures. L'horreur à Gaza ne tient pas à un dysfonctionnement de l'Ordre Mondial. Elle est la précondition de sa nouvelle mouture. Je sais : le constat est brutal. Et il n'en est aussi pas moins vrai que vous n'avez pas à accepter cette Pax Judaica. Vous n'avez bien évidemment pas à approuver le projet de ce canal. Vous n'avez pas à vous pâmer devant le Capital transnational.

Seulement, voilà : vous devez arrêter de croire que le vingt-et-unième siècle a attendu votre permission pour faire ce qu'il fait. Vous ne pouvez pas condamner ce que vous refusez de diagnostiquer correctement. Vous ne pouvez résister avec votre simple sentimentalisme compassionnel. Israël n'est pas la ligne de front d'un clash civilisationnel. Il est le centre administratif d'un algorithme maritime. Ses enjeux, ce sont les ports, pas les prophéties. Les corridors, pas les questions d'Alliance.

Voilà la réalité qui se cache derrière tous les étendards, derrière toutes les indignations, derrière le chagrin télévisé. Et non, ce n'est pas bien. Ce n'est pas juste. C'est une honte absolue. Mais c'est déjà en voie de construction, et hélas très avancée. Et si vous voulez un futur où la Palestine ne soit pas juste une note en bas de bas de page édifiante du destin du Capital dans notre siècle, vous devez apprendre à regarder les infrastructures, avant de regarder les idéologies. Car l'époque où c'était le langage moral qui gouvernait le pouvoir est révolue depuis longtemps. Ce sont les connectivités économiques qui gouvernent désormais. Compris?

Bon, ce sera tout pour ce soir.

Traduction par Sybille Flamand

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Le projet de canal Ben Gourion, une alternative potentielle à Suez ?


Alors que les enjeux géopolitiques et économiques du Moyen‑Orient restent plus que jamais au cœur des débats internationaux, une idée qui remonte aux années 1960 refait surface: le projet de canal Ben Gourion. Nommé en hommage à David Ben Gourion, Premier ministre d’Israël et figure emblématique de la création de l’État hébreu, ce projet audacieux envisage de relier le golfe d’Aqaba, à l’extrémité sud d’Israël (Eilat), à la mer Méditerranée, au niveau d’Ashkelon. S’il était réalisé, ce canal – long de 292,9 km, soit près d’une fois et demie la longueur du canal de Suez – constituerait non seulement une prouesse d’ingénierie, mais également un levier stratégique et économique majeur dans une région en constante évolution.

Le projet de canal Ben Gourion, tel qu’envisagé, présenterait plusieurs atouts :

· Itinéraire et dimension: le canal débuterait à Eilat, traverserait le désert israélien (pouvant s’étendre près de Gaza) et rejoindrait la côte méditerranéenne aux abords d’Ashkelon. Sa longueur de 292,9 km le rendrait nettement plus long que le canal de Suez, qui mesure 193,3 km.

· Capacité et modernité: conçu pour être doté de deux voies permettant une navigation simultanée dans les deux sens, le canal offrirait des dimensions adaptées aux plus grands navires de commerce, avec une profondeur et une largeur supérieures à celles de Suez.

· Investissement colossal: les estimations de coût varient de 16 à 55 milliards de dollars, reflétant l’ampleur des travaux et la technicité requise pour réaliser ce projet d’infrastructure d’exception.

H. Genséric


samedi 3 janvier 2026

Gaza : "L'armée israélienne tuait des enfants par pur plaisir à Gaza"

 


Norman Finkelstein, politologue américain : 

Le génocide à Gaza n'est pas un projet d'État. C'est un projet national auquel participe toute la société juive israélienne. 

Un projet d'État peut être annulé par une élection. Un projet national, non.

Voilà le vrai visage d'Israël :

"D'après le sondage Poll, 62 % des Israéliens ont déclaré qu'il n'y avait pas d'innocents à Gaza.

Un chef de l'opposition actuel a déclaré :

L'armée israélienne tuait des enfants par pur plaisir à Gaza.
"



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Norman Finkelstein: Israelis are euphoric about the genocide of Gaza; Israel is a lunatic society


Norman Finkelstein : Les Israéliens sont euphoriques face au génocide de Gaza ; Israël est une société de fous.



Pourquoi la France veut absolument pénaliser l’antisionisme ?



Le sionisme consisterait à reconnaître l’État d’Israël. Dès lors, être antisioniste deviendrait synonyme d’antisémitisme, puisque, de facto, cela reviendrait à ne pas reconnaître l’existence d’Israël.

Plusieurs députés franco-israéliens à l’Assemblée nationale française, oui, ils défendent parfois davantage les intérêts d’Israël que ceux de la France, ainsi que des figures centrales du gouvernement comme Aurore Bergé ou Manuel Valls, tentent coûte que coûte d’inscrire dans la loi l’idée que l’antisionisme serait identique à l’antisémitisme.

Imaginons un instant un raisonnement équivalent appliqué à l’islam. Comme si les fameux "Frères musulmans", que certains prétendent omniprésents et tout-puissants sans jamais en apporter la moindre preuve concrète, déclaraient : "Nous allons faire une loi contre l’anti-islamisme, assimilé à l’hostilité envers les musulmans."

Le mot islamophobie provoquant une allergie politique chez certains, on lui préfère parfois l’expression "haine antimusulmane". Mais comment nommer l’équivalent exact de l’antisémitisme lorsqu’il s’agit des musulmans ? À mes yeux, l’islamophobie correspond à l’antisémitisme dans sa définition, appliquée à une autre religion.

La décision du tribunal français sur l'antisionisme

Par ailleurs, en France, à partir d’un cas précis, un tribunal a récemment affirmé que la critique du sionisme devait être dissociée de l’antisémitisme. C’est une première victoire. Certes, elle ne concerne qu’un seul dossier, mais elle est essentielle. D’abord parce qu’elle rappelle un principe fondamental : la liberté d’expression. Ensuite parce qu’elle peut, à terme, faire jurisprudence.

Ainsi, la volonté de certains responsables politiques de restreindre cette liberté en assimilant antisionisme et antisémitisme est dangereuse. Interdire la critique d’une idéologie ouvre la voie à des dérives graves et potentiellement irréversibles pour nos démocraties. Aucune idéologie, religieuse, politique ou nationale, ne peut être soustraite au débat critique.

Comme le rappelait Hannah Arendt :

"La liberté d’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie."

Le sionisme

Pour éviter toute confusion, il aurait sans doute été plus simple de définir clairement le sionisme dès le départ. Sans entrer dans tous les détails, ses défenseurs affirment qu’il consiste à défendre le droit des Juifs à disposer d’un État. Dont acte.

Mais plusieurs problèmes se posent immédiatement. Le droit international reconnaît aussi le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Accorder, donc, un droit spécifique à un groupe religieux, impliquant un traitement différencié, pose donc un sérieux problème juridique et moral.

Ensuite, l’amalgame constant entre Juifs et Israéliens est profondément contestable. Tous les Israéliens sont-ils juifs ? Tous les Juifs sont-ils israéliens ? La réponse est clairement non. Que fait-on alors des centaines de milliers de Juifs antisionistes à travers le monde ?

Autre question centrale : lorsque l’on parle d’un État juif, de quelles frontières parle-t-on ? C’est précisément là que les antisionistes formulent leur opposition. En effet, le sionisme politique actuel, incarné notamment par de nombreux ministres israéliens et par Benjamin Netanyahu, repose sur une logique coloniale et expansionniste. Il ne se contente pas des frontières définies par le droit international.

Encore récemment, ce gouvernement d’extrême droite, raciste, qui a transformé Israël en "État juif" en niant de facto une partie de ses citoyens, a voté la construction de 19 nouvelles colonies dans les territoires palestiniens occupés.

Si nier l’existence de l’État d’Israël devait être puni, pourquoi nier l’existence même du peuple palestinien serait-il toléré, voire encouragé ?

En 2025, des personnalités comme Caroline Yadan ou Meyer Habib peuvent affirmer sans aucune sanction que la Judée-Samarie appartiendrait aux Juifs, niant ainsi l’existence des Palestiniens. Dans la même logique idéologique, Gaza est perçue comme un trophée territorial à conquérir.
S’opposer à cette vision ne fait pas de nous des antisémites.

S’opposer à la politique génocidaire de Netanyahu

Certains avancent qu’il faudrait critiquer Netanyahu, mais jamais Israël. Pourtant, en France, des humoristes ont été sanctionnés ou écartés pour s’être moqués de ce Premier ministre, pourtant mis en cause par des juridictions internationales pour des crimes graves à Gaza.

De même, demander l’exclusion d’Israël de l’Eurovision ou de compétitions sportives internationales a valu à certains une mise à l’index immédiate. Lorsque la Russie a été exclue, personne n’a parlé de russophobie. Mais lorsque des citoyens critiquent un chanteur ayant affiché son soutien à la guerre menée à Gaza, ils sont aussitôt accusés d’antisémitisme.

Ces exemples pourraient être multipliés. Mais une chose est sûre: lorsque l’accusation d’antisémitisme devient une arme systématique pour faire taire toute critique politique, on peut légitimement s’inquiéter de ce que deviendrait la France si une telle loi venait à être adoptée.



Scandale d’État : L’accord secret franco-israélien visant à fournir des organes de citoyens français aux Israéliens



Une révélation provenant de la Chambre de commerce France Israël (CCFI) dévoile un accord secret entre la France et l'État d'Israël, visant à fournir des organes de citoyens français à des patients israéliens. Cet accord, inconnu du grand public jusqu'en 2017, remonte au passage de Simone Veil au ministère de la Santé.



Les révélations troublantes de Daniel Rouach, Président de la CCIIF Tel-Aviv, annonce que Simone Veil aurait favorisé Israël dans un accord secret de dons d’organes pendant son mandat au Ministère de la santé.


Simone Veil, juive de cœur et fervente partisane d’Israël et du sionisme, a laissé un héritage, non pas aux Français mais aux Israéliens. A sa mort en 2017, les citoyens français ont découvert avec stupéfaction que pendant son mandat au ministère de la Santé, Simone Veil avait discrètement signé un accord franco-israélien de dons d’organes.

Cette information, a été révélée par Daniel Rouach, président de la Chambre de Commerce & d’Industrie Israël-France (CCIIF Tel-Aviv) sur son site Israël Valley, qui vise à répondre à la constante pénurie de donneurs en Israël.

« Très peu de personnes le savent. Elle avait signé lors de son passage au Ministère de la santé un accord franco-israéliens de dons d’organes. En effet Israël manquait cruellement de donneurs. Cet accord réel mais appliqué avec une très grande discrétion aura permis à de nombreux israéliens de rester en vie. »

Cet accord, appliqué avec une opacité déconcertante pour éviter tout scandale, soulève des questions éthiques critiques. Dans un contexte où la France fait face à d’interminables listes d’attente pour les transplantations d’organes, il est profondément choquant de constater que des citoyens français pourraient être relégués derrière un pays étranger, en l’occurrence Israël !

Depuis ces révélations, un silence radio persiste, tant dans les rédactions que dans le gouvernement, qui semble manifestement peu enclin à traiter ce sujet délicat. Il est impératif que les citoyens connaissent toute la vérité sur cet accord, et il incombe aux journalistes et aux politiques de faire la lumière sur cette affaire pour garantir la transparence et l’équité dans ce dossier sensible.

par Le Média en 4-4-2


vendredi 2 janvier 2026

Gaza: appel mondial à un blocus total contre Israël




Alors que les massacres perpétrés par Israël à Gaza se poursuivent, des millions de personnes animées par la conscience se sont levées à travers le monde. Organisations de la société civile, militants et de nombreuses figures politiques appellent à des mesures plus fermes et concrètes contre Israël: marcher vers Gaza par la mer avec des centaines de navires, par la terre avec des milliers de personnes. Imposons un blocus total à Israël.

"Alors que des civils innocents sont massacrés à Gaza, des voix de conscience s’élèvent aux quatre coins du monde: les condamnations ne suffisent plus, il est temps d’un blocus total contre Israël."

Israël doit être rendu incapable d’agir

Les appels se multiplient pour isoler Israël et empêcher que ses crimes contre l’humanité restent impunis. Les revendications sont claires et répétées:

Des centaines de navires par la mer et des milliers de personnes par la terre doivent se diriger vers Gaza. Israël doit être placé sous blocus et rendu incapable d’agir.

Toutes les voies maritimes menant à Israël doivent être fermées.
Les navires se dirigeant vers les ports israéliens ne doivent plus être autorisés à y accoster.

Tous les pays doivent fermer leur espace aérien aux avions israéliens.
Le commerce doit s’arrêter, les boycotts doivent s’intensifier.

Préparatifs d’un convoi mondial pour Gaza

En Turquie notamment, mais aussi dans de nombreux autres pays, la mobilisation se structure autour du sumud, cette persévérance active du peuple palestinien face à l’oppression. Des organisations de défense des droits humains, des associations humanitaires et des collectifs militants relancent la dynamique de la "Flottille de la liberté pour Gaza". Ces dernières années, plusieurs tentatives ont déjà eu lieu. Certaines embarcations se sont réellement approchées des côtes de Gaza, démontrant que le blocus israélien n’est ni absolu ni inviolable.

Ces expériences nourrissent aujourd’hui un appel à changer d’échelle. Les militants estiment qu’il ne s’agit plus d’envoyer quelques bateaux symboliques, mais d’organiser des départs massifs, coordonnés et visibles, avec plus de mille navires, en privilégiant de grands bateaux capables de transporter de l’aide humanitaire, des observateurs internationaux et des représentants de la société civile. L’objectif est clair: briser concrètement le blocus, protéger les convois par le nombre et adresser au monde un message politique sans équivoque, celui d’un refus collectif de l’asphyxie imposée à Gaza.

Le commerce doit cesser, les boycotts s’amplifier

La poursuite des échanges commerciaux entre Israël et certains pays suscite une indignation croissante dans l’opinion publique. Les appels au boycott, qui gagnent en ampleur chaque jour, se font sentir aussi bien dans les rayons des supermarchés que lors des salons internationaux. La pression s’intensifie en particulier sur les pays musulmans afin qu’ils mettent fin à toute relation économique, diplomatique et militaire avec Israël. À l’instar de la Türkiye, des pays comme l’Égypte, les Émirats arabes unis et l’Azerbaïdjan doivent cesser immédiatement tout commerce et toute relation diplomatique avec Israël.

De plus, les ONG soulignent que la pression internationale contre Israël, qui ajoute chaque jour de nouveaux crimes de guerre à son bilan, doit être renforcée. Elles insistent sur le fait que ces démarches ne relèvent pas seulement de la protestation, mais constituent un devoir envers l’humanité.

NOUS CONTINUERONS, EN TANT QUE NOUVELLE AUBE, À ÊTRE LA VOIX DE LA CONSCIENCE HUMAINE. AUX CÔTÉS DU PEUPLE DE GAZA, CONTRE L’OPPRESSION.



Gaza : les Israéliens poursuivent leur campagne d’assassinats ciblés



15 décembre 2025 - Al Jazeera et la famille Abu Daqqa organisent une veillée à la mémoire de leur collègue, le caméraman d'Al Jazeera Samer Abu Daqqa, au complexe médical Nasser à Khan Yunis. Certains brandissaient une photo d'Abu Daqqa accompagnée du slogan « Le journalisme n'est pas un crime ». Abu Daqqa a été tué après que l'armée israélienne a pris pour cible l'équipe d'Al Jazeera à Khan Yunis le 15 décembre 2023. L'équipe de secours n'a pas pu l'atteindre et il s'est vidé de son sang. Plus de 300 journalistes et professionnels des médias ont été tués à Gaza par les forces israéliennes depuis le 7 octobre 2023, ce qui en fait la période la plus meurtrière pour les journalistes dans l'histoire moderne.


Depuis la mi-octobre, les Israéliens mènent une campagne d’assassinats à Gaza visant les dirigeants de la résistance. Des contacts au sein de la résistance affirment qu’Israël tente de les attirer dans une confrontation directe afin d’éviter de respecter ses obligations dans le cadre du soit-disant cessez-le-feu.

Le 13 décembre, l’armée israélienne a assassiné Raed Saad, haut commandant des Brigades Qassam et responsable de la production d’armes.

Ce n’était pas la première frappe contre la branche militaire du Hamas ou d’autres factions de la résistance à Gaza. En fait, cela s’inscrivait dans la continuité de la politique menée par Israël à Gaza depuis la signature de l’accord de cessez-le-feu en octobre 2025.

Depuis les premiers jours du cessez-le-feu, les civils palestiniens ont été pris pour cible pour avoir franchi la « ligne jaune », qui délimite les zones contrôlées par Israël mais qui n’est pas clairement délimitée.

Plus tard, à partir de la mi-octobre, un schéma clair d’assassinats a commencé à se dessiner. L’assassinat de cinq combattants de l’unité d’élite des Brigades Qassam le 17 octobre a marqué le début de la campagne d’assassinats menée par Israël pendant le cessez-le-feu, qui n’a pas faibli depuis.

Le 19 octobre, Yahya Al-Mabhouh, commandant d’une unité d’élite, et Ahmad Abu Mutair, ingénieur de radiodiffusion, ont été assassinés. Tous deux étaient affiliés aux Brigades Qassam.

Le 29 octobre, plusieurs commandants du mouvement Qassam ont été assassinés, dont Hatem Al-Qudra, ainsi que d’autres martyrs.

Le 17 novembre, un commandant sur le terrain à Gaza, Wisam Abdelhadi, commandant des brigades Al-Nasser Salah al-Din, a été assassiné.

Le 20 novembre, cinq hauts dirigeants du Hamas ont été assassinés, dont Ahmed Abu Shammala, chef de l’unité navale, Nihad Abu Shahla, chef des services de renseignement, Fadi Abu Mustafa et d’autres.

De même, le 22 novembre, l’armée israélienne a annoncé l’assassinat de cinq autres commandants.

Puis, le 13 décembre, Raed Saad.

« Sa’ad était l’un des derniers militants chevronnés restants dans la bande de Gaza et un proche collaborateur de Marwan Issa, le chef adjoint de la branche militaire du Hamas. Il occupait plusieurs postes de haut rang et était une figure centrale au sein de la direction militaire de l’organisation », a déclaré l’armée israélienne dans un communiqué publié après l’assassinat, sans faire mention de sa violation du cessez-le-feu.

Pendant le cessez-le-feu, l’armée israélienne a pris pour cible tous les Palestiniens de Gaza engagés dans des activités de résistance, quelle que soit leur affiliation politique – qu’ils soient membres du Hamas ou d’autres organisations –, comme elle l’avait fait pendant la guerre. Ces assassinats s’ajoutent aux 386 civils qu’Israël a assassinés à Gaza pendant cette période.

Pousser la résistance à répliquer

La résistance à Gaza estime que l’armée israélienne tente de fabriquer des prétextes afin de cibler les Palestiniens dans la bande de Gaza, en particulier les personnalités politiques et militaires. Elle tente également de pousser la résistance à une confrontation directe afin de contourner le cessez-le-feu, en utilisant tous les moyens à sa disposition pour atteindre ses objectifs à Gaza.

« L’armée d’occupation israélienne s’efforce de créer des prétextes dans les zones sous son contrôle classées comme zones jaunes, afin de cibler notre peuple, en particulier les dirigeants politiques et militaires, et d’entraîner la résistance dans une nouvelle confrontation qui conduirait à la reprise de la guerre et au contournement de l’accord de cessez-le-feu, ainsi qu’à la pression internationale et américaine pour respecter l’accord », a déclaré à Mondoweiss une source sécuritaire de la résistance à Gaza.

« Nous avons observé de nouvelles méthodes de traçage des dirigeants militaires, tant au niveau technologique qu’humain », a-t-il déclaré. « L’occupant utilise des technologies de pointe et des dispositifs d’espionnage installés dans différentes zones de la bande de Gaza, ainsi que des renseignements humains grâce à la coopération avec des milices armées alliées à l’armée israélienne. Il confie également à ces groupes la tâche de cibler les responsables de la sécurité à l’intérieur de la bande de Gaza. »

Les enquêtes menées par la résistance ont révélé des liens entre des cellules à l’intérieur de Gaza et l’occupation, dont la mission principale est de mener des assassinats. Quant aux assassinats de hauts responsables, ils ont été perpétrés directement par l’occupation, selon la même source.

La source a noté que les prétextes invoqués par l’armée sont des excuses mensongères et sans fondement pour mener à bien des assassinats, notamment les affirmations selon lesquelles ses soldats auraient été victimes de tirs et d’opérations militaires dans des zones entièrement sous son contrôle.

« La résistance n’a aucun contact avec les personnes présentes dans ces zones, n’y mène aucune opération militaire à l’heure actuelle et ne donne aucune instruction à ses membres pour mener de telles opérations », a déclaré la source.

La même source a qualifié ce qui se passe actuellement de violation flagrante du cessez-le-feu par l’occupant, de mépris des médiateurs régionaux et internationaux, et de tentative d’échapper aux obligations de l’accord et de retarder le début de la deuxième phase du cessez-le-feu.

« Pour notre part, a déclaré la source, nous ne donnerons à l’occupant aucun prétexte pour atteindre ses objectifs. »

La source a indiqué que la résistance à Gaza n’acceptera pas que l’occupation impose ses calculs et ses règles à Gaza, à sa population et à sa résistance. « Le gouvernement Netanyahu cherche à le faire, mais nous avons envoyé plusieurs messages aux médiateurs, qui nous ont assuré que de telles règles ne seraient en aucun cas imposées, en particulier les États-Unis, qui ont confirmé à toutes les parties leur détermination à mettre en œuvre le cessez-le-feu dans toutes ses phases. »

Il a également souligné que les dirigeants politiques restent en communication constante avec les médiateurs afin de contraindre l’occupation israélienne à respecter l’accord de cessez-le-feu, et que « nous affirmons continuellement notre droit de répondre de la manière et au moment que nous jugeons appropriés aux violations et aux infractions de l’occupation, et que nous ne resterons pas indéfiniment silencieux face à l’agression et aux violations de l’occupation ».

Une stratégie pour éviter la deuxième phase du cessez-le-feu

La volonté israélienne d’assassiner des dirigeants et de transformer la bande de Gaza en zone ouverte pour les opérations militaires israéliennes est évidente pour tout observateur de la situation sur le terrain à Gaza.

Les assassinats, les bombardements, la saisie et la destruction de vastes zones à l’intérieur de ce qu’on appelle les secteurs de la « ligne jaune » ont tous lieu alors que les négociations sur la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu sont en cours. Ces actions semblent être une tentative d’Israël de créer une nouvelle réalité sur le terrain tant qu’il le peut.

L’analyste politique et écrivain Ahed Farwana a déclaré à Mondoweiss que « l’occupant tente de mettre en place de nouvelles tactiques par le biais d’opérations d’assassinat ou d’actions armées, grâce auxquelles il cherche à perpétuer un état de tension à Gaza et à en faire la condition dominante ».

Farwana affirme qu’Israël accélère périodiquement le rythme des assassinats et tente de normaliser la situation, comme il l’a fait au Liban, mais qu’il met désormais en œuvre cette stratégie à une échelle beaucoup plus grande dans la bande de Gaza.

Il ajoute que le gouvernement israélien souhaite éviter la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu en raison des obligations qu’elle impliquerait.

« Celles-ci comprennent le retrait de l’armée, l’ouverture des points de passage et la reconstruction, et Netanyahu ne veut pas en payer le coût politique, d’autant plus que l’année prochaine est une année électorale en Israël. En conséquence, ils font tout leur possible pour maintenir le statu quo », dit-il.

Farwana confirme qu’Israël étend la zone jaune et détruit quotidiennement tout ce qui se trouve à l’est de la ligne jaune, soulignant que « le gouvernement israélien n’est absolument pas disposé à passer à la deuxième phase ».

Farwana estime que la pression internationale, en particulier celle exercée par le président américain Donald Trump, pourrait faire la différence. Il affirme que si Trump veut faire pression sur Netanyahu pour qu’il passe à la deuxième phase, il le fera.

Cependant, s’il n’y a pas de réelle pression sur Netanyahu, celui-ci continuera à agir comme il l’a fait pendant la première phase, c’est-à-dire à s’emparer de terres à Gaza et à tuer tout Palestinien qui se dresse sur son chemin.




Tareq S. Hajjaj est un auteur et un membre de l'Union des écrivains palestiniens. Il a étudié la littérature anglaise à l'université Al-Azhar de Gaza.
Il a débuté sa carrière dans le journalisme en 2015 en travaillant comme journaliste/traducteur au journal local Donia al-Watan, puis en écrivant en arabe et en anglais pour des organes internationaux tels que Elbadi, MEE et Al Monitor. Aujourd'hui, il écrit pour We Are Not Numbers et Mondoweiss. Son compte Twitter.



jeudi 1 janvier 2026

Un militaire israélien n'a pas voulu fêter la nouvelle année. Il s’est donné la mort dans les dernières heures de 2025




israj :

Nouveau suicide de soldat, Tsahal revoit son bilan à 152 morts en 2025.


Âgé de 23 ans, Ari Goldberg était soldat isolé (sniper) et sapeur de combat au sein de l’armée.

Tsahal a revu le bilan de ses soldats morts en 2025 à 152, après le décès d'un militaire qui s’est donné la mort dans les dernières heures de l’année.

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Suppressed News :

Ari était originaire de Virginie, aux États-Unis ; il n'a déménagé en Israël qu'en 2022. 

Il s'est suicidé après ce qu'il avait (vu et) fait à Gaza parce qu'il « ne pouvait plus le supporter ».

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Quds News Network :

Goldberg participait à des opérations militaires à Gaza. Selon les médias et certains messages publiés sur les réseaux sociaux, il n'aurait pas supporté ce qu'il avait vu pendant son service, ce qui aurait engendré un traumatisme psychologique grave et l'aurait conduit au suicide.

Cet incident s'inscrit dans un contexte plus large de hausse du nombre de suicides parmi les soldats israéliens suite à leur participation au génocide de Gaza. Plus de 60 soldats se sont donnés la mort depuis octobre 2023, tandis que des dizaines de milliers d'autres souffrent de graves crises psychologiques dues à un syndrome de stress post-traumatique.


Les États-Unis face à Israël



Malgré la reconnaissance de l’État de Palestine par plusieurs États occidentaux depuis septembre dernier et la signature d’un accord de cessez-le-feu dans le cadre du plan de paix porté par Donald Trump, la réalité sur le terrain demeure inchangée. En Cisjordanie, l’occupation israélienne se poursuit et s’intensifie ; à Gaza, la population reste exposée à des bombardements continus. Quant à la solution à deux États, celle-ci ne semble à ce jour plus envisageable dans les termes formulés il y a quelques décennies et demande à être réinventée.

Dans ce contexte, les États-Unis et les Occidentaux adoptent un positionnement contradictoire en n’imposant aucune sanction et pression à l’égard d’Israël. Comment interpréter le positionnement étasunien sur la question du conflit au Proche-Orient ? Observe-t-on des changements d’attitude de l’opinion publique face au gouvernement israélien ? Quels leviers réels existent face à un gouvernement israélien qui rejette explicitement le principe même d’un État palestinien ?

Dans ce podcast, Robert Malley, enseignant à l’université de Yale et ancien conseiller des présidents Bill Clinton et Barack Obama sur les affaires du Proche-Orient, revient sur les ambiguïtés régionales et internationales alimentant l’impasse israélo-palestinienne, les limites de la solution à deux États et l’évolution de la position étasunienne face à Israël.






Gaza: Israël retire l’agrément de 37 organisations internationales humanitaires




Beaucoup le redoutaient, Israël les a informées mardi soir 30 décembre un jour avant la date limite : 37 organisations internationales humanitaires ne seront plus enregistrées dans le pays à partir du 1ᵉʳ janvier 2026. Ce sont les conséquences d’une décision israélienne d'il y a quelques mois, lorsque le gouvernement a décidé de revoir le cadre juridique qui encadrait ces ONG pour écarter celles jugées « hostiles » ou « sympathisantes du terrorisme ». Dans cette liste, on retrouve des ONG internationales parmi les plus importantes qui interviennent sur place depuis longtemps et qui ont dénoncé le « génocide » à Gaza.

Par Alice Froussard 


Médecins sans Frontières, Handicap International, Oxfam, Médecins du Monde, Première Urgence… En tout, 37 organisations internationales humanitaires ont reçu une lettre du gouvernement israélien ce mardi 30 décembre les informant que leur enregistrement en Israël pourrait être radié à partir du 1ᵉʳ janvier 2026.

Concrètement, dans un délai de 60 jours, ces organisations n'auront plus le droit d’avoir du personnel international à Gaza ni d’y faire entrer de l’aide - même si cette aide est déjà bloquée par Israël depuis mars - leurs bureaux à Jérusalem devront fermer.

Parmi les ONG concernées, cette décision n’est pas vraiment une surprise. Beaucoup s'y attendaient. « Mais pas à ce point, pas avec un si grand nombre d'organisations », précise une source humanitaire sur place, qui préfère garder l’anonymat. Et les conséquences pourraient être gravissimes, comme l'explique Claire San Filippo, responsable des opérations d’urgence pour Gaza chez Médecins sans frontières :

« Cela nous empêcherait de fait d'opérer à Gaza où, aujourd'hui, un lit d'hôpital sur cinq et un accouchement sur trois dépendent de notre appui. Si Médecins sans frontières était empêchée d'intervenir à Gaza, des centaines de milliers de personnes seraient privées de soins médicaux ».

Les ONG y voient surtout une instrumentalisation de l’assistance humanitaire à des fins politiques et un durcissement drastique de leurs conditions de travail.

Source : RFI



"The People of Gaza Deserve Joy"

 


Despite the destruction, Children in Gaza light candles to celebrate the New Year.

The signs read: "The People of Gaza Deserve Joy".

Ryan Rozbiani






Les États-Unis sanctionnent deux juges de la CPI pour avoir enquêté sur Israël



Les États-Unis sanctionnent à nouveau des juges de la Cour pénale internationale, en raison de leurs décisions visant Israël. La CPI fustige des mesures portant atteinte à l’État de droit.

Les États-Unis ont annoncé jeudi des sanctions visant deux nouveaux juges de la Cour pénale internationale (CPI) qui ont enquêté sur Israël et émis un mandat d’arrêt contre le Premier ministre Benjamin Netanyahou en novembre 2024.

Les juges nouvellement frappés de sanctions sont Gocha Lordkipanidze, ancien ministre de la Justice de Géorgie, et Erdenebalsuren Damdin, un juge originaire de Mongolie.

Dans un communiqué, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a justifié cette décision en expliquant notamment que ces deux juges avaient récemment voté avec la majorité de la Cour pour le rejet d’une demande d’Israël, qui contestait la compétence de la CPI pour enquêter sur des crimes présumés commis lors de la guerre dans la bande de Gaza contre le Hamas.

«Nous ne tolérerons pas les abus de pouvoir de la CPI qui violent la souveraineté des États-Unis et d’Israël et soumettent à tort des ressortissants américains et israéliens à la juridiction de la CPI», a déclaré le secrétaire d’État, cité dans le communiqué.

Le département d’État entend continuer à imposer des «conséquences» pour ce qu’il qualifie d’«abus de pouvoir de la CPI», est-il ajouté.

La CPI rejette les sanctions

La CPI a aussitôt réagi dans un communiqué disant «rejeter fermement les nouvelles sanctions américaines».

«Ces sanctions constituent une atteinte flagrante à l’indépendance d’une institution judiciaire impartiale, qui opère conformément au mandat que lui ont conféré les États parties», a fustigé la cour.

«De telles mesures, ciblant des juges et des procureurs élus par les États parties, portent atteinte à l’État de droit», a-t-elle ajouté.

«Lorsque des acteurs judiciaires sont menacés pour avoir appliqué le droit, c’est l’ordre juridique international lui-même qui est mis en péril», a-t-elle poursuivi.

La Cour a ajouté qu’elle «continuera d’exercer son mandat avec indépendance et impartialité, en pleine conformité avec le Statut de Rome», son texte fondateur.

Les sanctions interdisent aux juges d’entrer aux États-Unis et bloquent toute transaction immobilière ou financière avec eux dans la première économie mondiale.

Six juges et trois procureurs de la CPI avaient déjà été placés sous sanctions. Ils sont désormais soumis à des restrictions sévères : gel potentiel de leurs avoirs, interdiction d’accès aux services d’entreprises américaines, blocage de paiements internationaux. Leurs proches sont également interdits de territoire américain.

source : TRT Français

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Israël-Gaza: qui sont les deux nouveaux juges de la CPI sanctionnés par les États-Unis de Donald Trump ?

Les États-Unis ont annoncé des sanctions visant deux juges de la Cour pénale internationale (CPI) ayant enquêté sur des actions d'Israël pendant le conflit dans la bande de Gaza. Elles interdisent aux juges d'entrer aux États-Unis et bloquent toute transaction immobilière ou financière avec eux dans la première économie mondiale.



Les juges nouvellement frappés de sanctions américaines sont Gocha Lordkipanidze, ancien ministre de la Justice de Géorgie, et Erdenebalsuren Damdin, ancien juge à la Cour suprême de Mongolie. Dans un communiqué sorti ce jeudi 18 décembre, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a justifié les sanctions à leur encontre. Il a notamment expliqué que ces deux juges avaient récemment voté, avec la majorité de la Cour pénale internationale (CPI), pour rejeter un recours d'Israël. Celui-ci visait à mettre fin à une enquête sur des crimes de guerre à Gaza.

Dans ce document, publié ce lundi, les juges de la CPI ont maintenu leur décision d'enquêter sur des faits survenus à Gaza pendant le conflit."Nous ne tolérerons pas les abus de pouvoir de la CPI qui violent la souveraineté des États-Unis et d'Israël et soumettent à tort des ressortissants américains et israéliens à la juridiction de la CPI", a déclaré le secrétaire d'État américain, cité dans le communiqué.
Parcours de Gocha Lordkipanidze et Erdenebalsuren Damdin

Avant de prendre ses fonctions à la CPI, Gocha Lordkipanidze a été ministre de la Justice (depuis 2020) et ministre délégué à la Justice (2012-2020), en Géorgie. Au cours de sa carrière, il a exercé plusieurs fonctions au sein du ministère géorgien des affaires étrangères (1991-2005), où il était notamment chargé des relations avec les organisations internationales, ainsi qu'avec les cours et les tribunaux internationaux.

Erdenebalsuren Damdin, lui, a été pendant plus de 12 ans juge à la Cour suprême de Mongolie. Il a travaillé sur de graves et complexes affaires, notamment de meurtres et d’autres relatives à l’exonération de victimes de génocide et de crimes contre l’humanité. L'actuel juge de la Cour pénale a également exercé de hautes fonctions au sein du ministère public de Mongolie, passant du poste de procureur au niveau provincial, à celui de procureur en chef au Bureau du Procureur général de Mongolie.

"Une atteinte flagrante à l'indépendance d'une institution judiciaire impartiale"

Suite à cette annonce de Washington, la CPI a aussitôt réagi dans un communiqué, disant "rejeter fermement les nouvelles sanctions américaines". Elles "constituent une atteinte flagrante à l'indépendance d'une institution judiciaire impartiale, qui opère conformément au mandat que lui ont conféré les États parties", a fustigé la CPI.

"De telles mesures, ciblant des juges et des procureurs élus par les États parties, portent atteinte à l'état de droit et mettent "en péril l'ordre juridique international." Communiqué de la CPI

En Israël, Benjamin Netanyahu a salué "l'action forte" de Washington et le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a remercié sur X Marco Rubio "pour cette position morale claire" des États-Unis.

Mandats d'arrêt contre Benjamin Netanyahu et Yoav Gallant

Créée en 2002, la CPI poursuit des individus accusés des pires atrocités, tels que les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et le génocide. Ni Israël ni les États-Unis n'adhèrent au traité international ayant institué la CPI, tout comme la Russie. Son président, Vladimir Poutine, fait également l'objet d'un mandat d'arrêt, depuis mars 2023, pour le crime de guerre présumé de déportation d'enfants ukrainiens vers la Russie.

Au cours du premier mandat de Donald Trump (2017-2021), la CPI, en particulier sa procureure d'alors, Fatou Bensouda, avait déjà été la cible de sanctions américaines, levées par Joe Biden peu après son arrivée au pouvoir en 2021.

La CPI, qui siège à La Haye, a émis en novembre 2024 des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant. Ils sont soupçonnés de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité dans la bande de Gaza, où Israël a livré une guerre dévastatrice, après l'attaque meurtrière du groupe islamiste palestinien Hamas, le 7 octobre 2023, sur son territoire.