mercredi 19 août 2026

Même les Israéliens ne sont pas prêts à mourir pour Israël




par Caitlin Johnstone


Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a déclaré lors d’une conférence qu’Israël «n’a aucun intérêt» à participer aux échanges militaires en cours entre les États-Unis et l’Iran, affirmant que «la situation actuelle est la meilleure pour nous».

S’il est indéniable que Smotrich a raison de dire qu’il est dans l’intérêt d’Israël de rester à l’écart et de laisser les Américains se battre et mourir dans ce conflit, il s’agit néanmoins d’un aveu significatif concernant une guerre que le département d’État américain affirme avoir été ordonnée par la Maison Blanche «à la demande et dans le cadre de la légitime défense collective de son allié israélien».

Trois groupes de personnes affirment régulièrement «Je ne vais pas mourir pour Israël» :

1. Les soldats américains,

2. Les Américains susceptibles d’être enrôlés dans une guerre de grande ampleur, et

3. Les Israéliens.



DERNIÈRE MINUTE : La chaîne israélienne Channel 12 annonce qu’en cas d’opération terrestre américaine en Iran, les soldats israéliens ne participeront pas aux opérations sur le terrain.

On voit ça constamment. En mars dernier, alors que les États-Unis envisageaient une invasion terrestre de l’Iran, la presse israélienne publiait en masse des articles assurant ses lecteurs que, selon des responsables gouvernementaux, Tsahal ne participerait à aucune opération de ce type. Les Israéliens acceptent volontiers que des Américains meurent pour Israël, mais ils rechignent à risquer leur propre vie pour le projet sioniste.

Savez-vous qui serait prêt à donner sa vie pour sa patrie ? Les Palestiniens.

Les Palestiniens ont clairement fait savoir qu’ils étaient prêts à mourir pour la Palestine, tandis que les Israéliens ont clairement fait savoir qu’ils ne seraient pas prêts à mourir pour Israël. Pour les Israéliens, Israël n’est qu’un luxe qu’ils abandonneraient volontiers si la situation devenait trop dangereuse.

Pour les Palestiniens, cette terre est leur foyer.

*

Le New Yorker a publié un article intitulé «Comment Biden a permis l’agression d’Israël contre Gaza et l’Iran», sous-titré «De hauts responsables de l’administration précédente regrettent désormais de ne pas avoir su contenir Netanyahou». On y cite Jake Sullivan : «Je vais être franc : nous aurions dû faire davantage pression sur Israël pour qu’il adopte une approche différente» concernant Gaza.

Et à cela, je ne peux que répondre : allez vous faire foutre. Sérieusement, allez vous faire foutre.

Vous ne pouvez pas faire ça maintenant. Vous ne pouvez pas vous retourner et dire : «Oups, on a fait une erreur !» C’était VOTRE génocide, bande d’enfoirés. LE VÔTRE. Vous l’avez choisi. Vous en êtes responsables. À jamais. L’odeur des cadavres en décomposition à Gaza souillera vos noms pour toujours.

Ils ont toujours prévu de faire ça. Ils ont soutenu un génocide en sachant qu’ils pourraient toujours tenter de le présenter a posteriori comme une erreur regrettable, et laisser leurs tristes remords les laver les mains de leurs crimes.

Foutaises ! Ça n’arrivera pas. Nous ne les laisserons jamais oublier ce qu’ils ont fait et ce qu’ils sont.

*

Ce même article du New Yorker rapporte que Benjamin Netanyahou a demandé à l’administration Biden de garder secrètes les moindres concessions qu’il aurait faites concernant l’aide à Gaza, affirmant que le premier ministre israélien «craignait des représailles internes pour ne pas avoir affamé les femmes, les enfants et les autres civils de Gaza».

Imaginez à quel point une société doit être détraquée pour que ses politiciens craignent des représailles internes pour ne pas avoir affamé des civils.

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L’autre jour, Jesse Watters, animateur sur Fox News, a plaisanté en riant sur le fait que la nouvelle politique de dépistage de la testostérone de l’armée américaine allait conduire à des agressions sexuelles de femmes par des soldats aux taux de testostérone anormalement élevés.

«Ouais, je les veux bien, mais vous savez ce qui va se passer ? Ceux qui n’en ont pas besoin vont s’en emparer, pour tripler la mise», a déclaré Watters jeudi en riant. «Et puis ils vont se déchaîner, et mesdames, sur la base, vous avez intérêt à faire attention. Escales, femmes en Asie, vous avez intérêt à faire attention, parce que ces gars-là vont se comporter comme des bêtes sauvages et vous avez intérêt à être sur vos gardes».

Ho ho, ha ha, attention mesdames, vous allez vous faire violer par des soldats américains comme des millions d’autres femmes à travers le monde et l’histoire, ha ha, wocka wocka, rire comique.

La presse Murdoch est un cancer.

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J’ai vu un tweet du commentateur sioniste Joe Walsh qui disait : «Si vous haïssez l’État d’Israël, vous haïssez les juifs. Si vous êtes déterminé à détruire l’État d’Israël, vous haïssez les juifs. Si vous ne croyez pas que l’État d’Israël ait le droit d’exister, vous haïssez les juifs».

Si vous continuez à faire croire au public qu’il doit choisir entre soutenir le génocide et haïr les juifs, les gens choisiront de haïr les juifs, car ils ne veulent pas soutenir le génocide. Le cas échéant, la faute en incombera à tous ces crétins qui ont propagé ce mensonge.

*

Vous ne pouvez pas prétendre que toutes ces inquiétudes concernant l’«antisémitisme» sont indépendantes de la volonté d’étouffer toute critique d’Israël et de ses exactions. Vous ne pouvez pas exiger que je les traite comme deux choses distinctes. Ce sont des agendas indissociables. J’aimerais que ce ne soit pas le cas, mais c’est ainsi.

Si vous venez me tenir des propos incohérents sur la peur et les mauvais traitements infligés aux juifs, je considérerai automatiquement cela comme une apologie d’un État d’apartheid génocidaire, car c’est bien là le but principal de cette rhétorique aujourd’hui. Ce n’est pas ma faute si je réagis ainsi aux accusations d’antisémitisme. C’est la faute de ceux qui instrumentalisent ces accusations pour promouvoir le génocide, l’apartheid, la guerre et la tyrannie.

Si vous voulez que je prenne au sérieux les accusations d’«antisémitisme», vous devez d’abord mettre fin à la campagne qui consiste à utiliser ce terme comme un instrument pour étouffer les manifestations pro-palestiniennes et faire taire les critiques d’Israël. C’est la seule condition pour que je vous accorde le bénéfice du doute et que je vous écoute comme si vous étiez de bonne foi. L’écosystème informationnel actuel est bien trop saturé de sionistes génocidaires qui mentent sur leurs expériences, leurs sentiments, leurs intentions et ce qui leur est arrivé pour que je puisse croire naïvement à des histoires de discrimination envers les Juifs en 2026.

Il est tellement surréaliste de constater que, dans la société occidentale dominante, on attend encore de nous que nous écoutions les discours bien-pensants sur l’«antisémitisme» sans penser immédiatement à des sujets comme Israël, la Palestine, le Liban, l’Iran, la guerre et le génocide. On attend de nous que nous écoutions patiemment des histoires sur le sentiment d’insécurité des juifs occidentaux sans jamais aborder ces problèmes évidents. C’est insultant. C’est humiliant.

Si la principale raison pour laquelle l’antisémitisme est évoqué ces jours-ci est l’opposition aux atrocités de masse commises par Israël, alors il est évident que je vais supposer que c’est la principale motivation de vos propos lorsque vous en parlez. Évidemment, ce sera mon hypothèse par défaut. Logique.

Source : Caitlin Johnstone via Marie Claire Tellier









mardi 18 août 2026

Masafer Yatta : l'armée israélienne démolit les maisons et comble les puits




Ce mardi 18 août, à Al-Fakheet (Masafer Yatta), au sud d'Hébron, l'armée israélienne a rasé les maisons en tôle de la famille Abu Sabha, dont une abritait cinq personnes, des bergeries, un enclos à moutons, et comblé deux puits de 150 et 300 mètres cubes. Selon l'agence Wafa, une femme âgée figure parmi les habitants chassés. Ce hameau appartient à une zone classée terrain de tir militaire en 1980, où un millier de Palestiniens vivent sous menace d'expulsion. Détruire l'eau, dans ce désert, revient à condamner ceux qui restent.

Au sud d'Hébron, dans le hameau d'Al-Fakheet, les bulldozers de l'armée israélienne n'ont pas seulement rasé des maisons ce mardi 18 août. Ils ont aussi comblé les puits. Dans une région désertique où l'eau se stocke litre après litre, c'est peut-être le geste le plus lourd de conséquences: celui qui rend la vie sur place tout simplement impossible.

Ce que les bulldozers ont détruit à Al-Fakheet

Selon l'agence palestinienne Wafa, qui cite le militant local Osama Makhamreh, les forces israéliennes ont démoli au matin plusieurs structures appartenant à la famille Abu Sabha. La maison en tôle de Yasser Ali Abu Sabha (quatre-vingts mètres carrés, deux pièces et une cuisine, où vivaient cinq personnes) a été abattue, avec deux remises, un enclos à moutons et un bloc sanitaire. Une pièce d'habitation appartenant à Younes Yasser Abu Sabha a connu le même sort.

Un peu plus loin, la maison de quarante mètres carrés de Fatima Khalil Abu Sabha, une femme âgée qui y vivait avec un proche, a également été rasée, ainsi qu'une bergerie.

Restent les puits. Les machines ont comblé une citerne de 150 mètres cubes appartenant à Yasser Abu Sabha et une seconde, de 300 mètres cubes, propriété d'Akram Sari Abu Sabha. Dans le désert des collines d'Hébron, où les communautés d'éleveurs dépendent de l'eau de pluie qu'elles parviennent à retenir, détruire un réservoir ne relève pas de la simple démolition d'un bâtiment. C'est retirer aux familles ce qui leur permet de rester sur leur terre.

Masafer Yatta, huit hameaux sous la menace d'expulsion

Al-Fakheet n'est pas un cas isolé. Le hameau fait partie de Masafer Yatta, un ensemble de communautés rurales palestiniennes des collines du sud d'Hébron, en Cisjordanie occupée. La zone est classée Area C, sous plein contrôle militaire et civil israélien.

Dans les années 1980, l'armée israélienne y a délimité un vaste périmètre (environ 30 000 dounams) qu'elle a désigné comme "zone de tir 918", un terrain d'entraînement militaire fermé. Depuis, les habitants vivent sous la menace permanente de l'éviction et de la démolition. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), près de 1 150 personnes, dont 569 enfants, y résident encore. Deux villages, Sarura et Kharruba, ont déjà cessé d'exister après la destruction de leurs habitations.

Le tournant juridique est intervenu le 4 mai 2022 : la Cour suprême israélienne a jugé qu'aucun obstacle légal ne s'opposait à l'expulsion des résidents pour laisser place aux exercices militaires. Une décision qui, aux yeux de l'ONU et des organisations de défense des droits humains, expose un millier de Palestiniens à un transfert forcé, un terme que ces organisations emploient pour qualifier le déplacement contraint d'une population sous occupation.

La "zone de tir 918", un instrument de dépossession

Officiellement, la zone 918 répond à des "besoins d'entraînement". Les habitants, eux, contestent ce récit depuis quarante ans. Les villages de Masafer Yatta, rappellent-ils, précèdent la déclaration militaire des années 1980 ; certains sont antérieurs à la création même de l'État d'Israël.

En 2020, l'Institut israélien Akevot a rendu public le procès-verbal d'une réunion gouvernementale de 1981 au cours de laquelle Ariel Sharon, alors ministre de l'Agriculture, plaidait pour la création de zones d'entraînement dans les collines d'Hébron afin de restreindre "l'expansion des villageois arabes". Un document depuis versé au débat public comme au dossier judiciaire.

Le procédé s'inscrit dans un mécanisme plus large. Environ 20 % de la Cisjordanie a été classée en "zones de tir", ce qui concerne plus de 5 000 Palestiniens répartis dans une trentaine de communautés. Sur le terrain, le contraste est frappant: tandis que les habitations palestiniennes sont détruites au nom de la construction "illégale" et que les familles se voient interdire tout raccordement à l'eau ou à l'électricité, des colons israéliens ont établi plusieurs avant-postes sur les mêmes terres sans être inquiétés. Deux poids, deux mesures dans un même périmètre.

Sur le plan du droit international, la question dépasse le cas de Masafer Yatta. Dans son avis consultatif de juillet 2024, la Cour internationale de justice a estimé illégale la présence prolongée d'Israël dans les territoires palestiniens occupés et appelé à y mettre fin , un cadre qui fragilise la légitimité même de ces zones militaires établies sur un territoire occupé.

Une campagne de démolitions qui s'intensifie

La destruction d'Al-Fakheet s'ajoute à une série qui s'accélère depuis 2025. Ces dernières semaines, l'armée a multiplié les ordres de démolition dans la région, visant non seulement des habitations mais aussi des écoles: l'école de Khallet al-Daba', qui accueille douze élèves du primaire, a reçu un avis de destruction, le troisième signifié à un établissement scolaire de la zone en un seul mois selon le ministère palestinien de l'Éducation. En novembre 2025, dans le hameau voisin d'Umm al-Khair, les bulldozers avaient déjà démoli des maisons et des puits.

Pour la famille Abu Sabha, la scène de mardi n'a rien d'inédit. La communauté de Khirbet al-Fakheet figure parmi les plus exposées, enclavée au cœur même de la zone de tir. C'est là, et dans les hameaux alentour, qu'a été tourné No Other Land, le documentaire récompensé de l'Oscar du meilleur film documentaire en 2025, qui a porté à l'écran ce processus d'effacement lent et méthodique.

L'effacement, loin des caméras

Ces démolitions ne font presque jamais la une. Elles se répètent, mois après mois, dans un silence médiatique que l'attention portée à Gaza contribue à prolonger. Pourtant, la logique est la même partout: une maison rasée, une bergerie éventrée, un puits comblé, et une famille de plus contrainte de choisir entre le départ et la vie sous une tente, à côté des décombres.

À Al-Fakheet, ce mardi, l'armée israélienne a détruit des murs. En comblant les puits, elle a visé quelque chose de plus difficile à reconstruire : la possibilité même de rester.

Source :


lundi 17 août 2026

"Les Israéliens actuels sont des Européens"



Colonel Jacques Baud, ancien analyste au sein du service de renseignement stratégique suisse et de l'ONU :

Les Israéliens actuels sont, en fait, des Européens. Ils ne sont pas du Moyen-Orient. Ils n'ont jamais été historiquement du Moyen-Orient. Jamais. Les Israéliens qui sont actuellement en Israël sont de purs Européens. Purs.

Ils ont un petit nombre d'Israéliens qui sont Mizrahim, qui appartiennent à la culture du Moyen-Orient et qui pourraient probablement être capables de comprendre la nuance et la subtilité du dialogue ou de la discussion diplomatique au Moyen-Orient.

Mais ces Mizrahim, ces Israéliens qui sont les vrais Juifs de Palestine, si je peux m'exprimer ainsi, ceux-là ne sont pas au pouvoir. Ils ont même été écartés du pouvoir. Le pouvoir appartient à ces Juifs d'Europe de l'Est, qui sont les Ashkénazes, qui n'ont historiquement eu aucune relation avec le Moyen-Orient.

Et ces gens ont toutes les caractéristiques des Européens. Ils ont la même arrogance. Ils ont la même approche des problèmes. Ils ont probablement certains aspects positifs ; probablement qu'ils sont plus efficaces, ou des choses comme ça, mais en même temps, ils ne sont pas capables de comprendre des relations triangulaires complexes.

C'est toujours bipolaire. Cela ne peut pas être plus que cela. C'est vraiment ce que nous sommes en tant qu'Européens, et j'ai été témoin de cela tant de fois que lorsque vous commencez une discussion, un dialogue au Moyen-Orient, les Européens sont perdus, essentiellement parce que, pour eux, encore une fois, nous venons d'une culture où tout est soit noir, soit blanc.

Pour nous, l'ami de mon ami est mon ami, mais mettez un ennemi dans ce triangle, et vous commencez à avoir un problème. Pour un Européen, vous ne pouvez pas mettre le mot « ennemi » dans ce triangle. Mais au Moyen-Orient, vous pouvez mettre le mot « ennemi » dans ce triangle, et cela fonctionne quand même.

Source

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Sanctionné par l'Union européenne pour ses propos jugés pro-russes, Jacques Baud n’a jamais reçu d’argent du Kremlin. 

Pour Jean-Luc Addor, membre du Conseil national suisse, la sanction de l'EU "c’est une dérive inquiétante et autoritaire, qui bafoue tous les droits fondamentaux, à commencer par la liberté d’expression".


samedi 15 août 2026

La profanation de Jérusalem




L'occupation ne se contente pas de voler des terres. Elle souille les âmes. À Jérusalem, les colons ne se contentent plus de construire, ils dansent sur les places, ils font du sport sur les pavés de la ville sainte qu’ils transforment en un décor de carte postale pour expatriés en survêtement. Ce n'est pas de la cohabitation, c'est de la profanation. Une occupation culturelle, une colonisation des esprits, une dépravation du sacré.

On a déjà vu Tel-Aviv : une ville qui a fait du vice une vitrine, du clinquant une identité, de l'arrogance une fierté. Et voilà que la même méthode s'applique à Jérusalem. On y installe une modernité de façade, on y importe des modes, on y organise des événements, on y banalise l'irrespect. On fait du Mur des Lamentations un décor de selfie, et de l'esplanade d'Al‑Aqsa un lieu de passage pour touristes en quête d'exotisme. Le sacré n'a plus de place, seul le spectacle compte.

Car c'est ça, le sionisme : une idéologie qui ne supporte pas le mystère, qui ne tolère pas l'altérité, qui ne respecte pas ce qui la dépasse. Il faut tout souiller, tout domestiquer, tout transformer en parc d'attractions. Et derrière cette frénésie de modernité, il y a une seule obsession : effacer l'âme palestinienne, la remplacer par une fête foraine à la gloire d'Israël. Une dépravation, oui. Celle d'un peuple qui a perdu le sens du sacré, et qui croit que tout peut être colonisé, même Dieu.

Tomy le Magnifique



vendredi 14 août 2026

Textes rabbiniques : ce qu’ils disent de plus GLAÇANT sur le MASHIAH



Le terme biblique de Mashiah désigne historiquement celui qui reçoit l'onction d'huile sacrée. À l'origine, ce mot accordait une légitimation politique ou sacerdotale à un roi ou un prêtre. Face à la dérive morale d'Israël, le prophète Isaïe a ensuite théorisé la figure d'un sauveur apportant une rédemption spirituelle.

Aujourd'hui, la politique contemporaine a totalement détourné cette notion ancestrale. La quête initiale de purification du cœur s'est effacée au profit d'une logique matérielle. Tout porte à croire que certains dirigeants utilisent désormais ce messianisme politique pour légitimer un état de guerre perpétuel au Moyen-Orient.

Cette rupture avec les textes prophétiques s'apparente à une inversion radicale des valeurs originelles. En renonçant à la morale au profit de la force brute, l'oligarchie actuelle instrumentalise la foi des peuples. Selon toute vraisemblance, cette manipulation expose la région à des risques géopolitiques majeurs.

L'attente du salut spirituel a-t-elle été définitivement confisquée par une caste amorale ? La dérive guerrière actuelle prépare-t-elle le terrain pour l'émergence d'une imposture mondiale ? 

Messie ou Antéchrist : la face cachée du messianisme politique

Dans la tradition judaïque, le Mashiah désigne un souverain attendu, issu de la lignée du roi David. Selon ces textes, sa mission est de rassembler les exilés, de restaurer la souveraineté d’Israël et de rebâtir le Troisième Temple à Jérusalem. Il s’agit d’un concept à la fois spirituel, politique et territorial.

Cette doctrine s’oppose historiquement au christianisme, qui a vu en Jésus un Messie spirituel rejeté par les autorités religieuses de son époque. Aujourd’hui, il semblerait que cette attente d’un chef terrestre absolu façonne les choix stratégiques d’une partie de la caste dirigante. Pour de nombreux observateurs, la figure ainsi attendue présente les traits attribués à l’Antéchrist.

Lotfi Hadjiat, auteur du livre "Un Mashiah averti en vaut deux", et Mike Borowski analysent les enjeux méconnus du messianisme et de la géopolitique sur GPTV.




jeudi 13 août 2026

Marilyn Monroe s'était convertie au judaïsme


La star "s'était convertie au judaïsme, non seulement parce qu'elle s'était mariée avec l'écrivain Arthur Miller. Mais surtout parce qu'elle s'identifiait au destin du peuple juif et au devenir d'Israël jusqu'à son dernier jour". Google



Le saviez-vous ?

Marilyn Monroe s'est convertie au judaïsme en 1956 après son mariage avec le dramaturge juif Arthur Miller

Elle a pris la conversion au sérieux, en étudiant avec le rabbin Robert Goldburg et en restant connectée à son identité juive après la fin du mariage.

Sa conversion fut importante, elle aida à fonder Playboy et était sioniste.

Très probablement utilisé pour subordonner JFK.


(...) des sources:

Certificat de conversion officiel (preuve directe) :
https://christies.com/en/lot/lot-164

6774 • Témoignage détaillé du rabbin Robert Goldburg :
https://reformjudaism.org/blog/marilyn-monroes-prayer-book-auction

• Article complet sur sa conversion et son identité juive :
https://forward.com/culture/film-tv/828289/marilyn-monroe-100-jewish-conversion-arthur-miller/

• Son siddour annoté et son engagement :
https://washingtonpost.com/news/morning-mix/wp/2018/10/16/for-the-highest-bidder-jewish-prayer-book-belonging-to-marilyn-monroe-who-converted-in-1956/ Autres confirmations

• Times of Israel – Marilyn Monroe la sioniste :
https://blogs.timesofisrael.com/marilyn-monroe-the-zionist/



Source


mardi 11 août 2026

Les crocodiles de Ben Gvir : la dernière arme de la guerre menée par Israël avec des animaux contre les Palestiniens


Depuis son arrivée au pouvoir en 2022, Ben Gvir encourage torture, viol, privation de nourriture & violences physiques sur les Palestiniens dans les prisons d'Israël placées sous sa responsabilité.



Les crocodiles de Ben Gvir : la dernière arme de la guerre menée par Israël avec des animaux contre les Palestiniens

Au début du mois, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a annoncé qu’Israël utiliserait des crocodiles du Nil comme gardiens pour les prisonniers politiques palestiniens.

Le programme débutera à la prison de Ketziot, la plus grande d’Israël, située dans le désert du Néguev (Naqab). Cet établissement a servi de camp de concentration où des milliers de Palestiniens ont été incarcérés entre 1988 et 1995, durant la Première Intifada. Les Palestiniens connaissaient Ketziot sous le nom de camp Ansar III.

Pour faciliter la mise en œuvre de ce projet, la ministre de la Protection de l’environnement, Idit Silman, a classé le crocodile dans la catégorie des « animaux sauvages élevés en captivité ». En vertu de cette nouvelle classification, les reptiles seront lâchés dans les fossés entourant les geôles israéliennes, là où les Palestiniens sont emprisonnés et traités comme des animaux.

Ben Gvir s’est inspiré du nouveau centre de détention pour migrants en Floride, surnommé « Alligator Alcatraz », que le président américain Donald Trump a visité l’année dernière. Cette prison de l’horreur est située « au cœur d’une vaste zone humide subtropicale peuplée d’alligators, de crocodiles et de pythons ».

Une colonie de peuplement en inspire une autre.

Les animaux occupent depuis longtemps une place dans les stratégies israéliennes mises en place pour dominer et opprimer les Palestiniens, et pour « ramener » la Palestine à son passé hébraïque fantasmé. Les dirigeants sionistes et israéliens ont régulièrement comparé les Palestiniens à des animaux, mais la guerre animale menée par Israël dépasse le stade de la métaphore pour impliquer de véritables animaux.

La guerre avec des animaux

Les dirigeants sionistes et israéliens qualifient depuis longtemps les Palestiniens d’ animaux, en précisant souvent l’espèce.

Pour justifier le lancement du génocide à Gaza, par exemple, le ministre israélien de la Défense de l’époque, Yoav Gallant, a qualifié les Palestiniens d’« animaux humains ».

En revanche, dans les années 1960 et au début des années 1970, le ministre israélien de la Défense Moshe Dayan, incapable de déterminer à quelle espèce d’insectes ou de mammifères les Palestiniens ressemblaient le plus, les a qualifiés tour à tour de « guêpes » et de « chiens », par souci de non-discrimination.

Dans les années 1980, le Premier ministre israélien Menachem Begin les a élevés au rang de « bêtes à deux pattes », tandis que l’ancien chef d’état-major israélien Rafael Eitan les a rabaissés au rang de « cafards ». Le Premier ministre israélien Yitzhak Shamir a privilégié la catégorie entomologique, qualifiant les manifestants palestiniens de « criquets ».

Ironie du sort, en 2000, le Premier ministre Ehud Barak a comparé les Palestiniens à des « crocodiles ». Le plan de Ben Gvir consisterait, semble-t-il, à faire garder les crocodiles métaphoriques par de vrais crocodiles.

Au-delà des comparaisons et des métaphores, le projet du ministre n’inaugure pas une guerre avec des animaux contre les Palestiniens. Depuis des décennies, Israël utilise les animaux pour les opprimer et les humilier, tout en ciblant à la fois les Palestiniens et leurs animaux avec sa machine à tuer, les traitant comme s’ils appartenaient à la même espèce.

Dans un reportage glaçant d’Al Jazeera English daté du 28 novembre 2023, l’écrivain et poète palestinien Refaat Alareer, bénévole auprès de la municipalité de Gaza, fait visiter aux téléspectateurs le zoo dévasté de la ville, montrant des animaux morts ou mourant de faim. Une semaine plus tard, Israël allait perpétrer le meurtre — désormais tristement célèbre — d’Alareer et de plusieurs membres de sa famille, dans le cadre du génocide en cours.

Lorsqu’ils ne tuent pas les animaux des Palestiniens, les colons israéliens les volent, tout comme leur bétail et leurs autres animaux d’élevage. Israël a même volé la vipère indigène de Palestine en 2018 pour la proclamer « serpent national ».

L’intérêt des sionistes pour les animaux, et en particulier pour les serpents, remonte au fondateur de l’Organisation sioniste, Theodor Herzl, qui a exposé dans ses journaux intimes ce qu’il convenait de faire des populations autochtones et des animaux de Palestine. Après avoir évoqué la manière d’expulser les Palestiniens pour les remplacer par des colons juifs européens, il écrivit :

« Si nous nous installons dans une région peuplée d’animaux sauvages auxquels les Juifs ne sont pas habitués — grands serpents, etc. — je ferai appel aux indigènes, avant de leur fournir un emploi dans les pays de transit, pour exterminer ces animaux. Des primes élevées seront offertes [par les Juifs] pour les peaux de serpent, etc., ainsi que pour leurs œufs. »

Après plus d’un siècle de colonisation et d’expulsions sionistes, les Palestiniens et leurs serpents — au grand dam d’Israël et de ses colons juifs — sont toujours présents dans le pays.

Fantasmes bibliques

Sous le mandat britannique, les Britanniques, colonisateurs cruels, ont importé des chiens racistes d’Afrique du Sud et les ont lâchés contre les révolutionnaires anticolonialistes palestiniens dans leurs geôles à la fin des années 1930. Les Britanniques affamaient et excitaient les chiens avant de les lâcher sur les prisonniers pour qu’ils « dévorent » leur chair.

Depuis 1967, toutefois, les Israéliens, plus inventifs, mènent une véritable guerre animale contre les Palestiniens. Bien avant le projet de gardiens-crocodiles, ils ont utilisé des chiens, des sangliers, des moutons, des vaches, des cerfs, des ânes sauvages et des oiseaux comme instruments d’oppression, et ils continuent de le faire.

Des fantasmes bibliques ont inspiré Avraham Yoffe — général de l’armée israélienne en 1948 devenu par la suite le premier directeur de l’Autorité israélienne de la nature et des parcs — à lancer ce que les Israéliens ont appelé le « retour » et la « réintroduction » d’espèces animales mentionnées dans la Bible.

Deux de ces animaux ont été « ramenés » en Israël — tout comme les Juifs y sont « revenus » — depuis l’Iran, où les deux espèces avaient subsisté : le daim de Perse et l’hémione (âne sauvage d’Asie).

L’âne sauvage a été introduit dans le Nakab (Néguev) entre 1982 et 1987, après que le zoo du Shah d’Iran, à Téhéran, l’ait offert à Israël avant la chute du régime. Quant aux daims, quatre d’entre eux ont été audacieusement capturés dans la nature et « sauvés » d’Iran par Israël à la veille de la Révolution islamique, les « sauvant » ainsi du nouveau régime.

Les ânes sauvages, mentionnés dans le Livre de Job, ont été « réintroduits » dans le Néguev et ont empiété sur les territoires fréquentés par les chameaux des Bédouins palestiniens. Les propriétaires de ces chameaux ont été sanctionnés pour avoir laissé leurs bêtes s’abreuver à des points d’eau traditionnels, désormais réservés aux ânes « de retour ». Rien qu’en 2018 et 2019, Israël a infligé 76 amendes, pour un montant total de 544 300 shekels (160.000 dollars), à des Bédouins palestiniens parce que leurs chameaux avaient pénétré sur le territoire appartenant désormais aux ânes sauvages.

Quant aux daims, leur « retour » a incité Israël à éliminer la population de chiens sauvages des collines de Jérusalem avant de les réintroduire en 2005. Ces chiens ont été requalifiés en animaux « redevenus sauvages » afin de permettre leur « abattage » légal au nom de la préservation des daims.

L’élimination de chiens palestiniens et l’expulsion de chameaux palestiniens de leur territoire d’origine constituent un sort qui n’est pas sans rappeler celui qu’Israël a réservé au peuple palestinien lui-même ; tout cela dans le but de rendre la terre biblique et « à nouveau juive », comme l’a argumenté Irus Braverman, professeure de droit et avocate spécialisée en droit de l’environnement en Israël.

La faune sauvage comme arme

Israël a également criminalisé la pratique populaire consistant à détenir des chardonnerets – de petits oiseaux prisés en Palestine et dans les pays arabes voisins pour leurs couleurs éclatantes et leur chant mélodieux.

Toutefois, la guerre menée par Israël en utilisant les animaux est bien plus violente que ces histoires de daims, d’ânes sauvages et de chardonnerets.

Depuis 2009, voire plus tôt, la colonie de peuplement israélienne utilise des sangliers comme arme contre les Palestiniens en Cisjordanie. Elle a réitéré cette pratique en 2014 et en 2022 : des colons israéliens ont chargé des sangliers dans des camions pour les relâcher près de communautés palestiniennes qui, contrairement aux colonies israéliennes illégales et clôturées situées à proximité, restent exposées aux incursions de ces animaux.

Les sangliers ont attaqué et blessé des personnes et du bétail tout en détruisant les cultures. Israël interdit aux Palestiniens de les abattre, car ils constituent une espèce protégée.

Cette instrumentalisation de la faune se poursuit. En avril 2025, l’armée israélienne a lâché 18 sangliers à Iktaba, un village palestinien assiégé près du camp de réfugiés de Nour Shams (Tulkarem), en Cisjordanie occupée. Israël avait expulsé les habitants du camp et commencé à le détruire. Ces sangliers étaient là pour terroriser les Palestiniens cherchant à regagner leur foyer.

Outre le sauvetage de daims face à la République islamique en 1978, Israël a également cherché à « sauver » les ânes de Gaza de l’« esclavage » palestinien, tout en perpétrant un génocide contre le peuple palestinien.

Les Palestiniens de Gaza dépendent des ânes et des chevaux pour le transport, l’approvisionnement en eau, la collecte de bois de chauffage, l’agriculture ainsi que pour le déplacement des journalistes et des équipes humanitaires ; le vol de ces ânes s’inscrit donc dans la stratégie génocidaire d’Israël.

Des centaines d’ânes survivants ont été capturés et volés, alors que plus de 97 % de la population animale de Gaza – incluant vaches, moutons, chèvres, chevaux, mules et ânes – a été anéantie depuis le début du génocide, tout comme 84 % de la végétation.

En Cisjordanie également, des colons attaquent, volent et tuent régulièrement le bétail palestinien. Un rapport d’Amnesty International détaille cette guerre menée contre le bétail, notamment le vol des terres de pâturage palestiniennes par Israël.

Chiens d’attaque

Alors que des chiens palestiniens « sauvages » ont été abattus pour permettre aux daims persans de faire qu’Israël soit à nouveau « juif » (1), des chiens européens sont importés pour attaquer les Palestiniens et, plus récemment, pour les violer.

Les Pays-Bas, ennemis du peuple palestinien depuis 1948, sont un fournisseur majeur de ces chiens d’attaque racistes. L’unité canine israélienne Oketz importe également des chiens d’autres fournisseurs européens et les dresse pour terroriser les civils.

Entre octobre 2023 et 2025, Israël a mené au moins 146 attaques impliquant l’unité Oketz, tuant Mohammad Bhar — un Palestinien de 24 ans atteint de trisomie 21 et d’autisme — à son domicile et blessant des dizaines d’autres personnes. Des organisations de défense des droits humains ont révélé une grande partie de cette guerre canine.

Plus effroyable encore, Israël a dressé ces chiens racistes à violer des prisonniers palestiniens, comme cela a été révélé au cours de l’année écoulée. Même le New York Times a fini par daigner rapporter l’existence de ces chiens violeurs dressés par Israël, étant donnée l’ampleur de l’horreur.

N’oublions pas l’humanité dont fait preuve la loi israélienne envers les animaux sauvages — par opposition aux animaux et aux humains palestiniens —, et rappelons que les juges au cœur tendre de la Cour suprême israélienne furent parmi les premiers au monde à interdire la production de foie gras en 2003, protégeant ainsi les oies et les canards domestiques de la torture du gavage.

Cette même Cour autorise, bien entendu, la torture des Palestiniens. En 2015, à l’inverse, Israël a légalisé le gavage des Palestiniens en grève de la faim dans ses geôles, une pratique condamnée à l’échelle internationale comme étant de la torture.

Dans ce contexte, le projet de Ben Gvir d’utiliser des crocodiles du Nil pour garder des « crocodiles humains » n’a rien d’outrageant ; il témoigne plutôt de l’amour bienveillant d’Israël pour toutes les espèces animales, à l’exception des « animaux humains » palestiniens, qu’il s’obstine à vouloir exterminer — cette fois en les livrant en pâture aux crocodiles du Nil.

Article original en anglais sur Middle East Eye / Traduction MR

(1) Joseph Massad écrit avec ironie : « to make Israel ‘Jewish’ again », sur le modèle du slogan trumpien MAGA « Make America Great Again », Rendre sa grandeur à l’Amérique.

Source


lundi 10 août 2026

L'Indonésie condamne les attaques israéliennes à Gaza


Dans un communiqué, le ministère indonésien des Affaires étrangères a estimé que ces attaques, y compris celles visant des civils et des infrastructures civiles, constituent de "graves violations" du droit international, "compromettent délibérément" la mise en œuvre du plan de paix pour Gaza et aggravent les souffrances du peuple palestinien.

Jakarta a exhorté Israël à "cesser immédiatement et définitivement" son offensive militaire, à respecter pleinement les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies et à honorer l'ensemble de ses engagements au titre de l'accord de cessez-le-feu, conformément au droit international.

Soutien au plan de paix pour Gaza


Vendredi, le Conseil pour la paix et le président américain Donald Trump ont annoncé un accord visant à mettre en œuvre la phase suivante du cessez-le-feu à Gaza, le Conseil précisant que le mouvement palestinien Hamas avait accepté une feuille de route détaillée.

L'Indonésie a salué l'acceptation de cette feuille de route par le Hamas et d'autres factions palestiniennes.

"Il s'agit d'une étape importante vers la fin du conflit", a déclaré le ministère, appelant également toutes les parties à garantir la protection des civils, du personnel médical et des travailleurs humanitaires, ainsi qu'à assurer l'acheminement sûr, rapide et sans entrave de l'aide humanitaire.

Un soutien réaffirmé à la solution à deux États

L'Indonésie a réaffirmé son engagement en faveur d'un processus politique crédible conduisant à la création d'un État de Palestine indépendant et souverain, fondé sur la solution à deux États, conformément aux résolutions des Nations unies et aux paramètres internationalement reconnus.

Le ministère a souligné qu'il s'agissait de "la seule voie vers une paix juste, durable et globale au Moyen-Orient".

Depuis octobre 2023, les attaques israéliennes contre la bande de Gaza ont fait plus de 73 300 morts et plus de 174 000 blessés, selon les autorités sanitaires de Gaza.

Malgré l'entrée en vigueur d'un accord de cessez-le-feu le 10 octobre 2025, les attaques israéliennes se poursuivent dans l'enclave, faisant 1 250 morts et 4 110 blessés supplémentaires, selon le ministère de la Santé de Gaza.



dimanche 9 août 2026

Dans les prisons israéliennes




Dans les prisons israéliennes, les Palestiniens détenus sans jugement vivent l’enfer : attachés à des lits 24h/24, les yeux bandés, en couches, nus, privés de tout contact. Odeur de plaies infectées, médecins qui amputent des membres à cause des menottes trop serrées, coups systématiques “par vengeance”.

Des journalistes et médecins palestiniens libérés racontent des viols, des humiliations sexuelles et des privations extrêmes. B’Tselem parle de “réseau de camps de torture”. Plus de 100 morts en prison depuis octobre 2023 selon certaines sources.

Et toujours : aucune véritable enquête, aucune condamnation sérieuse.

Liens en français :

- Le Monde (témoignages directs) : https://lemonde.fr/international/article/2024/07/12/des-palestiniens-racontent-l-enfer-des-prisons-israeliennes-coups-privations-humiliations-et-viols_6249254_3210.html

- Mediapart (reportage sur les prisons) : https://mediapart.fr/journal/international/150126/viols-tortures-et-privations-dans-ses-prisons-israel-broie-les-ames-et-les-corps-des-palestiniens

- ISM France (tortures à Sde Teiman et ailleurs) : https://ismfrance.org/index.php/2025/04/28/les-horribles-tortures-infligees-aux-otages-palestiniens-dans-la-prison-israelienne-de-sde-teiman-devoilees/






samedi 8 août 2026

Se venger des nations et châtier les peuples


(...) to inflict vengeance on the nations and punishment on the peoples.

Pour se venger des nations et pour châtier les peuples. 
Psaume 149:7 (Louis Segond Bible)




Pour célébrer la fin de leur formation, des soldats de la brigade Givati de l'IDF (Israel Defense Forces, en hébreu Tsahal) chantent des versets bibliques qui expriment le désir de vengeance et de châtiment des autres peuples tout en brandissant leurs armes. 

L'autre verset qu'ils chantent, tiré de Exode 2:12, dit :
"Il regarda de côté et d'autre, et, voyant qu'il n'y avait personne, il tua l'Egyptien, et le cacha dans le sable."

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu utilise un langage génocidaire dans lequel il invoque Amalek le nom d’un ancien ennemi des Israélites tiré de la Bible. 

Des militaires israéliens massacrent les civils palestiniens (hommes, femmes et enfants) en entonnant des extraits de la Bible.

L’Ancien Testament est une compilation chrétienne des textes de la Torah (partie de la Bible juive). Lors du Concile de Toulouse (1229) les autorités ecclésiastiques ont restreint l’accès des laïcs à la Bible.

L’un des décrets du concile fut le canon 14, qui stipulait :

« Nous interdisons aux laïcs de posséder les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament, à l’exception du Psautier et des Offices divins. Et en aucun cas ils ne doivent avoir ces livres en langue vulgaire. »

Pourquoi une Telle Décision ?

1. Éviter les mauvaises interprétations 

2. Contrôle des traductions

3. Protection de la foi : (...) l’Église a privilégié l’enseignement oral par les prêtres plutôt qu’un accès libre sans guide.

[...]

L’Église n’a jamais interdit la Bible elle-même, seulement sa possession non régulée dans des langues non autorisées. Les clercs continuaient à prêcher son contenu, et le peuple l’entendait dans la liturgie.





vendredi 7 août 2026

Gaza : L'indifférence après les bombes



Le monde est en train d'abandonner Gaza. A mesure que les regards se tournent vers les discussions entre Washington et Téhéran sur l'après-guerre au Moyen-Orient, le drame palestinien disparaît progressivement de l'agenda international.

Comme si les souffrances de plus de deux millions d'habitants pouvaient être reléguées au second plan au gré des priorités diplomatiques.

Comme si une guerre qui a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé de Gaza, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU, pouvait soudain devenir un simple dossier parmi d'autres.

Pourtant, rien n'est terminé. La guerre a simplement cessé d'occuper les Unes. Le cessez-le-feu instauré en octobre 2025 reste extrêmement fragile. Depuis son entrée en vigueur, plus de 1.045 Palestiniens ont encore été tués, selon les autorités sanitaires de Gaza.

Les frappes israéliennes se poursuivent presque quotidiennement. Les échanges de tirs n'ont jamais totalement cessé. Les deux camps s'accusent mutuellement de violer la trêve.

Sur le terrain, la réalité est implacable. Plus de 60% de la bande de Gaza sont toujours occupés par l'armée israélienne. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a même ordonné, fin mai, l'extension du contrôle militaire jusqu'à 70% du territoire. Son ministre de la Défense affirme désormais que les forces israéliennes resteront à Gaza «pour une durée indéterminée», au nom de la sécurité d'Israël.

Dans le même temps, la reconstruction demeure largement virtuelle. Des réunions se tiennent au Caire, à Chypre ou à Doha. Des technocrates élaborent des plans de gouvernance. Des médiateurs multiplient les consultations. Des promesses sont faites aux bailleurs internationaux. Mais, sur le terrain, les habitants continuent de vivre parmi les ruines.

Le monde regarde ailleurs.

Cette évolution révèle une vérité peu flatteuse des relations internationales : les drames humains semblent avoir une durée de vie médiatique limitée.

Tant que Gaza constituait le cœur de la confrontation régionale, les chancelleries s'en préoccupaient.

Aujourd'hui, les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran, les équilibres stratégiques avec le Liban ou les rapports de force régionaux occupent toute l'attention.

Le symbole est frappant. Le protocole d'accord conclu entre Washington et Téhéran pour mettre un terme à la guerre régionale ne contient pratiquement aucune avancée concernant Gaza.

La priorité est désormais ailleurs. Même l'Iran, pourtant soutien historique du Hamas, semble avoir relégué le dossier palestinien derrière ses propres intérêts géopolitiques.

Cette mise à l'écart ne résulte pas d'un règlement du conflit, mais de l'absence d'une solution politique crédible.

Israël exige le désarmement complet du Hamas avant toute évolution institutionnelle. Le Hamas refuse de déposer les armes sans garanties sur la mise en place d'une nouvelle autorité palestinienne. Chacun campe sur ses positions.

Entre les deux, la population civile demeure prisonnière de l’impasse politique.

Le paradoxe est cruel. Mille jours après l'attaque du 7 octobre 2023, qui avait coûté la vie à 1.221 personnes en Israël, principalement des civils, et conduit à l'enlèvement de 251 otages, les blessures restent ouvertes des deux côtés.

En Israël même, les familles des victimes réclament toujours une commission d'enquête nationale pour établir les responsabilités politiques et militaires.

Les manifestations contre le gouvernement de Benjamin Netanyahu se poursuivent, révélant une société profondément divisée.

Pendant que les responsables politiques discutent de sécurité, de désarmement ou d'équilibres régionaux, Gaza continue de compter ses morts, ses déplacés et ses destructions.

Le plus inquiétant est peut-être cette banalisation progressive de la tragédie. A force de durer, elle finit par ne plus scandaliser. L'urgence devient routine. Les ruines deviennent le décor permanent. Les victimes disparaissent derrière les calculs diplomatiques.

Une guerre oubliée n'est pourtant jamais une guerre terminée. Elle est souvent une guerre que l'on laisse s'enkyster jusqu'à la prochaine explosion.

Le Moyen-Orient ne retrouvera pas une paix durable en laissant Gaza dans cet état de suspension permanent.

Car aucune stabilité régionale ne peut durablement reposer sur un territoire dévasté, une population abandonnée et un conflit dont personne ne semble aujourd'hui avoir le courage politique de traiter les causes profondes.

Et l'histoire enseigne que les tragédies que l'on choisit d'ignorer finissent toujours par revenir avec une violence redoublée.

Source : La Quotidienne.ma

Via : https://www.france-irak-actualite.com/2026/07/gaza-l-indifference-apres-les-bombes.html



jeudi 6 août 2026

114 dépouilles, parmi lesquelles 44 enfants de moins de seize ans



Regardez ces images. Un cortège funèbre. Le plus grand de l'histoire de Gaza. Des centaines de corps, exhumés après plus de mille jours passés sous les décombres. Des ossements, des vêtements, des restes de familles entières.

114 dépouilles, parmi lesquelles 44 enfants de moins de seize ans, 37 femmes, 10 personnes handicapées. Ils étaient 308, au total, dans ce pâté de maisons résidentiel, le 22 novembre 2023, quand Israël l'a pulvérisé. Trois cents morts, une seule frappe, un quartier entier effacé. Une famille Al-Husayniya, une famille Abu Sharia, et tant d'autres, rayées de la carte.

Aujourd'hui, on les enterre. Enfin. Ou plutôt, ce qu'il en reste.

Ces images devraient faire la une de tous les journaux. Elles devraient provoquer des indignations, des sanctions, des ruptures diplomatiques. Elles devraient être sur tous les écrans, dans toutes les conversations, dans toutes les consciences.

Mais elles ne le seront pas. Parce que c'est Gaza. Parce que ce sont des Palestiniens. Parce que l'Occident a décidé que ces morts-là ne méritent ni une, ni indignation, ni mémoire.

Alors regardez. Même si ces images ne feront pas les gros titres, regardez. Parce que ce cortège est la preuve vivante que le génocide continue, que les morts s'accumulent, et que le monde, une fois de plus, regarde ailleurs.