jeudi 21 mai 2026

“Bienvenue en Israël” : Itamar Ben Gvir suscite l’indignation mondiale après le harcèlement filmé de militants de la Flottille pour Gaza


On entend le ministre israélien de la Sécurité dire “ne vous laissez pas perturber par leurs cris” alors que les militants ont été traînés et contraints à prendre des positions douloureuses.

Le 20 mai, plusieurs pays occidentaux ont convoqué les ambassadeurs israéliens et ont vivement condamné le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, après qu’il a publié une vidéo montrant une “fête de bienvenue” humiliante organisée pour les militants enlevés de la flottille Global Sumud.

On y voit les militants attachés avec des menottes en plastique, à genoux et contraints de se mettre dans des positions de stress épuisantes tandis que l’hymne national israélien retentit autour d’eux.

Ben Gvir a publié ce spectacle dégradant avec la légende “Bienvenue en Israël”, en disant au personnel de sécurité dans la vidéo : “Ne vous laissez pas perturber par leurs cris”, alors qu’un militant ligoté crie en arrière-plan.



Les agissements du ministre de la Sécurité ont suscité l’indignation à l’étranger et l’inquiétude en Israël, où les responsables craignent une nouvelle atteinte à l’image internationale déjà dégradée d’Israël depuis l’intensification du génocide à Gaza.

Lire la suite :

https://ssofidelis.substack.com/p/bienvenue-en-israel-itamar-ben-gvir



Quand Israël pratique la piraterie dans le silence occidental



Israël a intercepté dans les eaux internationales des dizaines de navires de la flottille Sumud à destination de Gaza. Une opération illégale, mais accueillie par le silence embarrassé de la plupart des chancelleries occidentales. Le droit international continue de se disloquer.



par Georges Renard-Kuzmanovic


La nuit du 29 au 30 avril 2026 marque un tournant inquiétant dans la crise international sans fin autour de Gaza et plus généralement du combat pour le droit des Palestiniens à l'autodétermination. Non pas seulement parce qu’Israël a intercepté, à nouvelle, une flottille humanitaire à destination de Gaza, mais parce que cette fois l'opération a été menée à une distance sans précédent des côtes israéliennes, à plusieurs centaines de milles nautiques de Gaza, et dans les eaux internationales. Le tout dans un silence occidental quasi total. La « Global Sumud Flotilla », composée de dizaines de navires et de centaines de militants venus de nombreux pays, a été prise d’assaut par les forces israéliennes près des côtes de la Crète, avec la discrète collaboration du gouvernement grec [lequel a des accords de coopération militaire très poussés, bien que discrets, avec Israël]. C'est une opération d’une ampleur inédite, et dont la méthode correspond à un acte de piraterie d’État.

Une opération militaire en haute mer

Les éléments qui émergent des témoignages concordants des militants, des journalistes présents et des premiers rapports diplomatiques dessinent le tableau d’une opération particulièrement brutale. Des vedettes rapides israéliennes, appuyées par des drones, auraient encerclé la flottille dans la nuit. Les communications ont été brouillées. Le contact a été perdu avec plusieurs navires au moment où les commandos israéliens ont commencé les abordages.

Selon les organisateurs, plus de 22 bateaux ont été interceptés et 175 militants arrêtés. Certains parlent même d’une flotte de 58 navires initialement engagés dans l’opération. Les activistes auraient été forcés de se mettre à genoux sous la menace des armes avant d’être transférés sur des bâtiments israéliens. Onze navires seraient restés temporairement introuvables après la coupure des communications.

Le fait le plus frappant reste cependant la localisation de l’intervention. Israël n’a pas intercepté cette flottille à proximité immédiate de Gaza, ni même dans une zone contestée autour du blocus maritime. L’opération s’est déroulée près de la Crète, à environ 600 à 700 milles nautiques de Gaza selon plusieurs sources concordantes. Il s’agit probablement de l’interception la plus éloignée jamais menée par Israël contre une flottille civile. Autrement dit, un État a projeté sa force militaire en haute mer, très loin de son littoral, pour arrêter des navires civils battant divers pavillons internationaux. C'est certes une démonstration de puissance assumée, mais aussi une rupture politique majeure et illégale au regard du droit international.

Au-delà de l’aide humanitaire, une confrontation politique
La « Global Sumud Flotilla » ne se limitait cependant pas à une mission humanitaire classique. Une partie des militants revendiquait explicitement une action de désobéissance internationale destinée à perturber les flux commerciaux liés à Israël.

Plus de vingt navires auraient engagé des actions visant à ralentir ou bloquer certaines matières premières et marchandises destinées à Israël. Les organisateurs parlent ouvertement de génocide à Gaza et affirment vouloir perturber la chaîne d’approvisionnement israélienne tant que l’occupation illégale des territoires palestiniens se poursuivra.

Nous sommes donc entrés dans une nouvelle phase du conflit, celle d’une internationalisation militante directe contre Israël sur les routes maritimes elles-mêmes.

Israël semble avoir voulu envoyer un message : aucune tentative de contestation navale ne sera tolérée, même à plusieurs centaines de milles d'Israël.

Le silence embarrassé des démocraties occidentales

Et pourtant, malgré l’ampleur de l’opération, malgré les images de militants désarmés détenus en haute mer, malgré les accusations de violences et de torture, les chancelleries occidentales sont restées d’une discrétion presque gênée.

Washington n’a pratiquement rien dit. Paris s’est réfugié dans les formules vagues appelant à la « retenue ». Berlin est resté fidèle à son soutien automatique à Israël. Bruxelles a soigneusement évité toute condamnation claire, pourtant la Commission européenne est prompte à dénoncer les violations des droits de l'homme quand cela sert ses intérêts ou ceux des Etats-Unis..

Deux exceptions notables toutefois : l’Italie et l’Espagne.
La Première ministre italienne Giorgia Meloni, pourtant loin d’être issue de la gauche propalestinienne, a dénoncé l’interception comme illégale et exigé la libération immédiate des militants italiens détenus. Rome a activé son unité de crise après l’arrestation de 24 citoyens italiens. Cette réaction intervient dans un contexte déjà tendu entre Rome et Tel-Aviv. Quelques semaines auparavant, l’Italie avait annoncé la suspension de son accord de coopération militaire avec Israël, après plus de vingt ans de partenariat stratégique.

L’Espagne, elle aussi, a pris ses distances avec l’opération israélienne, dans la continuité de son durcissement diplomatique face à la guerre menée à Gaza et à la dénonciation du génocide contre les Gazaouis.

Le contraste est saisissant. Les mêmes capitales occidentales qui invoquent quotidiennement le « droit international fondé sur des règles » se montrent soudain extraordinairement prudentes lorsqu’un allié stratégique agit militairement en haute mer contre des civils.

Le droit international à géométrie variable

Cette affaire révèle surtout une contradiction devenue impossible à masquer, à savoir l’usage totalement sélectif du droit international par les puissances occidentales.

Depuis des années, Washington et plusieurs capitales européennes expliquent que certains États seraient devenus des « acteurs hors du droit international ». L’Iran est régulièrement présenté comme une menace pour la liberté de navigation dans le Golfe. Les États-Unis justifient ainsi leur présence militaire permanente autour du détroit d’Ormuz au nom de la protection des routes maritimes internationales, n'hésitant pas pourtant eux-mêmes à procéder à des actes de pirateries dans l'Océan Atlantique ou dans le détroit de Malaca.

Mais au même moment, Israël intercepte des navires civils à plusieurs centaines de milles de Gaza sans provoquer de crise diplomatique majeure.

Le plus ironique est que les États-Unis eux-mêmes n’ont jamais ratifié la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, pourtant constamment invoquée lorsqu’il s’agit de dénoncer les actions de la Chine, de la Russie ou de l’Iran. Washington applique donc un droit qu’il refuse officiellement de reconnaître juridiquement lorsqu’il pourrait limiter sa propre puissance maritime.

Cette incohérence atteint ici un niveau presque caricatural. Lorsque des Houthis menacent des navires marchands en mer Rouge, les Occidentaux parlent immédiatement de « terrorisme maritime ». Lorsque l’Iran saisit un pétrolier, les médias parlent de « piraterie ». Mais lorsqu’Israël intercepte une flottille humanitaire entière en haute mer, les mêmes acteurs parlent de « sécurité » ou gardent le silence. Le problème n’est pas simplement moral, il est également stratégique, car à force d’utiliser le droit international comme une arme politique à géométrie variable, les puissances occidentales détruisent progressivement leur propre crédibilité avec ce double standard répétitif.

Des accusations de torture et de traitements humiliants

La situation des militants détenus ajoute encore à la gravité de l’affaire.

Le Brésilien Thiago Ávila, figure humanitaire connue et membre de la flottille, voit sa détention prolongée par Israël. Son équipe juridique évoque des violences physiques graves et des actes assimilables à de la torture depuis son arrestation.

D'autres images ont également provoqué l’indignation lorsque Thiago Ávila et le militant palestinien Saif Abu Keshek ont été présentés devant des tribunaux israéliens vêtus d’uniformes de condamnés. Une mise en scène particulièrement lourde symboliquement pour des militants arrêtés en pleine mer, donc des prisonniers politiques, alors qu’ils participaient à une mission revendiquée comme humanitaire et politique. Le message est clair et l'objectif est de dissuader toute vocation militante et actions futures en ce sens.

L’ONU a demandé la libération immédiate et inconditionnelle des membres détenus de la flottille. Mais là encore, les réactions restent limitées face à la puissance politique et diplomatique d’Israël et surtout de son allié principal, les Etats-Unis..

La question est de savoir jusqu’où les alliés occidentaux d’Israël accepteront-ils cette logique d’exception permanente alors qu'une par de plus en plus importantes de leurs populations ne supportent plus les exactions documentées et les crimes d'Israël et n'acceptent plus la logique de double standard au regard des droits de l'homme et du droit international ?

Car à mesure que les règles changent selon les acteurs concernés, ce n’est plus seulement le conflit israélo-palestinien qui est en jeu, c’est l’idée même d’un ordre international cohérent qui se désagrège de manière accélérée sous nos yeux... et le monde en rend de plus en plus responsables les pays membres de l'UE et les Etats-Unis qui violent ce même ordre international en permanence.



mercredi 20 mai 2026

Israël intercepte tous les bateaux de la flottille pour Gaza & enlève des militants dans les eaux internationales



Tous les bateaux de la Flottille ont été arraisonnés par Tsahal et les passagers séquestrés sur une "prison flottante". Au moins 87 passagers ont entamé une grève de la faim.





Les forces israéliennes ont intercepté lundi plus de 50 bateaux de la flottille en route vers Gaza dans les eaux internationales au large de Chypre, capturant au moins 319 militants à bord et les transférant sur un navire de la marine qualifié de “prison flottante”.

La Global Sumud Flotilla, le mouvement international à la tête de la mission, a déclaré que des militaires israéliens ont abordé plusieurs bateaux au large de Chypre lundi, alors que le convoi tentait d’atteindre la bande de Gaza assiégée.

“La Global Sumud Flotilla est attaquée !”, a écrit le groupe sur les réseaux sociaux. “L’occupation israélienne a de nouveau intercepté illégalement et violemment notre flotte internationale de navires humanitaires et enlevé nos volontaires”.

Il a exprimé son indignation face à

“la normalisation de ces violations du droit maritime international et à l’enlèvement de civils pacifiques dans les eaux internationales”,

exigeant la libération immédiate des militants et la fin du blocus de Gaza.

Une vidéo partagée par les organisateurs a montré des militants en train de filmer l’approche et l’abordage des bateaux par les forces israéliennes.

Les organisateurs ont déclaré que les bateaux ont été interceptés à 250 milles marins (463 kilomètres) des côtes de Gaza. Contrairement aux interceptions précédentes, qui ont eu lieu pour la plupart en pleine nuit, l’armée israélienne a arraisonné les bateaux en plein jour.

Les organisateurs ont déclaré mardi matin que les forces navales israéliennes ont intercepté et arraisonné au moins 56 navires de la Global Sumud Flotilla (GSF) et 4 bateaux de la Freedom Flotilla Coalition (FFC) dans les eaux internationales, à partir de 10 h 30 environ, heure de Turquie, lundi

Selon la Freedom Flotilla Coalition, les navires de guerre israéliens ont déployé des zodiacs transportant des commandos armés qui ont passé au moins neuf heures à arraisonner les navires un par un.

Mardi, les traceurs de la GSF indiquaient que les forces israéliennes ont illégalement détenu au moins 319 militants de la GSF et arraisonné de force 60 navires liés à la Global Sumud Flotilla, à la Freedom Flotilla Coalition et à l’Association Mavi Marmara pour la liberté et la solidarité.

La GSF a déclaré qu’au moins 12 bateaux poursuivent leur route vers Gaza au moment de la dernière mise à jour.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, recherché par la CPI, aurait suivi l’attaque contre la flottille depuis le quartier général militaire de Tel-Aviv, félicitant les soldats d’avoir

“déjoué un plan malveillant visant à briser l’isolement que nous imposons aux terroristes du Hamas à Gaza”, selon l’Associated Press.

Les navires transportaient 319 militants originaires de dizaines de pays.

Le CPJ a appelé les gouvernements internationaux à exiger la libération immédiate et la protection de tous les civils détenus par Israël, dont au moins 7 journalistes.

“Détenir des journalistes pour avoir documenté une mission humanitaire constitue une grave violation de la liberté de la presse et du droit international”, a-t-il déclaré.

Parmi les militants se trouvaient 11 Australiens, dont des universitaires, des médecins, des étudiants, des militants et des cinéastes, qui ont appelé le gouvernement fédéral à les protéger.

Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères et du Commerce (DFAT) a déclaré qu’il “cherche de toute urgence” à obtenir la confirmation que les Australiens sont sains et saufs.

“Nous continuerons à affirmer clairement notre exigence que tous les détenus bénéficient d’un traitement humain, conforme aux normes internationales”, a-t-il déclaré.

“Nous comprenons que des citoyens souhaitent réagir face à la situation humanitaire à Gaza, mais nous continuons à inviter les Australiens à ne pas se joindre à ceux qui tentent de briser le blocus naval israélien, car ils s’exposerent eux-mêmes et d’autres à des risques de blessures, de mort, d’arrestation ou d’expulsion”.

Par ailleurs, l’Italie, l’Indonésie et l’Espagne ont fait pression sur le gouvernement d’occupation israélien pour qu’il libère les militants détenus. Lundi, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a déclaré avoir convoqué le chargé d’affaires d’Israël à Madrid au sujet

d’“une nouvelle violation du droit international, à peine 15 jours après la précédente interception”.

La présidente de l’Irlande, Catherine Connolly, a également exprimé son inquiétude pour sa sœur, Margaret, qui faisait également partie de la flottille et aurait été détenue.

Le Premier ministre irlandais, Micheál Martin, a condamné l’interception par Israël d’au moins 10 citoyens irlandais à bord et a appelé à la libération immédiate des personnes détenues.

“Je condamne fermement l’interception des bateaux de la flottille Sumud dans les eaux internationales et la détention des personnes à bord par les forces militaires israéliennes, et j’appelle à leur libération immédiate”,

a déclaré le Premier ministre dans un communiqué.

Israël maintient un blocus naval sur Gaza depuis 2007. Les groupes de défense des droits humains et les organisations humanitaires ont critiqué à maintes reprises ce blocus, le qualifiant de punition collective imposée à la population de Gaza.

Les restrictions se sont durcies au fil du temps, en particulier pendant la guerre génocidaire menée par Israël à Gaza. De nombreuses tentatives pour briser le blocus ont eu lieu depuis, notamment en 2010, lorsque les forces israéliennes ont arraisonné le Mavi Marmara, un navire à destination de Gaza, lors d’une attaque qui s’est soldée par la mort de dix militants.

L’année dernière, la tentative de la flottille Global Sumud de briser le siège de Gaza a été déjouée lorsque les forces israéliennes ont intercepté une quarantaine de navires et enlevé plus de 450 passagers, dont la militante suédoise Greta Thunberg, avant de procéder à leur expulsion.

Israël, qui contrôle désormais l’accès et occupe plus de 60 % de la bande de Gaza, affirme autoriser l’entrée de l’aide humanitaire sur le territoire.

Les Palestiniens et les organisations humanitaires internationales soutiennent toutefois qu’Israël continue de restreindre et de bloquer l’entrée de l’aide dont l’enclave a tant besoin, malgré le soi-disant cessez-le-feu soutenu par les États-Unis prévoyant notamment l’augmentation des flux d’aide.

Cependant, Israël a violé cet accord en poursuivant ses attaques meurtrières, ses assassinats et le blocage de l’aide.

Médecins Sans Frontières (MSF) a déclaré récemment que les conditions de vie à Gaza restent “catastrophiques”, soulignant les pénuries généralisées de nourriture, d’eau potable, d’électricité et de soins de santé.

“Les besoins de la population sont immenses, mais les autorités israéliennes continuent de restreindre systématiquement l’entrée de l’aide humanitaire”,

a déclaré Claire San Filippo, responsable des urgences chez MSF.

Les forces israéliennes ont tué plus de 870 Palestiniens depuis le cessez-le-feu, dont plus de 300 enfants, femmes et personnes âgées.

Plus de 72 700 Palestiniens ont été tués par les raids israéliens depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023. Selon un rapport de Save the Children publié en septembre, plus de 20 000 enfants ont été tués par les forces israéliennes à Gaza au cours de ces deux années de guerre génocidaire.

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Turk, a condamné les récentes violences commises par Israël dans la bande de Gaza, affirmant que “cette spirale incessante de meurtres” reflète “l’impunité totale” dont bénéficie Israël.

“Des Palestiniens continuent d’être tués et blessés dans les ruines de leurs maisons, les abris et les tentes des familles déplacées, dans les rues, les voitures, un centre médical et même une salle de classe”, a déclaré M. Turk.

https://ssofidelis.substack.com/p/israel-intercepte-tous-les-bateaux


mardi 19 mai 2026

Deux éminents rabbins israéliens : “Les non-juifs sont stupides & doivent être nos esclaves car ils sont atteints de problèmes génétiques”



Des rabbins d'Israël prônent la suprématie juive, la vision du monde d’Hitler & l’asservissement des non-juifs. Ces propos choquants reflètent l’éducation que reçoit une partie des jeunes Israéliens.

Des enregistrements audio et vidéo de deux éminents rabbins d’une académie religieuse pré-militaire en Cisjordanie ont été capturés en train de tenir des propos dénigrants et racistes à l’encontre des goyim “non-juifs”, en particulier des Arabes, tout en prônant la suprématie juive et en soutenant la vision du monde d’Adolf Hitler.

Dans une série d’enregistrements rendus publics par Channel 13, le rabbin Eliezer Kashtiel, à la tête de l’académie Bnei David à Eli, est entendu prônant l’asservissement des non-juifs, qu’il qualifie de “stupides et violents” en raison de leur infériorité génétique présumée.

“Les non-juifs aspirent à être nos esclaves. Être l’esclave d’un juif est ce qu’il y a de mieux. Ils sont heureux d’être esclaves, ils veulent être des esclaves. […] Au lieu de simplement errer dans les rues et d’être stupides, violents et de se faire du mal, une fois qu’ils sont esclaves, leur vie peut commencer à prendre forme”, a-t-il affirmé devant son auditoire.

“Ces personnes sont atteintes de problèmes génétiques. Demandez à un simple Arabe ‘où veux-tu être ?’ Il veut être sous occupation. Pourquoi ? Parce qu’ils ont des problèmes génétiques, ils ne savent pas comment diriger un pays, ils ne savent rien faire. Regardez-les”.



Lors de cette conférence, le rabbin Eliezer Kashtiel n’a pas hésité à exprimer son racisme envers les non-juifs.

“Oui, nous sommes racistes. Nous croyons au racisme… Il y a des races dans le monde et les peuples ont des traits génétiques, et cela nous oblige à essayer de les aider”, a-t-il déclaré. “Les Juifs sont une race qui réussit mieux”.

Dans un autre extrait de la Yeshiva Bnei David diffusé par Channel 13, on peut entendre le rabbin Giora Redler vanter l’idéologie de Hitler lors d’une leçon sur l’Holocauste.

“Commençons simplement par savoir si Hitler avait raison ou non”, a-t-il lancé aux étudiants. “Il était la personne la plus correcte qui ait jamais existé, et il avait raison dans chaque mot qu’il disait… il était juste du mauvais côté”.

Le rabbin Giora Redler a poursuivi en affirmant que le pluralisme était le “véritable” génocide perpétré contre le peuple juif, et non la solution finale de l’Allemagne nazie.

“Le véritable Holocauste n’a pas eu lieu lorsqu’ils ont assassiné les Juifs, ce n’est pas ça. Toutes ces excuses – que ce soit idéologique ou systématique – sont absurdes”, a-t-il déclaré. “L’humanisme et la culture laïque du ‘Nous croyons en l’homme’, c’est ça l’Holocauste”.

Ces propos extrêmement violents reflètent l’éducation que peut recevoir une partie de la jeunesse israélienne, où la notion de peuple élu et de supériorité confère le droit non seulement de dominer, mais aussi d’assassiner froidement les Palestiniens et de considérer les non-juifs comme de simples esclaves manipulables.

Cette vision du monde est d’ailleurs combattue par de nombreux Israéliens qui s’inquiètent de l’inculcation de telles idées chez la jeunesse.

Malheureusement, le gouvernement Netanyahu lui-même est formé par certains individus extrémistes qui pensent que la supériorité des Juifs donne le droit d’affamer et d’assassiner les Palestiniens.


Source :
https://lemediaen442.fr/deux-eminents-rabbins-israeliens-les-non-juifs-stupides-doivent-etre-nos-esclaves-car-ils-sont-atteints-de-problemes-genetiques/


lundi 18 mai 2026

Israël, des "actes antichrétiens devenus courants"



Attaque contre une religieuse à Jérusalem. Les chrétiens taxés de “vampires suceurs de sang” par certains rabbins


Le maire de Jérusalem a publiquement dit recruter des Juifs pour lutter contre les missionnaires chrétiens.

Les attaques sont exacerbées par l’extrême-droite messianique au pouvoir depuis 2022. La récente agression antichrétienne perpétrée dans la ville sainte d’al-Qods [Jérusalem], quelques jours après celle contre les terres du Patriarcat latin en Cisjordanie occupée et une semaine après celle du sud du Liban pose question sur les raisons de cet acharnement.

La plus récente contre une religieuse le 29 avril, près du lieu-dit du tombeau de David, sur le mont Sion, médiatisée sur les réseaux sociaux, confirme une tendance qui devient récurrente, plus violente et plus ostensible.

Marchant seule, dans une rue presque vide, la sœur qui est chercheuse à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (Ebaf), a été attaquée de dos. L’auteur de l’attaque part puis revient sur ses pas pour la rouer de coups de pieds devant quelques passants. Certains étaient indifférents. Il est âgé de 36 ans, sachant que généralement, ce genre d’agressions est perpétré par des mineurs non condamnés par la justice.

Une source diplomatique européenne assure que l’agression “s’inscrit dans un contexte d’actes antichrétiens devenus courants, avec des insultes et des crachats de la part d’extrémistes visant des religieux en habit au quotidien”.

La Faculté de lettres et sciences humaines de l’Université hébraïque de Jérusalem a elle aussi confirmé que ce n’est “pas un incident isolé [mais] fait partie d’une tendance préoccupante d’hostilité croissante contre la communauté chrétienne et ses symboles”. La même violence a été perçue le 20 avril dans l’attaque sur la tête de la statue du Christ dans le village maronite sud-libanais de Debel par un militaire israélien tandis que son camarade le filmait pour publication sur les réseaux.

Ils ont été condamnés à un mois de prison ferme et interdits de participer aux combats. Les médias libanais ont rapporté que c’est le contingent italien de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) qui a offert la nouvelle statue, et non l’armée d’occupation qui a prétendu sur X avoir remplacé la statue endommagée.

En juillet 2025, la ville chrétienne de Taybeh en Cisjordanie occupée a fait l’objet de harcèlement constant par des colons israéliens qui s’adonnent notamment à des intrusions, la destruction de terres, des tirs d’intimidation et l’incendie de lieux de culte, comme l’église byzantine Saint-George. Les Patriarches et chefs des églises de Jérusalem ont mis en garde contre “le climat d’impunité actuel”.

La situation des chrétiens en Palestine occupée, particulièrement à Jérusalem et en Cisjordanie, est marquée par une augmentation préoccupante des actes de violence, de harcèlement et de vandalisme, principalement perpétrés par des éléments extrémistes israéliens.

Plus de 111 actes anti-chrétiens ont été recensés à Jérusalem en 2024, soit environ un tous les 3 jours, selon les Églises locales. Les incidents incluent des crachats sur des prêtres et des pèlerins, des graffitis haineux, des profanations de cimetières et d’églises, ainsi que des attaques physiques. Selon le site Terre Sainte, plus que les chrétiens, ce sont les signes visibles du christianisme qui sont visés : croix, statues, monastères, habits religieux…

“En tant que minorité, ils sont les premiers à subir les conséquences des contractions géopolitiques”, selon le père David Neuhaus, jésuite fin connaisseur des dynamiques inter-religieuses de Terre Sainte. Mais le site L’Osservatore Romano de la cité du Vatican accuse une menace constante pour les chrétiens de la part d’éléments extrémistes, en particulier du judaïsme ultraorthodoxe. Ce qui illustre une vision idéologique doctrinale.

“La Terre de Jésus, en particulier, où notre foi est née, a une raison supplémentaire de craindre ce phénomène et d’essayer de l’arrêter. L’absence d’une présence chrétienne risquerait de réduire les lieux de prédication et de passion de Notre Seigneur à de simples sites archéologiques ou touristiques”, a averti le site.

Ni l’intervention de la police israélienne ni les déclarations de certains rabbins qui ont dénoncé des actes “contraires à la religion juive” n’ont contribué à éradiquer ce phénomène. Selon le site de l’association belgo-palestinienne, d’autres rabbins encouragent ces actes. Le rabbin Benzion Gopstein, membre du parti de Ben-Gvir, kahaniste de la colonie extrémiste de Kyriat Arba, traite les chrétiens de “vampires suceurs de sang”, déclare que Noël n’a pas sa place en Terre sainte, prône l’expulsion des chrétiens d’Israël et l’incendie des églises.

Dans leur livre, la Thora des rois, les rabbins Elitzur et Yitzhak Shapira de la colonie de Yitzhar, près de Naplouse, affirment notamment que “partout où l’influence de goys (les non-juifs) constitue une menace pour la vie d’Israël, il est permis de les tuer, même s’il s’agit de Justes parmi les nations”.

Ceci implique aussi bien les chrétiens que les musulmans. Depuis 2005, précise le site, les célébrations chrétiennes de la Semaine sainte ont donné lieu à des barrages militaires et à une violence exercée conjointement par les policiers et les colons. Le nombre de fidèles autorisés à pénétrer dans l’église du Saint-Sépulcre a été drastiquement limité, passant de 11 000 historiquement pendant la cérémonie du Feu sacré à 1 800 depuis 2016, les autorités invoquant des “raisons de sécurité”.

Cette année, outre cette limitation et les violences policières vis-à-vis des fidèles et même des prêtres (des vidéos probantes circulent sur le net), des dizaines d’extrémistes juifs s’en sont pris aux croyants étrangers, hurlant : “Jérusalem est à nous. Partez !”

Le maire de Jérusalem, Arié King, a publiquement déclaré avoir recruté des dizaines de juifs pour lutter contre les missionnaires chrétiens. Ces attaques ont été exacerbées par la composante d’extrême-droite messianique du gouvernement en place depuis 2022.

Al Manar



dimanche 17 mai 2026

Les Palestiniens commémorent le 78e anniversaire de la Nakba



La Nakba, qui signifie "catastrophe" ou "désastre" en arabe, désigne l'exode forcé de quelque 700 000 à 800 000 Palestiniens chassés de leurs foyers et massacrés lors de la création de l'État colons d'Israël en 1948.



Les Palestiniens ont commémoré vendredi 15 mai le 78e anniversaire de la Nakba, événement durant lequel des centaines de milliers de personnes ont été expulsées de leurs villes, villages et localités de la majeure partie de la Palestine historique en 1948.

Les Palestiniens utilisent le terme Nakba, qui signifie "catastrophe" en arabe, pour désigner le déplacement d’environ 800 000 Palestiniens en 1948, lors de la création de l’État d’Israël sur des terres palestiniennes.

Chaque année, cette commémoration donne lieu à des marches, des expositions et des événements publics dans les territoires palestiniens et à travers le monde, afin d’affirmer les droits des Palestiniens, en premier lieu le droit au retour de millions de réfugiés.

Les événements de cette année se sont déroulés sous le slogan: "Nous ne partirons pas. Nos racines sont plus profondes que votre destruction", avec des marches, rassemblements et manifestations en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, dans les camps de réfugiés et au sein des communautés de la diaspora.

À Ramallah, une marche centrale et un rassemblement populaire ont réuni des participants officiels et la société civile, avec des drapeaux palestiniens, des banderoles noires et des clés symboliques du retour.

Des manifestations similaires ont eu lieu dans les camps de réfugiés palestiniens dans les pays arabes et étrangers, où les participants ont brandi des pancartes portant les noms de villages et villes palestiniennes dépeuplés en 1948, réaffirmant le droit au retour et rejetant le déplacement.

Selon le Bureau central palestinien des statistiques, les forces israéliennes ont pris le contrôle de 774 villages et villes palestiniens en 1948, en ont détruit totalement 531 et ont commis plus de 70 massacres ayant fait plus de 15 000 morts palestiniens.

Le Bureau indique que la population palestinienne mondiale atteignait environ 15,49 millions de personnes fin 2025, dont plus de la moitié vit hors de la Palestine historique, notamment 6,82 millions dans les pays arabes.

La population de l’État de Palestine est estimée à environ 5,56 millions d’habitants, dont 3,43 millions en Cisjordanie et 2,13 millions dans la bande de Gaza.

Le Bureau signale également une baisse démographique marquée et sans précédent à Gaza, avec une diminution d’environ 254 000 personnes depuis le début de la guerre en octobre 2023, en raison des morts, des déplacements et de la détérioration des conditions de vie.
Cette commémoration intervient alors que la guerre à Gaza se poursuit et que les opérations militaires s’intensifient en Cisjordanie, dans un contexte d’alertes palestiniennes sur de nouvelles tentatives de déplacement.

Depuis octobre 2023, les attaques israéliennes à Gaza ont fait plus de 72 000 morts et plus de 172 000 blessés, tout en causant des destructions massives d’habitations, d’infrastructures et d’installations vitales, ainsi qu’une grave crise humanitaire aggravée par le blocus et les pénuries de nourriture, d’eau et de médicaments.




samedi 16 mai 2026

Ce qui a poussé l’ancien chef du Mossad Tamir Pardo à dire qu’il a «honte d’être juif»




par Allison Kaplan Sommer

Tamir Pardo, qui a consacré sa carrière de directeur du Mossad à contrer les capacités nucléaires de l’Iran, met aujourd’hui en garde contre ce qui menace réellement l’existence d’Israël.

L’ancien chef du Mossad, Tamir Pardo, ne correspond guère au profil d’un gauchiste radical qui comparerait le comportement d’Israël à celui des nazis allemands et déclarerait avoir «honte d’être juif».

Vétéran de l’unité d’élite Sayeret Matkal de l’armée israélienne, il a participé à l’opération d’Entebbe aux côtés du frère défunt du Premier ministre Benyamin Netanyahou, Yoni, avant de rejoindre l’agence nationale de renseignement, où il a gravi les échelons pour finalement devenir son chef de 2011 à 2016. Durant cette période, il s’est concentré sur la mission de Netanyahou visant à contrer les capacités nucléaires de l’Iran. Sous la direction de Pardo, plusieurs scientifiques de haut rang à Téhéran ont été ciblés et tués – vraisemblablement par l’agence qu’il dirigeait.

Depuis son départ du Mossad, il est effectivement devenu un critique virulent du premier ministre qu’il a servi, particulièrement en ce qui concerne la question palestinienne, avertissant à maintes reprises dans des entretiens publics que la plus grande menace existentielle pour Israël ne réside pas à Téhéran, mais dans son incapacité à résoudre la question palestinienne. Il y a trois ans, le mois précédant le 7 octobre, il a déclaré sans ambages qu’Israël est un État d’apartheid. Il a également signé une pétition pendant la guerre de Gaza appelant à un cessez-le-feu et a été cité qualifiant le conflit d’«inutile» et de «perte de temps et de vies humaines».

Pardo a poussé sa rhétorique un cran plus loin cette semaine.

L’ancien chef du Mossad a été filmé en Cisjordanie pour une émission d’information télévisée sur la chaîne 13, visitant des villages ciblés par des colons violents d’extrême droite, au sein d’un groupe d’anciennes hautes figures militaires – parmi lesquelles les anciens généraux et hommes politiques Amram Mitzna et Matan Vilnai. Le groupe s’est entretenu avec des victimes des provocations, invasions et violences quotidiennes des «jeunes [colons] des collines» (Noar HaGva’ot/hilltop youth), basés dans des avant-postes illégaux voisins, alors qu’ils harcèlent systématiquement les villageois palestiniens – les terrorisant au point qu’ils n’osent pas envoyer leurs enfants à l’école – dans le but déclaré de rendre la vie si intolérable qu’ils se déplacent volontairement. Des dizaines de communautés palestiniennes ont été chassées à la suite de ces campagnes, au cours desquelles des Palestiniens ont été tués à plusieurs reprises dans des attaques violentes, avec une intervention minimale des forces de l’ordre et de l’armée.

Pardo est resté impassible en écoutant un berger palestinien raconter comment il avait été pris en embuscade et battu par des colons la nuit, son pantalon retiré et ses jambes – et ses parties génitales – attachées avec des serre-câbles. Toutes les personnalités militaires du groupe ont condamné ce comportement hors-la-loi devant les caméras, mais les paroles de Pardo ont été de loin les plus cinglantes.

«Ma mère est une survivante de l’Holocauste», a déclaré Pardo. «Ce que j’ai vu ici aujourd’hui m’a rappelé des événements survenus au cours du siècle dernier dans un pays très développé – les mêmes phénomènes dirigés là-bas contre les juifs. Et j’ai honte d’être juif aujourd’hui ici».

Les autorités, a-t-il ajouté, «savent ce qui se passe ici et choisissent de l’ignorer». En agissant ainsi – et en soutenant les colons violents à la fois politiquement et financièrement – il a déclaré que le gouvernement israélien «plante les graines du prochain 7 octobre».

L’homme qui a consacré sa carrière à combattre ce qu’il croyait à l’époque être le plus grand danger pour son pays met aujourd’hui en garde contre ce qui menace réellement son existence.

Peut-être que si davantage d’Israéliens faisaient la tournée édifiante accessible à Pardo et à d’autres généraux de haut rang, eux aussi seraient convaincus que la plus grande «menace existentielle» d’Israël ne se trouve pas à Téhéran, mais dans les gangs violents de leur propre arrière-cour – et, lors des prochaines élections, voteraient pour retirer le pouvoir à ceux qui les soutiennent aux plus hauts échelons du gouvernement actuel.

Source : Haaretz via Fausto Giudice et RI



vendredi 15 mai 2026

"When You Leave Israel and Enter Gaza, You Are God"

 




Dans le cadre de la série intitulée « La barbarie a un nouveau visage : Tsahal », il semble que l’opinion publique ait oublié l’article rédigé par Yoel Elizur, psychologue de Tsahal, publié dans le journal Haaretz le 23 décembre dernier.

Je partage à nouveau le témoignage de ces soldats, afin de rappeler et de faire comprendre ce qui se déroule actuellement sur le terrain, tant à Gaza qu’en Cisjordanie. Il convient de noter que ces récits sont probablement en deçà de l’ampleur réelle des atrocités commises.

« Je n’ai aucun problème avec les femmes. L’une d’elles m’a lancé une chaussure, alors je lui ai donné un coup de pied ici (en montrant l’aine), j’ai tout ravagé là. Elle ne peut plus avoir d’enfants aujourd’hui. »

« X a tiré quatre fois dans le dos d’un Arabe et s’en est tiré en invoquant la légitime défense. Quatre balles dans le dos à une distance de dix mètres… un meurtre de sang-froid. Nous faisions des choses comme ça tous les jours. »

« Un Arabe marchait dans la rue, il avait environ 25 ans, il n’a pas jeté de pierre, rien. Bang, une balle dans l’estomac. On lui a tiré dans l’estomac, il agonisait sur le trottoir, et nous sommes partis en voiture, indifférents. »

« Un nouveau commandant est arrivé chez nous. Nous sommes partis avec lui pour notre première patrouille à six heures du matin. Il s’arrête. Il n’y a personne dans les rues, juste un garçon de 4 ans qui joue dans le sable de son jardin. Le commandant commence soudainement à courir, attrape l’enfant et lui brise le bras au niveau du coude et la jambe à cet endroit. Il lui marche trois fois sur le ventre, puis s’en va. Nous sommes restés figés, la bouche ouverte. Nous le regardions, sous le choc… Je lui ai demandé : "Qu'est-ce qui vous prend ?" Il m’a répondu : Ces enfants doivent être tués dès leur naissance. Quand un commandant fait cela, cela devient légitime. »

« Je me suis senti comme un Nazi à Gaza. C’était exactement comme si nous étions les nazis et eux les juifs »

« Lorsque vous quittez Israël et entrez à Gaza, vous êtes dieu »

Si vous ne voyez toujours pas les similitudes entre cette armée et la Wehrmacht, relisez vos livres d’histoire.

Article complet de Haaretz 


Source : Emma



jeudi 14 mai 2026

Le masque des chrétiens-sionistes est tombé



Les soutiens les plus dogmatiques d’Israël aux États-Unis sont les "chrétiens-sionistes", qui se définissent eux-mêmes comme des "chrétiens évangéliques blancs". Représentant une part importante de la population américaine, ils soutiennent en bloc le Parti républicain depuis les années 1980. Leur pression joue donc un rôle déterminant dans la politique moyen-orientale des présidents républicains. Israël, de son côté, accorde davantage de confiance à ces chrétiens-sionistes qu’aux juifs américains eux-mêmes.

L’influence du "lobby israélien", qui investit à la fois chez les républicains et les démocrates, renforce considérablement cette pression sur le Congrès. À cela s’ajoute le rôle des médias qui diffusent en continu des récits favorables à Israël. La combinaison de ces trois facteurs garantit la continuité du soutien américain à Israël.

Cependant, ce soutien s’effrite progressivement au sein de l’opinion publique américaine, en particulier chez les jeunes évangéliques. Aujourd’hui, l’adhésion à Israël reste forte surtout chez les générations plus âgées. Parallèlement, un mouvement de détachement des églises évangéliques s’observe. Si les sentiments critiques envers Israël progressent nettement chez les jeunes démocrates, une évolution significative est également perceptible chez les jeunes républicains.

Une fracture politique et religieuse en expansion

Dans le camp trumpiste, une lutte intense oppose désormais les partisans du "America First" à ceux du "Israel First". Le soutien inconditionnel à Israël entraîne une forme de discrédit moral qui pousse certains évangéliques à se convertir au catholicisme. Des figures politiques, comme le sénateur républicain Ted Cruz, mettent en avant un discours selon lequel le Parti républicain serait menacé par une prise de contrôle de chrétiens opposés à Israël.

Parmi les figures ciblées par ce discours pro-israélien figure notamment le podcasteur Tucker Carlson. Suivi par des millions de jeunes, Carlson s’attire la colère des chrétiens-sionistes en critiquant ouvertement la politique israélienne du Parti républicain et de Donald Trump.

Les chrétiens-sionistes tentent de présenter Israël comme la ligne de front d’un prétendu choc de civilisations entre un "Occident chrétien" et un "Orient musulman". Les libéraux américains et les néoconservateurs participent également à cette entreprise de légitimation. Depuis les années 1950, les médias dominants ont façonné l’opinion publique américaine en présentant le conflit israélo-palestinien exclusivement à travers le prisme israélien. Mais la perte de crédibilité de ces médias a poussé les jeunes Américains à se tourner vers des sources alternatives, comme les podcasts de Carlson.

Le récit s’effondre face aux faits

Les chrétiens-sionistes ont longtemps présenté les Palestiniens comme une communauté persécutant les chrétiens. Or, la réalité est tout autre. Il apparaît désormais qu’Israël cherche à expulser non seulement les Palestiniens musulmans, mais aussi les "chrétiens palestiniens", l’une des plus anciennes communautés chrétiennes au monde, des territoires occupés. Israël a notamment bombardé l’une des plus anciennes églises de Gaza, tuant les personnes qui s’y trouvaient. Malgré les tentatives d’Israël et des chrétiens-sionistes de présenter cette attaque comme accidentelle, l’opinion publique américaine n’a pas été convaincue.

Les attaques visant des villages chrétiens et des églises dans le sud du Liban, ainsi que la mort d’un prêtre chrétien, ont également mis à nu l’incohérence de ce discours. Grâce aux canaux d’information alternatifs, les crimes israéliens ne peuvent plus être dissimulés. Plus récemment, des images montrant des soldats israéliens profanant une église dans le sud du Liban, ainsi que la destruction d’une statue de Jésus à coups de masse par un soldat, ont profondément choqué. Dans un premier temps, les chrétiens-sionistes ont tenté de nier l’authenticité de ces images.

Lors d’un récent podcast, Tucker Carlson a donné la parole à Alice Kisiya, une militante chrétienne palestinienne, exposant ainsi les exactions commises contre les chrétiens. Carlson a souligné que le marteau utilisé pour détruire la statue, tout comme l’uniforme, le salaire et les armes du soldat, étaient financés par les contribuables américains.

Selon Carlson, qualifier toute critique d’Israël d’"antichrétienne" relève d’une imposture. Il souligne également que les églises évangéliques n’apportent aucune aide aux chrétiens palestiniens victimes de ces violences.

Face à la mise à nu de leurs contradictions, les dirigeants chrétiens-sionistes s’inquiètent profondément du détachement croissant des jeunes évangéliques. Les sionistes redoutent surtout que cette évolution finisse par remettre en cause le soutien inconditionnel et bipartisan des États-Unis à Israël.



mercredi 13 mai 2026

La France doit restituer les œuvres d’art qu’elle a volées



La réticence de la France à restituer les œuvres d’art volées à travers son ancien empire montre que la décolonisation est loin d’être achevée, écrit Nabila Ramdani.

Colons participant au pillage des œuvres d'art africaines.


Le simple fait d’évoquer le colonialisme contrarie beaucoup de gens. Ils prétendent que les nations occidentales, notamment la France et la Grande-Bretagne, ont renoncé à leurs empires il y a longtemps, et qu’il est temps de passer à autre chose.

Pour comprendre à quel point ils se trompent, il suffit d’écouter les éternels débats sur la restitution des trésors pillés.

Des œuvres d’art et des objets d’une valeur de plusieurs milliards d’euros ont été dérobés par les puissances occupantes pendant des siècles, et une grande partie de ce butin est toujours entre les mains des voleurs.

Il ne s’agit pas d’une plainte des groupes de gauche. C’est une question fondamentale de justice et, plus encore, un parfait exemple de la façon dont le processus de décolonisation est loin d’être achevé.

De vieux préjugés persistent, et il y a beaucoup trop d’ultranationalistes intolérants qui continuent de traiter les anciens sujets de l’Empire comme des êtres inférieurs.

Ces haines ancestrales se manifestent clairement dans le dernier projet de loi français visant à restituer les objets disparus.

La législation porte sur les objets volés entre juin 1815 – à l’époque de la bataille de Waterloo – et avril 1972, date à laquelle un référendum a vu les électeurs français approuver l’entrée de la Grande-Bretagne dans la Communauté économique européenne, précurseur de l’UE.

C’était également une décennie seulement après la guerre au cours de laquelle les nationalistes algériens ont vaincu la France dans l’un des conflits les plus sanglants de l’histoire.

Des millions d’Algériens ont été tués au cours de ces 132 années, alors que les Français imposaient leur puissance militaire sur ce qui est aujourd’hui le plus grand pays d’Afrique.

Ils ont utilisé tout ce qu’ils pouvaient, des chambres à gaz au napalm – ce mélange chimique incendiaire largué depuis les airs sur des villages, des villes et des bourgs entiers pour y brûler vifs les habitants – pour asservir la population autochtone composée d’Arabes et de Berbères.

Soit dit en passant, les villes et villages algériens ont également été pillés, tout comme certains des sites archéologiques les plus riches au monde.

On pourrait penser que tout ce qui a été pris dans de telles circonstances – qu’il s’agisse de bijoux ou de poteries anciennes – devrait être restitué, mais non. L’Algérie était considérée comme le joyau de la couronne de l’Empire gaulois et de nombreux Français sont encore furieux de l’avoir perdue.

Son indépendance a été considérée comme une atteinte à l’honneur de la France et une trahison des colons qui, après s’être livrées à un nettoyage ethnique, s’étaient installés sur des terres qui ne leur avaient jamais appartenues.

Beaucoup de nostalgiques de l’Algérie sont membres du Rassemblement national (RN), le parti d’extrême droite fondé sous le nom de Front national (FN) par des hommes qui avaient combattu en Algérie pendant la guerre d’indépendance entre 1954 et 1962, ainsi que par certains qui avaient pris les armes au nom des nazis lorsque la France faisait partie du Troisième Reich.

Le leader de longue date du FN, Jean-Marie Le Pen, a été impliqué dans des actes de torture alors qu’il servait comme lieutenant dans une unité de renseignement de l’armée française. C’était un raciste notoire qui, comme nombre de ses collègues du RN, n’a jamais caché son aversion pour la majorité musulmane d’Algérie.

Le Pen est décédé l’année dernière, mais peu après, le RN a fait adopter une résolution parlementaire virulente attaquant les accords d’Évian – les conditions fixées à la fin de la guerre d’indépendance qui, entre autres, régissaient la circulation des personnes entre l’Algérie et la France de l’après-guerre.

Les Algériens entretenaient naturellement des liens extrêmement forts avec la France, et il était tout à fait légitime qu’on leur accorde des droits de circulation et d’immigration relativement faciles vers un pays qui avait dominé leur vie pendant si longtemps.

À l’époque coloniale, l’Algérie était considérée comme faisant partie du territoire métropolitain français, au point qu’elle disposait de ses propres députés à l’Assemblée nationale à Paris.

En retour, les Français ont fait venir des dizaines de milliers de travailleurs algériens dans leurs grandes villes et leurs agglomérations pour aider à les reconstruire après les ravages causés par la Seconde Guerre mondiale.

Pourtant, malgré tout cela, le RN, parti xénophobe, cherche toujours à régler ses comptes avec les autorités algériennes, et même avec les millions de Franco-Algériens qui vivent aujourd’hui en France. C’est pourquoi le RN suggère que le nouveau projet de loi concernant la restitution des trésors volés ne s’applique qu’aux pays avec lesquels la France entretient de bonnes relations.

Objectivement, cela n’inclurait pas l’Algérie pour le moment, notamment en raison de ses appels constants à un règlement complet et équitable après toutes ces années d’occupation barbare.

En décembre, par exemple, le Parlement d’Alger a adopté à l’unanimité une loi qualifiant la colonisation française de crime et exigeant des excuses et des réparations.

Le président Emmanuel Macron s’était officiellement rangé à la position algérienne lors de sa campagne électorale avant son arrivée au pouvoir en 2017, affirmant sans équivoque que ce qui était arrivé à l’Algérie constituait « un crime contre l’humanité ».

Cependant – comme c’est si souvent le cas chez un homme politique qui change d’avis selon les circonstances et selon son interlocuteur –, il a déclaré que son engagement en faveur de la justice avait évolué.

De manière scandaleuse, le projet de loi qu’il soutient va jusqu’à invoquer la guerre comme motif d’annulation de la restitution. En bref, si un objet est lié de quelque manière que ce soit à un conflit armé, il ne pourra plus être restitué.

Une telle restriction concernerait notamment Baba Merzoug, un canon en bronze algérien du XVIe siècle, qui est actuellement conservé comme trophée de guerre à la base navale française de Brest, en Bretagne. Il a été volé à la suite de la prise d’Alger en 1830, et les multiples demandes de restitution ont été rejetées.

Parmi les autres objets contestés figurent les effets personnels du légendaire chef algérien, l’émir Abdelkader, qui a mené la résistance de son peuple contre les Français jusqu’en 1847. Il s’agit notamment d’une cape de cérémonie et de l’épée d’une figure toujours très admirée, acclamée comme un « prince parmi les saints ».

Au-delà de ses tactiques exceptionnelles contre l’une des armées les plus sophistiquées au monde sur le plan technologique, Abdelkader était connu pour son respect des droits de l’homme, à une époque où ceux-ci étaient à peine pris en compte par de nombreuses forces armées, et encore moins par la France.

La conscience nationale algérienne s’articule autour de héros tels qu’Abdelkader, mais de nombreux Français continuent de le nier.

Il n’y a rien de nouveau dans la manière sournoise dont les anciennes puissances coloniales tentent de conserver leur butin.

La France conserve des dizaines de milliers d’objets pillés en Afrique subsaharienne et a avancé toutes sortes de raisons pour les conserver. Cela contraste avec la manière dont la France a évacué ses plus belles œuvres d’art de Paris pendant l’occupation nazie.

Même la Joconde a été retirée du Louvre et mise à l’abri. Et certains ont même osé suggérer que le fait d’arracher une œuvre d’art à son cadre d’origine constituait un « acte créatif ».

Cette soi-disant créativité est apparemment le seul argument qui reste aux anciens colonisateurs pour continuer désespérément à défier le cours de l’histoire.

Ce qu’il leur faudrait faire, c’est restituer ces trésors, présenter des excuses sincères et offrir des réparations appropriées aux valeureux peuples qu’ils ont humiliés et exploités pendant si longtemps.

Nabila Ramdani


Nabila Ramdani est une journaliste franco-algérienne, chroniqueuse et animatrice renommée de chaînes d’information.
Elle est spécialiste de la politique française, des affaires islamiques et du monde arabe. Elle rédige des chroniques pour les journaux The Guardian, The Observer, The Independent et London Evening Standard.
Elle a écrit Fixing France, publié à l'automne 2023. Son compte Twitter/X.

Source :

mardi 12 mai 2026

Comptant sur une indifférence générale, les Israéliens veulent relancer leur génocide à Gaza




par Qassam Muaddi


Alors que le monde a les yeux rivés sur l’Iran, Israël laisse entendre qu’il prévoit de relancer le génocide à Gaza.

Pendant des décennies, Gaza a été reléguée aux marges de l’attention mondiale. Puis, le 7 octobre est arrivé, un génocide s’en est suivi et Gaza a bouleversé le monde entier, déclenchant une série d’événements qui menacent désormais la place des États-Unis au Moyen-Orient et démontrent les limites de la puissance américaine.

Tragiquement, les événements que Gaza a mis en branle l’ont désormais reléguée au second plan. Depuis le soi-disant cessez-le-feu d’octobre 2025, le monde a «tourné la page» sur Gaza.

Mais Israël, lui, ne l’a pas fait, et il prévoit de reprendre la guerre.

Lorsque les États-Unis ont conclu un cessez-le-feu avec l’Iran – au grand dam de l’ensemble de la classe politique israélienne -, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré qu’Israël allait désormais «se concentrer sur le Hamas», laissant entendre un retour à la guerre à Gaza.

Ces intentions sont devenues explicites lorsque la chaîne israélienne Channel 14 a rapporté le week-end dernier que les forces israéliennes se préparaient à reprendre la guerre à Gaza «dès le mois prochain».

Selon le reportage diffusé en direct sur la chaîne, Israël envisage de reprendre ses opérations à Gaza après le refus du Hamas et d’autres organisations palestiniennes de déposer les armes.

Ce refus de désarmement fait suite à une série de réunions mi-avril entre des représentants des organisations palestiniennes et Nickolay Mladenov, le «Haut Représentant pour Gaza» au sein du Conseil de paix de Donald Trump, qui a exigé que les factions acceptent un plan américain de désarmement.

Mais pourquoi Israël insiste-t-il pour reprendre le génocide maintenant, alors que la guerre avec l’Iran pourrait reprendre suite au blocus des navires iraniens par Trump dans le détroit d’Ormuz ? Voici comment l’Iran et Gaza sont liés.

Se venger sur les Palestiniens de l’échec face à l’Iran

Le fait que le cessez-le-feu à Gaza ne figure plus parmi les priorités américaines et internationales est, bien sûr, dû en grande partie à la guerre en Iran. Mais le lien est encore plus direct, car la guerre contre l’Iran était censée être la dernière étape pour éliminer toute opposition à la domination d’Israël dans la région.

L’issue de la guerre pourrait déterminer la manière dont Israël traiterait les autres «dossiers» dans la région, à commencer par Gaza elle-même.

L’élimination de l’opposition iranienne à l’agenda américain et israélien dans la région priverait le Hezbollah et le Hamas de leur soutien, les laissant vidés de leur substance et sous contrôle. Une fois ceux-ci écartés, Israël serait libre de poursuivre ses ambitions les plus maximalistes, en rejetant tout accord ou arrangement qui se dresserait sur son chemin.

Compte tenu des enjeux, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré que l’armée israélienne attendait le «feu vert» des États-Unis pour reprendre sa guerre contre l’Iran, promettant que «cette fois, l’attaque sera différente et meurtrière».

Katz a ajouté qu’Israël était prêt à renvoyer l’Iran à «l’âge des ténèbres et de la pierre» en ciblant les infrastructures centrales d’énergie et d’électricité.

En d’autres termes, il s’agit de la dernière manœuvre d’Israël pour préserver son impunité et garantir sa place de puissance hégémonique régionale.

Cependant, même si la guerre israélo-US contre l’Iran échoue, cela ne signifie pas qu’Israël sera soudainement contenu par la puissance iranienne en ce qui concerne Gaza.

En fait, Israël chercherait à compenser son échec face à l’Iran par un expansionnisme maximaliste dans son arrière-cour : en reprenant son offensive à grande échelle sur la bande de Gaza et en annexant la Cisjordanie avant que son impunité internationale n’expire.

Ce risque est aggravé par la crise politique qui menace Israël. Les élections sont dans quelques mois et la coalition de Netanyahou risque de les perdre, selon les sondages.

Maintenir un front de guerre ouvert jusqu’à cette date donnerait aux dirigeants israéliens un puissant outil de diversion : repousser, une fois de plus, une enquête indépendante sur la défaillance sécuritaire qui a conduit au 7 octobre, la conscription des ultra-orthodoxes et les affaires de corruption en cours contre Netanyahou.

Le monde contre Gaza

Selon les médias palestiniens, la délégation palestinienne qui a rencontré Mladenov à la mi-avril comprenait des représentants du Hamas, du Fatah, du FPLP, du FDLP et du Jihad islamique palestinien, qui ont refusé de discuter du désarmement tant qu’Israël n’aura pas rempli toutes ses obligations au titre de la première phase incomplète du cessez-le-feu, à savoir la libre entrée des marchandises à Gaza et le début de la reconstruction.

Plus tôt en avril, des représentants du Fatah et du Hamas se sont rencontrés au Caire et ont discuté des mesures concrètes pour passer à la phase d’après-guerre à Gaza, notamment la reconstruction et le désarmement, selon les médias arabophones.

Ces développements interviennent trois mois après la formation du Comité national pour l’administration de Gaza – connu sous le nom de «comité technocratique» et composé de Palestiniens chargés d’administrer le territoire assiégé.

Bien que ce comité soit subordonné au Conseil de la paix et indépendant des institutions politiques palestiniennes, les organisations palestiniennes, y compris le Hamas et le président palestinien Mahmoud Abbas, l’ont accueilli favorablement dans le but d’amorcer la reconstruction humanitaire de Gaza. Cependant, le comité n’a pas encore été autorisé à entrer dans la bande de Gaza.

Tout cela se déroule dans un contexte de fracture et de paralysie constantes de la politique palestinienne.

Pourtant, cet état de stagnation persistant à Gaza n’est pas nouveau. Avant le génocide, Gaza connaissait déjà une longue période de stagnation humanitaire et politique depuis près de deux décennies.

Gaza avait été déclarée «inhabitable» par l’ONU en 2020, après près de deux décennies de blocus partiel israélien et de multiples campagnes de bombardements par l’occupant.

Les Gazaouis ont manifesté en masse lors d’une série de manifestations populaires connues sous le nom de Grande Marche du Retour, qui ont été accueillies par des tirs à balles réelles de la part de tireurs d’élite israéliens. Pourtant, la réaction internationale a été quasi inexistante.

Finalement, le 7 octobre est arrivé et Israël a affirmé que la situation à Gaza ne pouvait être changée que par la force, procédant à la destruction de l’enclave et tuant au moins 70 000 Palestiniens au cours de cette opération.

Mais alors que le front de Gaza s’essoufflait et qu’Israël lançait une guerre sur deux autres fronts, en Iran et au Liban, Gaza a été une fois de plus mise de côté.

Alors que les perspectives d’un processus de négociation long et interminable avec l’Iran semblent de plus en plus probables, et avec une guerre qui reprend et s’interrompt sans cesse au Liban, Gaza est sur le point de sombrer dans l’insignifiance tandis que sa population continue d’être affamée et bombardée.

La question de Gaza dans son ensemble, comme cela a toujours été le cas, deviendra le problème du prochain gouvernement israélien.

Source : Mondoweiss via Chronique de Palestine

Photo d’illustration : 21 avril 2026 – Les proches de Khamis Al-Qassas pleurent sa mort au complexe médical Al-Nasser à Khan Yunis, dans la bande de Gaza, le 21 avril 2026. Il est décédé des suites de blessures subies lorsqu’il a été pris pour cible par une frappe aérienne israélienne dans le quartier de Cheikh Nasser, à l’est de Khan Yunis, plus tôt dans la journée. Son fils avait également été tué par les forces israéliennes il y a environ un an. Malgré le soi-disant cessez-le-feu d’octobre 2025, les attaques israéliennes sur Gaza se sont poursuivies quotidiennement, faisant plus de 780 morts parmi les Palestiniens dans toute la bande de Gaza depuis lors, selon le ministère de la Santé de Gaza – Photo : Doaa Albaz / Activestills


lundi 11 mai 2026

"Ouvrir Twitter X tous les matins est une épreuve"


D'abord, l'algorithme vous donne systématiquement le spectacle des ignominies de l'État paria génocidaire. Devenu une secte de la mort avec la passion pour le meurtre de son gouvernement de fanatiques soutenus par sa population.

Ensuite vous avez droit au spectacle des élites politico-médiatiques françaises qui approuvent, soutiennent, nient.

Et enfin celui de la soumission du pouvoir d'État au lobby d'un État étranger.

Régis de Castelnau sur X


Une justice politique
Régis de Castelnau

Résumé :

A l'heure où les questions judiciaires occupent un espace médiatique toujours plus important, toutes les études démontrent pourtant que l'opinion publique se défie désormais de la Justice. Que s'est-il donc passé ? Bien sûr, la pénurie des moyens explique en partie cette image de service public à l'abandon. Mais, selon Régis de Castelnau, cette défiance prend d'abord racine dans la perte flagrante par la magistrature de sa neutralité au profit d'un exercice politique de sa mission.

En analysant les trois dernières décennies, il montre comment la justice pénale, renonçant à son impartialité, a accepté de devenir un instrument intervenant directement dans le champ politique. Castelnau détricote, pièce par pièce, la plupart des grandes affaires politico-judiciaires récentes et révèle leurs mécaniques cachées. Enfin, il démontre comment les différents dispositifs mis en place par François Hollande ont permis à la haute fonction publique judiciaire, en disqualifiant François Fillon, d'assurer l'arrivée à l'Elysée d'Emmanuel Macron.

Et de devenir ensuite une des pièces essentielles de son exercice du pouvoir. Depuis 2017, Castelnau expose les éléments qui permettent d'affirmer que la Justice ralliée au "bloc élitaire" assure la pérennité d'un système où l'argent joue un rôle majeur. Un système où il s'agit d'abord de protéger les amis, de maintenir une pression constante sur les opposants et enfin de réprimer le Peuple quand il ose exprimer une révolte sociale ou une inquiétude sécuritaire.

Le tableau final, lourdement documenté, est celui d'une magistrature qui a fait le choix de son idéologie plutôt que du bien commun.


Biographie :

Régis de Castelnau est français, né à Rabat le 7 mars 1950.

Il est diplômé de l’université Paris II Panthéon Assas. Il prête serment près la cour d'appel de Paris en 1972 et fonde d’abord son propre cabinet d’avocats en se spécialisant en droit social et économique.

Avocat engagé, il se rapproche du mouvement ouvrier français et devient dans les années 1970 un des avocats du Parti communiste français (PCF) et de la CGT. Il mènera en particulier la défense des travailleurs de la sidérurgie entre 1978 et 1982. Expérience dont il tirera un livre, La Provocation2, écrit avec l’écrivain François Salvaing. Par ses fonctions de membre du bureau de la commission de politique extérieure (la Polex) du PCF, il développe une importante activité internationale et rencontre notamment Indira Gandhi en 1982 et Mikhaïl Gorbatchev en 1987. Ses engagements lui valent, au Palais, le surnom de « Baron rouge »3.

À partir des années 1990, analysant l’importance grandissante des questions juridiques dans le processus amorcé en France par les lois de décentralisation de 1982 et 1983, il réoriente ses activités vers le droit public local4.

Fondateur et vice-président du Syndicat des avocats de France entre 1973 et 1975, président de l’association France-Amérique latine entre 1981 et 1985, il est vice-président, président puis président d’honneur de l’Association française des avocats conseils des collectivités. Il est également président de l’Institut droit et gestion locale depuis 19975.Source insuffisante

Par ailleurs, il a enseigné le droit de l’urbanisme à l’université de Bourgogne et le droit de la responsabilité personnelle des décideurs publics locaux à l’université Paris II Panthéon Assas.

Source :