mardi 22 septembre 2026

Le “Conseil de paix” de Gaza



Le plan de Trump n’est pas censé mettre fin au conflit ni stopper le génocide en cours, mais de permettre à Israël de le parachever — couronnement du rêve sioniste. Et Trump l’a très bien compris.



Le “Conseil de paix” de Gaza




Il n’y a pas de cessez-le-feu à Gaza. Il n’y a pas de “Conseil de paix” opérationnel. Il n’y a pas de feuille de route pour mettre fin au génocide ni de mécanisme pour la création d’un État palestinien. Depuis sa création, Israël a refusé de mettre en œuvre ou de respecter la moindre des conditions du “Plan global mettant fin au conflit à Gaza” de Trump. Il ne les honorera pas plus aujourd’hui.

Seul le génocide prévaut. Il change de forme et d’intensité, mais son essence reste la même.

Le plan de Trump n’est qu’un mirage, un tour de passe-passe, un projet vaniteux et éphémère. En octobre 2025, Trump a réuni les dirigeants mondiaux à Charm el-Cheikh, en Égypte, pour annoncer son accord de paix dont il a déclaré qu’il avait “pris 3 000 ans” à se concrétiser, avant de disparaître de la scène. Ce plan de paix, à l’instar des effets d’optique qui caractérisent l’ère Trump, a été relégué dans les limbes de l’oubli, tandis que notre commandant en chef aux allures de P.T. Barnum nous sert un nouveau spectacle des plus sanglants : la guerre contre l’Iran.

Trump a annoncé le 30 juillet un accord “historique” impliquant “le désarmement complet du Hamas et de tous les autres groupes armés de Gaza”.

Il a qualifié ce plan en 15 points, attribué au Conseil de paix — qui ne compte aucun représentant palestinien et a nommé Trump à sa présidence à vie —, d’“avancée monumentale vers une paix et une sécurité durables”.

Mais le Hamas a rapidement nuancé ces exigences en précisant que la remise de ses armes lourdes ne sera conditionnée qu’après l’arrêt de “toute forme” d’“agression” de la part d’Israël et au retrait de ses forces d’occupation de Gaza. Benjamin Netanyahu a allègrement rejeté la proposition de Trump. Israël, a-t-il déclaré, ne retirera pas ses troupes tant que le Hamas ne sera pas “véritablement” désarmé.

Ce qui revient à dire jamais.

Le plan de paix — approuvé par les Nations unies au mépris flagrant de la souveraineté palestinienne et du droit international — n’a jamais été qu’un coup médiatique. Il sert à fournir à Israël une couverture diplomatique pour mener à bien son génocide — l’“émigration volontaire” des Palestiniens de Gaza —, euphémisme désignant un nettoyage ethnique.

Depuis l’entrée en vigueur du “cessez-le-feu” le 10 octobre 2025, deux mois avant que le “plan de paix” de Trump ne soit officialisé, Israël a tué 1 258 Palestiniens à Gaza.

Des cessez-le-feu qui se soldent par un tel bilan ne sont pas des cessez-le-feu.

Une fois Gaza vidée de ses habitants, ce sera au tour de la Cisjordanie.

De tous les innombrables plans de paix élaborés au fil des décennies, celui-ci est le moins sérieux.

Mis à part l’exigence imposée au Hamas de libérer les otages dans les 72 heures suivant le début du cessez-le-feu — ce qui a été fait —, il manque de précisions et de calendrier contraignant. Il regorge de clauses restrictives donnant à Israël toute latitude pour dénoncer l’accord.

C’est là tout le problème.


“Il n’est pas conçu pour être une voie viable vers la paix, ce que la plupart des dirigeants israéliens ont compris”, ai-je écrit lorsque le plan a été annoncé. “Le journal israélien le plus diffusé, Israel Hayom, fondé par le défunt magnat des casinos Sheldon Adelson pour servir de porte-voix au Premier ministre Benjamin Netanyahu et défendre le sionisme messianique, a conseillé à ses lecteurs de ne pas s’inquiéter du plan Trump car il ne s’agit que de ‘rhétorique’”.

“Israël”, ai-je noté, “ne se retirera pas des zones prétendument évacuées tant que le Hamas n’aura pas pleinement respecté l’accord”, pour reprendre les termes proposés.

“Qui décide si le Hamas a ‘pleinement respecté’ l’accord ?. Israël. Quelqu’un croit-il en la bonne foi d’Israël ? Peut-on faire confiance à Israël en tant qu’arbitre objectif de l’accord ? Si le Hamas — diabolisé comme un groupe terroriste — s’y oppose, qui l’écoutera ?

“Comment est-il possible qu’une proposition de paix ignore l’avis consultatif rendu en juillet 2024 par la Cour internationale de justice, qui réitère que l’occupation israélienne est illégale et doit prendre fin ? Comment peut-elle omettre de mentionner le droit à l’autodétermination des Palestiniens ?

“Qui a autorisé les États-Unis à envoyer à Gaza une ‘Force internationale de stabilisation’, un terme euphémique pour désigner une occupation étrangère ? Pourquoi Israël, qui a détruit Gaza, n’est-il pas tenu de verser des réparations ?”

92 % des bâtiments résidentiels de Gaza ont été endommagés ou détruits et environ 81 % de l’ensemble des structures sont détruites, selon les estimations de l’ONU. La bande de Gaza a été réduite à 61 millions de tonnes de décombres, dont 9 millions de tonnes de déchets dangereux comprenant de l’amiante, des déchets industriels et des métaux lourds, sans compter les munitions non explosées et environ 10 000 cadavres en décomposition. Israël a démoli quelque 1 500 bâtiments depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Comment peut-on croire qu’Israël, déterminé à raser Gaza, reviendra sur sa décision pour permettre aux Palestiniens de reconstruire ce pour quoi il a consacré tant de temps, d’argent et de sang à détruire ?

Le général de division à la retraite Giora Eiland, ancien chef du Conseil de sécurité nationale israélien, a confirmé ce point de vue dimanche sur la station de radio israélienne 103FM.

“Israël n’a aucun intérêt à ce que Gaza soit reconstruite. Il vaut mieux pour nous qu’elle reste en ruines pour les générations à venir”, a déclaré Eiland.

“Plus le désespoir grandit à Gaza, plus la destruction est importante, et plus le monument commémorant ce qu’ils ont commis le 7 octobre sera imposant dans les années à venir, et c’est une bonne chose”, a-t-il ajouté.

Israël n’autorisera jamais la reconstruction de Gaza. Il ne remettra jamais en état les établissements de santé ni les stations d’épuration. Il ne cédera jamais le pouvoir à une Force internationale de stabilisation (ISF), qui n’existe que sur le papier. Il n’autorisera jamais la création du Comité national pour l’administration de Gaza ni n’acceptera l’autodétermination et la création d’un État palestinien.

Trump promet une “Riviera de Gaza” qui fonctionnerait comme une “zone économique spéciale” — un territoire échappant à la législation nationale et entièrement régi par des investisseurs privés, à l’instar de la “ville charter” soutenue par Peter Thiel au Honduras. Mais la “Riviera de Gaza” de Trump n’est rien d’autre qu’un pathétique campement provisoire situé le long de la ligne de cessez-le-feu près de Rafah. Elle se compose de “cabines préfabriquées” placées sous administration palestinienne et d’une minuscule force de sécurité internationale, selon The Guardian.

Ce projet est présenté, tant bien que mal, comme un projet pilote.

Malgré quelque 17 milliards de dollars de promesses de dons au Conseil de la paix, fin mai 2026, pas un seul dollar n’avait encore été versé au fonds officiel de reconstruction de Gaza géré par la Banque mondiale. Seuls environ 23 millions de dollars ont été réceptionnés par des voies alternatives pour couvrir les frais de fonctionnement, auxquels s’ajoutent 100 millions de dollars promis par les Émirats arabes unis et destinés à une future force de police palestinienne, bien qu’ils soient toujours “gelés”, selon le Financial Times.

Ce qui représente environ 0,72 dollar pour chaque tranche de 100 dollars promis.

Compte tenu des lourds coûts économiques supportés par les pays donateurs du Golfe et de la région en raison de la guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran – notamment Bahreïn, la Jordanie, le Koweït, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis –, il est fort improbable que les fonds promis puissent être versés.

L’Union européenne, l’ONU et la Banque mondiale, dans une évaluation publiée en avril, ont estimé que 71,4 milliards de dollars seraient nécessaires pour la reconstruction de Gaza.

Le Conseil de paix, dont le diplomate bulgare Nickolay Mladenov est le responsable principal, a désespérément besoin de fonds. Les États-Unis ont tenté de s’approprier 11 milliards de dollars provenant des recettes fiscales palestiniennes et des fonds bancaires gelés retenus par Israël, une initiative rejetée par l’Autorité palestinienne (AP). La retenue par Israël des recettes fiscales a aggravé la crise financière en Cisjordanie, l’AP ayant réduit de moitié les salaires de milliers de fonctionnaires palestiniens.

L’ISF, une force multinationale de maintien de la paix censée être composée de troupes venues d’Albanie, du Kosovo, du Kazakhstan, du Maroc, d’Ouganda et d’Indonésie — cette dernière ayant depuis suspendu son engagement —, fait également défaut.

Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, et la ministre des Colonies et des Missions nationales, Orit Strook, ont exigé que Netanyahu reconvoque le Cabinet de sécurité pour que le vote du 26 juillet autorisant l’entrée des troupes de l’ISF soit annulé.

L’ensemble du projet Trump relève du contes de fées, façon Alice au pays des merveilles.

À Gaza, quiconque s’approche de la ligne jaune — qui ne cesse d’être déplacée et reste mal balisée — est abattu. Des policiers sont abattus. Des dirigeants du Hamas, ainsi que leurs familles — dont notamment Azzam Khalil al-Hayya, le fils de Khalil al-Hayya qui était à la tête du bureau politique du Hamas et le principal négociateur de la faction — ont été assassinés. Les Palestiniens faisant la queue devant les cantines et ceux qui leur distribuent de l’aide ont été déchiquetés par les bombes larguées par Israël (fabriquées et livrées par les États-Unis). Israël limite l’aide alimentaire et humanitaire à la moitié du nombre de camions prévu dans l’accord de cessez-le-feu.

Les Palestiniens, dont 90 % ont été déplacés, continuent de vivre dans des camps de tentes au beau milieu des décombres et de mares d’eaux usées à ciel ouvert. Ils sont privés de toilettes et d’électricité. Le taux de chômage atteint 80 %. Des dizaines de milliers d’enfants souffrent de malnutrition aiguë à Gaza. En moyenne, un enfant est tué chaque jour.

Tacite l’avait compris. “Où ils ont fait un désert, ils disent qu'ils ont fait la paix”.

Le plan de Trump n’a pas pour but de mettre fin au conflit. Il n’est pas destiné à offrir un règlement équitable aux Palestiniens. Il n’est pas conçu pour mettre un terme au massacre collectif en cours. Il doit permettre à Israël de parachever son génocide et chasser les Palestiniens survivants de leur patrie — couronnement du rêve sioniste.

Trump, aussi borné soit-il, l’avait très bien compris.

Traduit par Spirit of Free Speech

https://ssofidelis.substack.com/p/le-conseil-de-paix-de-gaza




lundi 21 septembre 2026

L’impunité d’Israël doit prendre fin



La charte des Nations Unies stipule que toutes les résolutions du Conseil de sécurité sont légalement contraignantes en vertu du droit international. L’une des conditions pour être admis à l’ONU est que les États membres doivent se conformer aux résolutions de l’ONU. Tout pays qui n’est pas cohérent et régulier dans le non-respect du droit international et des résolutions de l’ONU devrait en effet être expulsé de l’ONU.

Israël est de loin le plus flagrant violeur des résolutions de l’ONU, depuis 1948, Israël a ignoré environ 450 à 550 résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies, a fait l’objet de plus de 230 résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, a rejeté et n’a pas mis en œuvre 32 d’entre elles, et en 2006, Israël avait été condamné dans 112 résolutions par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

Depuis 1972, il y a eu 59 veto sur des résolutions liées à Israël. Cela fait 54 ans depuis 1972 jusqu’à ce 59e veto fin 2025. C’est essentiellement une fois par an. Une fois par an pendant 54 ans, l’ONU a interrogé sur Israël et le Conseil de sécurité l’a bloqué. Chacune de ces résolutions liées à Israël a été bloquée par les États-Unis.

Depuis 2023, Israël a défié toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sur Gaza. Le Conseil de sécurité a adopté des résolutions de cessez-le-feu et Israël les a désobéies. La Cour internationale de Justice a ordonné à Israël d’arrêter d’empêcher la livraison de l’aide nécessaire, et Israël l’a désobéi. La Haye l’a exigé. Genève l’a exigé. La conscience humaine l’a exigé. Pourtant Israël continue de le désobéir.

Si le monde s’inquiète des programmes nucléaires secrets, il y a un pays qui n’autorise aucun inspecteur de l’AIEA, avec une résolution 487 du Conseil de sécurité de l’ONU en 1981 qui dit : « appelle Israël à placer d’urgence ses installations nucléaires sous les garanties de l’AIEA. » Israël refuse.

Israël se comporte comme un État voyou au sein de l’ONU, pourtant son impunité va au-delà des simples violations des résolutions de l’ONU...

Israël a tué—délibérément, dans la plupart des cas—un nombre record de personnel de l’ONU. Israël a assassiné près de 400 personnels de l’ONU—servant sous le drapeau bleu de l’ONU—depuis le 7 octobre 2023 seulement ; environ dix fois plus élevé que les pertes de l’ONU dans toutes les autres zones de conflit mondiales combinées sur la même période..

Pour la première fois dans l’histoire des Nations Unies. Israël a pris le contrôle du quartier général de l’ONU et a hissé le drapeau israélien au-dessus des bâtiments. Israël a attaqué des centres de distribution alimentaire de l’ONU, bombardé des écoles de l’ONU utilisées comme abris par les gens, ciblé des convois de l’ONU transportant des travailleurs humanitaires se rendant vers des enfants affamés. Israël a également ciblé des entrepôts de fournitures médicales et des hôpitaux, et bombardé des installations de l’ONU ; au moins 420 installations distinctes de l’ONU ont été directement touchées, endommagées ou occupées par Israël à travers la Palestine et le Liban, depuis le 7 octobre 2023.

À ce jour, Israël a tué sept Casques bleus de l’ONU et blessé près d’une douzaine d’autres portant l’uniforme de l’ONU sous le drapeau de l’ONU au Liban. Attaquer des Casques bleus de l’ONU est une abomination qui, par le passé, était perpétrée par des terroristes, mais jamais par des membres de l’ONU. Certains d’entre vous ont prétendu se soucier de ce que l’ONU avait à dire en 1948 ; vous souciez-vous du fait que l’ONU d’aujourd’hui a perdu plus de personnels de l’ONU tués au cours des trois dernières années que dans tout autre conflit ou crise unique dans l’ensemble des 81 ans d’histoire des Nations Unies.

Israël a violé le droit international, le droit international humanitaire, le droit des droits de l’homme, les Conventions de Genève et de Vienne, la Cour pénale internationale (CPI) et le Statut de Rome, la Convention de 1994, la Charte de l’ONU et les résolutions du Conseil de sécurité... Israël a violé toutes les normes internationales à ce jour...

Tout pays qui n’est pas cohérent et régulier dans le non-respect du droit international et des résolutions de l’ONU devrait en effet être expulsé de l’ONU. Israël ne peut pas continuer à être traité comme un membre à part entière de l’ONU. C’est ce que dit la Charte de l’ONU. Israël ne devrait-il pas maintenant être expulsé de l’ONU en vertu du droit international ?

Ce monde a complètement perdu son sens.

dimanche 20 septembre 2026

L’Iran


Bibi ne veut pas d’un Iran qui fonctionne. Il veut un autre Nagasaki, un autre Hiroshima ; la dévastation à perte de vue. C’est l’avertissement de Netanyahou à ceux qui osent défier l’État d’Israël. Maintenant, il a simplement besoin de créer l’environnement approprié (faux drapeau) pour qu’une attaque nucléaire semble justifiable. (Lire Atomiser l’Iran ?)




Dr Jose Cuauhtemoc Cervantes


L’Iran n’est pas un pays arabe et il cache des secrets qui laissent le reste du monde bouche bée.

1) Ce ne sont pas des Arabes

Bien que la majorité soient musulmans, 60 % de la population est d’ethnie perse. Leur langue officielle n’est pas l’arabe, mais le farsi, une langue indo-européenne.

2) La capitale mondiale des rhinoplasties

Téhéran détient le titre de la ville avec le plus grand nombre d’opérations du nez par habitant au monde. C’est un symbole de statut si important que les gens portent fièrement le pansement dans la rue pendant des mois. 

3) L’origine du mot « Assassin »

Le terme provient des Hashashin, une secte mystique et un ordre militaire de mercenaires qui opérait depuis des forteresses dans les montagnes d’Iran aux XIe et XIIe siècles.

4) Le geste du pouce levé est une insulte

Dans la culture iranienne traditionnelle, faire le geste du pouce levé ne signifie pas « tout va bien » ; c’est considéré comme une insulte équivalente à montrer le doigt d’honneur.

5) L’invention de la réfrigération antique (Yakhchal)

Il y a plus de 2 400 ans, les Perses ont construit des structures coniques dans le désert capables de stocker de la glace en plein été sans électricité.

6) 90 % du safran du monde vient d’ici

L’Iran est le géant absolu de l'« or rouge ». Le safran iranien est le plus convoité et le plus cher de la planète en raison de sa récolte artisanale.

7) Nature extrême : Ski et désert le même jour

Tu peux skier le matin dans la neige de la chaîne de l’Alborz et marcher l’après-midi à plus de 50 °C dans le désert de Lut.

8) Les inventeurs des moulins à vent

Dans la région de Nashtifan, des moulins à vent à axe vertical faits d’argile et de bois, datant de plus de 1 000 ans, fonctionnent encore.

9) Le défaut intentionnel dans leurs tapis

Les célèbres tapis perses mettent des années à être tissés à la main. Cependant, les tisserands laissent un petit défaut exprès, guidés par la croyance que « seul Dieu est parfait ».

10) Le dernier refuge du guépard asiatique

L’Iran est le seul pays de la planète où le guépard asiatique survit encore à l’état sauvage, une espèce au bord de l’extinction critique.

11) Le berceau du jeu de polo

Le jeu de polo (Chogān) est né dans l’ancienne Perse il y a plus de 2 500 ans, conçu à l’origine comme un entraînement pour la cavalerie royale.

12) L’origine du mot « Paradis »

Le mot « paradis » provient de l’ancien persan Pardis, qui signifie « jardin clos », en référence aux majestueux jardins perses.

13) L’une des civilisations continues les plus anciennes

L’histoire urbaine et impériale de l’Iran s’étend sur plus de 7 000 ans. Persépolis reste une merveille architecturale de l’Antiquité.

14) L’île aux terres colorées et à la plage rouge

L’île de Hormuz est célèbre pour ses collines multicolores et ses plages de sable rouge éclatant dues à la forte concentration de minéraux et de fer.

15) Le calendrier solaire unique

L’Iran ne suit pas le calendrier grégorien. Son Nouvel An (Nowruz) commence exactement à l’équinoxe de printemps (21 mars) et son calendrier actuel est au XVe siècle.

Source


samedi 19 septembre 2026

Le problème, c’est Israël, pas Netanyahou




par Kevin Barrett


Israël, et son premier ministre Benjamin Netanyahou, recherché pour génocide, sont de plus en plus impopulaires. Selon les estimations de Gemini, environ 80% des amateurs de football du monde ont soutenu l’Espagne face à l’Argentine lors de la Coupe du monde, principalement parce que le président espagnol Pedro Sánchez est pro-palestinien, tandis que le président argentin Javier Milei est un sioniste fervent.

Même les États-Unis, sous le poids d’une classe médiatique et de donateurs politiques pro-israéliens, se retournent contre les sionistes. De récents sondages révèlent une chute vertigineuse de 70 points du soutien à Israël ces huit dernières années. Durant le premier mandat de Trump, la cote de popularité d’Israël avoisinait les 50 points. Aujourd’hui, elle est tombée à -20 points selon la faculté de droit de l’université Marquette et à -23 points selon le Pew Research Center.

Même les politiciens les plus avides de financements de l’AIPAC perçoivent le vent tourner. Le projet de loi de Thomas Massie visant à mettre fin au soutien militaire américain à Israël, qui il y a quelques années aurait eu du mal à trouver deux ou trois soutiens courageux, a recueilli 103 votes «oui» démocrates contre seulement 98 votes «non». (Massie était le seul républicain à voter pour.)

Même nombre des plus fervents défenseurs d’Israël reconnaissent que leur «nation élue» a besoin d’un renouveau. En juin, Donald Trump, entouré de ses conseillers juifs pro-israéliens Witkoff et Kushner, a hurlé à Netanyahou au téléphone : «Tout le monde vous déteste maintenant ! Tout le monde déteste Israël !»

Comme l’a laissé entendre la sortie de Trump, beaucoup de gens associent leurs griefs contre Israël à un seul homme : Benjamin Netanyahou. Remplacer Bibi par un visage plus sympathique, ou du moins par un visage qui ne figure pas sur la liste des personnes les plus recherchées au monde, fait partie du programme sioniste.

Il est probable qu’à un moment donné, le rituel juif ancestral du bouc émissaire soit appliqué à Netanyahou. Le terme «bouc émissaire» (Azazel) provient de l’ancien rituel hébraïque de Yom Kippour (Jour du Grand Pardon). Chaque année, lors de cette grande fête — le jour le plus sacré du calendrier juif —, les anciens juifs transféraient rituellement les péchés, la culpabilité et les impuretés collectives de leur communauté sur un bouc, qu’ils expulsaient ou détruisaient ensuite pour obtenir une purification symbolique.

Bientôt, Netanyahou, désigné comme bouc émissaire, sera destitué. Peut-être mourra-t-il subitement ou ira-t-il en prison. Son successeur sera encensé par les médias proches d’Epstein comme un homme raisonnable, modéré, capable de redonner à Israël son statut d’avant Netanyahou, celui de «lumière pour les nations» et de «seule démocratie du Moyen-Orient». Mais cela résoudra-t-il vraiment le problème ?

Il convient d’examiner qui est susceptible de remplacer Netanyahou. Jusqu’à récemment, son principal rival était Naftali Bennett, qui, comme Netanyahou, est un sioniste extrémiste fanatique. Bennett a fait ses premières armes au sein du Likoud, le parti de Netanyahou, et a été son chef de cabinet de 2005 à 2008. Ses positions n’ont pas évolué depuis. Bennett est tout aussi génocidaire — et tout aussi déterminé à entraîner les États-Unis dans une guerre sans fin contre l’Iran — que Netanyahou lui-même.

Ces deux derniers mois, Gadi Eisenkot a supplanté Bennett comme principal rival de Netanyahou et comme probable prochain Premier ministre d’Israël. Et Eisenkot, tout comme Bennett, est aussi mauvais que Netanyahou.

Eisenkot est l’initiateur de la doctrine de Dahiyeh, la politique officielle d’Israël consistant à perpétrer des massacres de civils à caractère génocidaire. Il a élaboré cette «doctrine du génocide» en 2008, alors qu’il était à la tête des Forces de défense israéliennes. Il l’a baptisée doctrine de Dahiyeh en référence au massacre de civils qu’il a ordonné dans la banlieue de Dahiyeh, à Beyrouth, en 2006.

Eisenkot soutient avec enthousiasme le massacre de dizaines de milliers d’enfants et de dizaines de milliers de femmes perpétré par Israël lors du rasage de Gaza. Son soutien ouvert à ce massacre fait de lui l’un des dirigeants politiques les plus abjects de l’histoire.

Étonnamment, Eisenkot trouve même que Netanyahou est trop pacifiste ! Ce «modéré» génocidaire a vivement critiqué Netanyahou pour sa trop grande soumission aux exigences américaines de cessez-le-feu dans la guerre actuelle menée par Israël contre l’Iran. Autrement dit, Eisenkot est encore plus déterminé que Netanyahou à pousser les États-Unis à l’autodestruction !

Netanyahou est peut-être un homme mauvais, mais il n’est pas à l’origine des problèmes d’Israël. Le sionisme, lui, l’est. Cette idéologie pernicieuse prétend que Dieu a «choisi» les juifs il y a 3000 ans et leur a donné à perpétuité toute la terre située entre le Nil et l’Euphrate. La plupart des sionistes ne croient même pas en Dieu, mais ils croient que Dieu leur a donné le droit de voler les biens d’autrui et de violer et tuer quiconque résiste. C’est tout simplement aberrant !

Les Israéliens ont érigé en héros nationaux des gardiens de prison qui sodomisent des personnes jusqu’à la mort, dressent des chiens à violer des détenus et commettent d’autres atrocités indicibles. Leurs soldats célèbrent fièrement le fait d’abattre des femmes enceintes d’une balle dans le ventre pour obtenir «une balle, deux morts». Ils chassent des enfants pour le plaisir, comme l’a décrit Chris Hedges dans «A Gaza Diary».

En résumé, Israël est criminellement fou, et Netanyahou n’en est qu’un symptôme.

Source : The Unz Review via Entre la plume et l’enclume

Traduction Maria Poumier

jeudi 17 septembre 2026

Mike Evans




Laissez-moi vous présenter le chrétien sioniste le plus puissant dont vous n'avez probablement jamais entendu parler.

Rencontrez Mike Evans.

Mike Evans n'est pas juste un autre prédicateur évangélique avec une Bible et un mégaphone. C'est un milliardaire soutenu, un confident de longue date de Benjamin Netanyahu et de Donald Trump, et l'homme derrière l'une des campagnes de mobilisation pro-israélienne les plus ambitieuses de l'histoire américaine.

En décembre 2025, Evans a organisé la plus grande réunion de pasteurs américains en Israël depuis la fondation de l'État. Mille leaders évangéliques ont été acheminés par avion, les frais étant couverts par le ministère israélien des Affaires étrangères. Ils ont été formés et commissionnés en tant que « Ambassadeurs des Amis de Sion ».




lundi 14 septembre 2026

Les États-Unis offrent leur machine de guerre à Israël



Au début des années 2000, je travaillais auprès de victimes de violence domestique à Seattle, Washington.

L’un de mes entraîneurs était une femme débraillée qui m’a expliqué qu’elle était un ancien membre des Forces de défense israéliennes (FDI). Je me souviens m’être demandé pourquoi plusieurs anciens membres du Mossad et de Tsahal étaient impliqués dans la formation des policiers de Seattle. À l’époque, je n’y ai pas pensé plus que cela. Après tout, ils travaillaient aussi pour aider à protéger les victimes de violence domestique.

Avance rapide jusqu’en 2026.



Enterré à l’intérieur de l’énorme Loi sur l’Autorisation de la Défense Nationale (NDAA) pour l’exercice 2027 se trouve l’article 219, une disposition qui crée ce qu’on appelle officiellement l’Initiative de Coopération Technologique pour la Défense entre les États-Unis et Israël. Concrètement, cette loi demande au Pentagone d’approfondir l’intégration de la recherche militaire américaine et israélienne, du développement des technologies de défense, de la fabrication d’armes et des chaînes d’approvisionnement militaro-industrielles dans le cadre d’une unique coordination. Les critiques soutiennent que cela représente un niveau d’intégration institutionnelle sans précédent entre les États-Unis et un partenaire militaire étranger.

J’ai récemment invité Tucker Carlson sur mon podcast, East Meets West, et l’une des questions que je lui ai posées portait sur ce nouveau niveau d’intégration militaire entre les États-Unis et Israël. Tucker a appelé ça de la trahison.

Il y a une longue histoire des États-Unis, de son peuple, de ses 350 millions d’habitants, utilisés à mauvais escient par les services de renseignement israéliens. Et donc l’idée que vous les fusionniez formellement est un désastre. C’est la définition de la trahison. C’est de la trahison.

Beaucoup de gens sont d’accord avec cette évaluation, et moi aussi.

Jamais auparavant dans l’histoire des États-Unis, une nation étrangère n’avait bénéficié d’un tel degré d’intégration institutionnelle dans la base industrielle de recherche militaire et de défense des États-Unis. Cela va bien au-delà de l’influence politique qu’ont des organisations comme l’AIPAC ou les dépenses de campagne à Washington. Cela atteint l’infrastructure militaro-industrielle elle-même. Cela signifie une recherche partagée, un développement partagé, des achats partagés et une relation au niveau des renseignement encore plus profonde. Une fois que ces systèmes seront entrelacés, ils seront extraordinairement difficiles à séparer.

Pendant ce temps, les citoyens américains ordinaires sont confrontés à l’inflation, à la diminution des ressources, à l’effondrement des infrastructures et à l’érosion continue du rêve américain. La promesse de mettre fin aux guerres sans fin sonne désormais creux.

Trump – le cheval de Troie qui a convaincu tant de gens qu’il était différent – fait paraître la politique étrangère belliciste de Biden comme restreinte, en comparaison. Trump aurait accepté environ 300 millions de dollars de soutien de Miriam Adelson pendant sa campagne tout en se présentant comme le candidat anti-guerre. Puis vinrent plus de bombes, plus de guerres et plus de chaos. Il ignore les prochaines élections de mi-mandat et l’opposition croissante du public à l’intervention étrangère, tout en intensifiant le conflit avec l’Iran.

Tucker Carlson a fait remarquer que Trump n’aime même pas personnellement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Que cela soit vrai ou non est hors de propos. Trump semble faible, compromis et finalement disposé à faire avancer les objectifs stratégiques d’Israël alors que le Moyen-Orient se dirige vers une grande guerre.

Le sort des Palestiniens n’a jamais été aussi désespéré. Alors que les politiciens prononcent des discours performatifs sur la catastrophe à Gaza et que les tribunaux internationaux débattent de l’avenir de Netanyahu, la guerre continue. Trump semble presque heureux de bombarder l’Iran et d’entraîner les États-Unis plus profondément dans un autre bourbier du Moyen-Orient.

En 2025, j’ai écrit et je pensais avec optimisme que peut-être Trump mettrait enfin fin aux guerres sans fin de l’Amérique. Je n’aurais pas pu me tromper davantage.

Au lieu de cela, il a embrassé et élargi l’agenda stratégique d’Israël avec peu de considération pour le consentement du peuple américain.

Maintenant, une convergence encore plus troublante se dessine. La guerre par procuration des États-Unis et de l’OTAN avec la Russie par le biais de l’Ukraine chevauche de plus en plus le conflit impliquant l’Iran – non seulement par le biais de ressources militaires, mais également par le biais de messages politiques et de rhétorique publique.

La guerre de l’information fait également rage. Des personnalités influentes telles que Laura Loomer, qui aurait l’oreille de Trump, continuent de promouvoir une rhétorique agressivement antirusse et des appels incendiaires qui intensifient encore les tensions.

Alors que l’été touche à sa fin, les tambours d’une guerre mondiale plus large semblent plus forts que jamais. Pendant ce temps, le rêve américain continue de mourir. Pour Israël, cependant, une nouvelle ère stratégique ne fait que commencer.

Par Tara Reade –  Source RT

Via le Saker Francophone.



dimanche 13 septembre 2026

Extrait du documentaire NASA : « Extermination de civils en masse »


Alors génocide ou pas génocide ?

NB : Une minute 22, c'est pas long… Écoutez !


Source :
PEACE TV


Gaza : le documentaire « NAZA » révèle un « massacre à l’échelle industrielle »

"NAZA", le documentaire choc sur les "mécanismes de mise à mort" israéliens dans la bande de Gaza, présenté à la Mostra de Venise


Mostra de Venise : une ovation de 25 minutes

Présenté en compétition officielle à la Mostra de Venise, le film Naza a été ovationné pendant vingt-cinq minutes par le public. Le long-métrage est signé par Yuval Abraham et Rachel Szor, deux des réalisateurs de No Other Land (2024), documentaire sur la résistance à la colonisation en Cisjordanie.

Oumma.com :

Cette fois, les accusations ne viennent ni de militants palestiniens ni d’ONG. Elles viennent de l’intérieur même de l’appareil militaire israélien. Présenté le 10 septembre à la Mostra de Venise, le documentaire NAZA, réalisé par les Israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor, donne la parole à des officiers du renseignement et à des soldats israéliens directement impliqués dans la guerre à Gaza.

« Des massacres à l’échelle industrielle. » Ce ne sont pas les mots d’une ONG ou de militants palestiniens. Ce sont ceux de soldats et d’officiers israéliens eux-mêmes, interrogés dans le documentaire NAZA.


samedi 12 septembre 2026

La Palestine n’était pas une terre vide avant Israël




Le monde pense ignoramment que la Palestine était vide et complètement sous-développée jusqu’à ce qu’elle soit envahie par Israël en 1948 !

Pendant de nombreuses décennies, les sionistes ont promu le plus grand mensonge de l’histoire moderne. Ils prétendaient arriver dans « un pays sans peuple, pour un peuple sans terre ».

La Palestine n’était pas une terre vide avant Israël. C’était un pays vibrant de vie, une patrie complète embrassant un peuple civilisé. Ils avaient des rues, des villes, des aéroports, des écoles, des collèges, des théâtres, des concerts, une culture et un art. Ils avaient des espoirs, des rêves, des avenirs et des entreprises. Des générations de familles y vivaient.

Musulmans, chrétiens et juifs y vivaient pacifiquement côte à côte. Les lieux saints des trois religions sont dispersés sur quelques centaines de mètres carrés. La Grande Mosquée est proche du tombeau du Christ, plus loin au pied du Mur des Lamentations.

Jusqu’à ce que des terroristes sionistes armés entrent, transformant cette prospérité en décombres et déplaçant ses propriétaires — tout comme les envahisseurs terroristes colons le font maintenant en Cisjordanie, et tentent de le faire dans le sud du Liban et en Syrie.

Comment le sionisme a-t-il réussi à convaincre les chrétiens que les musulmans représentent une menace plus grande que les sionistes, et comment a-t-il réussi à convaincre les musulmans sunnites que les musulmans chiites représentent une menace plus grande que les sionistes, et plus encore, comment a-t-il réussi à convaincre tout le monde que le sionisme est le judaïsme.

C’est parce que la guerre ne porte pas sur l’incompétence religieuse. Le sionisme n’est pas un projet juif ; ils sont prêts à tuer des juifs s’ils se dressent sur leur chemin.

Le monde devrait connaître la vérité sur la beauté et le développement de la Palestine avant l’occupation !

M. Safa. Représentant principal auprès de l'ECOSOC de l'ONU et accrédité auprès de l'Office des Nations Unies à Genève.

vendredi 11 septembre 2026

Israël a déclenché un séisme en détruisant des tunnels du Hezbollah au Liban


Ouest-France :

L'armée israélienne a dynamité jeudi 10 septembre des structures souterraines suspectées de servir au Hezbollah dans le sud du Liban, déclenchant au passage une secousse détectée par les agences de surveillance sismologique.

L'explosion a été si puissante que l'agence américaine de sismologie USGS, référence mondiale, a relevé une secousse de magnitude 4,1 jeudi 10 septembre en début de soirée dans le sud du Liban, après l'explosion de tunnels par l'armée israélienne.
[...]

Cette secousse, équivalente à un petit séisme, a été ressentie par de nombreux habitants du sud du Liban. « Nous étions assis et tout a tremblé », raconte à nos confrères de l'AFP Joëlle Fares, qui vient de s'installer à Marjeyoun, à cinq kilomètres d'Ali Taher.


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Commentaire de Mohamad Safa,
diplomate et défenseur du droit international :

"Ceci n’est pas Hiroshima.

Ceci est le Liban en ce moment…

C’est la première fois dans l’histoire qu’une armée diffuse en direct un crime de guerre tout en rayant des montagnes de la carte — déclenchant un tremblement de terre de magnitude 4,1 — et que la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme reste silencieuse.

Même si c’est une infrastructure militaire — comme l’affirme Israël —, il existe de nombreuses autres alternatives ; faire exploser 1 100 tonnes d’explosifs cause directement une dégradation environnementale grave et irréversible — destruction de la topographie de surface, élargissement des fissures du sol existantes, dommages structurels aux bâtiments voisins, et risque de glissements de terrain localisés, violant l’article 35(3) du Protocole I des Conventions de Genève, ainsi que la Convention de La Haye de 1954 — se produisant près de sites historiques critiques comme le château de Beaufort.

Mais le droit international ne s’applique clairement pas à Israël."




jeudi 10 septembre 2026

Israel wipes genocide evidence in Gaza




Le 3 août 2026, Euro-Med Monitor, une ONG de défense des droits humains, publie "un rapport accablant : Israël est en train d'effacer méthodiquement les preuves de son génocide à Gaza. Une opération massive, systématique, organisée, qui se déroule sous les yeux du monde et AVEC sa complicité.

L'ampleur de l'opération est vertigineuse. Selon le rapport, environ 400 engins lourds (excavation, concassage,transport) sont actifs sous protection militaire dans l'est et le sud de Gaza. Près de 100 camions israéliens quittent le territoire chaque jour , chargés de débris, de gravats, et de ce qui pourrait être des restes humains. Ces camions acheminent leur cargaison vers des sites non divulgués en Israël et au sud de la Cisjordanie. Objectif affiché : effacer les traces. Pas pour reconstruire, pas pour sauver des vies, POUR FAIRE DISPARAÎTRE LES PREUVES.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Le volume total des décombres à Gaza est estimé à 68 millions de tonnes. Euro-Med Monitor estime qu'au moins 10 millions de tonnes ont déjà été retirées ou déplacées. Dix millions de tonnes de preuves, de corps, de vies, effacées de la carte, sans aucun contrôle, sans aucune transparence, sans aucune enquête préalable.

Mais le pire, c'est ce que ces camions emportent. Sous les gravats, il y a des corps. Environ 8 500 personnes sont encore portées disparues , selon la Défense civile de Gaza. Des mères, des pères, des enfants, des familles entières qui attendent encore d'être retrouvés, d'être identifiés, d'être enterrés. Israël les broie, les mélange, les transporte hors de Gaza, sans laisser de trace, sans permettre aux familles de savoir où sont leurs morts. C'est une profanation. C'est un crime. C'est une tentative d'effacer l'histoire elle-même.

Cette opération est une violation flagrante du droit international. Elle contrevient au Protocole du Minnesota sur l'enquête sur les décès potentiellement illégaux. Elle constitue un pillage, interdit par l'article 33 de la Quatrième Convention de Genève et le Statut de Rome. Et surtout, elle entrave délibérément la justice, alors même que la Cour pénale internationale enquête encore sur les crimes en Palestine. L'article 70 du Statut de Rome considère comme un crime le fait de détruire des preuves pour entraver la justice.

Le bourreau efface ses propres crimes. Et le monde, complice, regarde ailleurs. Aucune condamnation ferme, aucune sanction, aucune enquête indépendante. Les États, les médias, les institutions ferment les yeux pendant qu'Israël achève son travail : non seulement tuer, mais aussi faire oublier qu'il a tué.


Source : Euro-Med Monitor – « Israel wipes genocide evidence in Gaza, carting off rubble and remains in 100 trucks daily » en commentaire. Un rapport à lire, à partager, à crier. Parce que si les preuves disparaissent, l'impunité, elle, reste."



mercredi 9 septembre 2026

La “Freedom Flotilla” prend à nouveau la mer pour briser le blocus


“Naviguer vers Gaza est risqué. Mais l’inaction a un coût bien plus élevé pour les Palestiniens. Cette mission exprime notre humanité & le refus d’accepter le massacre d’un peuple comme allant de soi”



La “Freedom Flotilla” prend à nouveau la mer pour briser le blocus


Les navires ont entamé leur voyage international de port en port vers Gaza.

La Coalition de la Flottille de la Liberté (FFC) a annoncé aujourd’hui qu’une nouvelle mission internationale pour défier le blocus illégal et meurtrier imposé par Israël à Gaza est en cours.

La violence et la torture infligées par Israël à des centaines de volontaires de la flottille au printemps dernier – notamment des passages à tabac, des attaques répétées au Taser et des agressions sexuelles – n’ont pas découragé la FFC, pas plus que le meurtre par Israël de 10 militants de la flottille à bord du Mavi Marmara, en 2010, n’avait mis fin au mouvement. Au contraire, il est plus que jamais urgent d’agir. Alors qu’une grande partie du monde regarde ailleurs, convaincue qu’un soi-disant “cessez-le-feu” aurait mis fin au génocide, Israël continue de tuer des Palestiniens à Gaza à sa guise, d’utiliser son blocus pour restreindre et contrôler l’acheminement de la nourriture, des médicaments et du carburant dont dépend une population assiégée pour survivre, et de priver les Palestiniens de leur droit fondamental à la liberté.

Cette nouvelle mission consiste en une traversée de port en port à travers l’Europe, rassemblant des défenseurs des droits de l’homme, des militants syndicaux, des élus, des journalistes, des professionnels de santé et autres soutiens de la cause palestinienne. En juin et juillet 2026, le navire de la FFC, le Handala II, a navigué en Scandinavie, faisant escale dans des ports en Norvège, en Suède et au Danemark. Au début du mois, le navire Kate a pris la mer depuis Bristol, au Royaume-Uni, et a fait escale en Irlande, en Allemagne et en France. Les prochaines escales comprennent des ports en Espagne, au Portugal et en Italie, avant que la flottille ne poursuive sa route vers Gaza. À chaque escale, la flottille se joindra aux communautés locales pour faire pression sur leurs propres gouvernements afin qu’ils mettent fin à leur complicité dans le génocide en bloquant les livraisons d’armes et d’énergie qui alimentent l’agression israélienne, en mettant fin à la coopération diplomatique et militaire, et en imposant de véritables sanctions. Ce périple permettra de renforcer le soutien de l’opinion publique et d’intensifier la pression internationale à l’approche du voyage prévu de la flottille vers Gaza en octobre 2026.

“La Freedom Flotilla reprend la mer parce que nos gouvernements continuent de manquer à leurs obligations”, a déclaré Zohar Chamberlain Regev, membre du comité directeur de la FFC. “Dans chaque port, nous ferons entendre la revendication du droit des Palestiniens à vivre librement et dans la dignité. En octobre, nous avons l’intention de porter cette revendication et la solidarité des peuples du monde entier jusqu’aux côtes de Gaza”.

Tout au long de ce périple de port en port, la FFC et ses partenaires locaux organiseront des accueils publics, des rassemblements locaux, des événements médiatiques et offriront aux sympathisants la possibilité de visiter les navires. Les détails concernant les escales et les événements publics seront communiqués dès que les modalités auront été confirmées.

Depuis 2010, la Freedom Flotilla Coalition rassemble des organisations de la société civile et des campagnes citoyennes du monde entier pour contester le blocus maritime. Son action s’inscrit dans la continuité du mouvement Free Gaza, dont les navires ont commencé à faire route vers Gaza en 2008.

La FFC appelle les gouvernements à :

- Exiger un passage sûr et sans entrave de la flottille vers Gaza, notamment en indiquant clairement que toute attaque, saisie ou détention illégale entraînera des conséquences

- Exiger un accès immédiat et sans restriction à Gaza et la fin de l’obstruction par Israël de l’acheminement de nourriture, d’eau, de médicaments et d’autres produits de première nécessité

- Défendre la liberté de navigation en déclarant que toute attaque, tout abordage, toute saisie, tout détournement ou tout autre recours à la force contre les navires de la flottille déclenchera une action diplomatique immédiate

- Recourir à des mesures diplomatiques, économiques, juridiques et à toute autre mesure disponible pour mettre fin au blocus illégal d’Israël et empêcher de nouvelles violations des droits fondamentaux des Palestiniens et du droit international humanitaire, et

- S’engager publiquement à demander des comptes à tout État ou acteur responsable d’attaques, de détentions illégales ou de toute autre mise en danger des participants à la flottille.

“Nous savons que naviguer vers Gaza comporte des risques sérieux”, a déclaré Edward Digilio, un ingénieur du Maryland, aux États-Unis. “Mais le silence et l’inaction ont un coût bien plus élevé pour les Palestiniens et le monde entier. Cette mission exprime notre humanité partagée et notre refus d’accepter la destruction de tout un peuple comme allant de soi”.

Par la Freedom Flottilla Coalition

Traduit par Spirit of Free Speech