dimanche 5 juillet 2026

Palestine, l’extermination de ses médecins



Le pédiatre palestinien Hussam Abu Safiya, directeur de l’hôpital Kamal Adwan, vêtu de sa blouse blanche, s’approche du char de l’armée israélienne à l’extérieur de l’établissement médical dans la ville de Gaza, en ce fatidique 28 décembre 2024, alors que l’espace hospitalier avait déjà été pris d’assaut et son personnel évacué. Ces images ont fait le tour du monde. Ce sont les dernières que nous avons de lui, marchant de son propre gré vers ce char. Le docteur Safiya avait été interrogé et frappé par des soldats israéliens et blessé à la jambe le 23 novembre de la même année.

Israël a affirmé, comme dans de nombreux autres cas d’installations sanitaires attaquées, que l’hôpital abritait des membres du Hamas. Une raison suffisante pour raser le bâtiment et tous ceux qui s’y trouvaient. « Nous mourrons à l’intérieur des hôpitaux, on nous anéantit, le langage du respect mondial a disparu », dénonça Safiya en pleurs devant la caméra quelques jours seulement après l’assassinat de son fils Ibrahim, en octobre 2024. Depuis lors, plus de 1 500 agents de santé ont été tués lors d’attaques israéliennes contre des installations et des transports médicaux (Middle East Eye, 22/06/25).

Le génocide a de multiples visages : ce ne sont pas seulement des bombes et des drones meurtriers contre la population de manière généralisée, mais aussi l’assassinat d’enfants d’une balle dans la tête, le blocus sanitaire et alimentaire qui épuise peu à peu la population, l’assassinat ciblé de journalistes et, comme nous le dénonçons aujourd’hui, de tout le personnel médical et soignant. Depuis le 13 novembre 2023, 36 hôpitaux ont été attaqués et assiégés en violation flagrante de la Convention de Genève de 1949, provoquant la mort de nouveau-nés et privant des milliers de patients de traitements et de chirurgies. La cible symbolique majeure fut l’hôpital Al-Shifa, avec 150 spécialistes de la santé, attaqué par des drones et des tireurs d’élite en octobre 2023.

Le cas du médecin Khaled Hamouda, de l’hôpital indonésien, est indéniablement emblématique car il s’agit d’un massacre intentionnel perpétré en 2023. Hamouda appartenait à une famille de médecins dont l’armée israélienne a assassiné dix membres. Le personnel soignant a même été attaqué directement à son domicile (Gaza : doctors under attack, Channel 4, 2025).

L’armée israélienne a créé des camps de concentration temporaires appelés « black sites », des sites noirs, où elle emmène des civils sans défense et le personnel soignant. L’existence de ces espaces d’horreur, hors du regard des caméras des journalistes ou des citoyens, révèle la tentative génocidaire d’échapper aux responsabilités juridiques, permettant arrestations, humiliations et tortures sans aucune conséquence, si tant est qu’il y en ait.

La conduite de l’armée israélienne dans ses attaques contre les hôpitaux et le personnel de santé de Gaza obéit à une logique et à des schémas d’assaut définis. Il s’agit d’un enchaînement d’actions : 

1) frappes aériennes et bombardements des bâtiments hospitaliers ; 

2) encerclement terrestre et blocus des approvisionnements ; 

3) assaut avec des chars d’assaut et des bulldozers ; 4) détention du personnel médical, des patients et des accompagnants ; 

5) évacuation forcée ; et 

6) mise hors service (Rapport sur les attaques contre les hôpitaux, ONU, 2024). 

Dans cette spirale de violence, selon les documents recueillis, le schéma de torture se poursuit : 

1) transfert des civils et du personnel soignant vers les sites noirs ; 

2) transfert vers des centres de détention en Israël ; 

3) interrogatoire ; et enfin, 

4) torture avec abus physiques, psychologiques et violences sexuelles (Gaza : doctors under attack, Channel 4, 2025).

Après la première invasion de l’hôpital Kamal Adwan en décembre 2023, lorsque l’armée israélienne encercla la ville de Gaza, le docteur Abu Safiya avait dénoncé la présence de quadricoptères chargés de kilos d’explosifs. Ces engins, capables de voler et d’être surveillés à distance, furent utilisés pour assassiner délibérément des civils et le personnel soignant. À l’hôpital, ils avaient 22 bébés en soins intensifs. Safiya dénonça à la presse la brutalité avec laquelle Israël perpétrait des massacres (The disappearance of Dr. Abu Safiya, Fault Lines, 2025).

Après sa capture, le docteur Abu Safiya fut envoyé à la prison de Sde Teiman, une base militaire israélienne située dans le désert du Néguev, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Gaza, transformée en camp de torture. Parmi les détenus maltraités figuraient également des travailleurs de santé palestiniens capturés lors des raids israéliens dans les hôpitaux de Gaza. Des mois plus tard, Abu Safiya fut transféré à la prison d’Ofer, en Cisjordanie. Son arrestation marqua un tournant dans l’effondrement du système de santé. À ce moment-là, ses dénonciations évoquaient déjà l’utilisation d’armes sophistiquées dégageant diverses poudres : « Nous avons reçu des corps décapités et des gens arrivés en morceaux », expliqua Abu Safiya, alors que son hôpital soignait des blessés graves sur le sol de la salle d’opération, dans les couloirs et les salles d’attente. Les principales victimes : des enfants, des femmes et des personnes âgées.

Le 31 mai dernier, l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa annonça que ses blocs opératoires avaient cessé de fonctionner après la panne totale de ses générateurs électriques, ce qui a entraîné la suspension des salles d’opération et menace de fermeture imminente les unités de dialyse, de soins intensifs néonatals, de soins intensifs et les laboratoires (Al Mayadeen, 31/05/26).

Ezzideen Shehab est un médecin palestinien revenu à Gaza quelques jours avant le 7 octobre 2023. Il était bénévole à l’hôpital indonésien. En décembre 2024, il fonda le centre médical Al-Rahma, qui fut endommagé à de nombreuses reprises avant d’être finalement détruit en juillet 2025. Shehab publia le recueil de témoignages Journal d’un jeune médecin (2025), qu’il convient aujourd’hui de relire à la lumière des crimes d’Israël contre les médecins. Le samedi 30 mai de cette année, le médecin Yamal Abú Aoun, chef du service d’anesthésie de l’hôpital Yafa, fut tué lors d’une frappe aérienne israélienne à Deir al-Balah.

Aujourd’hui, la vie de Hussam Abu Safiya est en danger, emprisonné, torturé, dénutri, sans soins médicaux ; il ne fait l’objet d’aucune inculpation judiciaire, ce qui est la norme dans ce système d’injustice israélien. De nombreuses campagnes exigent sa libération, les réseaux sociaux se mobilisent pour tenter d’empêcher que sa détention arbitraire et sans procès continue de détruire sa vie. De même que les journalistes se sont unis au niveau international pour dénoncer Israël pour l’assassinat de près de 300 membres de leur profession, il est nécessaire que les médecins et le personnel soignant du monde entier, et bien sûr de notre pays, élèvent la voix. Si le serment d’Hippocrate, quant au devoir et à la mission éthique des médecins, mandat soutenu par la Convention de Genève de 1948, avait un sens, nous devrions voir des conséquences fermes. Au lieu de cela, nous assistons chaque jour à la répétition de ces actes génocidaires d’extermination. La Palestine demeure un exemple, aujourd’hui, par l’engagement, la conviction et l’humanisme de ses médecins et de son personnel médical.

Márgara Millán et Juan Trujillo Limones, respectivement, professeure à l’UNAM et professeur à l’Université du Nouveau-Mexique.


samedi 4 juillet 2026

Urgent ! Enfants sacrifiés à Gaza : le rapport qui accuse l’horreur sioniste



L’ONU dénonce un ciblage systématique des enfants palestiniens par l’entité sioniste.

Le silence assourdissant des puissances occidentales face au dernier rapport de l’ONU concernant les enfants sacrifiés à Gaza est une trahison historique. La Commission d’enquête internationale vient de publier des conclusions glaçantes sur la situation dans les territoires palestiniens. Elle accuse sans détour l’entité sioniste de cibler délibérément les enfants palestiniens depuis le début du conflit actuel. On en est tout de même à plusieurs dizaines de milliers de gamins massacrés !

Ce n’est plus une simple bavure ou un dommage collatéral tragique dans le brouillard de la guerre. Les experts onusiens affirment désormais qu’il s’agit d’une stratégie ancrée dans une intention génocidaire manifeste. Les chiffres sont là, implacables, révélant qu’environ 30% des victimes civiles sont des mineurs. Cette réalité dépasse l’entendement humain et brise les fondements même de notre moralité collective. Nous ne pouvons plus détourner le regard devant cette mécanique de mort implacable qui vise l’avenir même de tout un peuple.

Les enquêteurs ont minutieusement documenté des actes d’une cruauté inouïe qui défient toute logique militaire conventionnelle. On y trouve des récits terrifiants de torture dans des centres de détention secrets et des déplacements forcés brutaux. Des infrastructures vitales, comme les maternités et les écoles, ont été systématiquement anéanties sous des frappes aériennes répétées.

Le rapport souligne surtout que ce carnage perdure bien après le cessez-le-feu théorique conclu en octobre dernier. Les enfants continuent d’être fauchés dans les décombres de leurs maisons ou lors de tentatives désespérées pour trouver de la nourriture. Cette persistance confirme que la protection des mineurs n’est plus qu’un concept vide de sens pour les forces sionistes.

Enfants sacrifiés à Gaza et ciblés par l’IA

Face à ce constat accablant, Tel-Aviv rejette tout en bloc avec une arrogance diplomatique devenue tristement habituelle. Les autorités israéliennes nient fermement ces accusations, qualifiant le travail de la commission onusienne de simple diffamation. Elle sera certainement accusée d’antisémitisme, terme qui ne veut plus rien dire aujourd’hui ! Elles tentent maladroitement de déplacer le débat en pointant du doigt les tactiques attribuées aux groupes armés palestiniens…

Pourtant, cette rhétorique ne suffit plus à masquer l’ampleur des preuves accumulées par les observateurs internationaux indépendants. Il est impossible de justifier la mort d’enfants par des arguments sécuritaires aussi éculés et déshumanisants. Le monde observe, stupéfait, cette obstination à nier l’évidence alors que les cadavres s’accumulent dans les morgues de Gaza. Cette posture politique isole de plus en plus Tel-Aviv sur l’échiquier mondial, fragilisant ses soutiens les plus indéfectibles. Ce n’est qu’une question de temps avant l’effondrement final.

Le soutien continu apporté à Tel-Aviv par certaines grandes puissances pose une question éthique fondamentale à nos sociétés. Comment expliquer que des gouvernements se disant démocratiques ferment les yeux sur de telles violations flagrantes du droit international ? Les intérêts stratégiques et les alliances historiques ne peuvent justifier cette complicité tacite dans le massacre des innocents. Ce cynisme diplomatique envoie un signal désastreux, celui d’une justice internationale à géométrie variable selon les agendas politiques. La complicité est actée. Pendant que les chancelleries débattent de géopolitique, des enfants meurent sans avoir connu autre chose que le bruit des bombes. Cette déconnexion brutale entre les discours officiels et la réalité du terrain mine durablement la confiance en nos institutions mondiales.

Il devient urgent de briser cette spirale de l’impunité sioniste qui laisse le champ libre aux pires atrocités. Le rapport de l’ONU doit servir de déclencheur pour des sanctions concrètes contre les responsables de ces crimes atroces. La communauté internationale doit sortir de son immobilisme coupable pour imposer enfin le respect des droits humains fondamentaux. Si nous laissons cette situation perdurer, nous devenons, par notre silence et notre inaction, les complices de cet enfer.

L’Histoire ne sera pas clémente avec ceux qui auront choisi de protéger leurs intérêts plutôt que des vies humaines. Il est encore temps d’exiger des comptes et d’arrêter ce massacre, avant qu’il ne reste plus rien à sauver.


Source via Réseau International


jeudi 2 juillet 2026

Faut-il défasciser l’État d’Israël ?



Vladimir Jabotinski, Benito Mussolini, Benyamin Netanyahou


par Thierry Meyssan


Nous prenons conscience, souvent avec retard, des crimes commis par le gouvernement Benyamin Netanyahou contre les civils gazaouis, libanais, syriens et iraniens. Aucun autre gouvernement au monde ne considère qu’éliminer ceux qui lui résistent justifie toutes les pertes collatérales, peu importe leur nombre.

Nous devons aussi nous rendre compte que cette manière de penser ne surgit pas de nulle part, qu’elle a une longue et abominable histoire.

Nous devons prendre nos responsabilités et intervenir avant que ce gouvernement ne commence à s’en prendre à ses concitoyens. Non pas que ceux-ci aient plus de valeur que les arabes et perses, mais parce qu’ils sont identiques : ce sont des hommes aussi.

L'opinion publique internationale a nettement changé d’avis vis-à-vis de Benyamin Netanyahou, Premier ministre d’Israël. Il est désormais clair pour une majorité que celui-ci ne cherche pas la paix, mais tente d’anéantir la population du Sud-Liban, comme il a tenté de le faire avec celle de Gaza.

Cette évidence n’est devenue claire que lorsqu’il s’est opposé au plan de paix des États-Unis avec l’Iran, parce que, pour la première fois, son principal allié a montré qu’une autre voie était possible.

Nous n’avons cessé d’expliquer, depuis l’arrivée au pouvoir de la coalition Likoud/Kahanistes [1], que l’actuel gouvernement israélien poursuivait le projet « sioniste révisionniste » de Ze’ev Vladimir Jabotinsky [2].

Bien que nous ayons longuement souligné que le projet « sioniste révisionniste » « d’Empire juif » n’a aucun rapport avec celui du « sionisme » de Theodor Herzl, certains lecteurs ont repoussé nos arguments en pensant qu’ils masquaient un parti-pris antisémite. Outre que c’est insultant, cela ignore notre travail en faveur de l’égalité de chacun.

Nous rappelons donc une évidence longtemps cachée : les sionistes révisionnistes étaient les alliés du duce Benito Mussolini et ils ont négocié avec des proches du führer Adolf Hitler durant toute la Seconde Guerre mondiale et même au-delà. Ils ont organisé, avec le SS Adolf Eichmann, la déportation de milliers de juifs hongrois à Auschwitz [3].

Une confusion s’est installée après l’opération « Déluge d’Al-Aqsa » du 7 octobre 2023. Un débat s’est alors ouvert pour savoir s’il fallait qualifier la réplique israélienne de génocide ou pas. Certains firent valoir que d’une part, à l’évidence, les armées israéliennes ne cherchaient pas à tuer des cibles en fonction de leur appartenance à une ethnie et, d’autre part, qu’il n’y avait aucun ordre gouvernemental en ce sens.

Pourtant, les Forces de défense israéliennes (FDI) appliquaient la « directive Dahiyé », rédigée par le très respecté général Gadi Eizenkot, en octobre 2008 [4]. Parlant de la banlieue de Beyrouth et du Sud-Liban, il avait alors déclaré au Yediot Aharonot : « Nous allons appliquer une force disproportionnée sur les villages et y causer de gros dommages et destructions. De notre point de vue, ce ne sont pas des villages civils, ce sont des bases militaires. Ce n’est pas une recommandation. C’est un plan. Et il a été approuvé. »

Ce plan fut d’abord appliqué à Gaza, les trois dernières années, et au Liban, les derniers mois. Il s’agit de crimes de guerre qui sont publiquement revendiqués par un militaire arabe juif qui fut chef d’état-major des FDI de 2015 à 2019 et qui devint ministre sans portefeuille, pour participer au cabinet de guerre, à partir du 11 octobre 2023.

Or, ces crimes de guerre ont pour but d’anéantir la résistance populaire des Gazaouis et des Libanais. Confondre les résistants et la population civile, c’est affirmer que l’on va anéantir tous les Gazaouis et tous les Libanais du Sud. Ce qui constitue, sans nul doute, un génocide.

Il appartenait à la Cour internationale de Justice (le tribunal interne des Nations unies) de le dire. C’est ce que l’Afrique du Sud, déjà victimes des sionistes révisionnistes durant la période d’apartheid, a tenté d’obtenir dès le 29 décembre 2023. Malheureusement, la majorité de la Cour s’y est d’abord opposée sous l’influence de son président, le Libanais Nawaf Salam. Celui-ci doit sa fortune familiale à l’achat des terres de la bourgeoisie palestinienne par son grand-père, pour le compte de Lord Lionel Walter Rothschild. Suite à son intervention, il a été nommé Premier ministre du Liban… où il doit affronter ce qu’il n’est pas parvenu à juger pour Gaza.

La question qui se pose maintenant est « Doit-on défasciser l’État d’Israël ? » comme on a prétendu dénazifier l’Allemagne. Chacun, en effet, doit être conscient que Benyamin Netanyahou et ses alliés ont l’intention de transformer en profondeur l’État d’Israël, qu’ils ont déjà défini comme « l’État juif », et dont ils ont dit qu’ils voulaient en faire, non plus une « Athènes », mais une « Super-Sparte » [5].

Cette question risque d’être vitale : à ce jour la coalition de Benyamin Netanyahou pratique la torture, les crimes de guerre et les génocides, mais elle n’a jamais attenté à la vie de ses opposants. C’est pourtant l’étape suivante dans sa prise du pouvoir et la réalisation de ses buts. Elle ne l’a pas fait par humanité, mais pour une seule raison : maintenir l’unité du peuple israélien de manière à utiliser son image pour masquer ses crimes.

Nous devons tous comprendre, Israéliens et non-Israéliens, juifs et non-juifs, que les « sionistes révisionnistes » sont les ennemis du genre humain. Ils n’ont eu aucune retenue pour assassiner les juifs ukrainiens pro-soviétiques en 1921-1923 [6], puis les juifs hongrois les plus fortunés, en 1942-1945). Ils n’en auront pas plus demain pour tuer ceux qui leur résistent, peu importe qui ils sont. Nous devons regarder lucidement les faits et les arrêter.

Thierry Meyssan


mercredi 1 juillet 2026

«Tout le Liban doit brûler», a déclaré le ministre israélien Ben Gvir, sataniste et criminel de guerre



"Israel’s Minister of National Security Itamar Ben Gvir published a video showing an execution platform prepared specifically for hanging Palestinian detainees. He sees this as an accomplishment to boast about."

Source

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«Tout le Liban doit brûler», a déclaré le ministre israélien Ben Gvir, sataniste et criminel de guerre


par Ayse Betul


Un échange virulent sur les réseaux sociaux a éclaté entre de hauts ministres israéliens et iraniens quelques heures seulement avant l’annonce d’un cessez-le-feu par Israël et le Hezbollah.

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a déclaré sur les réseaux sociaux que «tout le Liban doit brûler» après la mort de quatre soldats israéliens dans le sud du Liban, provoquant une réaction du ministre iranien des Affaires étrangères, qui a qualifié les dirigeants israéliens de « menace pour l’humanité entière ».

«Pour chaque larme d’une mère israélienne, mille mères libanaises devraient pleurer», a écrit Ben Gvir sur X vendredi.

«Avec tout le respect que je dois aux Américains, Israël doit faire savoir au monde entier que le sang de nos fils et la sécurité de nos citoyens ne sont pas vains. Tout le Liban devrait brûler.»

Il a déclaré ouvertement avoir exhorté le Premier ministre Benjamin Netanyahu à abandonner les stratégies militaires «mesurées» dans la région.

«Assez de ce jeu de ping-pong. Au Moyen-Orient, on ne gagne pas avec des réponses mesurées et du confinement ; il faut frapper fort. Éradiquer. Vaincre le terrorisme.»

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a répondu directement à la publication de Ben Gvir sur X, affirmant que ces propos devaient être considérés comme une rhétorique officielle de l’État.

«Il ne s’agit pas des propos délirants d’un génocidaire déséquilibré. C’est une publication publique du ministre de la Sécurité nationale du régime israélien», a écrit Araghchi, qualifiant les dirigeants israéliens de «secte génocidaire de la mort basée à Tel Aviv » et de « menace pour l’humanité entière».

«Elle menace tous les êtres humains. Son seul intérêt est la guerre permanente.»

Les propos de Ben Gvir ont été repris de près par un autre membre du gouvernement d’extrême droite, le ministre des Finances Bezalel Smotrich, qui a lui aussi appelé Israël à «ouvrir les portes de l’enfer» au Liban dans une publication sur les réseaux sociaux le même jour.

D’autres hauts responsables israéliens ont déclaré publiquement que les troupes resteraient indéfiniment au Sud-Liban, suite à la mort de quatre soldats israéliens vendredi, dont un commandant de bataillon.

Malgré la signature du mémorandum d’entente jeudi, qui instaure de facto un cessez-le-feu sur tous les fronts, y compris au Liban, des frappes entre l’armée israélienne et le Hezbollah se sont poursuivies durant la nuit.

Le bilan des morts au Liban, suite aux frappes aériennes israéliennes, s’élève désormais à 47 victimes depuis minuit.

L’échange virulent sur les réseaux sociaux est survenu quelques heures seulement avant l’accord de cessez-le-feu conclu vendredi entre Israël et le Hezbollah, censé mettre fin à certains des affrontements les plus meurtriers entre les deux camps depuis le début du conflit.

Cependant, selon Al Jazeera, Israël a mené au moins douze frappes dans le sud du Liban depuis l’annonce du cessez-le-feu avec le Hezbollah dans l’après-midi.

Défis pour le cessez-le-feu

L’expansion de la présence militaire israélienne au Liban et l’intensification des frappes aériennes dans le sud et l’est du pays constituent un obstacle majeur aux négociations de cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, menées par des partenaires tels que le Pakistan et le Qatar.

Le front libanais était devenu un point de friction majeur entre l’administration Trump et le gouvernement israélien.

Le président américain, Donald Trump, a récemment critiqué les meurtres de civils au Liban par l’armée israélienne, qui affirme ne frapper que des bases du Hezbollah, et a laissé entendre que les attaques israéliennes au Liban menaçaient de faire dérailler l’accord final, qu’il a qualifié de «difficile» à conclure.

Tout au long des efforts de cessez-le-feu, Israël a rejeté à plusieurs reprises les appels des États-Unis et des autres pays du G7 à retirer ses troupes du Sud-Liban.

Parallèlement, le Hezbollah exhorte le gouvernement libanais à refuser toute négociation directe avec Israël tant que les attaques israéliennes contre le Liban se poursuivent.

Le gouvernement libanais espérait ouvertement que l’accord entre les États-Unis et l’Iran puisse mettre fin aux hostilités dans la région.

Le ministère libanais de la Santé indique que les attaques israéliennes menées depuis le 2 mars à travers le pays ont fait au moins 3 696 morts et 11 413 blessés.

source : The Intel Drop via Marie-Claire Tellier et RI


mardi 30 juin 2026

Les sionistes ne sont-ils pas humains !



Sous les yeux du monde entier, depuis près de trois ans, l’une des plus grandes barbaries et l’un des plus terribles génocides de l’histoire de l’humanité sont commis. Israël, organisation terroriste sioniste qui maintient depuis des années les terres palestiniennes sous occupation, a trouvé dans l’Occident son plus grand soutien dans l’accomplissement de cette barbarie.

La conscience de l’humanité s’est soulevée, les soutiens du sionisme se heurtent partout à la réaction des peuples. Malgré cela, le monde ne fait toujours pas le moindre pas contre ceux qui commettent cette barbarie. Les organisations internationales semblent paralysées, les décideurs sont littéralement prisonniers du sionisme.

Le président du MHP, Devlet Bahçeli, a formulé hier, lors de son discours de groupe, des constats très importants à ce sujet. M. Bahçeli a rappelé que l’ONU avait été fondée sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale avec la mission du "Plus jamais ça !", avant de déclarer :

"Alors que l’humanité gémit de douleur à Gaza, alors que la souffrance et les massacres rôdent dans notre région, l’Organisation des Nations unies joue les trois singes."

L’Occident regarde les massacres tout en continuant son discours sur les droits humains

Attirant l’attention sur le fait que les décisions de la Cour internationale de justice et de la Cour pénale internationale ne sont pas appliquées, Bahçeli a déclaré :

"À La Haye, nous avons sous les yeux un autre document édifiant. La Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt contre Netanyahu pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Mais le véritable problème commence précisément ici. Car La Haye rend une décision, mais l’exécution de cette décision est de nouveau laissée au courage politique des États, à leur respect du droit et à leur colonne vertébrale morale.

La Cour pénale internationale ne dispose pas de sa propre force de police. Ceux qui empêcheront Netanyahu de franchir leur porte, qui feront appliquer le mandat d’arrêt et qui présenteront l’accusé devant la Cour sont encore une fois les États. C’est là que la contradiction de l’ordre mondial, ainsi que l’hypocrisie des Nations unies qui ont juré en paroles de défendre la paix, apparaissent dans toute leur déformation."

Oui, c’est précisément à cause de ces réalités soulignées par M. Bahçeli que le monde se trouve dans une crise profonde. Depuis trois ans, l’Occident regarde les massacres, voire leur apporte un soutien dissimulé ou ouvert, tout en continuant, d’un autre côté, son discours sur les droits humains.

Le gouffre dans lequel l’Europe est tombée !

Ceux qui ont couvert de toutes sortes de calomnies et de lynchages le procureur de la Cour pénale internationale pour le mandat d’arrêt qu’il a émis contre Netanyahu et sa bande ne parviennent pas à adopter une décision commune contre Ben-Gvir, cette créature ignoble d’Israël ayant perdu toute humanité. L’Union européenne n’a pas adopté de sanctions contre Ben-Gvir, qui a joué un rôle central dans l’attaque contre la Flottille mondiale Sumud (initiative maritime internationale en soutien à Gaza) et qui a fait torturer des citoyens de pays européens.

Alors que l’UE n’a pas réussi à prendre une décision de sanctions contre Ben-Gvir, le fait que Vladimir Prebilic, parlementaire slovène et "rapporteur fictif" du groupe des Verts au Parlement européen, ait demandé des sanctions contre le ministre de la Justice Akın Gürlek montre très bien le gouffre dans lequel l’Europe est tombée.

SI LE REDRESSEMENT EST IMPOSSIBLE, L’ÉLIMINATION EST INÉVITABLE

La guerre Iran-États-Unis, déclenchée par les provocations du meurtrier Netanyahu, a pris fin malgré les sabotages d’Israël. Nous ne pouvons pas dire qu’elle s’est achevée avec soulagement, car la meute de tueurs qui dirige Israël peut à tout moment remettre la région à feu par un nouveau sabotage. Les avertissements explicites adressés par le président américain Trump à Netanyahu en sont le signe le plus évident.

Le fait que tous les pays occidentaux restent encore inactifs face aux initiatives de la Cour internationale de justice et de la Cour pénale internationale, alors qu’Israël ensanglante le monde et viole ouvertement le droit international, est une honte pour l’humanité.

Si les États occidentaux ne considèrent pas les sionistes comme des êtres humains — ce qu’ils ne sont pas —, alors qu’on leur réserve le traitement qu’ils méritent.

Hüseyin Likoğlu

Source :
https://fr.yenisafak.com/columns/huseyin-likoglu/gaza-cpi-et-israel-loccident-face-a-ses-limites-57402


lundi 29 juin 2026

«Redevenir juif» pour s’émanciper du sionisme



par Sylvain Cypel


On assiste dans la jeunesse juive américaine à une distanciation importante à l’égard de l’État d’Israël. Elle avait lentement commencé de progresser dès le début des années 2000, mais après le massacre du 7 octobre 2023 elle a littéralement explosé, au vu de la cruauté du comportement des gouvernants israéliens à l’égard des Palestiniens. L’une des manifestations les plus marquantes de cet éloignement est que le terme «sioniste» est devenu une insulte pour une partie de ces jeunes juifs.

Une des formes étonnantes de cette désaffection se manifeste dans le regain progressif de l’intérêt que porte une partie non négligeable d’entre eux à l’histoire du Bund, une organisation juive née à la fin du XIXe siècle. Ainsi, en avril 2026, l’autrice américaine Molly Crabapple a bénéficié d’un succès littéraire important avec la publication d’un livre titré "Here where we live is our country" (Là où nous vivons est notre pays). Son livre, qui raconte l’histoire du Bund, est resté plusieurs semaines parmi les meilleures ventes des best-sellers du New York Times.

Un judaïsme «diasporique»

Pourquoi ce soudain intérêt pour une organisation ouvrière et culturelle juive qui tenait à la fois du parti, du syndicat et de l’association communautaire ? Née à la fin du XIXe siècle dans la «zone de résidence juive» de l’Europe de l’Est1 elle a disparu à la fin des années 1940. L’intitulé du livre de Crabapple résume tout : les juifs n’ont pas besoin d’aller ailleurs que là où ils sont pour s’émanciper. Et certainement pas d’aller prendre la terre des autres. Ce qui caractérisait particulièrement le Bund2, c’était son progressisme et son antisionisme radical. Il se disait marxiste et prônait l’autonomie culturelle. En octobre 1938, son principal dirigeant, Henrik Erlich, écrivait :

"Si un État juif est un jour fondé en Palestine, son climat spirituel sera le suivant : une peur éternelle de l’ennemi extérieur (les Arabes), une lutte sans fin contre l’ennemi intérieur (les Arabes) pour chaque petit lopin de terre, pour le moindre poste de travail. Est-ce là le genre de climat dans lequel la liberté, la démocratie et le progrès peuvent s’épanouir ? N’est-ce pas au contraire le climat dans lequel prospèrent le chauvinisme et les tendances réactionnaires ?" 3

Bref, pour vivre dans un monde meilleur, les juifs n’avaient pas besoin d’établir un État en expulsant ses habitants. Cette idée mènerait au pire.

C’est ce «climat» désormais porté jusqu’à son paroxysme génocidaire par le sionisme qui amène les jeunes juifs américains à s’intéresser à ce que fut le Bund. Non parce ce parti pourrait aujourd’hui se régénérer : il a disparu dans le génocide juif, et ses quelques dirigeants qui sont restés, Joseph Staline s’est occupé de les assassiner. Mais le regain actuel d’intérêt pour le Bund incarne la possibilité d’une vie juive autre que guidée par le messianisme, le suprémacisme ethnique juif et le culte de «Tsahal, l’armée la plus morale au monde». Ce regain aspire, à l’inverse, à pouvoir vivre un judaïsme «diasporique» intrinsèque. Sait-on qu’un phénomène identique se développe désormais aussi en France, certes à un niveau beaucoup moins développé, mais réel et croissant ? Le livre du philosophe Michel Feher, Redevenir juif, est l’un des premiers, en France, à poser les jalons d’une réflexion sur un possible nouveau «diasporisme» émancipé du poids du sionisme, après le manifeste du collectif Tsedek ! publié en février 2026.

Une proximité idéologique entre sionistes et antisémites

On a là affaire à un livre savant. Autant sur le passé du mouvement sioniste que sur son actualité. Par exemple sur les liens qui unissent la droite sioniste américaine aux diverses fractions de Maga, et tout particulièrement celles qui entretiennent des propensions antisémites ; sur le pourquoi de ces étonnantes alliances, mais aussi sur les tensions internes qu’elles suscitent. Lorsque l’influenceur de premier plan de la mouvance Maga Charlie Kirk est assassiné, «Candace Owens, l’enfant terrible du mouvement, fait courir le bruit que Kirk a été liquidé… par le Mossad», note Feher. Le vice-président américain J. D. Vance, pour sa part, promet à ses partisans qu’ils vivront bientôt «dans une nation chrétienne où ils n’auront plus jamais à s’excuser d’être blancs». Voilà qui va rassurer les juifs américains… C’est cette atmosphère ambivalente de liens de grande proximité idéologique entre le sionisme et le régime de Donald Trump — c’est-à-dire le suprémacisme blanc, le mépris pour le droit international, l’ethnonationalisme religieux, etc. —, proximité liée à une poussée antisémite importante qui ne ressort pas des milieux «islamo-gauchistes», mais précisément du sein même de MAGA — «pour les amateurs de complots (…), les juifs demeurent des objets de phobie difficilement remplaçables», écrit Feher — c’est donc bien cette atmosphère nauséabonde, validée par les plus hauts dirigeants israéliens, qui amène les jeunes juifs américains à chercher aujourd’hui une alternative au dogme sioniste.

La dernière partie de l’ouvrage est consacrée au débat autour de la figure du juif comme paria. On y retrouve entre autres, mais sans surprise, le rapport de Hannah Arendt à cette thématique, et celle d’un précurseur moins connu : Bernard Lazare, un juif français «assimilé» que l’affaire Dreyfus transforme initialement en militant très actif de la lutte contre l’antisémitisme, puis en porte-voix du sionisme. Il prend la parole au deuxième Congrès sioniste en 1898, avant… de s’en détourner et de rompre avec son fondateur, Theodor Herzl. Dans les deux cas, il s’agit de deux intellectuels juifs qui, attirés un premier temps par le sionisme, en viennent à manifester à son égard le plus grand scepticisme. Cette rupture est souvent celle dans laquelle s’engagent de plus en plus de jeunes juifs américains.

Dans son livre exceptionnel "Le Siècle juif "(La Découverte, 2008), qui traite du destin des juifs d’Europe centrale et orientale du milieu du XIXe siècle jusqu’au milieu du XXe, Yuri Slezkine divise l’humanité entre les «apolliniens» et les «mercuriens». Les premiers symbolisent l’enracinement dans la glaise, l’ethnicisme, la pensée grégaire. Les seconds sont des passeurs : passeurs de frontières, passeurs d’idées. Les juifs qu’il étudiait étaient révolutionnaires, cosmopolites et universalistes, et il les voyait comme l’incarnation du type mercurien. Slezkine se préoccupait peu des sionistes, champions du nationalisme ethniciste.

Cinq ans plus tard, Enzo Traverso consacrait un ouvrage à «la fin de la modernité juive» (La Découverte, 2013). Le succès du sionisme comme celui de l’insertion des juifs aux États-Unis avaient consacré, selon lui, leur transition de la révolution vers le conservatisme.

Source : Orient XXI via Strategika


1) Ladite «zone de résidence» était le territoire de la Russie tsariste qui, des pays baltes au nord au sud de l’Ukraine, regroupait les populations juives d’Europe de l’Est dont la langue commune était le yiddish.

2) De son nom initial en yiddish l’«Union générale des travailleurs juifs de Lituanie, de Pologne et de Russie».

3) Henryk Erlich, «Le sionisme est-il un mouvement d’émancipation démocratique ? Une réponse au professeur S. Doubnov», dans "Antisionisme, une histoire juive", Syllepse, 2024.


dimanche 28 juin 2026

Volkswagen affirme vouloir collaborer avec l’Etat génocidaire








Volkswagen est en pourparlers avec la société israélienne Rafael Advanced Defense Systems en vue d’un éventuel accord visant à convertir l’une de ses usines allemandes de la fabrication automobile à la production de systèmes de défense antimissile, ce qui ferait d’une installation civile une cible militaire légitime, une pratique dont « Israël » accuse ses adversaires régionaux.

Des sources proches du dossier interrogées par The Financial Times ont déclaré que les entreprises envisageaient de reconvertir l’usine d’Osnabrück, en Basse-Saxe, pour produire des composants destinés au système de défense aérienne Iron Dome, actuellement exploité par l’occupation israélienne.

L’usine, qui emploie environ 2300 personnes, est menacée de fermeture en raison de la baisse de la demande dans le secteur automobile.

Le partenariat proposé reflète une tendance plus large au sein de l’industrie automobile allemande, qui subit des pressions en raison de la concurrence croissante des constructeurs chinois et d’une transition vers les véhicules électriques plus lente que prévu.

Si ce projet vise à préserver les emplois à l’usine VW d’Osnabrück, il serait contraire aux contrats initialement signés par les employés, car la production liée à l’armement, d’autant plus que ces armes sont utilisées à des fins génocidaires en Asie occidentale, devrait constituer un sujet controversé pour beaucoup.

Berlin soutient l’initiative

Le gouvernement allemand soutiendrait cette initiative, y voyant un moyen d’utiliser les capacités industrielles excédentaires tout en répondant aux besoins croissants de l’Europe en matière de défense.

Selon cette proposition, l’usine d’Osnabrück fabriquerait divers composants du système antiaérien « Iron Dome », notamment des camions lourds destinés au transport des systèmes de missiles, des lanceurs et des groupes électrogènes.

La production des missiles proprement dite aurait lieu dans une usine distincte et spécialisée que Rafael Advanced Defense Systems prévoit de construire en Allemagne.

Volkswagen produit déjà des camions militaires dans le cadre d’une coentreprise associant sa filiale MAN et Rheinmetall. Toutefois, ce nouveau partenariat marquerait un retour plus marqué de l’entreprise vers la fabrication de matériel de défense.

La production pourrait démarrer d’ici 12 à 18 mois si le projet se concrétise et si les employés acceptent cette transition, selon certaines sources. L’investissement requis devrait être limité, car les capacités de fabrication existantes peuvent être adaptées à la production militaire.

Le Financial Times a ajouté, citant une troisième source proche du dossier, que Rafael avait choisi l’Allemagne pour sa production européenne en raison de son alignement politique fort avec « Israël ».

L’Allemagne renforce sa complicité dans le génocide et les guerres israéliennes

L’implication croissante de l’Allemagne dans l’armement du génocide perpétré par « Israël » à Gaza suscite de vives critiques, alors que s’accumulent les preuves d’une participation industrielle directe à la campagne génocidaire menée contre les Palestiniens.

Les informations selon lesquelles Volkswagen négocie avec Rafael Advanced Defense Systems pour transformer une usine civile en site de production de composants pour le Dôme de fer mettent en évidence la manière dont l’industrie allemande est mobilisée au service des attaques militaires en cours.

Ce changement transforme de fait les infrastructures civiles en une partie intégrante de la machine de guerre qui soutient les guerres d’agression et les crimes de guerre d’« Israël » dans la région, où des milliers de civils ont été tués et où les infrastructures essentielles ont été systématiquement détruites.

Le soutien de Berlin à de telles initiatives souligne son engagement politique en faveur des guerres d’agression israéliennes, malgré la condamnation internationale généralisée de ses actions à Gaza. En facilitant la production d’armes et en protégeant diplomatiquement Israël, l’Allemagne est de plus en plus considérée comme complice de la violence de masse contre les populations d’Asie occidentale.

Cet alignement met en évidence la contradiction entre le discours de l’Allemagne sur les droits de l’homme et son soutien matériel à une guerre marquée par des punitions collectives, un siège et des souffrances civiles à grande échelle, renforçant ainsi son rôle dans le maintien de la domination militaire d’« Israël » sur une population occupée et assiégée.

Coopération militaire israélo-européenne

Rafael Advanced Defense Systems vise également à développer les ventes du système de défense aérienne « Iron Dome » à travers l’Europe, notamment en Allemagne, alors que les gouvernements augmentent leurs dépenses militaires conformément à la demande du président américain Donald Trump à l’égard de l’OTAN.

Berlin a déjà commencé à déployer des systèmes de défense aérienne de pointe, notamment le système « Arrow 3 » produit par Israel Aerospace Industries.

Malgré l’efficacité rapportée du système pour intercepter les menaces à courte portée, certains experts ont remis en question l’adéquation du système de défense aérienne Iron Dome aux besoins de défense européens, en particulier face aux menaces de missiles à plus longue portée.

Par ailleurs, Volkswagen poursuit la restructuration de ses activités, la production automobile de l’usine d’Osnabrück devant prendre fin l’année prochaine dans le cadre d’une stratégie de réduction des coûts. L’entreprise a également annoncé des plans visant à supprimer des dizaines de milliers d’emplois d’ici 2030.

L’Iran met en évidence les failles des défenses aériennes israéliennes

Deux missiles balistiques iraniens ont frappé des zones situées à Dimona et Arad, dans le sud des territoires palestiniens occupés, contournant les systèmes de défense aérienne « israéliens » et suscitant un regain d’attention quant à leur efficacité.

Ces frappes, survenues à quelques heures d’intervalle samedi soir, ont touché des zones proches de l’un des sites les plus fortement protégés de la région, le centre de recherche nucléaire situé près de Dimona, dans le désert du Néguev.

Malgré les tentatives d’interception des missiles, l’armée israélienne a reconnu que les deux projectiles avaient pénétré ses systèmes de défense, soulevant des inquiétudes quant à la fiabilité de son bouclier multicouche. Les responsables israéliens ont confirmé qu’une enquête était en cours sur ces interceptions ratées, mais n’ont fourni que peu de détails.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que c’était un « miracle » qu’aucune victime n’ait été signalée dans l’immédiat, exhortant les colons à tenir compte des alertes aériennes et à se mettre rapidement à l’abri.

Il n’a toutefois pas expliqué l’échec des systèmes d’interception, qui ont bénéficié d’investissements de plusieurs milliards de dollars de la part d’« Israël » et des États-Unis au cours des dernières décennies.

Alors que les responsables israéliens affirment que les taux d’interception dépassent 90 %, les analystes militaires soulignent qu’aucun système de défense n’offre une protection totale. Ran Kochav, ancien commandant de la défense aérienne et antimissile, a reconnu ces limites, déclarant que « rien n’est parfait » et qualifiant l’incident d’échec opérationnel.

Les défis techniques de l’interception

Les experts soulignent la complexité de l’interception des missiles balistiques, en particulier ceux capables de manœuvrer en plein vol.

Des systèmes comme l’Arrow 3 nécessitent une approche quasi parfaite pour neutraliser les menaces, tandis que l’Arrow 2 repose sur une collision directe, un processus techniquement exigeant. Les systèmes de deuxième ligne sont moins efficaces contre les missiles de type à fragmentation, qui dispersent de multiples projectiles plus petits avant l’impact.

Même des variations atmosphériques mineures peuvent perturber les calculs d’interception, compliquant encore davantage les efforts de défense.



samedi 27 juin 2026

Pédophiles fuyant en Israël



Pédophiles américains fuyant en Israël

Selon une enquête CBS News (2020) et Jewish Community Watch, plus de 60 Américains accusés d’abus sexuels sur enfants (souvent issus de communautés orthodoxes) se sont réfugiés en Israël via la Loi du Retour, où ils sont parfois difficiles à extrader. Certains auraient continué à abuser sur place. Un phénomène documenté qui pose la question du refuge communautaire. 


Liens français : 





Malka Leifer (Australie/Israël)


Malka Leifer, ancienne directrice d’école juive ultra-orthodoxe à Melbourne, accusée d’abus sexuels sur plus de 70 élèves mineures. Elle s’est enfuie en Israël, protégée un temps par des rabbins et figures ultra-orthodoxes, avant son extradition en 2021 et son jugement en Australie.

Liens : 




Source


vendredi 26 juin 2026

Général de réserve israélien : Les missiles iraniens ont causé des dégâts considérables à Israël et la censure empêche la publication

 


L’ancien commandant de la marine israélienne, le général de réserve Eliezer Marom, a évoqué l’ampleur du danger que représentent les missiles iraniens, reconnaissant les dégâts considérables qu’ils ont infligés à Israël.

Dans une interview accordée au journal Maariv, Marom a déclaré : «Nous avons constaté les dégâts que peuvent causer même des salves limitées de missiles iraniens. Les dégâts ici en Israël sont énormes. Massifs. Une grande partie de ces dégâts nous est cachée, ou nous n’en avons pas connaissance, en raison de la censure militaire». Il a également averti que les Iraniens produisent massivement des missiles balistiques.

Cette reconnaissance israélienne du développement des capacités iraniennes et des pertes qu’elles infligent à l’entité occupante intervient quelques jours après la riposte de l’Iran à l’agression israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth. L’Iran a ciblé plusieurs sites sensibles dans le nord de la Palestine occupée.

L’Iran a infligé de lourdes pertes à l’entité occupante lors des récentes escalades de violence, en réponse à l’agression de cette dernière contre l’Iran et le front de la résistance. Cependant, l’occupation dissimule délibérément ses pertes dans une tentative désespérée de maintenir le moral des troupes et de revendiquer une «victoire».

Source : Al-Manar via RI


jeudi 25 juin 2026

Gaza : les Israéliens multiplient leurs tueries pendant que le monde regarde ailleurs



« Ils nous ont tout pris. Ils nous ont privé de toute chance de vivre. »

Alors que le monde a tourné son attention vers les guerres en Iran et au Liban, et alors qu’un « cessez-le-feu » à Gaza entre dans son neuvième mois, le génocide en cours ne cesse d’empirer.

Le mois de mai a été le plus meurtrier de l’année 2026 pour les Palestiniens de Gaza, avec au moins 119 morts, dont 19 enfants, selon un rapport publié la semaine dernière par le Centre palestinien pour les droits de l’homme [PCHR], qui cite les chiffres du ministère de la Santé de Gaza. Ce rapport fait état d’une « escalade des massacres et des assassinats que les forces d’occupation israéliennes continuent de perpétrer contre les civils palestiniens dans la bande de Gaza ».

Et les tueries s’intensifient. Au moins 46 Palestiniens ont été tués lors d’attaques israéliennes au cours des neuf premiers jours du mois de juin seulement, selon un décompte quotidien des chiffres du ministère de la Santé, dont plusieurs enfants.

Au total, huit Palestiniens ont été tués lundi lors d’attaques israéliennes à travers l’enclave. Lors d’une autre attaque, cette fois-ci à Gaza, un hélicoptère de combat israélien a survolé la zone à une altitude menaçante avant de tirer un missile sur un immeuble résidentiel dans le quartier de Tel al-Hawa, blessant un autre enfant palestinien.

« Nous étions en train de faire cuire quelque chose au four, et nos enfants jouaient près de ce coin de l’immeuble », a raconté un témoin direct à Drop Site. « Tout à coup, nous avons vu l’hélicoptère voler. Nous l’avons regardé sans le quitter des yeux en nous demandant : ‘Où va-t-il bombarder ?’ Il s’est avéré qu’il nous bombardait, nous, et personne d’autre. Nous ne nous attendions absolument pas à ce qu’il nous frappe, car ce n’étaient que des petits enfants qui jouaient. »

Israël a assassiné près d’un millier de Palestiniens depuis la signature d’un accord de cessez-le-feu avec le Hamas le 10 octobre 2025, avec plus de 1400 frappes aériennes et tirs d’artillerie, et plus de 1200 incidents par balle, selon un rapport transmis par la partie palestinienne aux médiateurs et obtenu par Drop Site. Plus de 3000 personnes ont été blessées.

« La guerre est de retour. Chaque jour, il y a des dizaines de martyrs et des dizaines de blessés. Elle est revenue, mais sans avoir été annoncée. Il n’y a aucune couverture médiatique sur Gaza », a déclaré à Drop Site Azmi Abu Sharby, un Palestinien qui vit à Shujaiyeh, un quartier à l’est de la ville de Gaza. « Tout tourne autour de l’Iran et du Liban, et Gaza est bombardée chaque jour et massacrée chaque jour. »

Dimanche, Israël a de nouveau utilisé sa propre guerre d’agression comme prétexte pour fermer tous les points de passage vers Gaza. À la suite des frappes iraniennes sur Israël – en représailles aux frappes israéliennes sur Beyrouth, qui constituaient une nouvelle violation du cessez-le-feu avec le Liban –, Israël a complètement coupé l’accès de l’aide humanitaire à environ deux millions de Palestiniens.

Deux jours plus tard, l’armée israélienne a déclaré qu’elle rouvrait le point de passage de Karam Abu Salem pour permettre l’« entrée progressive » de l’aide humanitaire à Gaza, ainsi que le point de passage de Rafah pour une circulation limitée des personnes.

Mais l’étranglement de Gaza s’était déjà resserré avant ces dernières mesures. Seuls 36 % de l’aide convenue dans le cessez-le-feu sont entrés à Gaza depuis l’entrée en vigueur de l’accord il y a huit mois. Les livraisons de carburant sont encore plus faibles, ne représentant que 15 % de la quantité requise.

Le Programme alimentaire mondial [PAM] estime que 77 % de la population de Gaza est confrontée à une insécurité alimentaire aiguë, dont 100 000 enfants et 37 000 femmes enceintes souffrant de malnutrition aiguë.

Le ministère de l’Intérieur de Gaza a annoncé cette semaine avoir enregistré 1701 naissances dans l’ensemble de Gaza en mai, soit environ 35 % de la moyenne mensuelle de naissances dans l’enclave avant le génocide, qui se situait entre 4600 et 4800.

« Il semble y avoir une perception largement répandue, activement encouragée par Israël, les États-Unis et les gouvernements complices du génocide de Gaza, selon laquelle l’accord Israël-Hamas d’octobre 2025 aurait abouti à un cessez-le-feu significatif ou, à tout le moins, à la fin des massacres. En réalité, rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité », a déclaré à Drop Site Mouin Rabbani, rédacteur en chef de Jadaliyya et ancien fonctionnaire de l’ONU ayant travaillé comme analyste senior sur la question israélo-palestinienne pour l’International Crisis Group.

« Bien que les Palestiniens aient scrupuleusement respecté leurs engagements au titre de l’accord, les meurtres commis par Israël se poursuivent quotidiennement, sous une forme atténuée, et ont en fait gagné en intensité ces dernières semaines. »

« Tout aussi important, le siège se poursuit dans un contexte où Israël a refusé de respecter pleinement chacun de ses engagements pris en vertu de cet accord », a ajouté M. Rabbani. « Les gouvernements qui aiment se qualifier de ‘communauté internationale’ se sont contentés de détourner le regard et de prétendre qu’il s’agit là de la situation la plus normale au monde. »

Vivre près de la ligne jaune

À Shujaiyeh, un quartier situé à l’est de la ville de Gaza, Awni Shallah était assis au milieu des décombres, à l’ombre d’un bâtiment gravement endommagé.

Non loin de là, un mur de terre se dressait à l’horizon : une barrière massive surmontée d’une base militaire israélienne récemment construite, équipée d’une tour de communication et de projecteurs. La tente de Shallah se trouvait à quelques mètres seulement de la « ligne jaune ».

« Toutes les personnes qui vivent dans les tentes ici ont très peur que la ‘ligne jaune’ avance », a déclaré Shallah à Drop Site. « Il n’y a nulle part où aller, aucune alternative. Nous ne savons pas où aller, où nous réfugier. »

La zone située près de la « ligne jaune » — la ligne de contrôle israélienne à l’intérieur de Gaza — a fait l’objet d’attaques massives de la part de l’armée israélienne, avec des tirs, des bombardements et des tirs d’artillerie fréquents contre les Palestiniens qui y vivent.

Depuis que l’accord d’octobre a cédé à Israël le contrôle de 53 % de la bande de Gaza, l’armée n’a cessé de progresser vers l’ouest, contrôlant désormais plus de 60 % du territoire.

Elle a construit 25 kilomètres de barrières en terre pour diviser physiquement Gaza, fortifié les bases militaires dans la moitié orientale qu’elle contrôle et confiné les Palestiniens sur un territoire encore plus restreint.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a récemment annoncé qu’il avait donné l’ordre à l’armée israélienne de prendre le contrôle de 70 % de l’enclave. « Nous sommes en train de mettre le Hamas au pied du mur. Nous contrôlons désormais 60 % du territoire de la bande de Gaza. Vous savez, nous étions à 50 %, nous sommes passés à 60 %. Ma directive est de passer à… 70 % », a déclaré M. Netanyahu lors d’une conférence dans une colonie israélienne de Cisjordanie occupée, le 28 mai.

« Israël s’approche lentement d’un contrôle physique direct sur environ les deux tiers de la bande de Gaza et a ouvertement proclamé son intention d’en s’emparer d’une partie encore plus grande », a déclaré M. Rabbani. « Une fois de plus, la soi-disant ‘communauté internationale’ a réagi en haussant les épaules, considérant ce comportement comme parfaitement normal. Ce qui est bien sûr le cas pour Israël. »

Dans le même temps, les milices palestiniennes soutenues par Israël ont également multiplié les attaques et les raids dans la région, repoussant les Palestiniens plus à l’ouest.

« Personne ne veille sur nous. Il y a des coups de feu tous les jours. Nous nous réveillons le matin au son des coups de feu, et nous nous endormons au son des coups de feu. Il y a aussi des bombardements, les éclats d’obus frappent les tentes », a déclaré Shallah. « Après le coucher du soleil, il n’y a plus personne dans la rue, tout le monde est rentré dans ses tentes. Les gens ne sortent pas. »

Le « Conseil de paix » du président Donald Trump, chargé de surveiller le cessez-le-feu en vertu d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU adoptée en novembre, facilite les plans d’Israël.

Le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, nommé Haut Représentant du Conseil de paix et chargé de mettre en œuvre le programme de Trump, a à plusieurs reprises imputé l’absence de progrès dans le cessez-le-feu au Hamas, l’accusant de refuser de rendre ses armes alors que le désarmement ne faisait absolument pas partie de l’accord de phase 1 signé par le Hamas en octobre.

Mladenov a également ignoré les violations quotidiennes du cessez-le-feu par Israël et a menacé de résilier les termes du cessez-le-feu si le Hamas ne se désarmait pas, permettant ainsi à Israël de reprendre son offensive génocidaire à grande échelle.

« Ils se rangent toujours du côté du plus fort, pas du plus faible. Nous avons l’impression que [l’envoyé spécial américain Steve] Witkoff et Mladenov sont des membres du gouvernement israélien », a déclaré Abu Sharby, qui vit lui aussi à quelques mètres de la « ligne jaune », à Drop Site.

« Ils font pression sur nous pour que nous respections l’accord, plutôt que de faire pression sur l’occupant pour qu’il respecte ce qui reste des clauses. »

Plusieurs habitants vivant près de la « ligne jaune » ont déclaré à Drop Site que les agences d’aide et les organisations humanitaires ne desservaient pas la zone et qu’aucun soutien, aucune nourriture ni aucune eau ne leur étaient fournis.

« Les organisations, les institutions et les bénévoles sont incapables de fournir la moindre aide, ils ont peur parce que nous sommes proches de la ligne », a déclaré Abu Sharby.

« Nous n’avons pas trouvé de refuge dans l’ouest de Gaza, et il est désormais probable que nous soyons déplacés de cet endroit, sans pouvoir trouver d’autre refuge. Les stades sont pleins, les écoles sont pleines, les rues sont pleines. Nous ne savons pas où aller si cette menace se concrétise. »

Mardi, des soldats israéliens ont arrêté sept ambulanciers de la Société du Croissant-Rouge palestinien alors qu’ils accomplissaient leur mission humanitaire sur la rue Salah al-Din, la principale artère nord-sud de Gaza qui longe la « ligne jaune ».

Cinq de ces secouristes ont été relâchés après avoir été interrogés, tandis que deux sont toujours détenus par les forces israéliennes.

« Chaque jour, ils avancent vers nous », a déclaré à Drop Site Gomaa Abeed, qui vit dans une tente à Shujaiyeh, près de la « ligne jaune ». « Chaque jour, les bombardements s’intensifient, les attaques s’intensifient. Nous ne voyons aucun espoir. »

« Il n’y a plus de vie ici. Il n’y a plus d’eau. Ils ont fermé les cuisines communautaires. Ils ont même coupé l’approvisionnement en eau de la municipalité », a-t-il ajouté. « Ils nous ont tout pris. Ils nous ont enlevé toute possibilité de vivre. »

Abdel Qader Sabbah 



mercredi 24 juin 2026

Des colons israéliens brûlent Taybeh




Taybeh, en Cisjordanie. Des colons israéliens incendient ce village millénaire. Selon les Évangiles, c'est là que Jésus se retira avant son arrestation. Le dernier refuge du Christ avant d'être livré aux autorités.

Aujourd'hui, Taybeh abrite la plus ancienne communauté chrétienne vivante au monde. Des ruines byzantines, des églises, une statue de Jésus. Un lieu saint, chargé d'histoire.

Les colons le brûlent. Les médias occidentaux, si prompts à pleurer sur les chrétiens d'ailleurs, se taisent. Parce que les bourreaux sont israéliens. Et Israël, c'est l'allié.



Six pays sanctionnent des colons israéliens en Cisjordanie




L'Australie, le Canada, la France, la Norvège, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande ont annoncé une série de sanctions coordonnées contre des colons israéliens extrémistes, dénonçant l'intensification des violences en Cisjordanie occupée et avertissant que d'autres mesures pourraient être prises si le gouvernement israélien n'agit pas rapidement.

Dans une déclaration ministérielle conjointe, les six pays expliquent avoir adopté des sanctions ainsi que d'autres mesures afin que "les colons extrémistes rendent des comptes pour les terribles violences qu'ils commettent contre les civils palestiniens".

Les signataires accusent certains colons israéliens de mener des attaques contre des Palestiniens, de détruire des biens privés et de recourir à la violence dans le but de provoquer le déplacement forcé des populations palestiniennes, tout en poursuivant l'expansion des colonies considérées comme illégales au regard du droit international.

Selon le communiqué, ces violences, combinées à la poursuite de la colonisation et à l'installation de nouveaux avant-postes avec "le soutien et l'aide du gouvernement israélien", compromettent la viabilité d'un futur État palestinien ainsi que les perspectives d'une coexistence pacifique entre Israéliens et Palestiniens.

Appel à des poursuites contre les auteurs de violences

Les ministres estiment que les auteurs de ces violences ont bénéficié pendant trop longtemps d'une forme d'impunité. Ils affirment que certaines attaques auraient été commises sous la protection des forces de sécurité israéliennes et demandent au gouvernement israélien de veiller à ce que chaque incident fasse l'objet d'enquêtes approfondies et de poursuites judiciaires effectives.

Les six pays appellent également Israël à prendre des mesures contre les organisations et les avant-postes impliqués dans ces violences et à mettre fin à toute incitation à la violence en Cisjordanie occupée.
Les signataires réaffirment par ailleurs leur attachement à la solution à deux États, qu'ils présentent comme la seule perspective permettant d'assurer une paix durable et la sécurité des Israéliens comme des Palestiniens.

La France annonce des mesures supplémentaires

Réagissant à cette déclaration commune, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé sur la plateforme X que la France adoptait, en coordination avec ses partenaires, de nouvelles sanctions visant les responsables de "l'intensification de la colonisation et des violences en Cisjordanie".

Paris a notamment interdit l'entrée sur son territoire au ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, ainsi qu'à quatre responsables d'organisations de colons et à vingt-et-un colons qualifiés de violents.

Les six pays ont enfin averti qu'ils demeuraient prêts à adopter de nouvelles sanctions si le gouvernement israélien ne prenait pas rapidement des mesures concrètes pour mettre fin aux violences commises en Cisjordanie occupée et à l'expansion des colonies.