mercredi 1 avril 2026

"L'Iran n'a pas été vaincu et le Machiah n'est toujours pas apparu"



Grosse déception chez les juifs orthodoxes car en cette veille de Pessah, l'Iran n'a pas été vaincu et le Machiah n'est toujours pas apparu.

Le Rav Ron Chaya explique une fois de plus que ce n'est que partie remise.

Source :

The Rorschach's Chronicles

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Commentaire :

Ça fait 3500 ans que cet abruti attend le messie. Pendant le covid, il était déjà complètement excité. "On y ééé, on y ééé !" Toute cette mascarade fait partie de la pathologie hystérique. Et je ne dis pas cela méchamment. Le fait est que ce n'est pas une interprétation très chrétienne non plus ! L'hystérie, vous savez ? Cette maladie à partir de laquelle Sigmund Freud avait échafaudé sa théorie.

Hervé Ryssen, auteur de "Psychanalyse du judaïsme".


Flottilles pour Gaza : que vive un mouvement Monde !


La dernière flottille en septembre 2025. Photo Enzo Pianetti


Par Brigitte Challande 

Gaza est à bout de souffle dans l’ombre de la guerre en Iran. L’ONU a envoyé une alerte le 11 Mars pour affirmer que le système de santé est au bord de la rupture, les évacuations médicales suspendues, pénurie de carburant, les gazaoui.e.s continuent d’être assassiné.e.s, en silence, Gaza reste isolée !

Une brève histoire des flottilles pour Gaza

Depuis 2007, la bande de Gaza est soumise à un blocus strict imposé par Israël. Dès 2008 les premières flottilles prennent la mer pour briser le blocus et apporter de l’aide humanitaire à Gaza, les deux premiers bateaux du Free Gaza Movement atteindront Gaza, tous les suivants — 2010, 2011, 2015, 2018, 2023, 2024, 2025 — seront interceptés illégalement dans les eaux internationales par Israël. En 2010 le Mavi Marmara, un bateau turc, sera attaqué par l’armée israélienne, il y aura 9 morts.

À partir de 2023, un génocide d’une ampleur inimaginable accompagné d’un blocus meurtrier ravage la bande de Gaza. Face à l’inaction de nos gouvernements, des organismes internationaux et l’absence totale de respect du droit international établi par ces mêmes gouvernements, il ne reste que le réveil citoyen et la force des peuples pour contester l’axe américano-israélien qui terrorise toute une région et menace la sécurité et la stabilité mondiales par ses ambitions impérialistes.

Le mouvement des peuples du monde s’amplifie

Plusieurs flottilles prennent la mer entre 2023 et 2024, mais surtout une marche mondiale vers Gaza prend la route en juin 2025, 4 000 participant.e.s venus du monde entier tentent d’atteindre pacifiquement le passage de Rafah : la plus grande action citoyenne jamais entreprise pour briser le blocus israélien. Une nouvelle flottille suivra début septembre avec une cinquantaine de bateaux, mais ce mouvement ne s’arrêtera pas là, chaque interception, arrestation, incarcération, blocage provoque une convergence encore plus puissante des énergies et des projets citoyens pour briser enfin le siège illégal de Gaza.

Plusieurs flottilles partiront ce mois d’Avril, altermidi a rencontré celle de la Global Sumud Flottilla. Adrien a été naviguant sur la flottille de septembre après avoir fait la marche du Caire, et Hélène qui a aussi participé à la marche du Caire s’occupe des levées de fonds et de la mobilisation citoyenne à terre pour la GSF.

Quand et pourquoi la GSFr s’est-elle formée ?

A et H : « La GSF s’est constituée en Égypte après la grande marche internationale sur Gaza, elle représente la convergence des peuples de plus de 100 pays, donc elle est internationale et s’est organisée à partir du constat que puisqu’on ne peut pas y aller par la terre on ira par la mer, ce qui n’empêche pas un convoi terrestre de résistance également. Ce convoi partirait d’Algérie. Nous sommes un mouvement non violent de désobéissance civile qui se bat pour les respects du droit international et qui va se doter d’une organisation et d’une coordination plus ample, car c’est ça la clef du succès !

Nous utilisons nos corps, notre citoyenneté, nos passeports, tous nos privilèges qui nous obligent à une responsabilité citoyenne. Effectivement nous sommes plus libres, moins susceptibles d’être attaqués et c’est de notre responsabilité que de nous engager afin de peser sur nos États incompétents… C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’un mouvement non violent naît à l’extérieur d’un pays.

Dans ce mouvement il y a des palestinien.ne.s qui ne vivent pas en Palestine en ce moment ou qui sont de la diaspora, et la GSF est en lien permanent avec des associations palestiniennes. D’ailleurs le point de départ était aussi de répondre à la demande des ONG de créer et d’ouvrir un corridor humanitaire pour qu’elles puissent passer. On ne brisera pas le blocus par la force mais politiquement en faisant pression sur tous les gouvernements dont nous sommes issus pour qu’ils agissent, enfin ! C’est ce qui s’est passé lors de la dernière flottille avec l’Italie qui est allée jusqu’à nous accompagner et nous protéger pendant deux jours. Les flottilles peuvent déclencher des actions diplomatiques de par le monde, on l’a vu avec l’Espagne, la Belgique et même la Colombie qui a kidnappé et viré les ambassadeurs et diplomates israéliens. »

Il y a plusieurs mouvements de flottille, vont-elles se coordonner ?

A et H : « Effectivement nous sommes au moins trois mouvements, la Freedom Flottilla Coalition (FFC) la première la plus ancienne avec laquelle nous avons des liens organisationnels, et la Thousand Madleens to Gaza (TMTG) dont les groupes sont plutôt en France. Ils sont en train d’appareiller les bateaux au port de l’Estaque près de Marseille d’où ils partiront. Actuellement il y a des discussions à Tunis pour que, amarrés dans des ports différents, les trois mouvements partent ensemble et se retrouvent en mer. Cela représente plus de 100 pays, autant de bateaux et de naviguant.e.s, nous allons organisé un “momentum” [élan], un moment clef pour faire du bruit autour de nos départs ! »

Comment ça se passe sur les bateaux et quelles sont les difficultés ?

A et H : « Le contexte général, dans l’ombre de la guerre en Iran, est compliqué pour la mobilisation ; le mouvement de soutien à la Palestine est un peu en sourdine, il faut faire avec ça, c’est plus difficile de mobiliser… Sinon nous sommes soumis.e.s à de nombreuses lenteurs administratives, des difficultés pour avoir les visas, des pressions organisationnelles dans les ports, bref des bâtons dans les roues pour nous compliquer les choses mais nous sommes tenaces !

Sur un bateau il y a beaucoup de temps passé aux entraînements rapportés à toutes les situations d’attaques auxquelles on sera confronté, il faut se préparer au pire. Dans cette nouvelle flottille, comme il y a soi-disant un cessez-le-feu à Gaza, nous envisageons de débarquer des personnes qui resteront là-bas, des enseignant.e.s, des médecins, des éco-constructeurs, des psychiatres, toutes professions dont la solidarité sera efficace et qui resteront à Gaza. C’est sur un bateau hôpital que ce projet se met en place avec même une salle d’opération. Mais il est important de faire appel à la solidarité financière car les difficultés sont nombreuses, vous ne pouvez peut-être pas partir mais vous pouvez nous aider à partir ! Nous partirons de Barcelone qui est actuellement un pays plus sûr. »

On se souvient de nos discussions avec Abu Amir lors de la flottille de septembre, Zakaria Bakr, le délégué du mouvement des pêcheurs, était sur la plage pour scruter l’horizon et apercevoir une voile ! La mobilisation massive de l’armée israélienne pour arraisonner tous les bateaux avait même permis aux pêcheurs d’aller en mer tranquillement quelques heures !

Ci-dessous l’extrait d’un des multiples messages laissés dans toutes les langues sur les boucles de discussion de la GSF :

« Tandis qu’Israël et les États-Unis bombardent des civils iraniens, Israël poursuit son génocide à Gaza et renforce son blocus meurtrier. Et alors que nous nous apprêtons à retourner à Gaza, notre mission pacifique envoie un message fort : nous ne reculerons pas face au terrorisme d’État, quelle que soit l’étendue de son impunité. Ensemble, nous pouvons mettre fin au siège illégal d’Israël. Rejoignez-nous, sur terre ou en mer ».


Brigitte Challande est au départ infirmière de secteur psychiatrique, puis psychologue clinicienne et enfin administratrice culturelle, mais surtout activiste ; tout un parcours professionnel où elle n’a cessé de s’insérer dans les fissures et les failles de l’institution pour la malmener et tenter de la transformer. Longtemps à l’hôpital de la Colombière où elle a créé l’association « Les Murs d’ Aurelle» lieu de pratiques artistiques où plus de 200 artistes sont intervenus pendant plus de 20 ans. Puis dans des missions politiques en Cisjordanie et à Gaza en Palestine. Parallèlement elle a mis en acte sa réflexion dans des pratiques et l’écriture d’ouvrages collectifs. Plusieurs Actes de colloque questionnant l’art et la folie (Art à bord / Personne Autre/ Autre Abord / Personne d’Art et les Rencontres de l’Expérience Sensible aux éditions du Champ Social) « Gens de Gaza » aux éditions Riveneuve. Sa rencontre avec la presse indépendante lui a permis d’écrire pour le Poing et maintenant pour Altermidi. 

Source : Altermidi


mardi 31 mars 2026

Le dernier combat



Jérusalem est devenue le théâtre du dernier combat de l’humanité. Les Juifs (maîtres de cette ville glorieuse depuis 1967) ont fermé à clé l’église du Saint-Sépulcre, la plus vénérable des églises, située à l’endroit même où le Christ est mort sur la croix et où il est ressuscité. Cette église n’avait jamais été fermée, depuis des centaines d’années, depuis l’an 1009 après J.-C. où elle fut détruite par le calife fou al-Hakim. Ce sacrilège marqua le début des croisades, jusqu’à ce que Jérusalem soit libérée par les croisés et que l’église soit reconstruite par la reine Mélisende. Aujourd’hui, l’église est fermée aux fidèles, et personne n’a pipé mot – les médias (appartenant à des Juifs) n’en font même pas mention. Les nombreux journalistes basés à Jérusalem gardent le silence, tout comme les portes de l’église. Vous n’en saviez probablement même pas l’existence. Bien que Trump et Hegseth prétendent se battre pour la chrétienté, ils n’ont pas évoqué le Saint-Sépulcre.

De nombreux chrétiens ont combattu de nombreux musulmans pendant de nombreuses années pour prendre possession de cette église. Cependant, d’un seul coup, les Juifs ont vaincu les chrétiens et les musulmans. La mosquée la plus importante de Jérusalem, el-Aqsa, y compris son magnifique Dôme du Rocher doré, est également fermée à clé. Bien que ce soit la fête musulmane la plus importante, le ramadan et l’Aïd el-Fitr, les fidèles musulmans ont été exclus du Haram ash-Sharif.

Maintenant que le monde juif est en train de s’implanter, les goyim ont perdu leur accès au Tout-Puissant tandis que les Juifs conservent le leur : toutes les synagogues sont ouvertes. La destruction du Haram ash-Sharif est plus imminente que jamais. Cela pourrait arriver d’un jour à l’autre. Les Israéliens ont dévoilé une photo de ce qu’ils ont qualifié de missile iranien sur le toit du Saint-Sépulcre. Il s’agit manifestement d’un faux, tout à fait similaire à une image montrant « un missile russe sur le toit d’un bâtiment polonais », qui a été unanimement reconnue comme étant un faux. Un tel toit ne peut pas résister à l’impact d’un missile.

Israël prétend que les portes des églises et des mosquées sont fermées pour empêcher un impact direct d’un missile persan. Si c’était vrai, pourquoi les synagogues restent-elles ouvertes ? Et comment croire aux bonnes intentions d’Israël juste après le génocide de Gaza et la destruction de Beyrouth ?

L’intention est de retirer la protection divine aux non-juifs, qu’ils soient musulmans ou chrétiens. Oui, les gens d’aujourd’hui ne sont pas censés croire à de telles choses. Mais ils y ont cru pendant des milliers d’années, et je ne pense pas qu’ils aient eu tort.

Dans mon livre La Bataille du discours, il y a un essai intitulé Apocalypse Now :

Depuis les temps anciens, l’Homme savait que la chose la plus importante au monde est sa relation avec le Sublime. Il y eut de nombreux rois, mais seuls les temples ont survécu à l’abîme destructeur des âges. En descendant l’Irrawaddy, le long des étendues désolées de la Haute-Birmanie, on remarque une sorte de flotte spatiale posée sur les collines au coude du fleuve. Ce sont de nombreux sanctuaires pointant vers le ciel. Sur la rive opposée du Nil, le temple de Dendérah dresse ses colonnes, gardant l’image précieuse et éphémère de Nout, la déesse de la Nuit. Son corps coule comme un fleuve dans le ciel ; son coude forme un angle droit. De l’autre côté de l’eau, au sud, deux rangées de sphinx mènent aux temples de Karnak. Les Égyptiens ont construit les pyramides éternelles pour survivre à l’humanité et à la dévastation. Ils ont construit les temples pour nous rappeler que la chose la plus importante au monde est notre relation avec le Sublime.

Sur les rives basses et souvent inondées de la rivière Nerl, près de Souzdal, une petite église exquise en pierre blanche se dresse telle une bougie. L’église de l’Intercession sur la Nerl a été construite il y a environ huit cents ans, et elle est toujours capable de nous couper le souffle. Nichée dans un coin oublié du Massif central, la cathédrale de Conques est recouverte de figures romanes complexes représentant des saints. Le dôme parfait de la mosquée de Jérusalem brille depuis des siècles au-dessus de la profonde vallée du Cédron, tel un grand phare dans la mer des troubles. La Laure de Saint-Sabas se niche sur la falaise, à quelques kilomètres en contrebas du cours du Cédron. De lourds piliers entourent un ancien stupa sur l’île d’Ayutthaya, l’ancienne capitale du Siam. Où que vous alliez, vous trouverez les créations les plus belles et les plus importantes de nos ancêtres – de la cathédrale de Nidaros au cercle polaire, au monastère de Tiangboche dans l’Himalaya, de la pierre noire de La Mecque à Saint-Jacques-de-Compostelle, de la puissance mégalithique de Stonehenge au labyrinthe harmonieux de Machu Picchu. Elles nous rappellent notre raison d’être, notre mission et notre récompense.

Notre raison d’être ? Avons-nous vraiment une raison d’être ? Oh oui, les hommes ont une raison d’être sur terre. Pendant des millénaires, ils ont considéré que leur chemin vers Dieu était leur raison d’être. Entre les batailles et les étreintes, ils se tournaient vers Dieu. Ouvrez l’Odyssée et Beowulf, Dante et Chaucer, Tolstoï et Goethe, et vous trouverez cette pensée ancrée dans chaque page de ces livres. Aujourd’hui, cette idée est soigneusement écartée, et une raison d’être différente est proposée : celle de l’accumulation de richesses. Ce n’est pas un hédonisme paresseux et tolérant, mais une cupidité dynamique et dévouée qui est devenue le paradigme dominant. Pourtant, notre raison d’être innée et inhérente est restée ce qu’elle a toujours été : atteindre l’harmonie et l’union avec l’Esprit et avec la Terre. Non seulement en tant qu’individus, mais en tant qu’humanité, nous désirons accomplir notre raison d’être.

… La religion est un moyen d’atteindre l’union avec le Divin. Cette union est l’expérience la plus enrichissante que l’homme connaisse. Elle porte de nombreux noms : extase ou grâce, exaltation ou transe, satori ou nirvana, et comporte de nombreux niveaux, de l’élévation de la prière au frisson de la communion jusqu’à l’immersion totale dans la Divinité. C’est un sentiment aussi connu et souvent décrit que celui de la satisfaction sexuelle, et qui s’en rapproche. Qu’y a-t-il de mieux que de faire l’amour avec une blonde de quinze ans, a demandé Woody Allen, avant de répondre : « Une relation sexuelle avec deux blondes de quinze ans. » Cependant, comparé à la grâce, ce rêve d’Allen (ou d’Epstein, d’ailleurs) est aussi excitant que de remplir une déclaration d’impôts annuelle. Les drogues dures ou l’acide hallucinogène ne peuvent rivaliser : rien ne le peut.

Le problème, c’est que les Juifs pensent que cela leur est réservé, tandis que les Gentils offensent la Divinité en s’imposant à Son attention. Dans l’idéal juif, les goyim devraient être privés de leurs propres églises et mosquées ; ils devraient juste adorer les Juifs, tandis que les Juifs agiraient en tant que médiateurs auprès du Divin. [c'est ce qui se passe aujourd’hui en Occident]

Ron Unz a écrit :

Les Israéliens sont certainement les assassins les plus audacieux et les plus habiles du monde, portant probablement ces arts sombres à des niveaux jamais vus auparavant dans l’histoire de l’humanité. Le judaïsme traditionnel, désormais de plus en plus pratiqué dans ce pays, considère tous les non-juifs comme des sous-humains, de simples bêtes à l’apparence humaine, des rabbins de haut rang allant même jusqu’à déclarer que « mille vies non juives ne valent pas l’ongle d’un juif ». Cette perspective religieuse a manifestement libéré les forces israéliennes de toutes les contraintes habituelles de l’armée américaine ou de celles de la plupart des autres pays.

Satan soutient (ou génère) des idées qui excluent la grâce de Dieu de notre vie. Sa grande mission est de profaner le monde, tandis que la grande mission de Dieu est de remplir le monde de sainteté. Dans le monde de Satan, l’amour est une marchandise ; dans le monde de Dieu, le sexe est une manifestation de l’Amour cosmique. Le « Prince de ce monde » veut que l’Homme oublie la vie spirituelle ; Dieu veut que l’Homme s’élève vers Lui.

Dieu n’est pas indifférent à notre sort ; Il a accompli un acte incroyable et s’est incarné en homme, a souffert, est mort et est revenu à la vie pour nous. Son grand adversaire, que nous connaissons par le Livre de Job, n’abandonne pas non plus. Ils continuent de jouer avec de nouvelles idées sur le grand échiquier. Satan peut pervertir toute idée de Dieu ; Dieu peut transformer toute idée de Satan en quelque chose de merveilleux. Par exemple, un amour tendre pour la terre du Christ a donné naissance aux croisades meurtrières, mais le matérialisme sans complexe des communistes a entraîné un grand élan des cœurs. Les acteurs actuels jouent aux échecs en 3D, et c’est notre tâche humaine de jouer les bons coups, et ainsi d’aider Dieu à remporter la partie. Les guerriers prétentieux d’autrefois avaient coutume de dire « Dieu est avec nous ». En tant que penseurs humbles d’aujourd’hui, nous devrions plutôt dire : « Nous sommes avec Dieu. »

Le Premier ministre Netanyahou est impatient de commencer la construction du Troisième Temple. Il nous conseille de suivre les Juifs avec « crainte et révérence ». « L’histoire prouve que, trois fois hélas, et malheureusement, Jésus-Christ n’a aucun avantage sur Gengis Khan. Car si vous êtes assez fort, assez impitoyable, assez puissant, le mal l’emportera sur le bien. L’agressivité l’emportera sur la modération », a déclaré Netanyahu dans des propos qui ont ébranlé les fondements du discours politique et religieux.

La réponse du philosophe russe Alexandre Douguine ne s’est pas fait attendre, et son interprétation va bien au-delà de la critique politique conventionnelle. « Désormais, nous devrions suivre les Juifs non pas par compassion et empathie, mais par respect et par crainte. Sinon, ils nous tueront tout simplement. D’une manière ou d’une autre. L’archétype s’est inversé. » Pour Douguine, ce que proclame Netanyahou n’est pas une simple déclaration politique, mais un profond glissement dans l’identité juive telle qu’elle avait été perçue pendant des siècles. C’est la transition de la victime au bourreau, du persécuté au persécuteur, du chassé au chasseur.

Le Messie souffrant contre le Messie triomphant

Le cœur de l’analyse de Douguine est théologique et profondément symbolique. Selon le philosophe russe, Netanyahou annonce un passage de l’archétype du Messie souffrant (Ben Yosef) à celui du Messie triomphant (Ben David).

Dans la tradition juive, le Messie ben Yosef (fils de Joseph) est une figure messianique qui précède le Messie principal, le ben David (fils de David). Le ben Yosef est traditionnellement un Messie guerrier qui meurt lors de la bataille finale contre les forces du mal, un Messie souffrant qui se sacrifie. Ben David, en revanche, est le Messie triomphant qui établit le Royaume de Dieu sur terre, un souverain puissant et victorieux.

L’interprétation de Douguine est que Netanyahou, en faisant référence à « Jésus-Christ » comme métaphore des victimes de l’Holocauste, dit en substance : Cessons d’être des victimes ; désormais, nous sommes des tueurs. Des chasseurs, et non plus des proies.

Si les Juifs deviennent les chasseurs/tueurs, nous serons les proies. Ils nous laissent le choix : adorer les Juifs ou n’adorer rien du tout.

Je crains fort qu’un instinct aussi fondamental que le désir d’adorer Dieu ne disparaisse du monde. Si personne ne s’inquiète de la fermeture des églises et des mosquées imposée par les Juifs, les Gentils (ou plus généralement l’humanité) peuvent être considérés comme kaput. La reconstruction du Troisième Temple ne compensera pas ce que nous perdons. Au contraire, le Nouvel Ordre Mondial est, en termes religieux, le début du Royaume de l’Antéchrist, fondé sur la suppression de tous les éléments spirituels de notre vie. Concrètement, il s’agit d’une tentative ambitieuse d’asservissement total de l’Homme.

Israël Shamir



lundi 30 mars 2026

Comment vos impôts financent l’armée israélienne



Ces nouvelles révélations sont un scandale absolu.

Le programme “Horizon Europe” a officiellement pour but de financer la recherche et développement.

Des centaines de projets “exclusivement civils”, a promis la commissaire européenne, face aux critiques. Elle a menti.

Nous apprenons que 21 projets “Horizon” financent directement l’armée israélienne.

Des subventions directes, issues de nos impôts, qui tombent dans les poches de l’industrie de guerre d’un état en plein génocide.

Parmi elles :

- Israël Aerospace Industries, le plus grand groupe de défense israélien : 2,8 millions d’euros.

- Rafael Advanced Defense Systems, l’entreprise publique israélienne de défense : 500 000 euros.

- Et même directement le ministère de la défense de Netanyahou.

L’Union européenne, financée par notre argent, le reverse directement à la recherche militaire d'Israël. Ces programmes mettent au point des drones, des systèmes de surveillance, des capteurs et technologies de guerre.

Quand nous demandons à la Commission européenne la suspension de ces subventions criminelles, elle répond que ce serait de la discrimination contre Israël.

En 2022, lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, il avait été immédiatement possible de suspendre tous les partenariats avec la Russie.

Ce deux-poids-deux-mesures est la honte de l’Europe.

Stop au génocide. Stop au massacre.

La complicité de l’Europe et de la France doit s’arrêter.

Clémence Guetté. Vice-présidente Assemblée nationale • Députée de Créteil, Choisy-le-Roi, Orly • Responsable du programme La France insoumise • Co-présidente Institut La Boétie.


dimanche 29 mars 2026

Rabbin Ovadia Yosef : "Les goyim (non-juifs) sont nés uniquement pour nous servir"




En octobre 2010, lors d’un sermon du samedi soir sur les travaux permis aux non-juifs le Shabbat, le rabbin Ovadia Yosef a déclaré :

« Les goyim sont nés uniquement pour nous servir. Sans cela, ils n’ont pas leur place dans le monde – uniquement pour servir le peuple d’Israël. Pourquoi les gentils (goyim) sont-ils nécessaires ? Ils travailleront, laboureront, moissonneront. Nous nous assiérons comme un effendi et mangerons. Avec les gentils, ce sera comme pour toute personne : ils doivent mourir, mais Dieu leur donnera longévité. Pourquoi ? Imaginez que l’âne de quelqu’un meure, il perdrait son argent. C’est son serviteur. C’est pourquoi il a une longue vie, pour bien travailler pour ce Juif. »

(Rapporté par JTA, Times of Israel, etc.)


samedi 28 mars 2026

Porphyre de Tyr



Le saviez-vous ?

Porphyre de Tyr, le grand philosophe néoplatonicien du IIIe siècle (disciple de Plotin), n’a pas été tendre avec le judaïsme et surtout avec le christianisme qu’il voyait comme une dérive juive.

Dans son traité Contre les chrétiens (brûlé plus tard sur ordre des empereurs chrétiens), il dénonce le judaïsme comme une superstition barbare, pleine de contradictions, de mythes grossiers et d’un particularisme étroit qui produit l’intolérance et la haine des autres peuples.

Il raille les histoires de l’Ancien Testament (Moïse, les prophètes) comme des fables ridicules, accuse les Juifs d’avoir inventé un dieu jaloux et cruel, et voit dans leur religion un obstacle à la vraie philosophie universelle et à la contemplation néoplatonicienne.

Pour Porphyre, le judaïsme (et son rejeton chrétien) est une peste intellectuelle : littéralisme borné, misanthropie déguisée en élection divine, et rejet de la raison grecque. Rien de nouveau sous le soleil : même un esprit aussi élevé que lui voyait déjà dans cette tradition orientale une vermine qui corrompt l’âme et la cité.

Preuves directes en français : 

- Fragments de Contre les chrétiens cités et analysés (avec traductions) :
https://persee.fr/doc/reg_0035-2039_2012_num_125_2_8104 
(étude sur les témoignages contre Porphyre)

- Traduction et contexte des critiques de Porphyre sur les Écritures juives/chrétiennes : 
https://fr.scribd.com/document/337255042/Le-traite-de-Porphyre-contre-les-Chre-tiens-Pier-Franco-Beatrice

- Analyse détaillée des fragments sur le judaïsme et le christianisme : https://shs.hal.science/halshs-00081717v1/document (hypothèses sur son traité, avec citations)

- Version accessible des principaux fragments ou éditions classiques (recherche « Porphyre Contre les chrétiens » sur http://remacle.org pour les extraits traduits).

Source :


Le culte de la mort israélien étend son emprise sur les États-Unis




Dans cette guerre catastrophique et sans issue, Téhéran mène une action d’arrière-garde pour rétablir l’équilibre géopolitique. Si l’Iran perd, Dieu seul sait où Israël et les États-Unis entraîneront le monde ensuite.

L’ aveu du secrétaire d’État américain Marco Rubio, repris par Mike Johnson , président de la Chambre des représentants, selon lequel Israël a forcé Washington à attaquer l’Iran, a légitimement suscité la consternation.

Donnant vie à un argument qui serait normalement considéré comme un cliché antisémite, Rubio a soutenu que l’administration Trump n’avait pas eu d’autre choix que d’attaquer l’Iran car, sans cela, Israël aurait de toute façon lancé une attaque, exposant les soldats américains à des représailles.

Rubio a déclaré : « Le président a pris une décision très sage : nous savions qu’il y aurait une action israélienne, nous savions que cela précipiterait une attaque contre les forces américaines, et nous savions que si nous ne les attaquions pas préventivement avant qu’ils ne lancent ces attaques, nous subirions des pertes plus importantes. »

Rubio a employé le terme « préventivement » d’une manière très inhabituelle et trompeuse.

En droit international, l’agression est un usage illégal de la force – le « crime international suprême », selon les principes énoncés en 1950 par le tribunal de Nuremberg. Cependant, une circonstance atténuante peut être invoquée si l’État agresseur peut démontrer qu’il agissait de manière préventive : autrement dit, qu’il agissait pour prévenir une menace d’attaque plausible, imminente et grave.

Rubio ne suggérait cependant pas que les États-Unis aient agi « préventivement » face à une menace iranienne. Il voulait dire que Washington avait agi préventivement pour empêcher son allié, Israël, de déclencher une série d’événements militaires qui auraient pu blesser des soldats américains.

Si l’administration Trump avait réellement agi de manière préventive dans ces circonstances, les États-Unis auraient dû attaquer Israël, et non l’Iran.

Tigre de papier

Mais la remarque de Rubio soulevait une autre question : pourquoi Washington n’a-t-il pas simplement dit à Israël qu’il lui était interdit de déclencher une guerre contre l’Iran sans l’approbation des États-Unis ?

Après tout, Israël serait incapable de lancer la moindre attaque contre l’Iran sans le soutien crucial des États-Unis.

Israël a dû compter sur l’aide des bases militaires américaines disséminées dans la région, ainsi que des États arabes qui accueillent ces bases.

L’attaque aurait été tout à fait inconcevable sans le soutien d’une immense armada de navires de guerre américains envoyée dans la région par Trump.

Israël ne peut résister aux représailles iraniennes que grâce à une certaine protection conférée par les systèmes d’interception de missiles fournis et financés par les États-Unis.

Et par-dessus tout, Israël n’est une puissance hégémonique régionale que grâce aux subventions massives qu’il reçoit des États-Unis — se chiffrant en milliards de dollars par an — pour préserver son armée, l’une des plus puissantes au monde.

Autrement dit, Israël aurait été incapable de mener seul une guerre contre l’Iran. Sans les États-Unis, c’est un tigre de papier.

Le commentaire de Rubio laissait entrevoir deux possibilités : soit les États-Unis, qui possèdent l’armée la plus puissante de l’histoire mondiale, sont sous la coupe du petit État d’Israël ; soit Trump a rendu sa propre armée, la plus puissante de tous les temps, servile envers Israël.

Quelle que soit la raison, il est difficile de concilier cela avec l’affirmation répétée de Trump selon laquelle il fait passer l’Amérique avant tout.

Ce point est tellement flagrant qu’il explique sans doute pourquoi Rubio a été contraint de revenir sur ses propos le lendemain. De son côté, Trump s’est empressé de suggérer que c’était lui qui avait forcé Israël à attaquer l’Iran, et non l’inverse.

Folie géopolitique

L’explication la plus probable n’est pas qu’Israël ait forcé la main de Trump. C’est plutôt qu’il a été séduit par les affirmations mensongères du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, selon lesquelles une attaque contre l’Iran serait un jeu d’enfant – s’ils frappaient au moment où ils seraient certains d’éliminer le guide suprême iranien, Ali Khamenei.

Trump a été amené à croire qu’une telle frappe de décapitation serait une répétition de son « succès » au Venezuela, lorsqu’il avait kidnappé le président Nicolas Maduro à Caracas pour le traduire en justice à New York.

Au Venezuela, le mépris flagrant du droit international par les États-Unis était perçu comme une menace directe contre Delcy Rodriguez, la successeure de Maduro. « Faites ce que nous disons, sinon la nouvelle présidente en subira les conséquences. »

Netanyahu savait parfaitement comment convaincre Trump, encore grisé par les conséquences néfastes de cette entreprise illégale, qu’il pouvait réitérer l’opération en Iran. Le successeur de l’ayatollah serait tout aussi facile à manipuler.

C’est pourquoi, dans cette guerre catastrophique menée par les États-Unis et Israël, Téhéran se livre à une action d’arrière-garde pour rétablir un semblant de stabilité géopolitique. Si l’Iran perd, ou si les États-Unis triomphent sans payer un prix terrible, Dieu seul sait où Israël et Washington entraîneront le monde ensuite.

Le destin du monde, à proprement parler, repose entre les mains de Téhéran.

Ce que l’attaque conjointe contre l’Iran démontre le plus clairement, c’est à quel point Netanyahu a réussi, au cours du dernier quart de siècle, à « israéliser » Washington et le Pentagone.

Les États-Unis ont toujours mené des guerres d’agression illégales. Ils ont toujours été davantage des gangsters que des gendarmes du monde. Mais le fait que Washington ait été dirigé par des criminels impitoyables ne l’empêchait pas de devenir encore plus dérangé, encore plus psychopathe.

C’est ce à quoi Netanyahu a travaillé. Et Trump donne désormais carte blanche à l’israélisation des États-Unis. Les indices sont partout.

Mercredi, le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth — le titre traditionnel de « secrétaire à la Défense » sonnait sans doute trop respectueux des lois — a abandonné toute prétention d’être le gentil.

Il a insisté sur le fait que les forces américaines agissaient « sans pitié » et que le régime iranien « était cuit ». Les États-Unis sèmeraient « la mort et la destruction 24/24h ».

La veille, il avait défini sa stratégie : « Pas de règles d’engagement stupides, pas d’enlisement dans la construction nationale, pas d’exercice de construction démocratique, pas de guerres politiquement correctes. »

Il ne s’agit pas là de la rhétorique traditionnelle des administrations américaines cherchant à afficher la supériorité des valeurs occidentales, ou prétendant mener une mission civilisatrice auprès du reste du monde.

Il s’agit là de la rhétorique de l’arrogance coloniale, de ce même médiévalisme militaire longtemps prôné par les dirigeants israéliens.

Hegseth ressemblait étrangement au général Moshe Dayan, ministre de la Défense israélien des années 1960. Il avait notamment formulé la doctrine militaire israélienne par cette phrase devenue célèbre : « Israël doit être comme un chien enragé, trop dangereux pour être contrarié. »

Tactiques de « chien enragé »

Avant son attaque, les États-Unis avaient passé des années à essayer d’affamer le peuple iranien pour le pousser à un soulèvement, tout comme Israël avait bloqué et affamé la population de Gaza pendant environ 16 ans en supposant que cela les encouragerait à renverser le Hamas.

Cette stratégie a échoué dans les deux cas. Pourquoi ? Parce qu’elle a ignoré un fait des plus élémentaires : les personnes maltraitées sont des êtres humains qui choisiront toujours la liberté et la dignité plutôt que la dégradation et la subordination.

Menés de force dans une guerre d’usure humiliante contre l’Iran, les États-Unis réagissent comme un « chien enragé », tout comme Israël l’a fait à Gaza après avoir été humilié par l’évasion éclair du Hamas du camp de concentration qu’Israël y avait créé pour les Palestiniens.

La politique d’« absence de règles d’engagement » d’Hegseth signifie que les États-Unis admettent désormais ouvertement que tout l’Iran est devenu une zone de tir libre, tout comme l’était Gaza.

Ce qui explique pourquoi l’une des premières cibles des frappes américaines et israéliennes fut une école primaire où plus de 170 personnes furent tuées , la plupart étant des enfants de moins de 12 ans.

D’après des informations parues même dans le quotidien d’extrême droite Daily Telegraph, les attaques américaines et israéliennes ont déjà provoqué un véritable chaos à Téhéran. Les infrastructures civiles essentielles, comme les hôpitaux, les écoles et les commissariats, sont prises pour cible. Les zones résidentielles sont bombardées massivement et les réserves de nourriture et de médicaments s’épuisent rapidement.

Rubio a promis que le pire était à venir.

Les États-Unis sont manifestement tombés sous l’emprise de la logique perverse de la doctrine Dahiya, qu’Israël a développée lors de ses attaques répétées contre le Liban et affinée pendant deux ans et demi à Gaza.

Ruine fumante

La doctrine Dahiya va bien au-delà de la simple idée de guerre asymétrique inhérente aux attaques d’une partie plus forte contre une partie plus faible.

Selon cette doctrine , les victimes civiles ne sont plus considérées comme de malheureux « dommages collatéraux » résultant de frappes contre des installations militaires. Au contraire, la population civile est traitée comme une cible d’attaque au même titre que les infrastructures militaires.

Pour Israël, la doctrine de la Dahiya est née de la constatation qu’il n’existait aucun objectif de guerre significatif qu’Israël puisse atteindre dans ses batailles contre les Palestiniens qu’il gouvernait ou contre la résistance du Hezbollah au Liban.

Israël ne se contentait pas de pacifier les Palestiniens. Il savait qu’ils ne pourraient pas être pacifiés indéfiniment, puisqu’il n’avait aucune intention de parvenir à un règlement politique avec eux. La fameuse solution à deux États était purement destinée à la propagande occidentale ; elle n’a jamais bénéficié d’un soutien significatif en Israël.

L’objectif d’Israël était plutôt d’utiliser une violence massive et aveugle pour terroriser les Palestiniens et les pousser à un nettoyage ethnique de la région, comme cela s’était partiellement produit en 1948.

De même, au Liban, où la doctrine de la Dahiya a été initialement élaborée, l’objectif n’était pas de parvenir à un accord politique avec le Hezbollah par la force. Le Hezbollah avait clairement indiqué qu’il ne se résignerait jamais à voir les Palestiniens disparaître de leur terre natale.

L’objectif était d’infliger tellement de souffrances au Liban que les autres sectes religieuses se retourneraient contre le Hezbollah et plongeraient le pays dans une guerre civile prolongée, laissant ainsi Israël libre de poursuivre l’expulsion – et maintenant le génocide – du peuple palestinien.

Selon la doctrine Dahiya, Israël reconnaissait implicitement qu’il ne combattait pas seulement des militants, mais la société dans son ensemble dont ils étaient issus. Il devait accepter qu’il ne pouvait y avoir ni victoire, ni reddition, au sens militaire traditionnel du terme. Dès lors, il lui fallait se résoudre à laisser derrière lui des ruines fumantes.

À maintes reprises, Israël a utilisé une puissance de feu massive contre les infrastructures civiles et les zones résidentielles pour briser la volonté d’une société — pour la ramener à « l’âge de pierre », pour reprendre la terminologie des généraux israéliens — afin que la population consacre son énergie à la survie plutôt qu’à la résistance.

Voilà ce que Hegseth et Rubio présentent désormais comme les objectifs de guerre de Washington en Iran : une démonstration délibérée et brutale de destruction massive, sans autre but que la démonstration elle-même.

Pathologie morbide

Ce n’est pas une stratégie gagnante, ni militaire ni politique. Ce n’est même pas une stratégie vouée à l’échec. C’est la pathologie morbide d’une secte.

Ce qui explique le flot de plaintes déposées par des soldats américains contre leurs commandants au début de la guerre menée par Trump contre l’Iran. On en compte au moins 110 à ce jour, selon un article de Jonathan Larsen publié sur Substack. [version française ici]

Dans un message adressé à la Military Religious Freedom Foundation (MRFF), un commandant d’unité non combattante a déclaré aux sous-officiers que Trump avait été « oint par Jésus pour déclencher l’Armageddon en Iran et marquer son retour sur Terre ».

Le ministère de la Guerre, sous la direction de Hegseth, un chrétien évangélique qui croit que l’Occident est en « croisade » contre l’islam, semble bafouer les règles du Premier Amendement interdisant le prosélytisme au sein des forces armées.

La théocratisation des forces armées américaines n’est pas un phénomène nouveau. George W. Bush parlait déjà de « croisade » contre le terrorisme il y a près de vingt-cinq ans. Mais le processus semble aujourd’hui avoir atteint un point où les plus hauts gradés de la hiérarchie militaire américaine sont profondément imprégnés d’une ferveur quasi-évangéliste pour une guerre dans laquelle Israël joue un rôle central.

Mikey Weinstein, président de MRFF et ancien combattant de l’armée de l’air ayant servi à la Maison Blanche de Ronald Reagan, a déclaré à Larsen que son groupe avait été « submergé » de soldats faisant état de « l’euphorie débridée de leurs commandants et de leurs supérieurs hiérarchiques, qui voient dans cette nouvelle guerre « approuvée par la Bible » le signe incontestable de l’avènement imminent de la « fin des temps » des fondamentalistes chrétiens ».

Dans les croyances relatives à la « fin des temps », fondées sur le livre de l’Apocalypse, une terrible bataille entre le bien et le mal a lieu à Armageddon — un site situé dans le nord de l’Israël actuel — qui conduit au retour du Messie sur Terre et à un Grand Enlèvement au cours duquel les chrétiens croyants s’élèvent pour rejoindre Dieu.

Weinstein a ajouté : « Nombre de leurs commandants se réjouissent particulièrement du caractère sanglant de cette bataille, soulignant à quel point les événements doivent devenir violents pour accomplir pleinement l’eschatologie apocalyptique chrétienne fondamentaliste. »

La Parole de Dieu

Au cœur de ces croyances se trouve le rassemblement des Juifs, en tant que peuple élu de Dieu, en Terre d’Israël — un territoire bien plus vaste que celui de l’État moderne d’Israël.

Pour les fondamentalistes chrétiens comme Hegseth et un nombre croissant de commandants américains, Israël est le catalyseur de la fin des temps.

Pour des raisons évidentes, Israël a cultivé ses liens avec le grand nombre de fondamentalistes chrétiens aux États-Unis. Ils sont politiquement actifs — leur vote a assuré la présidence à Trump — et ils considèrent Israël comme une question intérieure d’une importance capitale plutôt que comme une question de politique étrangère.

Ils souhaitent ardemment qu’Israël s’empare de vastes portions du Moyen-Orient et se montrent largement indifférents aux conséquences que cela aura pour les Palestiniens ou les autres peuples de la région.

Tout cela s’accorde parfaitement avec l’idéologie prônée par Netanyahu et le commandement militaire israélien, qui a été pris en main il y a des années par les mêmes fanatiques religieux extrémistes qui dirigent le mouvement violent des colons, lequel attaque systématiquement les Palestiniens en Cisjordanie et leur vole leurs terres.

Alors que l’armée israélienne lançait son génocide à Gaza, Netanyahu encourageait les soldats en leur disant qu’ils combattaient la nation d’Amalek , l’ennemi des anciens Israélites.

Dans la Bible, Dieu a ordonné au roi Saül d’anéantir totalement les Amalécites, en tuant chaque homme, femme, enfant et nourrisson, ainsi que tout le bétail.

Comme en témoigne l’anéantissement de Gaza, les soldats israéliens ont pris leur mission au pied de la lettre. Après tout, ils n’exécutaient pas seulement les ordres de Netanyahou, mais un ordre divin.

« Le Choc des civilisations »

Netanyahu ne s’est pas contenté de sacraliser la guerre aveugle menée par son armée et celle des États-Unis. Il a également cultivé un climat raciste et anti-musulman plus large aux États-Unis et en Europe afin de faciliter la progression d’Israël dans sa conquête de vastes régions du Moyen-Orient.

Il a vigoureusement promu l’idée d’un « choc des civilisations », l’idée qu’un « Occident judéo-chrétien » est engagé dans une guerre commune et permanente contre la supposée barbarie du monde islamique.

La synergie entre une armée américaine soumise au fondamentalisme chrétien et une armée israélienne soumise à un suprémacisme juif d’inspiration biblique est aujourd’hui flagrante en Iran.

Cette machine militaire tentaculaire ne se soucie absolument pas de la protection des droits de l’homme.

Elle ne fait aucune distinction entre cibles civiles et militaires.

Elle privilégie la sécurité de ses propres soldats — considérés comme les garants de la providence divine — au détriment des civils que ces soldats attaquent.

Et elle croit qu’en écrasant le peuple iranien, elle fait progresser la volonté divine.

Voici le vrai visage de la machine de guerre qui se réclame de la « civilisation occidentale ». Ce sont là les véritables valeurs pour lesquelles l’Occident se bat en Iran. Le reste n’est que poudre aux yeux.

Jonathan Cook


Via :


vendredi 27 mars 2026

Chroniques de la joie mauvaise




par Régis de Castelnau


Les Américains ont le sens du respect des traditions.

Ils ont été contraints d’abandonner en urgence la base militaire qu’ils occupaient encore à Bagdad malgré toutes les demandes du gouvernement irakien.

Les forces américaines et de l'OTAN ont entièrement évacué la base Victoria à Bagdad après avoir subi de violentes attaques de milices irakiennes pro-iraniennes. À son apogée, cette base abritait 46 000 personnes et fonctionnait comme une véritable ville autonome. C'était l'une des plus grandes bases étrangères américaines au monde. Les milices chiites lui ont fait subir un bombardement continu. Les éléments européens de l’OTAN dont on nous demande ce qu’ils foutaient là ont dû faire aussi leurs bagages fissa. Le problème c’est que faire atterrir (et redécoller) les avions de transport pour procéder à la piteuse évacuation sous les bombardements était problématique. Alors toute honte bue, les cow-boys ont dû solliciter le gouvernement irakien pour qu’il obtienne des milices une trêve ! Non mais la honte après l’agression criminelle de 2003, voilà un nouveau départ la queue entre les jambes. On n’aura pas la photo de l’hélicoptère sur le toit du bâtiment de Saïgon, mais c’est tout comme.

On espère qu’ils ont emporté la fiole de Colin Powell. En souvenir…





Gaza et l’Iran



Personne ne devrait être surpris qu’à FOSNA nous sommes opposés à la guerre actuelle déclenchée contre l’Iran par Israël et les EU, et qui semble maintenant embraser une bonne partie du Moyen-Orient.

Toute guerre, même si elle peut paraitre justifiée, est mauvaise. La guerre n’apporte rien d’autre que la mort, la destruction, la perte et une hostilité persistante.

Elle bouleverse la vie civile normale, et procure une excuse et ouvre la porte à toutes formes d’excès militaires et d’abus de pouvoir autoritaires des gouvernements.

Elle détourne toutes les ressources de la société des besoins humains pour satisfaire les exigences de la machine de guerre qui engouffre voracement les ressources humaines et financières, la créativité, et l’attention.

La guerre actuelle contre l’Iran est particulièrement scandaleuse et répréhensible pour toute une série de raisons.

Le premier ministre Benjamin Netanyahu s’est, de son propre aveu, efforcé de provoquer une telle guerre depuis des décennies. Bien qu’il n’ait cessé d’en parler, Netanyahu avait échoué (jusqu’à présent) à persuader les États-Unis de s’engager dans une entreprise aussi irresponsable.

La raison étant qu’elle n’avait pas le moindre sens, à tel point que chaque administration US, malgré son désir ardent de satisfaire Israël, n’avait pu justifier à ses propres yeux ni à d’autres, de s’engager dans une aventure aussi stupide et radicale.

L’excuse qui veut que cette guerre eût pour objectif d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire est fallacieuse.

Nonobstant les allégations éhontées d’Israël, seul pays de la région à posséder l’arme nucléaire, qui a refusé de signer le Traité de Non-prolifération Nucléaire, et qui refuse de permettre toute inspection de ses installations, l’Iran a invariablement nié la volonté d’acquérir l’arme nucléaire.

Son guide religieux suprême, qui vient d’être assassiné, avait émis une fatwa religieuse selon laquelle produire une arme aussi maléfique et destructive est un péché.

L’Iran s’est soumis à un régime d’inspection des plus rigoureux, a signé un traité international (que Trump a déchiré) l’engageant encore davantage à ne pas acquérir l’uranium enrichi nécessaire à une telle arme, et a vu son programme d’enrichissement civil « détruit » par la guerre de 12 jours récente.

Pourtant, Israël et ses complices continuent de mentir en affirmant que l’Iran est à une semaine d’un tel enrichissement et, d’après Trump à deux semaines d’obtenir l’arme nucléaire.

En outre, l’Iran était en pleines négociations visant à réduire encore plus son programme nucléaire quand Israël et les US ont déclenché cette guerre.

Les « objectifs » supplémentaires énoncés pour cette guerre : restreindre le programme de production de missiles de l’Iran et sa capacité à soutenir des mouvements solidaires dans la région, ont été jugés par des experts militaires comme étant irréalisables sans un changement radical de régime, et l’installation d’un nouveau gouvernement qui serait disposé à satisfaire les désirs d’Israël et des US.

A terme, c’est là un objectif susceptible d’engager les US dans un conflit sans fin dont l’issue est incertaine.

A mon humble avis, les bases de cette guerre ont été directement jetées à Gaza et elle résulte de la réussite d’Israël d’y mener ses actions en toute impunité.

A Gaza, Israël a entrepris au vu et au sus de toutes et tous, un génocide qui bafouait tous les principes du droit international et toutes les normes qui gouvernent les relations internationales, sans avoir à rendre des comptes. Parmi les violations et les atrocités commises on peut citer : les attaques d’hôpitaux ; l’utilisation de la famine comme arme ; le bombardement intensif de populations civiles, même dans des camps de réfugiés et en tentes ; la rétention de nourriture, d’eau, et de fournitures médicales ; les déplacements forcés de populations entières, puis le rasage de leurs maisons ; les attaques et assassinats de travailleurs humanitaires, de journalistes, et de personnels médicaux ; l’interdiction de l’accès des journalistes indépendants, en même temps que la chasse aux journalistes locaux et l’assassinat de plus de 250 d’entre eux, parfois avec des membres de leur famille, et le floutage de la distinction entre civils et combattants.

Israël a non seulement commis ces atrocités ouvertement, en postant parfois ces atrocités sur les réseaux sociaux, mais il a utilisé son influence auprès des US et de pays européens pour obtenir l’impunité et punir ceux qui osaient remettre en cause ses activités.

Même les Cours internationales, comme la Cour Internationale de Justice et la Cour Pénale Internationale, ont fait l’objet de menaces, tout comme les procureurs, les juges, et même ceux qui ont rassemblé des preuves et porté des cas devant les tribunaux (comme Francesca Albanese et Al Haq).

Le chef du Mossad a en fait menacé l’ancienne procureure de la CIJ, lui disant « nous savons où se trouve votre famille. »

Il y a non seulement eu une très grande hypocrisie dans l’application des normes du droit international (comparé à l’Ukraine, par exemple), mais les structures elles-mêmes, les institutions, et les principes du droit international lui-même ont été traités de manière flagrante comme non pertinents.

Tout ceci a coïncidé, avec l’arrivé aux EU d’un président narcissique qui estime qu’il ne devrait être soumis ni à la Constitution, ni au Congrès, ni à l’opinion publique, ni à une quelconque contrainte si ce n’est « sa propre morale » – pour ce qu’elle vaut.

Cette arrogance, à la limite de la voyoucratie, s’affichait pleinement dans les déclarations du Secrétaire à la Défense états-unien (pardon le « Secrétaire à la Guerre ») qui se réjouissait ouvertement de ses victoires mercredi.

Il a annoncé, « Nous gagnons : l’ennemi est cuit, et ils le savent. Nous avons détruit leur marine et leur armée de l’air; nous avons le contrôle total de leur espace aérien, et nous allons faire pleuvoir sur eux la mort et la destruction. Quand ils lèvent les yeux, ils ne voient que nos avions et ceux d’Israël lâchant sur eux la destruction à notre guise. Nous allons continuer de pourchasser leurs armes et leurs dirigeants aussi longtemps qu’il nous plaira. »

Israël promet ouvertement d’assassiner et Trump exige le droit de décider qui sera le prochain guide suprême de la religion chiite.

Le fait qu’aucune tentative de porter la question devant le Congrès ni même devant le peuple américain n’a été entreprise avant que la guerre ne débute fait partie du nouveau paradigme en jeu.

En même temps, l’échec du Congrès cette semaine de freiner le président ne fait qu’amplifier le problème. Il crie à la face du monde « seule la puissance compte, et nous la détenons ! »

Il n’y a désormais plus de référence même aux principes moraux, aux valeurs, à un ordre fondé sur des règles, ou au bien-être du peuple iranien, de celui du Moyen Orient, de celui de n’importe quel autre pays d’ailleurs.

Les pays qui nous refusent de traverser leur espace aérien pour mener cette guerre, comme l’Espagne, seront aussi punis. Et aux États-Unis, ceux qui s’y opposent seront traités de faibles, si pas directement attaqués comme « traitres antipatriotes. »

« Nous pouvons enlever des dirigeants de pays, attaquer des navires partout en haute mer, bombarder les autres comme bon nous semble », voilà la nouvelle réalité à célébrer et non à excuser.

Je crains que cette mentalité ne soit amplifiée par les médias, plein d’analyses sur les missiles, les drones, et leurs intercepteurs, et dont la seule préoccupation étant de savoir qui le premier sera à cours de munitions et qui aura la plus grande capacité de destruction.

Seuls les fabricants d’armes sont satisfaits. Seules des pertes en vies humaines états-uniennes (et israéliennes) sont susceptibles d’être considérées comme raison légitime pour mettre fin à cette guerre ou pour envisager d’autres solutions.

Tandis que les évènements se dérouleront dans les jours, semaines, mois à venir, nous devons affirmer notre position dès maintenant et déclarer que cette guerre est immorale et devrait cesser immédiatement !

La force brute ne peut être le seul arbitre des relations internationales.

Nous avons tous désespérément besoin d’un monde régi par le droit, par des principes, par l’éthique et la morale, par la justice et l’équité, et par le respect des droits humains, de la dignité humaine, de l’égalité et de l’état de droit universellement reconnu et appliqué, et non pas d’un monde régi par la force brute.


Jonathan Kuttab



Le saviez-vous ?





Grégoire de Nysse, l’un des plus grands Pères cappadociens du IVe siècle, théologien de la Trinité et mystique de premier ordre, n’a pas été plus tendre que les autres avec les Juifs.

Dans ses écrits (notamment le Discours catéchétique et ses homélies), il les présente comme un peuple obstiné dans l’erreur, attaché à une lettre morte de la Loi, incapable de reconnaître le Verbe incarné. Il les accuse de rabaisser les mystères divins à des pratiques charnelles et honteuses (circoncision, sabbat, purifications), de refuser la vraie foi par aveuglement volontaire, et de rester prisonniers d’une religion dépassée, légaliste et particulariste qui les sépare de l’universalité chrétienne.

Pour lui, les Juifs incarnent l’incrédulité obstinée, une sorte de vermine spirituelle qui s’accroche à l’ancienne alliance alors que la nouvelle est venue la remplacer. Rien de nouveau sous le soleil : même chez les Pères les plus élevés, le judaïsme est vu comme un obstacle, une peste qui empêche l’âme de s’élever vers la contemplation véritable.

Preuves directes en français :

- Discours catéchétique (passages sur les Juifs et leur incrédulité) : https://remacle.org/bloodwolf/eglise/gregoirenysse/discours.htm

- Traduction intégrale du Discours catéchétique (éd. Méridier et versions en ligne) : 







jeudi 26 mars 2026

La damnation



Téhéran passe en mode studio pro : courts-métrages ultra-soignés qui pulvérisent Trump et Netanyahu.

Pendant ce temps, la Maison Blanche recycle des mèmes ringards.




Ils ont sous-estimé l'Iran, non seulement militairement, mais aussi moralement et spirituellement.




Trump enverra-t-il des Marines se noyer au large d'Ormuz… « juste pour s'amuser » ? Déclarera-t-il la victoire et se retirera-t-il ? S'attaquera-t-il à davantage d'infrastructures énergétiques et laissera-t-il l'Iran faire de même avec les alliés des États-Unis et « Israël » ? De nouveaux naufrages et la destruction d'infrastructures pourraient être « amusants » pour Trump, mais pour la région et le monde, c'est loin d'être le cas.

Trump s'amuse peut-être, ou du moins il fait semblant. Mais toutes les cinq minutes, il se contredit. Le commandant en chef de l'empire Epstein semble complètement ignorer ce qu'il fait.

Pourquoi Trump est-il si désorienté ? Souffre-t-il de démence sénile ? Son narcissisme effarant est de plus en plus flagrant . Certains experts de la santé affirment que le « violeur orange » est en grave déclin et qu’il ne lui reste que deux à quatre mois à vivre .

En tout cas, il est grand temps d'invoquer le 25e amendement.

Ou peut-être que ce sont ses conseillers qui sont séniles ? Trump affirme que Kushner, Witkoff et Hegseth lui ont assuré qu’un changement de régime en Iran serait un jeu d’enfant. Ces trois-là sont-ils dérangés ou simplement stupides ? Une chose est sûre : ils n’ont qu’une connaissance superficielle de l’Iran et de sa région.

Des personnes sensées – des gens qui s'y connaissent un minimum en affaires militaires, en Asie occidentale en général et en Iran en particulier – s'attendaient-elles à ce que l'Iran capitule ? Des experts sérieux ont-ils été surpris par l'efficacité de la campagne d'autodéfense iranienne ?

Ils commencent à paraître bien surpris. Les grands médias et leurs experts autoproclamés affirment depuis le début de la guerre, le 28 février, que l'Iran est à bout de souffle. Leur métier, c'est de masquer la réalité. Mais alors que les représailles et contre-représailles s'éternisent sans perspective de fin, et que l'économie mondiale s'effondre, les commentateurs admettent, parfois tacitement, parfois ouvertement, que quelqu'un, quelque part, semble avoir sous-estimé la République islamique d'Iran.

Comment des experts ont-ils pu se tromper à ce point ? L’issue probable de cette guerre n’avait rien de sorcier. Je ne suis ni spécialiste de l’Iran (je ne parle pas farsi) ni expert militaire, mais je prédis avec exactitude le déroulement, hélas trop prévisible, de ce type de conflit depuis 2003 environ, date à laquelle j’ai appris comment le général Paul Van Riper avait mené l’Iran à une victoire éclatante contre les États-Unis lors des exercices militaires Millennium Challenge de 2002. Depuis, plus j’en apprends sur l’Iran, plus je me rends compte que les Iraniens eux-mêmes feraient mieux que Van Riper si la situation l’exigeait.

Bien que je ne sois pas un expert de l'Iran, je ne suis pas non plus ignorant. Je m'intéresse à la République islamique depuis la révolution de 1979. Étudiant anarchiste de gauche, écœuré par l'Amérique qui avait laissé les assassins de Kennedy prendre le pouvoir sans opposition, le projet de Khomeiny m'intriguait. Ma conversion à l'islam ( tendance marocaine malikite-soufie) en 1993 a renforcé ma sympathie pour la tentative de l'Iran d'appliquer les valeurs islamiques dans la sphère politique.

En décembre 2003, j'ai étudié les attentats du 11 septembre et conclu que les attaques contre New York et Washington étaient un coup d'État néoconservateur. J'ai alors compris que l'Iran, principal obstacle à l'hégémonie régionale sioniste, était en danger. J'ai renoué avec mon intérêt initial pour la révolution iranienne et me suis montré de plus en plus favorable à sa politique et à ses objectifs. Après quelques années passées à concilier enseignement et militantisme sur le 11 septembre, j'ai été contraint de quitter le monde universitaire, étiqueté « ce professeur de vérité sur le 11 septembre sur Fox News », ce qui ne m'a laissé d'autre choix que de lire, de parler et d'écrire sur la guerre sioniste-américaine au Moyen-Orient.

En tant que dissident américain reconnu, j'ai été invité à une conférence en Iran en 2013, puis réinvité au moins une fois par an jusqu'en 2019, date à laquelle le FBI m'a averti que je serais arrêté si j'assistais à la conférence suivante . J'ai eu l'occasion de rencontrer certains des plus éminents intellectuels iraniens, dont le regretté Nader Talebzadeh , le spécialiste de la théorie politique chiite iranienne Blake Archer Williams , et des professeurs comme Foad Izadi et Mohammad Marandi . J'ai également conversé avec d'autres brillants Iraniens anglophones résidant à l'étranger, notamment le journaliste et auteur de gauche Ramin Mazaheri. Grâce à ces contacts, j'ai pu appréhender l'opinion des Iraniens les plus brillants et les mieux informés sur la menace constante d'une guerre américaine contre l'Iran, orchestrée par Israël. J'ai comparé ces points de vue à ceux des experts américains les plus compétents, notamment Flynt et Hillary Leverett, ainsi que Gary Sick , que j'ai invités dans mon podcast . Et bien sûr, j'ai examiné les déclarations des néoconservateurs prônant une guerre contre l'Iran. En résumé : les néoconservateurs racontaient n’importe quoi. Les États-Unis subiraient une défaite cuisante si un président américain était assez stupide pour écouter les néoconservateurs plutôt que les experts.

Depuis 2015, je n'ai cessé de mettre en garde contre la possible stupidité de Trump. Plus précisément, je pense qu'il est un agent de longue date de Kosher Nostra, choisi comme candidat potentiel à la présidence en raison de son hostilité envers l'Iran et de sa propension à déclencher une Troisième Guerre mondiale en attaquant l'Iran pour Israël. Lorsque Trump a attiré le général Soleimani à Bagdad sous couvert de fausses négociations de paix, puis l'a assassiné en janvier 2020, j'étais parmi les rares à souligner que l'Iran avait l'avantage en matière d'escalade et aurait pu riposter avec une force bien plus grande. Autrement dit, la décision inconsidérée de Trump a fait courir le risque d'une Troisième Guerre mondiale, et seule la retenue iranienne a permis d'en limiter les dégâts.

En juin dernier, Trump et son allié Netanyahu ont de nouveau mis en péril la Troisième Guerre mondiale en bombardant l'Iran. Une fois encore, ils ont lancé une attaque surprise et odieuse sous couvert de fausses négociations de paix. L'Iran a riposté avec plus de vigueur cette fois-ci, mais a néanmoins fait preuve d'une remarquable retenue en acceptant un cessez-le-feu après douze jours.

Sous-estimer l'Iran en interprétant la retenue fondée sur la morale comme une faiblesse

Certains stratèges occidentaux semblent avoir commis l'erreur fatale d'interpréter la retenue de l'Iran – sa volonté de limiter les dégâts après l'assassinat de Soleimani et l'attaque surprise de juin – comme un signe de faiblesse. Ces stratèges ne comprennent pas le cadre moral et spirituel de la République islamique d'Iran. Ils pensent que « l'Iran doit forcément chercher à se doter de l'arme nucléaire, car une théorie du jeu (psychopathe) prétend que c'est ce qu'un acteur dans sa situation doit faire ». Ils pensent que « si l'Iran était réellement capable de fermer le détroit d'Ormuz et d'acquérir la maîtrise de l'escalade, il n'aurait pas reculé aussi facilement après que nous ayons tué Soleimani et bombardé ses positions en juin dernier ».

Du point de vue de l'Iran islamique, faire preuve de retenue est un signe de force, non de faiblesse. Ce sont les tyrans en manque de confiance en eux, comme Israël, qui ne font preuve d'aucune retenue.

L'Iran suit scrupuleusement la version coranique de la théorie de la guerre juste, très proche des versions chrétienne et laïque. La théorie islamique de la guerre juste s'appuie sur le précepte coranique : « Combattez ceux qui vous combattent dans le chemin de Dieu, mais ne commettez pas d'agression : Dieu n'aime pas les agresseurs . » Ce principe de non-agression, fondamental pour les libertariens, est également au cœur de l'approche islamique des conflits humains.

Les dirigeants iraniens sont plus scrupuleusement islamiques que ceux de toute autre nation, à l'exception peut-être du Yémen. C'est pourquoi ils ont tout fait pour éviter d'être perçus comme des agresseurs. Depuis 1979, les puissances américaine et sioniste, étroitement liées, mènent une agression contre l'Iran. Cette agression s'est intensifiée en 1980, lorsque les États-Unis ont quasiment ordonné à Saddam Hussein, ancien agent double de la CIA devenu homme fort, d'envahir l'Iran. Cette guerre a duré jusqu'en 1988, date à laquelle l'Iran a reconquis tous les territoires occupés, au prix de la vie d'un million de personnes. Après ce conflit, les États-Unis ont continué d'armer et d'entraîner des terroristes qui, depuis lors, attaquent l'Iran, assassinant des scientifiques, des dirigeants politiques et des dizaines de milliers de civils.

Tout en refusant toute agression et en menant uniquement une guerre défensive, l'Iran a toujours veillé à ce que ses réponses à l'agression soient proportionnées. Cette proportionnalité repose sur les préceptes coraniques : « Quiconque vous attaque, attaquez-le de la même manière qu'il vous a attaqués. » (2:194, 2:190).

Outre le principe de proportionnalité, l'Iran a déployé des efforts considérables pour tenter d'instaurer la paix chaque fois que l'ennemi est disposé à cesser les combats. Ceci est également un précepte coranique : s'ils cessent le combat, vous cessez aussi .Sourate Al-Baqarah (2:192-193) : « Mais s’ils cessent le combat, alors Allah est Pardonneur et Miséricordieux » (2:192). « Combattez-les jusqu’à ce que la fitna [persécution/oppression] cesse… Mais s’ils cessent le combat, qu’il n’y ait d’hostilité que contre les oppresseurs » (2:193).
Sourate An-Nisa (4:90) : « …s’ils se tiennent à l’écart de vous, ne vous combattent pas et vous offrent la paix, alors Allah ne vous permet aucune voie contre eux ».
Sourate Al-Anfal (8:61) : « S’ils inclinent vers la paix, inclinez-vous aussi vers elle et placez votre confiance en Allah ».

Certains Américains vivant sous occupation israélienne, ignorant tout de l'islam, ont interprété la retenue de l'Iran comme un signe de faiblesse. Par exemple, lorsque Trump a tué le général Soleimani en 2020, l'Iran aurait pu riposter bien plus violemment, mais a choisi de ne pas le faire pour des raisons morales. Plutôt que d'opter pour une riposte massive et meurtrière qui aurait pu déclencher la guerre totale dans laquelle nous sommes actuellement engagés – une guerre que l'Iran a toujours su gagner –, les Iraniens ont averti les États-Unis, puis ont frappé deux bases en Irak, Aïn al-Assad et Erbil, infligeant plus de 100 traumatismes crâniens à des soldats américains, mais peu, voire aucun, décès. Le désir de l'Iran d'éviter une guerre totale était d'ordre moral : il préférait éviter ou minimiser les dommages humains et matériels qu'une guerre entraîne inévitablement. Mais les Américains et leurs occupants sionistes n'ont aucune notion de morale et ont donc supposé que l'Iran ne cherchait à éviter la guerre que par crainte de la défaite. Rien n'est plus faux, comme nous le constatons aujourd'hui.

Tout comme Trump avait attiré Soleimani à Bagdad en 2020 sous un faux prétexte de négociations, avant de l'assassiner, le président américain et son allié Netanyahu ont réitéré la même manœuvre en juin dernier. Trump a ordonné aux négociateurs de faire croire aux Iraniens qu'un accord était conclu, ce qui a permis à l'Iran de baisser sa garde et a facilité l'assassinat par Israël de hauts dirigeants iraniens. Cette fois, la riposte iranienne a été plus ferme : le pays a pilonné Israël jusqu'à ce que Netanyahu supplie Trump de trouver une solution pour mettre fin aux hostilités. Une fois de plus, l'Iran a reculé, non par faiblesse, mais parce que le Coran exige que « s'ils cessent le combat, vous aussi, vous le fassiez ».

Le 28 février, Trump a récidivé. Une fois de plus, il a utilisé une fausse « percée dans les négociations » comme prétexte à une attaque sournoise et ignoble visant à éliminer un maximum de dirigeants iraniens… tout en sacrifiant 160 écolières innocentes à Baal, la divinité de la classe d'Epstein .

L'obstination malfaisante de Trump et Yahoo n'a laissé aucun choix à l'Iran. « S'ils commettent une agression, combattez jusqu'à ce qu'ils cessent. » Malheureusement, les Américains, sous influence sioniste, semblent incapables de se retenir d'agresser l'Iran, et rien de ce qu'ils pourraient dire à ce stade ne convaincra l'Iran du contraire. Aussi, pour s'assurer que cette agression cesse une fois pour toutes, l'Iran s'est engagé dans une lutte existentielle dont la seule issue acceptable est la défaite totale de l'ennemi, c'est-à-dire la suppression complète de sa capacité à commettre de nouvelles agressions.

L'axe d'Epstein apprend à ses dépens que l'Iran est parfaitement capable d'atteindre cet objectif. S'ils ont choisi de ne pas infliger une défaite cuisante aux États-Unis en 2020 et en juin 2025, c'est par retenue, et non par incapacité.

Les Israéliens apprennent eux aussi à leurs dépens que le calme relatif du Hezbollah depuis l'acceptation du cessez-le-feu de novembre 2024 n'était pas un signe de faiblesse. Le Hezbollah a respecté ce cessez-le-feu pendant plus d'un an, contrairement à Israël, car l'éthique islamique, contrairement à l'éthique juive, exige le respect des accords. Mais finalement, face aux violations répétées du cessez-le-feu et aux attaques quotidiennes contre le Liban par Israël, le Hezbollah, exaspéré d'être ainsi dupé par les prétendus élus de Dieu, a riposté avec une puissance de feu considérable. Une fois de plus, les sionistes américains feignent la surprise : le Hezbollah n'était-il pas anéanti depuis l'attaque terroriste israélienne menée à l'aide d'appareils électroniques grand public piégés ? Comme toujours, ces psychopathes immoraux sont incapables d'imaginer que quiconque puisse prendre la théorie de la guerre juste au sérieux et faire preuve d'une extrême retenue en position de force.

Le mépris arrogant des élus envers les goyim – leur croyance erronée que la moralité, la décence, la mesure et la retenue de leurs ennemis sont un signe de faiblesse – s'est retourné contre eux. La force morale de l'Iran, du Hezbollah et du Yémen a galvanisé leurs populations et les a insufflées à la lutte, au sacrifice et à l'endurance face à toutes les souffrances, sur le chemin de Dieu, de la justice et de la vérité. Pendant ce temps, les Israéliens pleurnichards, cyniques et psychopathes, et leurs esclaves goyim américains obèses, se souillent eux-mêmes par peur et par une culpabilité inconsciente.

Aucun Israélien ne souhaite sacrifier sa vie pour son « pays » mal conçu. C'est pourquoi ils ont dû faire sauter le World Trade Center et appeler les Américains à la rescousse pour qu'ils fassent le sale boulot à leur place.

Aucun Américain obèse ne souhaite mourir pour Israël… ni même pour l'Amérique, à vrai dire. Tuer ? Pourquoi pas. Mais risquer sa vie ? Jamais de la vie !

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S'il reste des soldats américains courageux, ils rejoindront la guerre menée par l'Iran contre la lâche classe Epstein qui occupe ce qui fut jadis les États-Unis d'Amérique. Car, comme de plus en plus d'observateurs, dont Nick Fuentes , le disent, l'Iran se bat pour libérer l'Amérique d'une occupation étrangère qui l'oppresse. Lorsque la classe Epstein sera enfin vaincue par une coalition d'Iraniens et d'Américains patriotes non sionistes, prions pour que les nouveaux dirigeants – des chrétiens comme Tucker Carlson, Candace Owens, Thomas Massie et Marjorie Taylor Greene, rejoints peut-être par quelques personnalités de gauche comme Ro Khanna et des juifs comme Jeffrey Sachs et Max Blumethal – apportent à l'Amérique le type de leadership confiant, mesuré et rigoureusement éthique dont l'Iran bénéficie depuis 1979.

Kevin Barrett 

Source : Substack

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