jeudi 9 avril 2026

Un cessez-le-feu pour tous ou pour personne : l’Iran ferme le détroit d’Ormuz en représailles à l’attaque au Liban !



"Scènes apocalyptiques dans la capitale du Liban... 

Israël a lancé 100 frappes aériennes sur le Liban en 10 minutes. Frappe simultanée du Liban-Sud, de Beyrouth et de la Bekaa." Sarah


Commentaire de Régis de Castelnau :

"La réponse de l'Etat paria génocidaire au cessez le feu.
Il n'y a plus rien à faire. Inutile de discuter, la seule solution est de le démanteler. Comme on a fait avec l'Allemagne (autre État nazi) en 1945. Ses dirigeants devront être jugés."



"Le cessez-le-feu n’a même pas tenu vingt-quatre heures. Ce matin (8 avril), l’Iran accepte l’accord et ouvre le détroit d’Ormuz : 7 navires passent sans encombre.

L’après-midi, Israël frappe le Liban comme jamais auparavant et clame : « Le cessez-le-feu ne s’applique pas ici. » L’Iran réplique : « Le Liban était inclus, point. »

Ce soir, Ormuz est refermé. Des centaines de navires coincés. La marine iranienne menace de détruire tout pétrolier qui bouge.

En moins d’une journée, Israël a torpillé l’accord. Et c’est l’Iran qu’on accuse. Toujours le même scénario : l’axe sioniste provoque, frappe, triche, et laisse les autres ramasser les morceaux, puis vient pleurer à l’ONU. Les faits sont là, clairs. Tout a été détruit. Leur faute, et rien que leur faute."

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Un cessez-le-feu pour tous ou pour personne : l’Iran ferme le détroit d’Ormuz en représailles à l’attaque au Liban !

Le correspondant d’Al Mayadeen a rapporté que les forces d’occupation israéliennes ont mené de violentes frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, visant des quartiers densément peuplés, notamment Bir Hassan, Haret Hreik, Chiah, Hay al-Sellom et al-Rihab.

Al-Mayadeen – 8 avril 2026 – Un cessez-le-feu pour tous ou pour personne : l’Iran ferme le détroit d’Ormuz en représailles à l’attaque au Liban !

L’Iran annonce que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est suspendu à la suite des frappes israéliennes au Liban et promet une riposte décisive.

En réaction aux récentes attaques israéliennes contre le Liban, les responsables iraniens appellent à des mesures décisives pour contrer cette agression, en soutien au Liban et à son peuple, et préviennent que le détroit d’Ormuz pourrait être à nouveau fermé jusqu’à ce que les attaques contre le Liban cessent.

Ibrahim Rezaei, porte-parole de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, a déclaré dans un message publié sur X : « En réponse à la brutale agression israélienne contre le Liban, la circulation des navires dans le détroit d’Ormuz doit être immédiatement interrompue, et une frappe forte et décisive doit être lancée pour empêcher de nouvelles attaques de la part de l’entité israélienne. »

Le responsable iranien a rendu hommage au peuple libanais, affirmant qu’« il ne faut pas les laisser seuls une seule seconde ». M. Rezaei a insisté sur la nécessité de clarifier les conditions de l’engagement et a rejeté toute séparation entre les théâtres d’opérations en Iran et au Liban, déclarant : « Soit il y a un cessez-le-feu sur tous les fronts, soit il n’y en a sur aucun. »

Lire : 

Rendu furieux par leur défaite face à l’Iran, les Israéliens redoublent de violence au Liban



L'EXTRÊME-DROITE AU POUVOIR EN ISRAËL SUSCITE DE NOUVEAU L'INDIGNATION MONDIALE



La clique Netanyahou - Ben Gvir - Smotrich vient encore de frapper un grand coup en faisant adopter, par 62 voix contre 48, une loi instaurant «la peine de mort pour les terroristes [...] avec l'intention de mettre fin à l'existence de l'État d'Israël».

Selon la formulation très précisément réfléchie du texte, la peine de mort  peut désormais s'appliquer à un Palestinien qui tuerait un Israélien, mais en aucun cas à un Israélien qui tuerait un Palestinien. 

Le critère retenu — avoir causé la mort d’un citoyen israélien dans le but de «nuire à l’État d’Israël et à la renaissance du peuple juif» — rend la loi, dans les faits, exclusivement applicable aux Palestiniens, comme l’ont reconnu aussi bien Amnesty International que l’ONG israélienne de défense des droits de l'Homme B’Tselem.

La méthode d’exécution prévue est la pendaison. Et pour les Palestiniens jugés par les tribunaux militaires d’occupation en Cisjordanie, aucun recours en grâce ni en appel ne sera possible, avec une exécution pouvant être conduite dans un délai de 90 jours.

Les condamnés seront détenus dans l'isolement total, sans visites familiales, avec un accès à leur avocat uniquement par visioconférence.

CONDAMNATION MONDIALE

De nombreux pays du monde ont aussitôt réagi pour condamner cette loi d'une autre époque, qui institue un authentique apartheid pénal entre les citoyens d'une même entité étatique, selon leur religion et leur origine ethnique.

En 2026, c'est un cas unique au monde. Les seuls exemples comparables qui viennent à l'esprit sont ceux de l'Afrique du Sud et de la Rhodésie dans les années 1948-1980, ou antérieurement celui de l'Allemagne hitlérienne.

Que cela soit jugé malséant ou pas de le souligner, cette loi constitue ainsi une offense sacrilège pour la mémoire des millions de juifs victimes de la barbarie nazie. Ils furent précisément les victimes d'un système juridique discriminatoire, criminel et complètement dévoyé par rapport aux principes généraux de respect de la personne humaine admis par toutes les nations civilisées.

CONCLUSION

Macron, Merz, Starmer et Meloni notamment, avaient appelé la Knesset à renoncer à ce projet qu'ils ont collectivement décrit comme «susceptible de remettre en cause les engagements d'Israël en matière de principes démocratiques».

Suite au vote, ils ont vivement protesté et ils espèrent que la loi va maintenant être jugée inconstitutionnelle par la Cour suprême israélienne, saisie notamment par des députés et plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme.

Car c'est le dernier espoir de ceux qui sont effarés de voir l'État d'Israël foncer ainsi vers le déshonneur et l'abîme. Il ne faut pas méconnaître que 42 députés sur 110 ont voté contre, soit 43,6% des parlementaires. Ce qui prouve que l'extrême-droite au pouvoir ne représente pas toute la société israélienne.

En France, il faut souligner qu'à part Macron lui-même, quelques rares personnalités de gauche se sont indignées du vote de cette loi, notamment Jean-Luc Mélenchon mais aussi Olivier Faure.

En revanche, toujours pas la moindre condamnation à droite ni à l'extrême-droite : Philippe, Retailleau, Bardella, Le Pen, Ciotti, Wauquiez, Bellamy, Zemmour, Knafo, Maréchal, etc., restent muets.

Comme ils sont restés muets devant l'interdiction inouïe faite au Patriarche de Jérusalem, par la police de Netanyahou et Ben-Gvir, de célébrer la messe du dimanche des Rameaux à la basilique du Saint-Sépulcre.

Et tous ces lâches osent se revendiquer de Charles de Gaulle ! 



La vie, la mort, un sourire



La femme sur la photo est Limor Son-Har Melech, députée du parti d’extrême droite Otzma Yehudit. Elle est vice-présidente de la Knesset. Elle s’est déguisée en « Peine de mort pour les terroristes » : elle porte un uniforme de l’administration pénitentiaire israélienne, tient une corde de pendaison et une seringue symbolisant l’injection létale, et arbore des badges (kahaniste + Troisième Temple).


Son mari apparaît à côté d’elle avec un pistolet étiqueté « Occupation », un avion étiqueté « Expulsion » et une maison étiquetée « Colonisation ».

Elle célèbre et promeut ici sa proposition de loi instaurant la peine de mort obligatoire, par pendaison, pour les Palestiniens condamnés pour des attaques terroristes mortelles contre des Israéliens. Cette loi vient d’être adoptée par la Knesset tout récemment et elle en a naturellement été l’une des principales promotrices.

Didier Maïsto


mercredi 8 avril 2026

Greenpeace rallie la Global Sumud Flotilla en route pour Gaza



“Alors que nos gouvernants manquent du courage de protéger le droit international & s'opposer au génocide à Gaza, la flottille incarne une lueur d'espoir et la solidarité humanitaire en action”.



Barcelone, Espagne – Greenpeace vient d’annoncer que son navire, l’Arctic Sunrise, rejoindra la Flottille mondiale Sumud. Il naviguera aux côtés de plus de soixante-dix bateaux et de plus d’un millier de participants qui s’opposent au blocus imposé par Israël sur l’aide destinée à Gaza. Le rôle de l’Arctic Sunrise est d’apporter un soutien logistique et technique afin que les navires puissent traverser la Méditerranée en toute sécurité avant de parcourir les 200 derniers milles marins qui les séparent des côtes de Gaza.

Eva Saldaña, directrice exécutive de Greenpeace Espagne, a déclaré :

“En cette période marquée par l’escalade de la guerre, déclenchée par les armées américaine et israélienne, qui se traduit par un cycle de destruction et de souffrance à travers le Moyen-Orient, nous avons l’honneur de répondre à l’appel de la flottille Sumud avec le navire de Greenpeace, l’Arctic Sunrise.

“Alors que les gouvernements du monde entier n’ont pas le courage ni la conviction de faire respecter le droit international et leur obligation de prévenir le génocide à Gaza, la flottille Sumud incarne une lueur d’espoir et un symbole de solidarité humanitaire en action”.

En réponse à un appel direct des Palestiniens de Gaza, la flottille partira de Barcelone, en Espagne, le 12 avril 2026, avec des escales à Syracuse, en Italie, et à Lerapetra, en Grèce, avant de rejoindre Gaza. Un rassemblement public de solidarité aura lieu le samedi 11.

Ghiwa Nakat, directeur exécutif de Greenpeace MENA, a déclaré :

“La dévastation infligée à Gaza est une doctrine dangereuse fondée sur l’impunité, qui s’étend aujourd’hui au Liban par le biais d’une destruction implacable et d’une souffrance humaine toujours plus vive. Le navire de Greenpeace se joint à cette mission citoyenne pour exiger un accès humanitaire sûr et sans entrave à Gaza et pour contester le blocus illégal qui continue de dévaster la vie des civils. Nous nous opposons fermement aux crimes de guerre, à la famine délibérée, au nettoyage ethnique, au génocide et à l’écocide. Cette flottille est un appel lancé aux gouvernements du monde entier pour qu’ils mettent fin à leur silence, protègent l’action humanitaire et agissent sans délai et selon des principes clairs afin de faire respecter le droit international, la dignité humaine et la justice”.

Susan Abdullah, membre du comité directeur de la flottille Global Sumud, a déclaré :

“L’histoire de Greenpeace, défenseur des mers, combattant de l’injustice et défenseur de la vie, fait de cette organisation un atout de poids pour notre mission au printemps 2026. Nous naviguerons ensemble dans la même direction, avec la même détermination à contribuer à briser le siège illégal de Gaza par Israël”.

La flottille Sumud a pris la mer pour la dernière fois en septembre 2025 avec 42 bateaux et 462 passagers. Les forces israéliennes ont illégalement intercepté et arraisonné de force la flottille, prenant les passagers en otage. Les forces navales israéliennes ont d’abord arraisonné plusieurs bateaux de la flottille à environ 70 milles nautiques au large de la côte de Gaza, coupant les communications et brouillant les signaux. Les équipages des bateaux ont décrit des rencontres tendues avec des bateaux sans éclairage et des drones traquant la flottille, et ont signalé que des navires de la marine israélienne ont saboté leurs communications, perturbant les signaux de détresse et les retransmissions en direct de l’abordage.

Le MY Arctic Sunrise fait partie de la flotte de Greenpeace depuis 1995 et a été en première ligne de campagnes mondiales, de l’Antarctique à l’Arctique.

Pouvant accueillir jusqu’à 30 personnes, c’est un navire de 50,5 mètres (166 pieds) classé pour la navigation dans les glaces, dont la vitesse maximale est de 13 nœuds (24 km/h).

Greenpeace condamne depuis longtemps les conséquences humanitaires et environnementales du génocide perpétré par Israël à Gaza. Ses revendications sont disponibles ici.

Les photos et vidéos prises depuis le navire de Greenpeace seront régulièrement mises à jour dans la bibliothèque multimédia de Greenpeace.

Pour plus d’informations sur la Flottille mondiale Sumud :https://globalsumudflotilla.org/press/

Des porte-parole seront disponibles pour des interviews avant et après le départ de Barcelone.

Contact :

Diederick van den Ende, responsable de la communication chez Greenpeace Pays-Bas (à bord), dvdende@greenpeace.org

Service de presse de Greenpeace International, pressdesk.int@greenpeace.org, +31 20 718 2470 (24 heures sur 24)

Global Sumud Flotilla, media@globalsumudflotilla.org, +44 1414 620 950

https://www.greenpeace.org/international/press-release/82502/greenpeace-joins-global-sumud-flotilla-genocide-gaza-humanitarian-solidarity/


Via :
https://ssofidelis.substack.com/p/greenpeace-rallie-la-global-sumud


Greg Abbott, gouverneur du Texas, approuve les lois noahides. Greg Abbott est-il un «Shabbat-goy» ?



Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, s'est joint au mouvement Chabad Lubavitch et a signé une proclamation approuvant les lois noahides au Texas. 

Il a également célébré l'anniversaire du faux messie de Chabad, « le Rebbe » Menachem M. Schneerson, et a déclaré que le reste de l'État devrait faire de même.


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Feue la sainte du calendrier communiste Rosa Luxemburg appelait souvent ses adversaires «Shabbat-goys», ce qui signifie serviteurs des juifs. Un Shabbat-goy est un non-juif qui se plie à tous les souhaits et caprices des juifs, en particulier en politique, ou bien un non-juif qui soutient fortement Israël, dit le dictionnaire. Ils constituent une race à part.

mardi 7 avril 2026

Justice politique favorable à Israël : la Cour de cassation à la manœuvre


2 avril 2026 : L’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan placée en garde à vue pour « apologie du terrorisme ».



Justice politique favorable à Israël
la Cour de cassation à la manœuvre


par Régis de Castelnau


La convocation de Rima Hassan par la police, ordonnée par un procureur, suivie par sa mise en garde à vue, puis la fouille de son sac, de l’information immédiate de la presse amie de la soi-disant découverte de drogue dans celui-ci, témoigne de façon sidérante le basculement de la justice française dans des dérives directement fascisantes.

Garde à vue de Rima Hassan : était-il possible de faire pire ?

Rappelons en effet que Rima Hassan députée européenne est protégée par une immunité parlementaire qui interdit toute mesure attentatoire à sa liberté. Ce principe fondamental d’immunité est destiné à protéger ceux qui ont reçu un mandat du peuple, d’être à la merci du pouvoir exécutif et de l’autorité judiciaire. Cette immunité n’est pas absolue évidemment, mais ne peut être levée qu’au préalable et par l’assemblée à laquelle le parlementaire appartient. Première grossière illégalité avec la garde à vue qui est une mesure attentatoire à la liberté personnelle. Deuxième grossière illégalité avec la fouille du sac (!!!). Troisième illégalité tout aussi grossière, la violation de la loi française par le parquet et la police (qui d’autre ?), normalement en charge de son respect, avec la violation du secret de l’enquête. Et savez-vous pourquoi le procureur a justifié cette garde à vue ? C’est absolument énorme. Le député du RN petit télégraphiste de Netanyahu a donc signalé un partage sur les réseaux. Et le proc pas gêné a invoqué un « flagrant délit »… huit jours plus tard !

Était-il possible de faire pire ? De plus se moquer du monde ? De plus démontrer que ce procureur portant atteinte délibérément et à ce point à une liberté fondamentale, n’a plus rien à faire dans la magistrature ? Non évidemment, mais on va spontanément penser que cet acharnement contre une militante pro palestinienne, en utilisant l’accusation « d’apologie du terrorisme » est réalisé sur ordre. Ce n’est pas le cas.

Malgré la fameuse et infâme circulaire liberticide de Dupond Moretti envoyé aux magistrats dès le lendemain du 7 octobre 2023. On sait qu’elle fut suivie d’une répression de masse avec plus de 700 procédures, avec des condamnations, parfois à de la prison ferme, aux quatre coins de la France. C’est-à-dire que dans le corps des magistrats, parquet et juges du siège, il ne manqua personne pour appliquer férocement la loi scélérate de Manuel Valls ayant sorti cette fameuse « apologie du terrorisme » de la loi sur la presse, pour l’introduire dans le droit pénal général. Avec évidemment application résolue du double standard, puisque qu’aucune des milliers d’apologies du terrorisme israélien, des crimes contre l’humanité israéliens, des crimes de guerre israéliens, d’apologie du génocide ne suscitèrent dans parquets français la moindre réaction.

Eh bien si le sinistre Dupond Moretti les a bien encouragés, les magistrats français ont réalisé cette répression unilatérale, non pas sur ordre de l’exécutif français, mais en toute indépendance vis-à-vis de celui-ci, et par conviction.

Car il ne faut pas se tromper, le soutien et la complaisance judiciaire vis-à-vis des politiques de l’État israélien est une vieille histoire. Parce que pour l’auteur de ces lignes, prêchant souvent dans le désert, continue à dénoncer, l’exemple vient de haut. Celui du sommet de la hiérarchie, c’est-à-dire à la Cour de cassation, une des quatre Cours suprêmes françaises. Qui occupe la fonction stratégique dans un « État de droit » de produire la jurisprudence. Dont un étudiant de première année sait, qu’outil de l’interprétation de la Loi, son rôle est essentiel.

Au travers de quelques exemples des prises de position de cette Cour de cassation nous allons facilement établir, d’abord sa volonté de se transformer en pouvoir directement politique en violation de la séparation des pouvoirs. Et ensuite de son engagement au soutien des politiques de l’État d’Israël.

La Cour de cassation ferme soutien des illégalités israéliennes

Depuis de nombreuses années, un mouvement de boycott politique d’Israël en raison de ses politiques illégales d’occupation et de colonisation des territoires palestiniens ainsi que de son refus de la création de l’État palestinien, un mouvement de boycott s’est développé dans le monde. Qui a pris une forme organisée au travers du mouvement : « boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) ». Mais avant même cette formalisation, la justice française a immédiatement criminalisé tous les appels au boycott concernant Israël. Répression qui s’est accentuée avec la création du mouvement BDS. Dès les années 2000, des décisions des juridictions inférieures assimilaient les appels au boycott à une provocation à la discrimination. Elles seront systématiquement confirmées par la chambre criminelle de la Cour de cassation comme par exemple, celle 28 septembre 2004 (affaire de Seclin) ou 18 décembre 2007 (CCI Limoges) ou encore 22 mai 2012 (Arnaud).

Aiguillonnées par la circulaire scélérate Alliot-Marie du 12 février 2010 demandant de poursuivre ces faits, les décisions de condamnation vont se multiplier avec acharnement. Et tout cela va culminer avec le fameux arrêt de la chambre criminelle du 20 octobre 2015 confirmant la condamnation de militants BDS par la Cour d’appel de Colmar. Pour la justice française unanime, protester et organiser la protestation contre la politique israélienne vis-à-vis de la population palestinienne est antisémite par nature. Caractère politique de la protestation, et liberté d’expression, les magistrats français ne connaissent pas. On ajoutera à ce stade, qu’il n’y a jamais eu de procédure contre toutes les actions de boycott de l’Afrique du Sud de l’apartheid. Actions qui ont joué leur rôle dans la libération de Mandela et dans la disparition de ce crime.

Il faudra un arrêt de la CEDH, du 11 juin 2020, (Baldassi et autres c. France) condamnant la France pour la violation de l’article 10 de la Convention européenne et notamment son article 10 garantissant la liberté d’expression. La cour constatant que l’appel au boycott ne comporte ni antisémitisme, ni discours de haine. La justice française refusant de s’incliner, donnera l’image d’un sévère flottement entre 2020 et 2022. Et il faudra attendre le 17 octobre 2023 pour que la Cour de cassation s’incline enfin.

Avec un revirement de jurisprudence du bout des lèvres. Ainsi, il a fallu un combat de 15 ans qui démontrera que dès lors qu’il s’agit d’Israël, pour la justice française, la liberté d’expression et la liberté politique ne pèsent pour rien.

Quand la Cour suprême s’assoit la liberté d’expression

Par un arrêt du 31 mars dernier, la Cour de cassation vient de planter avec ardeur un nouveau coup dans le cercueil de la liberté d’expression pourtant garantie par l’article 11 de la déclaration française des Droits de l’Homme. Elle a confirmé la condamnation d’une personne ayant partagé le tweet d’un ancien ministre tunisien qualifiant le 7 octobre 2023 d’acte de résistance en lien avec l’occupation israélienne. L’auteur reprochant aux Européens de se contenter de la seule qualification de terrorisme. Cette reproduction a bien sûr été qualifiée par le juge du fond « d’apologie du terrorisme » et son auteur a été condamné à quatre mois de prison avec sursis (!) et deux ans d’inéligibilité (!!!). Cette décision est plus que consternante. D’abord avec elle on voit la France basculer résolument dans la répression avec condamnation à la prison pour des mots. Ensuite l’utilisation de certains substantifs devient interdite. Et enfin la simple reproduction sur le réseau numérique d’une opinion d’autrui est considérée, si elle n’est pas assortie de « nuances » (!!!) à pire que de la complicité, c’est-à-dire à en être le coauteur.

Sur le fond, l’interdiction porte évidemment sur une opinion. Celle de considérer que l’action du Hamas et d’autres organisations le 7 octobre est un acte de résistance. On sait parfaitement qu’historiquement un acte de résistance, peut-être également terroriste. L’histoire de toutes les résistances, y compris la française pendant l’occupation, le démontre. Le qualifier de « résistance » n’est évidemment pas plus faire l’apologie des formes terroristes de l’action menée ce jour-là que de dire en substance comme le font tous les observateurs honnêtes : « tout cela n’a pas commencé le 7 octobre » renvoyant à la violence connaît cette région depuis la création de l’État d’Israël. Cette dérive jurisprudentielle est bien sûre gravement liberticide également parce que la communication de l’opinion d’autrui est considérée mécaniquement comme une reprise à son compte de celle ci. Les acrobaties de la justice française au sujet d’Israël ne reculent pas devant l’absurdité. Nelson Mandela a utilisé le terrorisme dans sa lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud. Position revendiquée par son parti l’ANC. Imagine-t-on des poursuites pour apologie du terrorisme contre ceux qui le glorifierait lui et son organisation ?

Par conséquent, la nécessaire lutte contre le terrorisme a bon dos. En la circonstance avec cette répression de masse, elle sert d’abord à criminaliser le soutient à la cause palestinienne et la critique des politiques de l’État d’Israël.

Exactement comme veut le faire l’horrible proposition de loi Yadan. Dont il y a tout à craindre compte tenu des choix politiques de la justice française.

Quand la Cour de cassation se laisse aller à un mouvement d’humeur pour faire plaisir à Israël

Nouvelle décision qui dans le contexte politique de l’agression israélienne contre le Liban prend une signification particulière. La Cour de cassation s’offre le luxe de rappeler et de confirmer son engagement ancien au soutien de la cause de l’État d’Israël. Elle vient d’annuler la décision de la cour d’appel de Paris accordant enfin, à un des plus vieux détenus des prisons françaises, Georges Ibrahim Abdallah, une libération conditionnelle après plus de 40 ans de détention et alors même qu’il était libérable depuis plus de 20 ans. On se souvient que le militant libanais était accusé d’avoir été le complice des meurtres sur le territoire français d’agents de renseignement israélien et américain au moment où son pays le Liban était agressé par Israël dans une guerre atroce qui avait vu les fameux massacres de sabra et Chatila.

Cet arrêt n’aura aucune portée concrète, puisque Georges Ibrahim Abdallah a été libéré puis expulsé et âgé de 75 ans est retourné vivre dans son pays. La Cour de cassation a considéré que cette libération n’était pas possible puisque selon elle : « En cas de condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité, la libération conditionnelle ne peut être accordée tant que le condamné n’a pas été placé sous le régime de la semi-liberté, du placement à l’extérieur ou du placement sous surveillance électronique pendant une période d’au moins un an ».

Or, la cour d’appel de Paris qui avait accordé une libération conditionnelle sous condition de quitter le territoire et de n’y plus paraître, avait considéré que Georges Ibrahim Abdallah, n’ayant aucune attache en France, devait être assimilé à un individu « sans titre de séjour ». Cette interprétation était parfaitement recevable et avait surtout le mérite de débarrasser la France du problème. Mais cela n’a pas plus à la Cour de cassation qui avait systématiquement validé les refus de mise en liberté et maintenu Abdallah en prison. Elle a jugé opportun, alors que celui-ci ne reviendra jamais en France, et qu’Israël vient de nouveau de se livrer à une agression assortie de crimes de guerre contre le Liban, de rappeler même symboliquement, où vont ses sympathies.

Personne ne peut se réjouir de voir la justice de la République française manifester ainsi au plus haut niveau, des engagements directement politiques. Et personne ne peut non plus être surpris du discrédit de l’institution que reflètent toutes les études d’opinion.

Nous examinerons dans un prochain article les engagements de la Cour de cassation en ce qui concerne notre politique intérieure.

Source :

Pour remercier Régis de Castelnau, offrons-lui un café ICI.


Le saviez-vous ?



On nous dit que Les Protocoles des Sages de Sion sont un faux grossier, fabriqué au début du XXe siècle en Russie et sans aucune authenticité. Le narratif officiel est clair : il s’agit d’un document inventé de toutes pièces, présenté comme les comptes-rendus secrets de réunions des « Sages de Sion » (dirigeants supposés du peuple juif) visant à dominer le monde.




Pourtant, ce texte décrit avec une précision glaçante un plan méthodique de prise de contrôle. Voici un résumé des 24 protocoles, avec des parallèles souvent troublants avec notre époque contemporaine :

1-2. Contrôle de la presse et de l’opinion publique : Corrompre les journalistes, utiliser la liberté d’expression pour semer la confusion et discréditer les gouvernements.
→ Aujourd’hui : concentration médiatique, modération sélective sur les réseaux et narratifs dominants.

3-4. Corruption des élites et création de crises : Infiltrer les institutions, provoquer des crises économiques pour endetter les États.
→ Parallèle : dette publique massive, influence des lobbies et organisations supranationales.

5-6. Destruction des valeurs traditionnelles : Promouvoir le matérialisme, l’athéisme et les vices pour affaiblir les nations et les familles.
→ Échos : sécularisation accélérée, déconstruction culturelle et explosion des normes sociétales.

7-8. Guerres et révolutions comme outils : Déclencher des conflits pour affaiblir les peuples et avancer vers un ordre nouveau.
→ XXe siècle et aujourd’hui : guerres mondiales, révolutions, conflits prolongés et instabilité géopolitique.

9-10. Contrôle de l’éducation et de la jeunesse : Former des esprits dociles par un enseignement orienté, promouvoir l’égalitarisme.
→ Réalité actuelle : programmes scolaires « inclusifs », idéologie de genre et affaiblissement de l’esprit critique.

11-12. Domination financière : Contrôler l’or, créer des bulles et des crises monétaires.
→ Parallèle : pouvoir des banques centrales, crises financières à répétition et projets de monnaie numérique.

13-14. Libéralisme comme arme de division : Utiliser les idées libérales pour fragmenter les sociétés avant d’imposer un pouvoir central.
→ Aujourd’hui : invocation permanente de la « démocratie » et des « droits » pour justifier interventions et uniformisation.

15-16. Surveillance et répression : Développer une police secrète et surveiller les populations.
→ Échos : surveillance de masse via technologies, lois de sécurité et fichage généralisé.

17-18. Rôle des sociétés secrètes : Utiliser les réseaux maçonniques et élitistes comme leviers d’influence.
→ Persistance : forums mondiaux et cercles d’influence fermés.

19-20. Fiscalité et appauvrissement : Accroître les impôts pour ruiner la classe moyenne.
→ Constat : inflation, taxes multiples et précarisation croissante.

21-22. Encouragement des vices : Propager l’alcool, la drogue et les distractions pour affaiblir moralement.
→ Parallèle : légalisations progressives et culture de la dépendance.

23-24. Gouvernement mondial final : Après le chaos, installer un pouvoir despotique unique.
→ Vision : perte progressive des souverainetés nationales au profit d’instances supranationales.

Que ce document soit authentique ou non, force est de constater que plusieurs de ses descriptions semblent faire écho à des dynamiques observables dans le monde actuel : concentration du pouvoir, érosion des cultures traditionnelles, contrôle croissant des esprits et des flux économiques.

Chacun peut consulter les sources et se faire sa propre opinion. Sans appel à la haine. 

Liens (en français) :

- Texte intégral sur Wikisource : https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Protocoles_des_Sages_de_Sion

- Version PDF complète : https://enseignement-moral-et-civique-pedagogie.web.ac-grenoble.fr/sites/default/files/Media/document/les_protocoles_des_sages_de_sion1.pdf

- Article détaillé sur Wikipédia (narratif officiel) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Protocoles_des_Sages_de_Sion



Source :




lundi 6 avril 2026

"Je suis horrifié par ce changement chez Trump"



«J’ai l’estomac noué et je suis horrifié par ce changement chez Trump. Je me sens blessé et bouleversé, car j’ai été tellement satisfait de ce qu’il a accompli jusqu’ici. Quoi qu’il en soit, il a commis une grosse erreur !» Alex Jones (Animateur de radio américain).


Commentaire :

"Si Trump perd le Congrès au mois de novembre, ce sera de la faute de ces quelques milliardaires juifs qui l'ont entraîné dans une guerre pour l'Israël, alors qu'il avait juré le contraire.

Les électeurs patriotes américains ont été trahis.

Notez que les patriotes français judéo-gaga n'osent pas exprimer clairement leur soutien à la guerre (Marion Maréchal, Zemmour, Knafo, Messiha, Conversano, Rochedy, Rieu, Sautarel, etc.).

L'Etat d'Israël, pour eux, c'est le fer de lance de l'Occident.

Ce pays où vont se réfugier tous les grands escrocs de la planète, ce pays où se situe la capitale mondiale du mouvement gay LGBT, ce pays qui accueille les pédophiles américains serait le "fer de lance de la race blanche" ! On ne rit pas.

Ca fait la sixième fois depuis 1991 que des soldats occidentaux vont faire la guerre au Proche-Orient pour défendre l'Israël, et le fait est là : ça n'a jamais fait baisser l'immigration chez nous.

En revanche, ça fait monter le cours du baril de pétrole. Dans les campagnes françaises (70 % des électeurs), c'est le sujet numéro 1 ; parce que beaucoup de gens ne parviennent pas à nourrir correctement leurs enfants.

Mais les droitards-clébards s'en foutent. Ils ne se sentent visiblement pas concernés. Et ensuite, ça s'étonne de faire 3 % aux élections !"



Roger Dommergue Polacco de Menasce (1924-2013)



Roger Dommergue Polacco de Menasce (1924-2013), issu d’une riche famille juive d’origine égyptienne (côté maternel Menasce).

Juif par sa mère, élevé dans ce milieu, il s’en est distancié radicalement et a développé une critique acerbe du judaïsme. Dans ses écrits, il affirme notamment :

« Attaché à sa communauté le juif est inassimilable. Le génie du peuple juif est d’avoir présenté le problème juif sous son seul aspect religieux. »

Dans son livre autobiographique J’ai mal de la terre, il décrit le mode de vie et la mentalité de sa famille comme typiquement « spéculative, abstraite, calculatrice », qu’il associe au particularisme juif. Il va jusqu’à proposer une thèse originale liant la circoncision rituelle à un traumatisme expliquant ce particularisme persistant.

Ex-juif critique devenu l’un des plus virulents sur la « question juive », il rejoint ainsi cette longue liste d’hommes qui, une fois sortis ou fortement distanciés, retournent le regard avec une lucidité impitoyable.

Chacun peut consulter les sources et se faire sa propre opinion. Sans appel à la haine.

Liens (en français) : 

- Vérité et synthèse – La fin des impostures (PDF avec la citation principale) : 


- Article de référence sur http://Cairn.info (Archives Juives) mentionnant son parcours : 


Son interview :

dimanche 5 avril 2026

Près de 400 000 civils sont morts à Gaza selon les analyses de Gérard Chevrier

 



Des images prises par drone montrent la destruction de Gaza après le largage de 80 000 tonnes de bombes par l’aviation israélienne. Près de 400 000 civils sont morts selon les analyses de Gérard Chevrier.

Source


Gérard Chevrier :

Industriel et un analyste géopolitique dont le parcours est marqué par des contributions significatives dans les domaines de l’innovation et de la réflexion stratégique. Son expertise se concentre notamment sur les menaces nucléaires et la construction d’abris antiatomiques.

Il s’intéresse également aux enjeux de souveraineté nationale, dénonçant les dynamiques mondialistes et les influences oligarchiques, notamment dans le contexte de crises géopolitiques comme celle de l’Ukraine. Son parcours industriel, marqué par des innovations comme les sangles Deltex et les tubes thermoplastiques, témoigne d’une capacité à traduire ses idées en réalisations concrètes.

Contributeur régulier à la Revue mensuelle de Géopolitique Profonde, son parcours reflète un engagement constant pour la défense des intérêts nationaux notamment sur les menaces nucléaires et la construction d’abris antiatomiques.

Source : https://geopolitique-profonde.com/gerard-chevrier/


De Gaza à Minab, les enfants paient le prix des guerres


Génocide à Gaza - Les enfants sont les victimes les plus représentées parmi les victimes vérifiées. Les trois catégories d’âge les plus représentées sont les enfants âgés de 5 à 9 ans, les enfants âgés de 10 à 14 ans et les bébés et enfants âgés de 0 à 4 ans - Photo : UNICEF


Ceux qui ont eu le malheur de grandir dans une zone de guerre n’ont pas besoin d’explications. La guerre est un enfer, c’est vrai, mais pour les enfants, c’est tout autre chose : un destin déroutant et désorientant qui défie toute compréhension.

Il y a des enfants qui ne vivent que brièvement, goûtant à tout ce que la vie peut leur offrir : l’amour de leurs parents, la complicité des frères et soeurs, les joies de trop courte durée et les épreuves inévitables de l’existence.

Selon les chiffres publiés par le ministère de la Santé de Gaza et maintes fois cités par les agences des Nations Unies, plus de 20 000 enfants de cette catégorie ont été tués à Gaza en l’espace d’environ deux ans. Certains sont nés et ont été tués au cours de cette même période.

D’autres restent ensevelis sous les décombres de la bande de Gaza détruite.

Selon des experts humanitaires et médico-légaux cités par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), des milliers de corps sont toujours portés disparus sous les bâtiments effondrés, les opérations de récupération étant entravées par l’ampleur des destructions et le manque d’équipement.

Dans certains cas, la chaleur extrême, les incendies et l’utilisation d’armes explosives lourdes ont rendu l’identification pratiquement impossible, ce qui signifie que bon nombre de ces enfants ne seront peut-être jamais identifiés, et encore moins pleurés sur une tombe.

Ces enfants n’auront pas de tombe où l’on puisse se recueillir. Et s’ils en ont une, beaucoup n’auront plus de parents vivants pour prier pour eux. Mais toujours nous le ferons.

Et puis, il y a ceux qui sont blessés et mutilés — ils sont des dizaines de milliers. En rendant visite à Amro, le fils blessé d’un proche qui a péri avec toute sa famille à Gaza, j’ai été témoin d’un des spectacles les plus déchirants qu’on puisse imaginer : les enfants blessés et mutilés de Gaza dans un hôpital turc.

Il y avait quelques adolescents, dont beaucoup étaient estropiés. Le personnel hospitalier les avait parés du keffieh palestinien si précieux. Ceux qui le pouvaient faisaient le signe de la victoire, et ceux qui n’avaient plus de bras levaient ce qui restait de leurs membres, comme pour dire à chaque visiteur de passage qu’ils défendent une cause profonde et inébranlable, que leurs pertes n’ont pas été en vain.

Mais il y avait aussi les plus petits, qui vivaient ce traumatisme sans même saisir pleinement l’ampleur de leur tragédie. Ils regardaient tout le monde avec perplexité : ces visages inconnus, ces langues incompréhensibles qui fusaient autour d’eux, ces murs nus.

Mon neveu n’arrêtait pas de parler de ses parents, qui devaient venir le voir d’un jour à l’autre. Ils avaient tous deux disparu, tout comme son unique frère.

J’étais à la maternelle dans un camp de réfugiés à Gaza lorsque j’ai assisté à mon premier raid militaire. La cible était notre école.

Je me souviens encore de nos professeurs repoussant les soldats alors qu’ils faisaient irruption dans le bâtiment. Je me souviens qu’ils ont été agressés physiquement et qu’ils nous criaient de courir vers le verger.

Nous avons commencé à courir en nous tenant par la main. Nous portions tous des tenues rouges assorties avec des autocollants sur le visage — aucun d’entre nous ne comprenait qui étaient ces hommes ni pourquoi ils faisaient du mal aux personnes qui prenaient soin de nous.

Si le massacre d’enfants à Gaza, au Liban, en Syrie, en Iran et partout au Moyen-Orient vient à être banalisé, il deviendra alors une réalité de plus parmi celles que l’on accepte comme faisant partie de la guerre. Et puisque « la guerre est un enfer », nous passerons tous à autre chose, en acceptant que nos enfants – où qu’ils se trouvent dans le monde – se retrouvent désormais en première ligne parmi les victimes dès que cela sert les calculs de la guerre.

J’y ai souvent réfléchi ces dernières années — pendant la dévastation de Gaza, les guerres dans toute la région et le massacre d’élèves dans une école de la ville iranienne de Minab.

Minab n’est pas seulement une tragédie iranienne ; c’est notre deuil à tous. Les éléments recueillis lors d’enquêtes internationales indiquent que la frappe contre l’école Shajareh Tayyebeh n’était pas un accident, mais le résultat d’un ciblage délibéré s’inscrivant dans une campagne militaire plus large.

Amnesty International a conclu que le bâtiment scolaire avait été directement touché par des armes guidées.

Les enquêtes menées par de grands médias, ainsi que des sources militaires américaines, font comprendre que le site avait été inscrit sur une liste de cibles bien qu’il s’agisse d’une école en activité. Le résultat a été dévastateur : des enfants tués, des familles brisées, et une nouvelle atrocité absorbée dans le rythme implacable de la guerre.

L’administration américaine peut nier toute intention aussi souvent qu’elle le souhaite. Mais nous savons que le meurtre d’enfants n’est pas fortuit. Cela est démontré à Gaza, où l’ampleur des événements à elle seule contredit toute affirmation d’accident.

Comme l’a déclaré la directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell, « Gaza est devenue un cimetière pour des milliers d’enfants ». Cette réalité à elle seule devrait mettre fin à tout débat.

Je pourrais m’arrêter là pour vous dire que tous les enfants sont précieux, que toutes les vies sont sacrées et que le droit international est sans équivoque sur ce sujet.

Je pourrais invoquer la quatrième Convention de Genève, qui stipule que « les personnes protégées (…) doivent être traitées avec humanité en toutes circonstances », et que la violence contre les civils est strictement interdite.

Oui, je pourrais faire tout cela. Mais je crains que cela ne change pas grand-chose.

Tout ce que nous avons dit et fait a failli à Gaza, au Liban, en Syrie et dans une grande partie de notre région. Le droit international, autrefois considéré comme un bouclier, n’est plus guère qu’un point de départ pour des discussions sur son inefficacité et son hypocrisie.

Parler du droit international aux Palestiniens ne suscite souvent pas de réconfort, mais de la frustration et de la colère. Je vous épargnerai donc cela aussi.

Au lieu de cela, je veux lancer un appel au monde. Un appel au nom d’Amro, et des nombreux autres membres de notre famille qui ont été tués, et des milliers d’autres qui ont péri ; un appel au nom des enfants effrayés de la maternelle Flowers dans mon ancien camp de réfugiés à Gaza : s’il vous plaît, ne les laissez pas banaliser le meurtre d’enfants.

Ne vous contentez pas de l’indifférence, ou d’une simple préoccupation, ou même d’une indignation morale qui n’est jamais suivie d’actions.

Ramzy Baroud



samedi 4 avril 2026

Un spectre hante désormais la conscience de l’humanité : le retour du pouvoir prédateur




Aux peuples du monde, aux penseurs, aux universitaires et à tous ceux qui croient en la justice :

un appel du Bureau international de la Faculté des Études Mondiales de l’université de Téhéran.

Un spectre hante désormais la conscience de l’humanité — le retour du pouvoir prédateur — et il ne restera plus sans riposte.

Pendant 249 ans — couvrant l’ensemble de son existence depuis 1776 — les États-Unis ont bâti un bilan d’atrocités appartenant à un âge plus sombre, pré-civilisé ; un empire prédateur érigé sur les cadavres des nations : du génocide de près de 5 millions de peuples autochtones à l’esclavage brutal de plus de 4 millions d’Africains, jusqu’au lynchage de plus de 4 000 citoyens noirs sous les lois Jim Crow. Avec plus de 800 garnisons militaires empoisonnant plus de 90 pays et territoires étrangers, ils ont cultivé une doctrine de prédation absolue. De l’horreur génocidaire du Vietnam, avec plus de 3 millions de morts ; à l’anéantissement du Cambodge, où 2 millions de personnes périrent sous une terreur soutenue par les États-Unis ; au massacre systématique des Coréens, avec plus de 4 millions de vies coréennes éteintes ; jusqu’à la destruction de l’Irak et de la Libye, où un million d’Irakiens et des dizaines de milliers de Libyens furent consumés par le feu américain.

Pourtant, l’ordre rationnel qui gouverne le monde (que les philosophes et les religieux appellent Logos) avait autrefois aidé l’humanité à dépasser de telles pratiques. L’humanité avait relégué cette barbarie dans le passé révolu. Mais nous assistons aujourd’hui à son retour. L’immolation systématique et continue de Gaza, à travers le soutien soutenu au régime israélien génocidaire — où plus de 77 000 civils palestiniens ont été massacrés — révèle une vérité incontournable : la pratique pré-civilisée est revenue, et Washington en est une fois de plus l’exécutant volontaire.

Tel est le credo démoniaque du « tout pour nous, rien pour les autres ». Avec une rapacité sans honte, il revendique les ressources du monde — qu’il s’agisse du pétrole du Venezuela, des richesses minérales du Groenland ou des réserves énergétiques du Canada — comme des objets de droit stratégique. Et désormais, ce regard glouton se fixe sur l’Iran. Car l’Iran — possédant plus de 7 % des richesses minérales et énergétiques mondiales — est considéré comme la dernière frontière du pillage.

Pourtant, il ne s’agit plus seulement d’économie. Il s’agit d’honneur. Le monde constate que les États-Unis sont activement engagés dans une entreprise criminelle appelée « guerre du Ramadan » contre la nation iranienne. Ce massacre en cours a déjà coûté la vie à 208 enfants innocents, sous les bombes. Que le monde retienne la date : 168 d’entre eux étaient de petites filles, élèves de l’école primaire Shadjareh Tayyebeh dans la ville de Minab, en Iran, anéanties dans leurs salles de classe par le terrorisme mis en oeuvre par l’Amérique.

Leurs manœuvres futiles et désespérées visent ce qu’ils appellent un « changement de régime » et la fragmentation de l’Iran — dépouillant la nation de sa souveraineté et facilitant ainsi le pillage systématique de ses ressources. Dans la poursuite de cette ultime dépravation, les États-Unis ont brutalement assassiné le leader spirituel et intellectuel de l’Iran, l’ayatollah Seyyed Ali Khamenei — reconnu dans le monde entier comme une voix puissante contre l’arrogance et le terrorisme — ainsi que sa famille.

Ils ont mené une guerre de terreur ciblée contre les piliers mêmes de l’État iranien. À ce jour, l’agression américaine a criminellement assassiné 39 hommes d’État iraniens, dont le génie scientifique Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale.

Aujourd’hui, l’insolence a atteint son apogée. Le président américain menace ouvertement le peuple iranien sur les réseaux sociaux de détruire ses infrastructures énergétiques. C’est l’esprit dépravé d’une civilisation en déclin. L’effondrement moral de l’Occident trouve son incarnation dans la figure pathétique de M. Trump — un homme dont la conduite catastrophique au cours des deux dernières années a épuisé non seulement le monde, mais aussi son propre peuple. Le moment est venu de déclarer d’une seule voix : Assez ! L’ère du pillage est terminée.

Mais les États-Unis ont commis une erreur fatale. Ce qui se tient devant eux n’est pas simplement une nation, mais une civilisation qui a armé son propre ADN — un génie organisationnel ancien fusionné avec une souveraineté scientifique du XXIᵉ siècle. Telle est la réalité de la dissuasion active de l’Iran : un pôle mondial de puissance qui dicte les conditions de l’engagement, imposant une retraite stratégique en réécrivant les règles mêmes de la défense active. Désormais, sa réorganisation adaptative, sa continuité civilisationnelle et son unité sociale ont fusionné en une force unique et indestructible.

La défense globale et la dissuasion active de l’Iran représentent une occasion historique d’en finir avec l’hégémonie mondiale. La doctrine historique et civilisationnelle de l’Iran est absolue : la puissance ne confère pas le droit, et la domination ne peut servir de fondement à la justice. C’est là le socle de l’invincibilité de l’Iran. Le monde peut épouser ce tournant historique, en s’appuyant sur cette même doctrine de libération, afin de mettre fin à la domination et à l’oppression partout où elles existent.

L’exceptionnalisme américain et israélien a entraîné le monde dans un choix d’époque entre la force et le droit, la souveraineté et la subjugation, la dignité et le déshonneur. Ce moment doit servir de signal d’alarme pour que l’humanité reconnaisse qu’une autre voie existe. Il doit pousser les peuples partout à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour remettre en cause les structures qui soutiennent un système mondial profanant toutes les valeurs morales, y compris le droit même à la vie.

L’Iran est la dernière frontière. S’il tombe, l’espoir d’un avenir meilleur et éclairé pour le monde tombera avec lui. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire. L’agression contre l’Iran fait partie d’un système de pouvoir mondial qui nous opprime tous. Nous ne pouvons pas rester passifs et regarder un autoritarisme arrogant agir sans frein. Notre avenir même dépend du succès de l’Iran.

Par conséquent, nous ne pouvons accepter aucune issue de cette guerre qui impliquerait un retour au statu quo antérieur. Ceux qui infligent de telles souffrances doivent payer un prix très lourd pour leurs crimes. Ils doivent comprendre que la puissance militaire ne les absout pas de la responsabilité de respecter les lois dont dépendent la paix et la sécurité de notre monde. À cette fin, nous soutenons les conditions fixées par l’Iran pour mettre fin à cette guerre.

Du point de vue de la justice mondiale, les conditions pour mettre fin à cette guerre sont absolues et non négociables :

– Des garanties contre toute répétition de l’agression déchaînée depuis le 28 févrir 2026, et un engagement international contraignant garantissant l’absence de toute future agression.

– Le démantèlement immédiat de toutes les installations militaires américaines dans la région.

– La reconnaissance formelle de l’agression, la condamnation internationale des agresseurs et des réparations complètes pour les vies massacrées et les biens détruits.La fin immédiate de la guerre sur tous les fronts régionaux.

– Un nouveau régime juridique pour le détroit d’Ormuz, reconnaissant la souveraineté de l’Iran.

– La poursuite judiciaire et l’extradition des opérateurs des médias anti-iraniens qui ont incité à ce bain de sang.

Nous, les signataires en esprit, appelons nos pairs — les penseurs, les universitaires, les institutions de conscience et les défenseurs de la justice à travers le monde — à :

• Condamner sans équivoque les États-Unis pour leur normalisation systématique du mépris des conventions internationales et leur retour à l’esprit de sauvagerie et de barbarie historiques.

• Isoler diplomatiquement et économiquement le régime dévoyé des États-Unis pour ses crimes continus contre l’humanité.

• Reconnaître le droit inhérent de l’Iran à la dissuasion active face à une agression non provoquée.

• Exiger la cessation immédiate du terrorisme américain et parrainé par les États-Unis, ainsi que la poursuite de ceux qui en donnent les ordres.

Comme chaque fois dans le passé, l’histoire enregistrera le courage de ceux qui refusent de rester silencieux. Nous nous tenons du côté de la justice — non pas comme témoins passifs, mais comme architectes actifs d’un monde nouveau qui a atteint son seuil, où l’arrogance s’effondre et où la justice triomphe. L’arrogance doit être démantelée. Le monde l’exige. La justice l’imposera.

Bureau international de la Faculté des Études Mondiales, Université de Téhéran.

Signatures de soutien à adresser à entrelaplume@gmail.com

Premières signatures : Michel Collon, Jean Bricmont, Christophe Oberlin…




La syphilis tertiaire explique-t-elle la politique étrangère des Etats-Unis ?




par Michael Jones 

Résumé de l’IA RSS

…le fier Satan, « voué à sa propre perte », se transforma en un vieux diable bavard, et il demeura en compagnie des damnés.[1]

Lors d’une conférence de presse tenue à bord d’Air Force One après les funérailles de sept soldats morts à la base aérienne de Dover, le président Donald Trump a nié que les forces américaines aient tué plus de 150 écolières lors d’une attaque délibérée, puis s’est lancé dans un monologue décousu justifiant l’attaque en affirmant que les Iraniens « coupent la tête aux bébés et coupent les femmes en deux ».

Cette déclaration a été dûment consignée par un journaliste du Washington Post qui a pris les insanités de Trump pour argent comptant, probablement parce qu’il aurait été débarqué de l’avion dans le cas contraire, et qui a prudemment omis de poser des questions complémentaires comme : « Les Iraniennes ont-elles été sciées en deux horizontalement ou verticalement ? »

Je suis allé en Iran à de nombreuses reprises et je n’y ai jamais vu de femme sciée en deux, ni horizontalement ni verticalement, mais je me souviens d’en avoir vu une dans l’émission d’Ed Sullivan dans les années 1950, ce qui explique probablement d’où a pu lui venir cette idée, à Trump, qui a à peu près mon âge.

Le magicien le plus célèbre pour avoir monté le numéro de la « femme coupée en deux » au Ed Sullivan Show est Richiardi Jr. (souvent désigné simplement sous le nom de Richiardi ou Aldo Richiardi ; de son vrai nom Aldo Izquierdo Colosi). Cet illusionniste péruvien était réputé pour ses mises en scène spectaculaires, percutantes et parfois sanglantes de tours classiques, notamment des versions saisissantes du tour de la femme coupée en deux (utilisant souvent une scie circulaire qui semblait vraiment trancher son assistante avec un sens dramatique aiguisé, incluant des effets de « sang » dans certaines performances). Richiardi est apparu à de nombreuses reprises dans l’émission – 24 apparitions au total, plus que tout autre magicien – tout au long des années 1950 et 1960, présentant des tours d’illusionniste qui estomaquaient le public.[2]

Stupéfait par l’état d’esprit délirant du président, un journaliste de CBS a écrit :

L’administration Trump a dissimulé l’ampleur réelle de la frappe iranienne contre une base américaine au Koweït. Des dizaines de militaires ont été grièvement blessés. Trente d’entre eux sont toujours hospitalisés. Ils ont caché tout ça. Le New York Times écrit : « Une enquête militaire américaine a conclu que les États-Unis étaient responsables de la frappe contre l’école primaire de filles Shajareh Tayyebeh à Minab, en Iran. 165 filles, âgées de 7 à 12 ans. Trump a déclaré que le missile Tomahawk était « très générique ». Trump a affirmé que l’Iran avait bombardé sa propre école. Trump a déclaré être « prêt à accepter » les conclusions de l’enquête. Or celle-ci prouve que c’est nous qui sommes responsables. Et pendant que Trump mentait au sujet des enfants morts, son administration cachait des dizaines de militaires américains blessés à leurs familles et au public américain. Dissimulation des pertes américaines. Mensonges sur les enfants iraniens morts. Blocage des alertes attentat terroriste aux forces de l’ordre. Scellage des dossiers Epstein. C’est un schéma récurrent. »[3]

Face au déclin mental de Trump durant son second mandat et à ses déclarations à la fois grandioses et délirantes, j’ai suggéré qu’il souffrait peut-être d’une syphilis tertiaire. Selon une idée reçue, la syphilis a cessé de constituer une menace existentielle dans les années 1940 avec la diffusion de la pénicilline. Or, nous savons que Bill Gates a contracté une maladie vénérienne auprès d’une des jeunes prostituées de Jeffrey Epstein, bien après l’arrivée de la pénicilline. Nous savons également que Donald Trump était un proche collaborateur de Jeffrey Epstein et qu’il était loin d’être un modèle de chasteté dans sa jeunesse.

Au fil des siècles, la syphilis est devenue de moins en moins virulente, au point que ses symptômes pouvaient être ignorés en raison de sa propension à se manifester sous d’autres formes, ce qui lui a valu le surnom de « grande simulatrice ». Même dans sa forme la plus virulente, la syphilis entre en rémission au cours de l’évolution naturelle de l’infection, pour réapparaître des décennies plus tard après avoir migré vers le cerveau, provoquant une syphilis tertiaire ou neurosyphilis. Parmi les symptômes figurent la folie des grandeurs comme en témoignent des exemples aussi divers que les derniers écrits de Nietzsche et le « Spruce Goose » d’Howard Hughes, le plus grand avion du monde à l’époque, qui, malheureusement, ne devait jamais décoller à plus de 1,80 mètre du sol.

La politique étrangère délirante de Trump, qui a débuté par des menaces d’annexion du Groenland, de l’Alberta et de Cuba, suivies de l’enlèvement du chef d’État vénézuélien et d’une attaque non provoquée contre l’Iran, était-elle une manifestation de la mégalomanie caractéristique de la syphilis tertiaire, ou faut-il recourir à d’autres catégories pour une explication plus plausible ?

Était-ce une manifestation du narcissisme que Christopher Lasch décrit comme le trait caractéristique de l’Amérique dans son ouvrage La Culture du narcissisme ?

Le fanatisme religieux en général, et le sionisme chrétien en particulier, éont-ils à l’origine de la mégalomanie et de la déconnexion de Trump d’avec la réalité ? Si tel était le cas, ce dont Trump était manifestement atteint ce jour-là est contagieux.

Lors d’un discours prononcé en 2018 à la conférence Arutz Sheva à Jérusalem, le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, avait évoqué la possibilité de reconstruire un troisième temple juif sur le Mont du Temple, déclarant : « Il n’y a aucune raison pour que le miracle due la reconstruction du temple sur le Mont du Temple soit impossible… Je ne sais pas comment cela se produirait. Vous ne savez pas comment cela se produira, mais je sais que cela pourrait se produire. »

Un internaute a estimé que le désespoir face à l’incapacité des États-Unis à boucler l’attaque contre l’Iran aussi rapidement qu’ils avaient exécuté l’enlèvement du président Maduro au Venezuela expliquait le caractère illusoire de la politique étrangère américaine. Dans un registre tout aussi illusoire, comme on peut s’y attendre de la part des sionistes chrétiens, l’ambassadeur américain Mike Huckabee a déclaré à Tucker Carlson qu’il ne voyait aucun inconvénient à ce qu’Israël prenne le contrôle de tous les pays voisins du Moyen-Orient. Aucun de ces commentaires ne tenait compte de la réalité de la situation après moins d’une semaine de guerre.

L’Amérique épuise ses stocks d’intercepteurs stratégiques à un rythme insoutenable, défendant simultanément des cibles dans cinq pays contre un système d’armes que l’Iran fabrique par centaines de milliers, qui ne nécessite ni pilote, ni piste d’atterrissage, ni chaîne logistique sophistiquée, et qui coûte moins cher qu’une voiture d’occasion. Et ce, avant même le tir d’un seul missile hypersonique – avant le Fattah-2, avant les systèmes contre lesquels Washington n’a non seulement aucun équivalent, mais contre lesquels il ne dispose d’aucun système de défense aérienne capable de les intercepter à grande vitesse et en altitude. Aucune batterie de Patriot n’arrête Mach 15. Aucun THAAD ne bloque un planeur hypersonique en manœuvre terminale. Le Pentagone le sait. Il le savait avant même le largage de la première bombe le 28 février. Alors, Pete, comment ça se passe ? Si vous ne parvenez pas à arrêter un drone Shahed, vous êtes foutus ![4]

Le discours de Pete Hegseth s’inscrivait dans la croyance eschatologique sioniste chrétienne selon laquelle la reconstruction du Temple jouerait un rôle dans les événements de la fin des temps, menant à l’Armageddon et au retour du Christ, après sa profanation par l’Antéchrist mais avant l’instauration du royaume millénaire de Jésus à Jérusalem. Après l’attaque américaine contre l’Iran, ces idées se sont largement répandues parmi les commandants militaires sionistes chrétiens, suscitant des protestations : les commandants de plus de 40 unités, réparties sur au moins 30 bases, auraient présenté le conflit iranien comme faisant partie du « plan divin » lié à la fin biblique des temps.[5]

Une plainte détaillée déposée par un sous-officier décrit comment un commandant d’unité de combat a exhorté les sous-officiers, lors d’un briefing sur l’état de préparation de l’offensive, à expliquer aux troupes que les opérations étaient l’accomplissement des prophéties du livre de l’Apocalypse, évoquant l’Armageddon et le retour imminent de Jésus-Christ. Le commandant aurait déclaré que « le président Trump a été oint par Jésus pour déclencher l’Armageddon en Iran et marquer Son retour sur Terre ». Mikey Weinstein, fondateur de la MRFF, a dénoncé ces incidents comme des violations du principe de séparation de l’Église et de l’État, ce qui constituerait une infraction au Code uniforme de justice militaire.[6]

Le sionisme chrétien, plutôt que la syphilis tertiaire, serait-il à l’origine du comportement délirant de Trump ? Existe-t-il une explication rationnelle aux décisions irrationnelles de la politique étrangère américaine de ces derniers mois ?

Oui, le problème fondamental auquel est confronté l’État profond est celui de la dette souveraine irrationnelle. Comme l’a souligné C.H. Douglas, l’usure mène inexorablement à la guerre. Cette progression est inexorable en raison de la nature des intérêts composés, qui deviennent un problème insoluble sur un prêt à taux variable après 70 ans. Le cumul des intérêts composés, amorcé avec la fondation de la Banque d’Angleterre en 1694, était devenu irrécouvrable 70 ans plus tard et conduisit à la guerre d’indépendance américaine après que Lord Townsend et Adam Smith eurent imposé le Stamp Act aux colonies en 1763 afin de sauver l’Angleterre du défaut de paiement et de la faillite.

Plus encore qu’une démence d’ordre biologique ou théologique, les invasions du Venezuela et de l’Iran par Donald Trump illustrent l’affirmation de Douglas selon laquelle l’usure mène à la guerre. Actuellement, la dette souveraine des États-Unis s’élève à 38 850 milliards de dollars. Le PIB actuel est de 24 100 milliards de dollars, ce qui signifie que le ratio dette/PIB des États-Unis atteint 120 %. Selon la Banque mondiale, la dette souveraine devient « un poison » à partir d’un niveau compris entre 64 % et 77 %. Confrontées à une dette impossible à rembourser, les banques centrales se tournent vers des solutions militaires après s’être demandées : « Où allons-nous trouver un tel financement ? » Dès lors, la politique étrangère de Trump prend tout son sens, car la valeur cumulée des réserves pétrolières du Venezuela et de l’Iran s’élève à 43 000 milliards de dollars, un chiffre qui dépasse d’environ 5 000 milliards de dollars la dette souveraine américaine actuelle.

Le gouvernement des États-Unis verse actuellement entre 1 000 et 1 040 milliards de dollars par an d’intérêts nets pour le service de sa dette souveraine. Ce poste de dépenses, qui connaît la croissance la plus rapide au sein du budget fédéral, dépasse désormais, sur certaines périodes, les dépenses pour la défense ou les allocations de Medicare, et devrait atteindre 2 100 milliards de dollars par an d’ici 2036, soit environ 13 à 14 % des dépenses fédérales totales.[7]

De nombreux libertariens partisans de l’étalon-or affirment que le dollar américain est une monnaie fiduciaire. C’est faux. Le dollar américain est une monnaie adossée au pétrole, apparue le 15 août 1971 lorsque Richard Nixon a abandonné l’étalon-or au profit du pétrodollar. Le pétrole sert désormais de garantie au dollar, tout comme l’or l’était autrefois. Le dollar est aujourd’hui la monnaie de réserve mondiale, et constitue le fondement économique de l’empire américain. Ce fondement économique repose sur la capacité de la marine américaine à maintenir ouvertes les voies maritimes mondiales. En matière de pétrole, le principal point de passage stratégique mondial est le détroit d’Ormuz, par lequel transitent 20 % du pétrole et 20 % du commerce mondial de GNL. Le conflit actuel entre les États-Unis et l’Iran se résume à une simple équation binaire : le détroit d’Ormuz est ouvert ou fermé. S’il est rouvert, l’empire américain a gagné la guerre. Si le détroit reste fermé, l’Iran aura gagné cette guerre et l’empire américain n’existera plus.

Ces calculs économiques révèlent que la grammaire cachée de la géopolitique est la morale. L’usure, qui est un péché, mène à la guerre, qui est le châtiment du péché.

De 1973 à nos jours, des usuriers juifs ont transféré des milliards de dollars des poches de la classe moyenne vers les comptes bancaires du 1 % de la population, tout en instrumentalisant la libération sexuelle pour détourner l’attention de leurs rapines. Le résultat fut exactement celui que prédisait Ezra Pound dans ses émissions radiophoniques. L’usure juive a directement mené aux guerres juives au Moyen-Orient, que l’Amérique a financées à ses propres dépens au profit d’Israël.

Comment s’articulent tous ces éléments – psychologiques, biologiques, théologiques, économiques et géopolitiques ? La réponse est l’eschatologie.

Les épopées grandioses exigent des analyses tout aussi grandioses. La démence est la catégorie qui relie la politique étrangère grandiose et paranoïaque de Donald Trump à la fin de la troisième république américaine – peut-être héritée de ses aïeux, ou symptôme d’une syphilis tertiaire – et à Ezra Pound, qui tenta de fusionner Douglas et Dante sans y parvenir, tout comme l’attaque de Trump contre l’Iran a échoué. Trump aurait pu accomplir ce mandat divin pacifiquement, mais il a choisi la guerre, entraînant la disparition d’Israël, malgré ses intentions, de la façon dont Hegel parlait de ruse de la raison. Et L’islam s’avère être le châtiment envoyé par Dieu.

Selon Mike Adams, qui « observe, analyse et rend compte des bouleversements géopolitiques depuis des décennies » :

Ce à quoi nous assistons en mars 2026 n’est pas un simple conflit. C’est l’acte final et convulsif d’un empire américain agonisant. Le 28 février, le président Donald Trump, de concert avec Israël, a lancé l’opération Epic Fury, une campagne aérienne massive visant à renverser le régime iranien. L’administration présente cette opération comme un assaut décisif et nécessaire. Mais à mes yeux, cette guerre était déjà perdue avant même le tir du premier missile. Son dénouement garantit un bouleversement majeur de l’équilibre des pouvoirs mondiaux et confère le pouvoir ultime non pas à Washington, mais à Téhéran.[8]

« La rhétorique frénétique et débridée d’un président américain pris au piège » témoigne d’une « erreur de calcul catastrophique, enracinée dans la même arrogance qui a condamné les précédentes aventures américaines » et laisse Trump face à un choix entre « une capitulation humiliante aux conditions de l’Iran et un effondrement économique total ».

La « rhétorique menaçante et débridée » du président Trump — exigeant la « capitulation sans condition » de l’Iran — est le cri d’un animal piégé, un aveu de faillite stratégique, qui a permis à l’Iran, grâce à une patience stratégique, à des capacités asymétriques et à des atouts géographiques, de détenir désormais « la clé maîtresse de l’économie mondiale ».

La stratégie est à la géopolitique ce que la forme est à la poésie. De même que la syphilis tertiaire avait privé James Joyce de la force créatrice nécessaire à la synthèse unificatrice de son roman épique grandiose, et que la démence avait privé Ezra Pound de la force créatrice nécessaire à la version définitive et unifiée de son poème épique grandiose, la luxure se muant en démence a privé Donald Trump de la force créatrice nécessaire à l’élaboration d’une stratégie cohérente capable de donner un sens, une unité à la politique étrangère américaine au Moyen-Orient.

Le revers spectaculaire de la position américaine dans le Golfe persique illustre parfaitement ce que Hegel appelait la ruse de la raison. Dieu a oint Donald Trump pour mettre fin à l’empire américain. Dieu a oint Bibi Netanyahou pour châtier Israël, une mission qui a peut-être déjà causé sa propre mort, mais qui entraîne assurément la disparition de son idole, Israël. La guerre est un châtiment pour le péché, mais le châtiment divin est aussi une libération du péché. C’est une vérité que les Hébreux d’antan avaient dû apprendre à leurs dépens. Face au refus d’Israël de se repentir, Nabuchodonosor détruisit le temple et déporta son peuple et ses objets sacrés en captivité à Babylone. Le prophète Jérémie annonça aux Hébreux que Dieu considérait Nabuchodonosor comme « son serviteur » car il s’apprêtait à donner une leçon aux Juifs. Dans Jérémie 25:8-9, Dieu déclare : « C’est pourquoi, ainsi parle l’Éternel des armées : Parce que vous n’avez pas obéi à mes paroles, voici, j’enverrai chercher toutes les tribus du nord, déclare l’Éternel, et Nabuchodonosor, roi de Babylone, mon serviteur, et je les amènerai jusqu’à cette terre… et je les vouerai à la destruction. »

Parce que le royaume juif s’est révélé incapable de se réformer de l’intérieur, Dieu avait envoyé Nabuchodonosor le réformer de l’extérieur en plusieurs étapes qui commencèrent en 605 av. J.-C., lorsque Nabuchodonosor assiégea Jérusalem pour la première fois, faisant des captifs (dont le prophète Daniel), et se terminèrent en 586 av. J.-C., lorsque Babylone détruisit Jérusalem et le Temple, rasant la ville et forçant à l’exil la plupart des habitants restants, comme le racontent 2 Rois 24-25 ; 2 Chroniques 36 ; Jérémie 52.

Lorsque les 70 années d’esclavage et de châtiment décrétées par Dieu prirent fin, Cyrus, roi de Perse, chassa Nabuchodonosor de son trône et libéra les captifs hébreux pour qu’ils retournent à Jérusalem et reconstruisent leur temple.

Un phénomène similaire se produit aujourd’hui. L’islam, comme le disait Martin Luther, « est le fléau de Dieu ». À l’époque de Luther, les Turcs remontèrent le Danube et punirent la chrétienté pour le péché de division que la Réforme avait mis en lumière.

Deux ans après la chute de Constantinople, les Turcs assiégèrent les portes de Belgrade et ne furent dissuadés que par le sermon de saint Jean Capistran appelant à la repentance. En 1525, lors de la bataille de Mohács, ils anéantirent une armée chrétienne improvisée et malchanceuse. En 1684, ils assiégèrent les portes de Vienne et auraient balayé la chrétienté du reste de l’Europe sans l’intervention de Jan Sobieski et de la cavalerie polonaise.

L’islam intervint à l’époque comme le fléau de Dieu, mais le châtiment divin est toujours une manifestation de sa miséricorde. Il en est de même aujourd’hui. Dieu se sert de l’Iran pour punir les États-Unis et Israël de leur perversité. Ce n’est pas la première fois que Dieu utilise la Perse pour châtier un empire pervers. Lorsque Julien l’Apostat tenta d’anéantir le christianisme et de ramener Rome à ses dieux païens obsolètes, Dieu suscita Shāpūr II, roi de Perse, qui chassa les légions romaines d’Asie, les empêchant d’y revenir, tout comme les Iraniens sont en train de chasser aujourd’hui l’empire américain du golfe Persique. La perte des provinces orientales de Rome amorça l’effondrement de l’Empire romain quarante-sept ans plus tard.

Donald Trump était prêt à attaquer l’Iran en janvier 2026, mais il a attendu jusqu’à la veille de Pourim, espérant un coup de pouce de ses devins juifs comme Dieu s’était servi du roi perse Mardochée et de son épouse hébraïque, la reine Esther, pour contrecarrer le complot d’Haman visant à tuer les Juifs.

Lorsque Dieu décida de permettre aux Gentils d’adorer le Christ, le nouveau-né roi des Juifs, il choisit les trois Perses que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de Rois mages, qui jouèrent un rôle déterminant pour sauver le Christ de la mort car ils rentrèrent chez eux « par un autre chemin » et refusèrent de révéler à Hérode où se trouvait l’Enfant.

La Perse se distingue dans l’histoire du salut non pas comme un innovateur théologique ou un partenaire d’alliance, mais comme un empire séculier divinement désigné dont la tolérance, les décrets et l’ordre ont fourni le cadre historique à la survie d’Israël, à l’ère du Second Temple et à la préparation de la venue du Messie, assurant ainsi la continuité du plan rédempteur de Dieu, de l’exil à la’avènement du Christ.

Selon Israel Shamir, « le temps presse pour les Juifs », car aucun royaume juif n’a jamais duré plus de 80 ans et 2028 approche à grands pas. Des associations de parents d’élèves locales aux organisations internationales, chrétiens et musulmans se rapprochent, contournant ainsi leurs manipulateurs juifs. La guerre de Pourim contre l’Iran est un signe évident du désespoir juif. Ils ont déjà perdu toute crédibilité morale en bombardant les ghettos de Gaza. Cette dernière guerre juive est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, et quand Israël tombera, soyez assurés qu’ils tenteront d’entraîner tout le monde dans leur chute. La première étape vers la fin de la guerre contre l’Iran est la résolution du génocide de Gaza. Une fois Israël neutralisé, le monde entier explosera. Imaginez ! Chrétiens et musulmans travaillant ensemble au nom du Christ pour purger les bibliothèques scolaires des manuels de sexe kabbalistiques ! L’Ukraine expulsera tous les aventuriers juifs et redeviendra le grenier de l’Europe ! Jérusalem deviendra un protectorat de l’ONU, garantissant ainsi à toutes les religions une place à la table des négociations en Terre sainte ! Trump pourra redevenir un vrai MAGA, l’armée américaine pourra être réduite en toute sécurité et les fonds oourront être investis dans l’industrie manufacturière américaine ! Le Congrès pourra enfin représenter le peuple américain ! Les entreprises occidentales prospéreront grâce à tout ce pétrole bon marché fourni par nos nouveaux amis musulmans du Moyen-Orient ![9]


Notes

[1] Kathleen Ferris, James Joyce et le fardeau de la maladie (édition Kindle), p. 17

[2] Grok

[3] Publication X (anciennement Twitter) de l’analyste Brian Allen (@allenanalysis), datée du 11 mars 2026

[4] Publication X (Twitter) de THE ISLANDER (@IslanderWORLD), publiée aux alentours du 6 mars 2026.

[5] jonathanlarsen.substack.com

[6] jonathanlarsen.substack.com

[7] Grok

[8] Pourquoi c’est l’Iran, et non les États-Unis, qui contrôle désormais l’économie énergétique mondiale

[9] Israël Shamir, La Guerre de Pourim




https://plumenclume.com/2026/03/26/la-syphilis-tertiaire-explique-t-elle-la-politique-etrangere-des-etats-unis-par-e-michael-jonesqu/