jeudi 29 octobre 2026

Gaza est confronté à un blocus encore plus étouffant et à une nouvelle famine




Lundi 19 octobre, le Programme Alimentaire Mondial [PAM] a annoncé une réduction d’un tiers de son aide alimentaire à Gaza en raison d’un manque de fonds, ce qui affectera environ 500 000 personnes.

Safiya Abu Sabha, une femme palestinienne déplacée originaire de la ville de Gaza, se demande comment elle pourra nourrir ses quatre enfants si l’aide alimentaire dont dépend sa famille venait à disparaître.

Depuis que l’armée israélienne a tué son mari lors d’une attaque et qu’elle a fui le quartier de Shuja’iyya, à l’est de la ville de Gaza, cette femme de 40 ans élève seule ses enfants, luttant pour faire face à la flambée du coût de la vie, alors qu’elle est sans aucun revenu.

Ses angoisses se sont accrues suite à l’annonce par le Programme alimentaire mondial (PAM) d’une réduction de son aide à Gaza en raison d’un manque de fonds. En effet, lundi, le PAM a annoncé une réduction d’un tiers de son aide alimentaire à Gaza en raison de problèmes de financement, ce qui affectera environ 500 000 personnes.

Environ 1,1 million de Palestiniens en situation de vulnérabilité recevront une aide alimentaire ou financière, contre environ 1,6 million le mois précédent, a indiqué le PAM dans un communiqué de presse.

Les rations alimentaires seront réduites de moitié : les familles recevront un colis alimentaire au lieu de deux, tandis que les distributions de farine de blé seront également réduites, a-t-il ajouté.

Le nombre de repas chauds fournis quotidiennement passera de 250 000 à 150 000, et l’aide financière versée à 75 000 foyers sera réduite, a-t-il expliqué. Dans les zones difficiles d’accès, notamment celles situées près de la « ligne jaune », les repas chauds seront distribués un jour sur deux au lieu de tous les jours.

Pour Safiya, qui vit dans une tente délabrée dans un refuge à l’ouest de la ville de Gaza, la perspective de recevoir moins d’aide menace le soutien limité sur lequel elle compte pour nourrir ses enfants.

« Ce qui m’effraie le plus aujourd’hui, c’est que l’aide puisse être encore réduite. Je n’ai aucun revenu pour acheter de quoi pour nourrir mes enfants. Je ne sais pas comment je vais réussir à leur donner à manger si nous perdons ce soutien », a-t-elle expliqué à The New Arab [TNA].

« L’aide que nous recevons ne suffit pas à couvrir tous les besoins de mes enfants, et je ne peux pas toujours leur fournir la nourriture la plus adaptée, mais au moins cela m’aide à m’assurer qu’ils ont quelque chose à manger. C’est mieux que rien », a-t-elle ajouté.

Bien que cette aide ne réponde pas à tous les besoins nutritionnels de sa famille, elle permet à Safiya de mettre de la nourriture sur la table lorsque faire ses courses dépasse ses moyens.

La disparition d’un soutien vital

Les inquiétudes de Safiya sont partagées par Samir Abu Hasira, qui vit avec sa femme et ses trois enfants dans une tente près de la plage de Gaza. L’armée israélienne a détruit sa maison pendant la guerre génocidaire, laissant sa famille sans abri ni moyens de subsistance.

Sa situation s’est aggravée lorsque les forces israéliennes lui ont tiré dessus alors qu’il tentait de rejoindre des camions d’aide alimentaire pendant la famine, ce qui lui a coûté une jambe et l’a rendu incapable de travailler. Depuis, il dépend de plus en plus de l’aide humanitaire pour nourrir sa femme et ses trois enfants.

« Avant, je recevais régulièrement un sac de farine et un carton de conserves, ce qui m’aidait à nourrir ma femme et mes enfants », a-t-il dit à TNA.

Ces dons ont permis de couvrir une partie des besoins de la famille, mais de nouvelles réductions pourraient mettre Samir en difficulté pour combler le manque à gagner. Sans revenu ni autre source de subsistance, il lui est difficile d’acheter de la nourriture sur les marchés locaux.

« La guerre a bouleversé nos vies. J’ai perdu ma maison, puis, après avoir perdu ma jambe, j’ai perdu ma capacité à travailler. Ma famille dépend désormais de l’aide humanitaire pour survivre », a-t-il expliqué. « Je n’aurais jamais imaginé en arriver au point de ne plus pouvoir nourrir mes propres enfants. Ce qui m’effraie le plus, c’est de ne pas savoir ce que demain leur réserve. »

Son expérience met en lumière la vulnérabilité des familles qui ont perdu leurs moyens de subsistance, en particulier celles qui s’occupent de personnes dont les blessures ou le handicap les empêchent de travailler.

Pour ces ménages, une aide réduite ne se traduit pas seulement par des rations alimentaires plus maigres ; elle menace leur capacité à subvenir à leurs besoins les plus fondamentaux.

Malgré ces coupes budgétaires, le PAM entend continuer à soutenir les boulangeries qui couvrent environ un tiers des besoins en pain de Gaza, en fournissant une aide alimentaire à environ 300 000 femmes et enfants ainsi que des compléments nutritifs à 200 000 écoliers.

Cependant, la crise de financement menace la capacité du programme à maintenir cette aide à un moment où de nombreuses familles n’ont guère d’autres solutions. Pour des ménages comme ceux de Safiya et Samir, la perspective de recevoir moins d’aide alimentaire vient s’ajouter à l’incertitude liée au fait de vivre sans logement digne de ce nom ni revenu.

La faim ajoute une pression supplémentaire

Le PAM estime qu’environ 1,4 million de personnes, soit 67 % de la population de Gaza, sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë atteignant des niveaux de crise, voire pire. Seul un enfant sur cinq a accès à une alimentation suffisamment variée.

Selon le programme, avec un taux de chômage dépassant les 80 %, de nombreuses familles n’ont pas les moyens d’acheter des produits frais et des aliments riches en protéines, même lorsque ceux-ci sont disponibles sur les marchés locaux. L’aide alimentaire a constitué une bouée de sauvetage pour près de 90 % des ménages de Gaza au cours des trois dernières années.

Depuis le début prétendu du cessez-le-feu en octobre 2025, le PAM a venir en aide à environ 1,6 million de personnes chaque mois grâce à des colis alimentaires, de la farine, du pain, des repas chauds, des programmes nutritionnels et une aide en espèces.

Cependant, les fonds reçus pour ses opérations en Palestine en 2026 n’ont représenté que la moitié de ceux reçus les années précédentes. Le programme a besoin de toute urgence de 450 millions de dollars US pour poursuivre ses opérations à Gaza et en Cisjordanie d’octobre 2026 à mars 2027.

Au-delà de ses conséquences physiques, l’insécurité alimentaire pèse psychologiquement sur les familles, en particulier sur les mères qui peinent à subvenir aux besoins de leurs enfants dans un contexte de déplacement, de pauvreté et de perte de leur habitat.

Mustafa Ayesh, un expert en sciences sociales de la ville de Gaza, a déclaré à TNA que les pénuries alimentaires affectaient la santé mentale et les relations familiales.

« Lorsqu’une mère ne peut pas nourrir ses enfants ou craint de ne pas pouvoir les nourrir le lendemain, elle est confrontée à une pression psychologique intense et à un sentiment d’impuissance », a expliqué M. Ayesh.

Il a ajouté que les réductions de l’aide humanitaire accentuaient l’angoisse des familles face à l’avenir, tandis que les enfants pouvaient se sentir davantage effrayés et en insécurité à mesure que les tensions montaient au sein du foyer.

M. Ayesh a averti que la persistance des pénuries pourrait contraindre les familles à manger tout ce qu’elles parviennent à trouver, augmentant ainsi le risque de malnutrition, en particulier chez les enfants, les femmes enceintes et les mères allaitantes.

« Pour de nombreuses familles, l’aide alimentaire constitue une protection fondamentale contre la faim lorsqu’elles n’ont ni revenu ni autre soutien. Toute réduction ne fait qu’accroître la pression sur des personnes qui luttent déjà pour survivre », a-t-il encore dit.

Pour Safiya, l’aide alimentaire ne peut ni reconstruire sa maison ni ramener son mari, mais elle l’aide à nourrir ses enfants.

Pour elle et Samir, l’aide qu’ils reçoivent reste essentielle, même si elle ne suffit pas à couvrir leurs besoins. Alors que le manque de financement menace d’entraîner de nouvelles coupes, les deux familles sont confrontées à une incertitude croissante quant à la manière dont elles pourront se procurer leur prochain repas.

Auteur : Sally Ibrahim, correspondante de The New Arab à Gaza.



mercredi 28 octobre 2026

Les bombes, les milliardaires & les flammes qui nous consument




Le 26 août, des masses de glace et de roche se sont détachées dans l’Himalaya, déversant eau et pierres dans la vallée de la Trishuli. À la fin de la semaine, plus de 800 personnes ont perdu la vie au Népal et au Tibet, et plus de 3 000 sont toujours portées disparues, notamment des ouvriers piégés à l’intérieur de tunnels hydroélectriques. À Chitwan, où la chaleur a décomposé les corps plus vite que les familles ne pouvaient les identifier, les autorités ont creusé des tranchées pour l’inhumation provisoire de 250 corps, les morgues étant saturées. Des échantillons d’ADN ont été prélevés pour que les proches puissent un jour les récupérer et accomplir les rites funéraires dont l’inondation les a privés, une courtoisie administrative d’un monde efficace pour répertorier ceux qu’il n’a pas pu maintenir en vie.

Aucun scientifique sérieux n’attribuerait cet effondrement à une cause unique, bien que la hausse des températures et la fonte des glaciers aient probablement contribué à rendre la montagne instable. Le Népal a perdu près d’un tiers de ses glaciers en un peu plus de trente ans, et ceux-ci ont fondu 65 % plus vite au cours de la dernière décennie. Le pays produit environ 0,05 % des émissions mondiales annuelles de dioxyde de carbone, mais cela fait des décennies qu’il demande aux pays qui réchauffent la planète de reconnaître que ses montagnes deviennent des cimetières. Les États riches ont organisé des conférences suivies de communiqués promettant une autre conférence, jusqu’à ce que la montagne rende son propre verdict.

Il y a un an, alors que je regardais Gaza et les Palisades brûler sur le même écran, j’ai écrit que ce que le monde tolère à Gaza finira par être toléré partout. Je sous-entendais que les puissants ont compris qu’ils peuvent transformer des terres habitées en cibles, qualifier cette destruction de nécessaire, puis laisser les autres vivre au milieu des décombres. L’année écoulée depuis rend cet avertissement bien pâle. À Gaza, le feu prépare le terrain pour la conquête. Au Népal, la chaleur fait fondre la glace au-dessus de gens qui n’ont pratiquement pas émis le carbone à l’origine de ce phénomène.

Le colonialisme a toujours eu besoin d’un discours environnemental. Avant qu’une terre puisse être volée, elle est décrite comme étant vide, en friche ou détruite par ceux qui y vivent. Les autorités françaises ont invoqué la déforestation et le surpâturage attribués aux Arabes pour justifier la confiscation des forêts et des pâturages en Afrique du Nord, même si le discours habituel sur la mauvaise gestion des populations autochtones reposait sur des preuves écologiques fragiles. Le colonialisme a ensuite “clôturé” des terres dont la protection supposait l’expulsion de ceux qui en prenaient soin. Le colonisateur chasse les bergers, interdit le pâturage traditionnel et redéfinit les droits d’accès à l’eau. Lorsque le territoire se transforme sous ces pressions, il qualifie les dégâts de preuve que ses habitants n’ont jamais su en prendre soin.

Le colonialisme de peuplement va plus loin, car il doit faire passer le colon pour un natif du lieu qu’il s’approprie. Il remodèle le paysage afin que l’occupation ressemble à un héritage. Les bosquets marquant la propriété autochtone sont déracinés, tandis que des arbres importés donnent l’impression que la colonisation récente est bien enracinée. Le sionisme a trouvé une Palestine cultivée, puis a eu besoin que le pays semble stérile aux yeux de l’imaginaire occidental pour que ses agriculteurs puissent être déplacés, comme des étrangers sur leur propre sol. Le Fonds national juif a acquis des terres pour la colonisation juive et a par la suite planté des forêts sur les champs et les ruines de villages palestiniens dépeuplés. Des pins importés ont dissimulé les vestiges enfouis. Une forêt peut cacher un village plus discrètement qu’un mur, et les donateurs qui ont financé la plantation d’un arbre étaient rarement informés du lieu où ses racines viendraient s’enfoncer. La terre n’est pas simplement le décor de la violence coloniale. Elle constitue l’une de ses archives. Un olivier témoigne des soins qui lui sont prodigués, tandis qu’une forêt de pins plantée sur des ruines témoigne du travail d’effacement.

L’olivier est plus difficile à intégrer à cette fiction, car certains oliviers palestiniens sont bien plus anciens que l’État qui les déracine. Depuis 1967, les autorités israéliennes et les colons ont détruit des centaines de milliers d’oliviers et d’arbres fruitiers palestiniens, coupant ainsi des sources de revenus et d’héritage. Rien qu’en juin, les Nations unies ont recensé au moins dix attaques de colons impliquant des incendies criminels ou l’utilisation de matériaux inflammables à travers la Cisjordanie occupée. Des champs de blé et des oliveraies ont brûlé près de maisons et de mosquées. L’écocide résout un problème politique. Les gens peuvent revenir dans les ruines, mais ils ne peuvent ni récolter un verger déraciné ni hériter d’un sol empoisonné.

Des Israéliens allumant des feux ailleurs qu’en Palestine apparaissent également dans deux affaires pour négligence présumée. En 2011, un touriste israélien a reconnu avoir joué un rôle dans le déclenchement d’un incendie de forêt dans le parc national de Torres del Paine, qui a ravagé plus de 11 000 hectares en Patagonie. En août dernier, les autorités grecques ont arrêté un autre touriste israélien après que son barbecue a été soupçonné d’avoir déclenché un incendie de forêt près de Sellia, en Crète, malgré l’interdiction des feux en plein air. Il a été libéré sous caution dans l’attente de son procès.

Dans le sud du Liban, les pompiers et les habitants affirment que les forces israéliennes ont utilisé des bombes et des fusées éclairantes pour incendier des zones boisées et des oliveraies, puis ont fait appel à des drones ou à des restrictions militaires pour tenir les pompiers à distance. Près de Kfarchouba, un drone a survolé les pompiers de très près, les forçant à se retirer. Israël affirme que le Hezbollah utilise les zones boisées à des fins militaires, explique l’armée d’occupation pour justifier la destruction des arbres.

En Iran, les cibles sont désormais les dépôts de pétrole plutôt que les vergers : des avions de combat israéliens ont frappé quatre sites autour de Téhéran, laissant des millions de personnes sous des nappes de carburant en feu. La pluie a plaqué la pollution au sol sous forme de gouttes noires irritantes pour la peau et entraînant des difficultés respiratoires. Une première évaluation a révélé que les quatorze premiers jours de la guerre menée par les États-Unis et Israël ont généré plus de cinq millions de tonnes de dioxyde de carbone, soit plus que les émissions annuelles combinées de quatre-vingt-quatre pays à faibles émissions. Une guerre annoncée comme destinée à défendre la civilisation a empoisonné le territoire d’une civilisation vieille de plusieurs millénaires, bien plus ancienne que les États qui l’ont bombardée.

La liste des cibles militaires et le centre de données se rejoignent dans le contrat “cloud”. L’utilisation par l’armée israélienne des technologies de Microsoft et d’OpenAI a connu une forte augmentation après octobre 2023, l’intelligence artificielle traitant les données de surveillance et contribuant à l’identification de cibles à Gaza et au Liban. Google et Amazon ont mis en place une infrastructure cloud pour le gouvernement israélien dans le cadre du projet Nimbus, tandis que les serveurs de Microsoft ont stocké des appels palestiniens interceptés jusqu’à ce que des révélations obligent l’entreprise à désactiver certains services utilisés par une unité militaire israélienne. Le terme “cloud” fait passer un entrepôt pour un phénomène météorologique, masquant le terrain qu’il occupe, l’électricité qu’il consomme et le client militaire qu’il sert.

Ces entrepôts constituent une industrie extractive dotée d’une interface esthétique. Des chercheurs des Nations unies estiment que d’ici 2030, les centres de données pourraient consommer 945 térawattheures d’électricité et 9 300 milliards de litres d’eau. Cette quantité d’eau équivaudrait aux besoins domestiques annuels de base de 1,3 milliard de personnes en Afrique subsaharienne, tandis que la superficie de terres utilisée tout au long de la chaîne d’approvisionnement pourrait dépasser 14 500 kilomètres carrés. Une économie devient coloniale lorsqu’un lieu supporte la mine et l’épuisement de la nappe phréatique tandis qu’un autre s’approprie ce qu’ils produisent. La batterie de serveurs met à jour la comptabilité de la plantation. Les ressources et la valeur circulent dans des directions opposées.

À Santiago, ville frappée par la sécheresse, les plus grands centres de données de la ville consomment déjà environ 1,5 milliard de litres d’eau chaque année. Google a obtenu des droits lui permettant de prélever jusqu’à cinquante litres par seconde, soit à peu près la consommation annuelle de 8 500 foyers, tandis que les zones humides s’assèchent à Quilicura, non loin de là. À Monterey Park, une communauté majoritairement asiatico-américaine a découvert, grâce à l’ordre du jour du conseil municipal, qu’un centre de 50 mégawatts était prévu à proximité de leurs habitations. Les habitants se sont organisés, ont fait adopter un arrêté d’interdiction, puis l’ont défendu aux urnes avec plus de 80 % des voix, l’une des révoltes locales documentées dans la vague croissante de contestation contre les infrastructures d’IA. Une industrie se qualifiant elle-même d’“immatérielle” leur demandait de renoncer à l’eau et à une électricité abordable.

Oxfam estime que les investissements de chacun des cinquante milliardaires les plus riches du monde génèrent en moyenne environ 1,9 million de tonnes de dioxyde de carbone par an. Elon Musk vante les mérites de la planète Mars tandis que Jeff Bezos imagine des millions de personnes vivant dans l’espace. Ces projets sont présentés comme des visions civilisatrices, mais ils ne perpétuent qu’un ancien privilège. Le propriétaire aspire à une nouvelle frontière après avoir épuisé l’ancienne. Une fois qu’un lieu a été réduit à l’état de combustible, s’échapper paraît plus raisonnable que réparer.

Le Népal se trouve du côté des perdants du bilan carbone : il n’a pratiquement pas émis ce qui a fait fondre la glace au-dessus de son territoire et n’a guère bénéficié des richesses produites par les combustibles fossiles. Les ouvriers des centrales hydroélectriques sont ensevelis sous la montagne tandis que les entreprises d’intelligence artificielle réclament l’électricité des villes. À Chitwan, des familles attendent près de tombes provisoires tandis que les milliardaires calculent quelle planète ils pourront coloniser ensuite, car détruire un monde s’appelle de l’esprit d’entreprise quand on a les moyens de s’en échapper en fusée.

Le colonialisme survit partout où le pouvoir de décider est dissocié du devoir de subir les décisions. Une entreprise californienne s’approvisionne en eau pendant une sécheresse au Chili. Une armée incendie un verger, puis empêche les paysans de lutter contre le feu. Les moyens ont changé, mais le pouvoir de décision demeure. L’argent va aux propriétaires tandis que la fumée et la dette demeurent chez ceux dont les terres ont généré le profit.

L’année dernière, j’ai écrit que ce que nous permettons à Gaza, nous le permettons partout. Le monde a traité Gaza comme si le feu pouvait se confiner à une frontière, comme si la fumée voyageait avec un passeport et comme si le climat pouvait comprendre quelles morts les gouvernements occidentaux ont jugé acceptables. Le Népal a exposé la stupidité sous-jacente à cette croyance. Les morts là-bas n’ont pas allumé ces feux, et pourtant l’eau s’est abattue sur eux, car l’empire a toujours organisé le monde de sorte que la main qui tient l’allumette reste sèche.

https://ssofidelis.substack.com/p/les-bombes-les-milliardaires-and


mardi 27 octobre 2026

Netanyahu veut poursuivre les 24 Israéliens témoins de crimes de guerre du film NAZA




Vingt-quatre Israéliens racontent les méthodes employées par leur propre armée à Gaza. Benjamin Netanyahu a trouvé ses suspects, ceux qui ont osé parler. Le 11 octobre 2026, le Premier ministre israélien a demandé l’ouverture d’une enquête pénale contre les participants au documentaire NAZA, récompensé à la Mostra de Venise. Après les menaces contre les réalisateurs, voici donc la suite du programme : retrouver les témoins anonymes et les traîner devant la justice. La liberté d’expression version Netanyahu commence à ressembler à une enquête de police.

Le Premier ministre israélien ne se contente plus de dénoncer le documentaire. Dans une lettre adressée à la procureure générale Gali Baharav-Miara, au chef d’état-major Eyal Zamir et au directeur du Shin Bet David Zini, il réclame des investigations pour identifier les personnes ayant participé au film.

Selon les informations publiées le 11 octobre, Netanyahu réclame des poursuites pour divulgation d’informations secrètes, diffamation pénale et atteinte aux intérêts diplomatiques et sécuritaires d’Israël.

Il accuse le documentaire de présenter un récit “faux, trompeur et biaisé”, portant gravement atteinte à l’image du pays.

Voilà donc la priorité du gouvernement : identifier ceux qui ont parlé, déterminer quelles informations ils ont révélées et envisager des sanctions pénales.

Le film affirme pourtant documenter des actes autrement plus graves que des indiscrétions militaires.
24 militaires israéliens racontent comment Gaza a été bombardée

Nous avons déjà consacré un article au documentaire NAZA et à son prix spécial du jury à Venise, en septembre dernier.

Réalisé par Yuval Abraham et Rachel Szor, le film donne la parole à 24 membres de l’armée et des services de renseignement israéliens. Leurs identités sont dissimulées.

Ils décrivent notamment les mécanismes de surveillance utilisés à Gaza, le recours à l’intelligence artificielle pour sélectionner des cibles et les procédures permettant d’autoriser des frappes malgré un nombre prévisible de victimes civiles.

Le titre NAZA provient d’un acronyme hébreu désignant les dommages collatéraux.

Certains témoignages évoquent des frappes contre des habitations alors que la présence de familles était connue. Le documentaire présente ces pratiques non comme de simples accidents, mais comme les conséquences de méthodes de ciblage organisées.

L’armée israélienne conteste ces accusations. Dans une réponse détaillée, elle affirme que les décisions de frappes sont prises par des êtres humains et rejette notamment l’existence d’autorisations automatiques fondées sur un nombre fixe de victimes civiles.

Les témoignages restent donc contestés. Leur vérification indépendante est essentielle. Mais poursuivre ceux qui les ont livrés ne permettra pas, à elle seule, de déterminer ce qui s’est réellement passé.

Après les réalisateurs, les témoins dans le viseur

Cette nouvelle offensive intervient après les pressions déjà exercées contre les cinéastes.

En septembre, le ministre israélien de la Culture, Miki Zohar, avait réclamé que Yuval Abraham et Rachel Szor soient privés de leur nationalité israélienne, les accusant de trahison.

Nous avions alors rapporté ces menaces de déchéance de nationalité contre les deux réalisateurs.

La progression est remarquable : un documentaire primé à Venise, des cinéastes accusés de trahison, puis une demande d’enquête pénale contre les sources anonymes.

Il ne manquerait plus qu’une commission gouvernementale chargée de choisir les documentaires autorisés à recevoir des récompenses.

Derrière le sarcasme, la situation est autrement sérieuse. Si les autorités parviennent à identifier les témoins, ceux-ci pourraient faire face à des poursuites. De quoi dissuader d’autres militaires de raconter ce qu’ils ont vu ou fait pendant la guerre.

Et c’est précisément ce qui rend cette démarche préoccupante : une enquête sur les sources risque de décourager les futurs témoignages, indépendamment de la véracité des accusations formulées dans le film.

Et les accusations de crimes à Gaza, qui les examine ?

Les révélations de NAZA ne surgissent pas dans le vide. D’autres enquêtes ont déjà documenté des bombardements meurtriers et des décisions militaires contestées.

En septembre, l’affaire de la mort de Hind Rajab et des tirs contre son véhicule et une ambulance avait de nouveau posé la question de la responsabilité des soldats israéliens.

Le gouvernement peut naturellement contester les témoignages de NAZA. Il peut également demander une enquête sur la divulgation éventuelle de renseignements classifiés. Cela ne dispense pas d’examiner les accusations de violations du droit international humanitaire.

Pour l’instant, Netanyahu réclame publiquement l’identification et la poursuite des personnes qui ont participé au film. Cette demande ne signifie pas qu’elles ont déjà été inculpées ou condamnées.

Mais le message politique est limpide : ceux qui racontent les méthodes de l’armée israélienne risquent désormais de devoir se défendre devant la justice.

Au fond, pour Netanyahu, le problème de NAZA n’est peut-être pas seulement ce que racontent ces 24 témoins. C’est qu’ils soient encore libres de le raconter.


lundi 26 octobre 2026

Le ZOG sacrifie de jeunes Américains pour Israël



ZOG (Zionist Occupation Government) est un acronyme anglophone : "Gouvernement occupé par les sionistes".

Tristan Mendès France (Conspiracy Watch avec Rudy Reichstadt) : "Candace Owens propage la théorie conspi néonazie du ZOG."

Candace Owens : "Israël a tué JFK parce qu’il voulait obliger l’AIPAC (le puissant lobby pro-israélien qui contrôle la quasi-totalité du Congrès américain) à s’enregistrer comme agent étranger et inspecter leur programme nucléaire secret à Dimona. C’est un fait historique, pas une opinion."



*******

MUTINERIE ?! Des généraux et officiers supérieurs américains dénoncent le ZOG et l'armée sous contrôle sioniste


UNE ÉVALUATION OUVERTE DE LA GUERRE ILLICITE EN IRAN

Soumise par un groupe anonyme d'officiers généraux et amiraux américains, retraités et en activité. Exclusivité




Il est primordial que le lecteur comprenne le contexte militaire dans lequel l'évaluation de groupe qui suit a été réalisée et rédigée ici.

Jamais dans l'histoire américaine, et en particulier dans une guerre non déclarée légalement par le Congrès américain, les quartiers généraux régionaux, les bases militaires, les installations spécialisées et les moyens navals des forces armées américaines n'ont subi autant de dommages irréparables de la part d'un ennemi, que ce soit sur un théâtre d'opérations ou dans une région, ni dans une région où les États-Unis ont connu une telle situation.

Les images satellites suivantes illustrent l'ampleur des dégâts causés aux installations militaires américaines à la suite des attaques iraniennes.


En réalité, les destructions massives causées par la guerre israélo-américaine contre l'Iran ont quasiment anéanti ou mis hors service la quasi-totalité des bases majeures du Moyen-Orient. Celles qui n'ont pas encore été détruites sont à la merci d'une vague de drones ou d'un barrage de missiles iraniens et pourraient être totalement anéanties. L'administration Trump est parfaitement consciente de cette nouvelle réalité. Et Israël sait qu'il serait beaucoup trop coûteux de remplacer certains des systèmes radar les plus performants au monde.

En définitive, c'est le commandant en chef des États-Unis qui porte l'entière responsabilité des décisions militaires ayant conduit à cette neutralisation sans précédent de la plus puissante armée du monde. À vrai dire, les erreurs de jugement militaires dans le détroit d'Ormuz et les fiascos qui s'en sont suivis sont très similaires, dans leurs conséquences, à ce qu'a été la crise de Suez en 1956 pour l'Empire britannique… mais bien pires par leurs répercussions considérables.

Ce qui rend ce fiasco si pénible à suivre, c'est que le président Trump refuse de solliciter les conseils avisés des officiers généraux les plus compétents et expérimentés des différentes armées. Au contraire, il s'appuie fortement sur des conseillers extrêmement politisés, dont la loyauté va à l'État sioniste d'Israël et qui font preuve d'une insensibilité tragique envers les États-Unis d'Amérique.

Comme si cela ne suffisait pas, le président et les responsables du département de la Guerre ont passé sous silence les lourdes pertes humaines et les blessures graves subies par les soldats américains qui, en toute confiance, ont été tués ou grièvement blessés au Moyen-Orient depuis le début de la guerre contre l'Iran en juin 2025, également connue sous le nom de guerre des Douze Jours. Au total, on dénombre des milliers de victimes non recensées. Cette sombre réalité constitue en elle-même une profonde trahison envers les forces armées et témoigne d'une série de mensonges d'une imprudence et d'une audace extraordinaires à l'encontre du peuple américain.

Tous les officiers généraux et les colonels de la région savent pertinemment que le nombre exact de victimes a été intentionnellement dissimulé, car Israël est déterminé à provoquer, contraindre et tromper Trump afin qu'il ordonne une invasion terrestre à grande échelle de l'Iran et, à terme, un changement de régime à Téhéran. Par conséquent, le nombre, manifestement faible, de morts et de blessés rapportés est réduit au strict minimum afin de ne pas inquiéter l'opinion publique américaine, qui exigerait sinon la fin rapide de cette guerre manifestement illégitime.

Le fait que la junte de Netanyahou soit réellement aux commandes de cette guerre d'agression non provoquée indique que le sang et les ressources des Américains ont été dépensés pour une nation étrangère qui est en réalité bien plus un ennemi qu'un ami. Cette situation relève de la haute trahison. En vérité, Trump aurait dû être destitué du Bureau ovale il y a bien longtemps et jugé pour trahison. Il aurait dû être condamné pour le plus haut degré de haute trahison, ce qui signifie la prison à vie ou la peine capitale. [Note de la rédaction de SOTN : Trump doit être destitué « immédiatement » — Tucker Carlson ]

Non seulement les actions militaires et policières d'Israël, prises dans leur ensemble, indiquent clairement que la guerre contre l'Iran a été déclenchée comme un moyen pour Tsahal et le Mossad de faire progresser considérablement le projet du Grand Israël au Levant, mais leurs provocations incessantes et leur manipulation sournoise de Trump (via les preuves de l'Epsteingate) révèlent le complot ignoble d'Israël visant à détruire l'armée américaine dans tout le Moyen-Orient afin de chasser complètement les États-Unis de la région, mais seulement après que l'Iran ait été effectivement conquis par les troupes américaines envoyées dans une zone de guerre infernale.

Toutes les décisions militaires majeures prises par le président Trump – et c’est pourquoi cette évaluation publique est diffusée aujourd’hui – ont été désastreuses, d’une manière ou d’une autre, pour les forces armées américaines, le gouvernement fédéral et le peuple américain. Par exemple, les citoyens américains ne pourront plus jamais voyager au Moyen-Orient, compte tenu du profond ressentiment engendré par l’administration Trump, terriblement corrompue et profondément sinistre. À quoi d’autre pouvait-on s’attendre quand on sait que Trump, si facilement influençable, est indissociable du criminel de guerre génocidaire Netanyahu ? Tous deux sont désormais tristement célèbres dans le monde entier pour leurs nombreux crimes contre l’humanité, formant un duo notoire de criminels de guerre invétérés.

En tant que groupe diversifié d'officiers généraux, de capitaines de corvette et de colonels, nous sommes profondément troublés par le pouvoir conféré au secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, de prendre et d'appliquer des décisions hautement politiques qui ont entraîné le limogeage, la démission forcée et la mise à la retraite forcée de certains des meilleurs officiers supérieurs des forces armées. Franchement, nous sommes consternés par le manque de respect et les justifications fallacieuses avancées par Hegseth et ses acolytes du ZOG pour congédier avec mépris ces officiers qui, pourtant, fournissent des conseils responsables, honnêtes et impartiaux sur des questions militaires majeures. À titre d'exemple, pas plus tard que cette semaine, le département de la Défense a pris une décision malavisée après une série de changements de personnel catastrophiques imposés à ces officiers supérieurs qui placent résolument l'Amérique d'abord, et non Israël d'abord.

Le secrétaire à l'Armée de terre, Dan Driscoll, a démissionné, le 31 août 2026, après des mois de tensions avec le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, au sujet du limogeage de hauts gradés militaires.La démission : Dan Driscoll a démissionné de son poste de plus haut responsable civil de l'armée après avoir fait part à la Maison Blanche de ses inquiétudes concernant le limogeage chaotique par Hegseth de commandants militaires expérimentés.

Prior Firings: While Driscoll resigned rather than being directly fired this week, his departure follows a broader purge by Hegseth, which included the April firing of Army Chief of Staff Gen. Randy George and the ousting or sidelining of over two dozen senior military officers.

Situation actuelle : Le départ de Driscoll laisse l'armée sans aucun dirigeant civil ou militaire de haut rang confirmé par le Sénat.

Note spéciale : Alors que cette évaluation est publiée sur des sites web de médias alternatifs spécialement sélectionnés, ce dernier développement très préoccupant se produit au moment où nous écrivons : 1er septembre, 23h20 HAE — Les États-Unis attaquent à nouveau l’Iran – L’Iran riposte !

Qui prend réellement ces décisions militaires aux conséquences désastreuses et désormais prévisibles ? Trump ou Netanyahu, la Knesset ou le complexe militaro-industriel contrôlé par les sionistes ?

Après tout, chaque fois que les États-Unis lancent une attaque contre l'Iran, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) riposte en anéantissant encore plus de ressources militaires américaines, facilement détruites par ses missiles balistiques de pointe et ses drones sophistiqués.

En réalité, il est désormais communément admis au sein du corps des officiers de toutes les forces armées américaines qu'Israël encourage délibérément ces attaques hautement provocatrices du ministère de la Guerre de Trump, dans le but explicite de déclencher une réaction qui anéantirait complètement les capacités militaires américaines dans la région. Ainsi, la junte de Netanyahou pourrait mener ses guerres pour le Grand Israël à travers la région, sans entrave, si une future administration hostile venait à s'installer à Washington.

Bien sûr, les sionistes radicaux de Tel-Aviv se réjouissent également de voir tant de leurs voisins musulmans attaqués, ce qui les affaiblit encore davantage militairement et les révèle comme des tigres de papier lourdement armés, abandonnés avec désinvolture par les États-Unis au moment où ils en avaient le plus besoin.

Petit rappel : jamais dans l'histoire des États-Unis un président n'a flirté aussi ouvertement avec l'ennemi – Israël – que l'équipe Trump. En nommant secrétaire à la Défense un journaliste de Fox News dangereusement inexpérimenté, sioniste chrétien fanatique animé d'une « mentalité de croisade » périlleuse, ils ont déclenché une guerre potentiellement apocalyptique. Cette nomination a poussé de nombreux officiers supérieurs à bout, malgré leur opposition, pour la plupart silencieuse, à cette guerre de conquête pure et simple contre l'Iran.

Nous savons tous désormais que Trump dirige un réseau criminel international prédateur et un ZOG de plus en plus arrogant qui convoite désespérément la position géostratégique extrêmement importante de l'Iran, toutes ses réserves de pétrole et de gaz, ainsi que l'objectif d'éliminer définitivement la résistance musulmane à Téhéran contre le projet dévastateur et génocidaire du Grand Israël .

Nous savons tous que la quasi-totalité du Congrès américain, sous influence sioniste, est sous le contrôle du lobby israélien. Ce contrôle s'est exercé par le biais de la corruption de campagnes électorales de l'AIPAC, du chantage exercé sur Epstein et d'une multitude d'autres manœuvres sournoises employées par Israël depuis sa fondation pour contrôler totalement le gouvernement américain. Nous sommes également bien informés du vaste système d'espionnage et de surveillance auquel sont soumises 24h/24 et 7j/7 les forces armées américaines par l'Unité 8200, le corps de renseignement israélien des Forces de défense israéliennes. C'est pourquoi nous n'avons eu d'autre choix que de diffuser cette « Évaluation ouverte » de la manière la plus efficace et la plus prudente possible, ce que nous avons fait. Pour le bien de la République, nous vous prions de diffuser largement ce message. Merci !

Si le lecteur doute d'un seul mot de cette « évaluation ouverte », il lui suffit d'observer attentivement chaque mouvement et manœuvre de l'armée américaine au Moyen-Orient à l'avenir, après avoir analysé objectivement les résultats concrets de la campagne militaire Trump-Netanyahu depuis le 28 février 2026.

Il existe un acronyme ancien mais relativement méconnu dans le corps des officiers qui se lit ainsi : WIDIWIS [What It Does Is What It Is.]. Il n’a jamais été aussi pertinent pour décrire la stratégie de guerre apparemment chaotique et autodestructrice de Trump, ainsi que ses desseins perfides : « Ce que ça fait, c’est ce que c’est . »

De l'avis d'une large et solide majorité (à l'exception des officiers supérieurs sionistes chrétiens et juifs), une grande majorité d'officiers généraux et d'amiraux considèrent désormais les forces militaires américaines déployées au Moyen-Orient comme un simple instrument d'Israël, tandis que le ZOG, à Washington, sacrifie sans scrupules de jeunes Américains courageux pour une cause israélienne extrêmement malavisée et dangereuse, n'ayant absolument rien à voir avec les intérêts américains.

Une fois encore, cette dure réalité constitue ni plus ni moins qu'une trahison flagrante, commise sciemment contre la République américaine, qui exige la destitution immédiate de Trump, après les poursuites politiques appropriées engagées par le Congrès américain via une procédure de destitution et des poursuites pénales engagées par les procureurs fédéraux au sein du ministère de la Justice américain.

Elle exige également la destitution immédiate de tous les élus et fonctionnaires, tels que Hegseth, dont la complicité dans cette entreprise perfide visant à affaiblir et dégrader profondément les forces armées américaines est avérée. Car il est également devenu évident que cette « guerre de choix » a été délibérément entreprise pour exposer le peuple américain, pris au dépourvu, à la puissance militaire des nations lésées qui pourraient souhaiter nuire aux États-Unis d'Amérique.

Malheureusement, nombre de ces pays terriblement victimes, lésés à maintes reprises et, à juste titre, mécontents, ont pleinement raison de chercher à obtenir réparation contre les États-Unis.

Note spéciale : En raison de la rancune tenace de l’ensemble du cabinet Trump, nous, officiers, avons pris la décision très sérieuse de rester aussi anonymes que possible, conscients que cela atténuerait considérablement la portée de ce message important adressé au peuple américain. Car si les gens savaient vraiment à quel point une unité spéciale peut être vengeresse et impitoyable, ils comprendraient que ce n’était pas un acte de lâcheté de notre part ; c’est au contraire la seule option de survie qui s’offre à nous (lisez l’Ancien Testament pour plus d’éclairage sur ce sujet). Nous vous remercions de votre compréhension.

Par un Groupe anonyme d'officiers généraux/amiraux retraités et en activité de l'armée américaine.

dimanche 25 octobre 2026

«L’invention du peuple juif» au service des puissances impérialistes




Un ouvrage qui a surpris tous les milieux sionistes, au point qu’il est très probable qu’il soit interdit.

Voici un résumé de ce que contient le livre, tel que rapporté dans les journaux : Comment fut inventé le peuple juif. Comment la terre d’Israël fut inventée (Shlomo Sand) – les 7 du quebec

Le livre est une revue complète de «l’histoire juive», présentée comme une critique du discours historique juif chauvin et raciste traditionnel, à travers ses différentes phases et courants.

Sand pose une série de questions taboues en Israël (l’entité raciste), qui touchent aux fondements principaux de la construction du récit sioniste et juif en général pour l’histoire. Parmi ces questions : peut-on parler d’un «peuple» juif qui a existé et perduré pendant des milliers d’années, alors que de nombreux autres peuples, plus nombreux, plus influents, plus profondément civilisés, plus stables et plus enracinés dans un espace géographique spécifique, ont disparu ?

Comment et pourquoi la Torah est-elle passée d’un livre de lois religieuses à un livre d’histoire racontant l’émergence de «la nation juive», sachant que personne ne sait exactement quand elle a été écrite ? Qui l’a écrite ? Et quel chemin les Juifs expulsés d’Égypte ont-ils emprunté ?

La déportation des habitants du « royaume de Juda » après la destruction du Temple a-t-elle vraiment eu lieu, ou n’est-ce qu’une simple légende chrétienne qui s’est frayé un chemin dans le patrimoine juif, que celui-ci a ensuite instrumentalisé à son profit ?

S’il n’y a pas eu d’exil, d’où viennent alors les Juifs du monde entier ? Qu’est-ce qui unit culturellement, ethniquement et génétiquement (au sens civil) les Juifs de «Marrakech» et ceux de «Kiev», par exemple ? S’il n’existe pas d’unité culturelle entre les différentes communautés juives, existe-t-il une «unité de sang» ? Et est-il vrai qu’il existe un «gène juif», comme le prétend le sionisme issu du nazisme ?

Pour répondre à ces questions, Sand a formulé sa thèse selon laquelle : les Juifs ont toujours formé des communautés religieuses importantes qui se sont implantées dans diverses régions du monde, et non exclusivement en terre de Palestine, mais elles n’ont pas constitué un peuple (ethnos) d’origine unique et distinctive qui se serait déplacé à travers les errances et les exils permanents en Asie occidentale, en Afrique du Nord, en Europe de l’Est et du Sud, et qui se serait installé en Espagne.

Sand affirme que, en 1970, un tournant s’est produit en archéologie sous l’influence de l’école des Annales historiques en France, où l’aspect social de la recherche historique a pris plus d’importance que l’aspect politique, et ce changement a atteint les universités israéliennes… Ainsi ont commencé à émerger les contradictions du récit officiel, ce qui ébranle les mythes fondateurs non seulement de l’État d’Israël, mais de l’histoire juive dans son ensemble.

L’occupation du pays de «Canaan» et l’extermination de ses habitants selon le livre de «Josué», qui constitue la première tuerie de l’histoire de l’humanité, n’a tout simplement pas eu lieu ; c’est l’un des mythes que l’archéologie a totalement réfutés. De même, l’autre récit biblique concernant le royaume de David et de Salomon, censé avoir existé au Xe siècle avant J.-C., que tous les historiens israéliens considèrent comme la pierre angulaire de la mémoire nationale et la phase la plus brillante et la plus influente de l’histoire juive, a également été réfuté par les découvertes archéologiques au cours de soixante-dix ans en terre de Palestine. Les fouilles menées de 1970 à nos jours et au-delà, autour et sous la mosquée Al-Aqsa, n’ont prouvé l’existence d’aucune trace de ce royaume imaginaire ni de ce prétendu temple.

Sand déclare : «Jérusalem avant la naissance du Christ n’était qu’un petit village, trop exigu pour abriter le palais de Salomon, ses sept cents épouses et ses trois cents serviteurs de sa suite.» Où est donc ce grand édifice que les fouilles archéologiques, malgré des décennies d’efforts avec les appareils et équipements les plus modernes, les sondes et les budgets colossaux, ont été incapables de prouver dans la ville de Jérusalem ?

Sand conclut ensuite que ces mythes centraux autour d’un peuple juif ancien et exceptionnel ont fidèlement servi l’émergence de l’idée nationaliste juive et du projet sioniste, et ont fourni une justification au processus de colonisation en Palestine.

Sand écrit dans son livre que le récit historique sioniste a commencé à se désintégrer à la fin du XXe siècle en Israël même et dans le monde, se transformant en simples fables littéraires séparées de l’histoire réelle par un abîme insurmontable…

Voici les points les plus importants que Sand a soulevés dans son livre.

Les faits archéologiques accablants sur le terrain montrent qu’Israël a été fondé sur un mythe et des mensonges historiques fabriqués par le sionisme mondial pour occuper la Palestine et y implanter une entité étrangère dotée d’une puissance militaire au service de l’Occident.

Rappel. Les Israéliens sont majoritairement ashkénazes et donc descendants des Khazars, peuple ayant adopté la religion juive au 8e siècle.
Cf par ex : https://x.com/realtheforce/status/2100936596392472959?s=48&t=h8KbYJg3JYYL0Z64L1snHw
(…)

Les Khazars étaient un peuple turc semi-nomade qui, à la fin du Ve siècle, avait établi un grand empire commercial couvrant la partie sud-est de la Russie européenne moderne, le sud de l’Ukraine, la Crimée, la Jordanie et le Kazakhstan.

Ils étaient surnommés les « voleurs de noms » par les pays voisins qui en avaient assez de leur comportement criminel consistant à usurper les identités de ceux qu’ils assassinaient, ainsi que de leur propension aux enlèvements, aux vols et au banditisme routier, et sont souvent connus aujourd’hui comme « La Mafia khazare ».

La Khazarie fut formée en tant que Royaume dirigé par un roi maléfique nommé Bulan, dont la cour comprenait des personnes formées aux mystères occultes et aux sciences de la magie noire de Babylone, de Grèce et de Rome.

En 740 après J.-C., la Rus’ de Kiev (Russie) et d’autres pays voisins tels que la Perse (Iran) lancèrent un ultimatum au roi khazar Bulan selon lequel ils devaient adopter l’une des trois religions abrahamiques : Le judaïsme, le christianisme ou l’islam.

Ils adoptèrent le judaïsme, mais continuèrent à pratiquer des rituels occultes de magie noire, incluant les sacrifices d’enfants, la consommation de sang, le cannibalisme et la pédophilie, afin d’adorer et d’obtenir des faveurs de Baal et de Moloch, parmi d’autres divinités sombres.


samedi 24 octobre 2026

Citizen Osama



Citizen Osama by Ahmed Hassouna (official trailer).


Un contributeurs à la constitution de l'archive du Génocide à Gaza :

« Nous sommes fiers d'apprendre la nouvelle selon laquelle le film "Citizen Osama" a été officiellement nommé pour les Oscars 2027.

Ce film a été tourné dans des circonstances incroyables. Les personnes impliquées dans le tournage ont été ciblées et tuées, elles ont travaillé dans des conditions de famine et il a été entièrement tourné pendant un génocide.

Israël n'a pas été en mesure d'arrêter sa production. Nous vous encourageons tous à partager à nouveau et à sensibiliser, car ce type de films détruit la hasbara. »



jeudi 22 octobre 2026

Vidéo IA de Ben Gvir : la famine des détenus palestiniens mise en scène




Itamar Ben Gvir a diffusé sur X une vidéo générée par intelligence artificielle montrant des détenus palestiniens réduits à la famine. Le ministre israélien de la Sécurité nationale l'a supprimée le 31 août 2026, après une vague d'indignation. Cette publication prolonge un durcissement carcéral qu'il revendique publiquement. Les organisations palestiniennes dénoncent une humiliation organisée. Près de 9 600 Palestiniens restent détenus, dont des centaines d'enfants et des milliers de personnes sans procès.

Le ministre israélien de la Sécurité nationale a franchi un nouveau seuil. Itamar Ben Gvir a diffusé sur X une vidéo IA mettant en scène des détenus palestiniens affamés. La publication a déclenché une vague d'indignation, avant d'être supprimée le lundi 31 août 2026.

La séquence, générée par intelligence artificielle, montre des silhouettes entrant en surpoids dans une installation, puis en ressortant amaigries, en pleurs et en détresse. De nombreux internautes y ont vu la représentation assumée d'un camp de concentration.

Cette mise en scène n'a rien d'un dérapage isolé. En effet, elle accompagne une politique carcérale que le ministre revendique publiquement depuis sa prise de fonction.

Ce que montre la vidéo IA de Ben Gvir

La séquence dure quelques secondes. Elle repose entièrement sur des images de synthèse, sans le moindre avertissement sur leur nature artificielle.

Des corps entrent d'un côté d'un dispositif industriel. Ils avancent sur un tapis roulant. Puis ils réapparaissent squelettiques, le visage marqué par la souffrance.

Le message politique se lit sans effort. Autrement dit, la privation de nourriture y devient un argument de campagne, présenté comme un motif de fierté.

Une publication effacée après le tollé

La vidéo a circulé massivement sur les réseaux sociaux. Des médias internationaux l'ont relayée dès la fin du week-end.

Le ministre l'a finalement retirée de son compte X le lundi 31 août. Cependant, les copies continuaient de tourner en ligne plusieurs heures après la suppression.

Ce n'est pas la première fois qu'un contenu du ministre disparaît sous la pression. En juin 2026, un juge de la Cour suprême, président de la Commission centrale des élections, avait déjà ordonné le retrait d'une vidéo montrant des militants de la flottille pour Gaza ligotés à Ashdod.

Une politique carcérale revendiquée sans détour

La publication intervient au lendemain d'une autre séquence, bien réelle celle-là. Le dimanche 30 août, Ben Gvir a filmé sa visite dans le quartier des femmes de la prison de Damon, dans le nord d'Israël.

Une détenue y décrit ses conditions de détention face à la caméra. Elle explique qu'il s'agit de leur troisième jour sans douche, sans soins médicaux et sans vêtements propres. Son visage apparaît flouté.

Le ministre lui répond que les bonnes conditions dans les prisons appartiennent au passé, qu'il assume la responsabilité directe de la situation et qu'elle le satisfait. Il ajoute ailleurs être fier d'avoir ramené le régime de détention au strict minimum.

Un durcissement documenté depuis fin 2022

Le ministre ne cache donc rien de sa méthode. Depuis son arrivée au gouvernement fin 2022, il a réduit les rations d'eau et de nourriture, restreint les visites familiales, limité le temps de douche et supprimé des équipements dans les quartiers pénitentiaires.

Les organisations palestiniennes documentent les effets de ce régime. Elles évoquent des centaines de témoignages de d
étenus libérés faisant état de graves sévices dans les prisons et centres de détention israéliens.

Le contexte électoral pèse aussi lourd. À deux mois des législatives israéliennes, le ministre transforme la souffrance carcérale en argument de campagne.

Peine de mort, potence et "couloir de la mort"

L'obsession du ministre pour l'exécution des détenus palestiniens ne date pas de cet été. Elle structure au contraire toute sa communication depuis 2023.

En mars 2026, il s'était filmé devant des potences dans un musée de Jérusalem. Il y menaçait ouvertement de la peine capitale, dans le cadre d'une campagne que des organisations de défense des droits humains jugent discriminatoire.

En mai 2026, il a récidivé sur TikTok. Il y déclarait rêver de nœuds coulants, accompagnant son propos d'un montage d'images générées par intelligence artificielle, en écho à la loi instaurant la peine de mort visant les détenus palestiniens.

Le procédé se répète donc. D'abord une image de synthèse, ensuite un message martial, enfin un tollé qui amplifie la diffusion.

Les organisations palestiniennes dénoncent une humiliation

Les réactions palestiniennes ont été immédiates. La Commission des affaires des détenus de l'Autorité palestinienne a dénoncé la brutalité, la haine et le racisme du ministre.

La Commission des détenus et ex-détenus de Gaza a qualifié la visite en prison de spectacle politique et d'incitation publique, destinée à intimider les prisonnières devant les caméras. Elle y voit une politique systématique de représailles.

Le Club des prisonniers palestiniens a de son côté estimé que filmer ces femmes et publier les images constituait une atteinte directe à leur dignité humaine. Le ministère des Prisonniers à Gaza a évoqué la dépravation du régime d'occupation.

Derrière la vidéo IA, la réalité de l'incarcération de masse

Les images de synthèse masquent une réalité chiffrée. Or celle-ci est largement documentée par les organisations palestiniennes et israéliennes de défense des droits.

En avril 2026, à l'occasion de la Journée des prisonniers palestiniens, les associations recensaient environ 9 600 détenus. Parmi eux figuraient au moins 350 enfants et 86 femmes, tandis que 3 532 personnes étaient maintenues en détention administrative, sans inculpation ni procès, et 1 251 autres classées comme "combattants illégaux", un statut qui les prive de protection juridique.

De nombreux détenus originaires de Gaza échappent par ailleurs à tout recensement, enfermés dans des installations militaires situées hors du système pénitentiaire officiel.

La détention des mineurs explose

Le sort des enfants palestiniens illustre cette dérive. Le nombre de mineurs palestiniens placés en détention administrative est passé de 103 en janvier 2025 à 191 en mars 2026, selon des données pénitentiaires israéliennes obtenues par l'organisation Parents Against Child Detention.

Le nombre de ceux détenus ainsi depuis plus d'un an a été multiplié par plus de huit sur la même période, passant de six à cinquante. Israël a pourtant cessé cette pratique pour les suspects juifs.

Ces chiffres éclairent la vidéo autrement. En effet, la machine imaginaire de Ben Gvir renvoie à un système d'enfermement bien réel, appliqué à un peuple entier.

Un ministre condamné, impunité internationale

La trajectoire du ministre reste rarement rappelée en Europe. Ben Gvir a pourtant été condamné en Israël pour au moins huit chefs d'accusation, dont le soutien à une organisation terroriste.

Ses déclarations les plus violentes ont malgré tout provoqué quelques réactions officielles. Le secrétaire général des Nations unies a condamné sans équivoque ses propos, tenus dans un podcast, appelant à éliminer des dizaines de personnes chaque nuit à Gaza. Le chef de la diplomatie française les a jugés insupportables et inhumains. Berlin a évoqué d'éventuelles sanctions.

Cependant, aucune mesure contraignante n'a suivi. C'est pourquoi le ministre poursuit sa communication sans obstacle, à la veille d'un scrutin décisif.

Ben Gvir veut des camps de concentration

Itamar Ben Gvir a publié une vidéo générée par IA montrant des détenus palestiniens réduits à la famine. Il l'a supprimée le 31 août 2026, après une vague d'indignation internationale.

Cette séquence prolonge une politique carcérale que le ministre assume et revendique. Elle intervient à deux mois des élections législatives israéliennes.

Derrière l'image de synthèse, le système d'incarcération de masse continue de fonctionner. Des milliers de Palestiniens y sont détenus sans procès, dont des centaines d'enfants. Voilà le fond du dossier, que la polémique numérique ne doit pas effacer.

Source :


mardi 20 octobre 2026

"Je suis admiratif de la patience prophétique dont font preuve les Palestiniens"




Regardez ces images. Hébron, ville morte. Des magasins fermés, des rues vides, des familles confinées chez elles, prisonnières de l'occupation. L'armée israélienne a bouclé la ville, interdit tout mouvement, transformé le quotidien en couvre-feu. Pour quoi ? Pour permettre à des colons de déambuler librement, sans être dérangés par la vue d'un Palestinien.

Un apartheid tranquille. Une ville qui s'efface pour que des colons puissent s'y promener comme chez eux. Les habitants sont parqués, invisibles, réduits au silence. Les colons, eux, marchent, prennent, s'approprient. La routine, version Hébron.

Ce n'est pas une mesure de sécurité. C'est une mise en scène. Une démonstration de force, une humiliation programmée. Les colons veulent se sentir chez eux, alors on efface les Palestiniens. On les efface des rues, des magasins, de la vue. On les efface de leur propre ville.

Hébron vidée de ses habitants pour que les colons puissent jouer aux maîtres. Un spectacle de suprématie, sous les yeux du monde qui, comme toujours, regarde ailleurs.

Je suis admiratif de la patience prophétique dont font preuve les Palestiniens.





dimanche 18 octobre 2026

L’ennemi de la civilisation...



Les sionistes, restés étrangers à la civilisation, transforment les territoires palestiniens qu’ils occupent en désert à coups de bombes américaines, et appellent cela "le droit d’Israël à se défendre". Prenant les Spartiates pour modèle, les sionistes ne se contentent pas de transformer en désert une Palestine réputée depuis toujours pour ses oliveraies. Ils faisaient aussi avaler aux ignorants instruits du monde occidental cette fable selon laquelle
"Israël a accompli un miracle verdoyant sur des terres désertiques sans peuple".

Les Spartiates avaient pris l’habitude de traquer et de massacrer à intervalles réguliers les jeunes Hilotes, dont ils avaient occupé les terres avant de les réduire au statut de paysans esclaves. Traquer et tuer un Hilote adulte était récompensé. La terreur spartiate constituait un instrument de répression inhumain contre les Hilotes. Israël agit de la même manière envers les Palestiniens en Palestine occupée et à Gaza. Ils appellent cela "tondre la pelouse".

Les Spartiates se nourrissaient uniquement des récoltes produites par les Hilotes. Alors que la population spartiate, dont les membres passaient presque toute leur vie comme soldats, diminuait progressivement, les Hilotes continuaient à se multiplier malgré les massacres. Bien plus nombreux que les Spartiates, les Hilotes se soulevaient chaque fois qu’ils en avaient l’occasion. Ces révoltes, qui étaient le cauchemar de Sparte, jouèrent un rôle important dans sa disparition.

Le précédent de Sparte

Le jour où des puissances rivales finirent par envahir Sparte, celle-ci ne disposait plus d’un nombre suffisant de soldats. Sparte, autrefois la plus puissante cité militaire terrestre de la Grèce antique, dépérit progressivement. Alors qu’Athènes antique a laissé derrière elle de nombreux monuments que l’on peut encore visiter, il ne reste pratiquement rien de Sparte antique qui mérite d’être vu. Voici ce que disait l’historien et philosophe américain Will Durant à propos de Sparte :

"Le militarisme l’a engloutie et a fait de cette cité, autrefois si honorée, un objet de terreur haï par ses voisins. Toutes les nations s’étonnèrent de sa chute, mais aucune ne la pleura. Aujourd’hui, parmi les maigres ruines de cette ancienne capitale, il ne reste presque aucun torse de statue ni aucune colonne brisée indiquant que des Grecs y vécurent autrefois."

Tout le monde sait ce que les sionistes font à Gaza et en Palestine occupée pour anéantir à la fois les structures physiques et écologiques. Ils ne se contentent pas de massacrer les Palestiniens, ils tuent même des animaux en les torturant. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, est un génocidaire forcené au point de déclarer qu’il faudrait tuer chaque jour entre 30 et 40 Palestiniens.

Israël détruit également des villages entiers dans le sud du Liban qu’il occupe, en les bombardant massivement, tout en contraignant leurs habitants à migrer vers le nord. Comme si cela ne suffisait pas, les forces israéliennes incendient les forêts de chênes et de pins et détruisent les oliveraies. Elles utilisent également des bombes au phosphore qui contaminent les sols avec du plomb et d’autres métaux lourds afin de les empêcher de produire des récoltes. La destruction systématique de l’écologie agricole vise à empêcher les populations contraintes à l’exil de retourner sur les terres où elles vivaient depuis des centaines d’années. Sous couvert de créer une "zone tampon" ou une "zone de sécurité", Israël rend le sud du Liban et les autres territoires qu’il occupe inhabitables.

La destruction d’un espace de civilisation

Tout cela est documenté. Tout ce qui relève de la civilisation est éliminé, avec les populations qui y vivent et les autres êtres vivants qui peuplent ces territoires. Quant aux États-Unis et aux autres gouvernements occidentaux, ils ne font rien pour contenir Israël, hormis quelques protestations verbales. Bien au contraire, les livraisons d’armes, de bombes et de composants à Israël se poursuivent ouvertement ou clandestinement. Dans de nombreux pays occidentaux, même protester contre Israël est réprimé ou sanctionné sous l’accusation d’"antisémitisme".

Le génocide mené sans restriction ni obstacle par Israël, ennemi de la civilisation, sous les yeux du monde entier, entrera dans l’histoire comme l’un des symboles de la faillite morale de la civilisation occidentale. Comme l’a souligné Will Durant, Sparte a provoqué sa propre fin. L’expression "Dis-moi qui tu prends pour modèle et je te dirai quelle sera ta fin" prend ici tout son sens.

Abdullah Muradoğlu.

Source : Yenisafak

vendredi 16 octobre 2026

Deux enfants pris pour cible par un sniper Israélien




Deux enfants pris pour cible par un sniper Israélien alors qu’ils transportaient de l’eau.

Après avoir échappé aux tirs, ils sont revenus récupérer leur eau, devenue vitale pour leur survie. 

À Gaza, même aller chercher de l’eau peut désormais être mortel.

Source :


jeudi 15 octobre 2026

Pourquoi Israël se vante de l’assassinat de travailleurs humanitaires occidentaux


Les travailleurs humanitaires tués (rangée du haut, de gauche à droite :) James Henderson, James Kirby et John Chapman ; (rangée du bas, de gauche à droite) : Damian Sobol, Lalzawmi Zomi Frankcom, Jacob Flickinger et Saif Issam Abu Taha.




Le commandant israélien qui a donné l’ordre de bombarder le convoi de la World Central Kitchen en avril 2024, tuant six travailleurs humanitaires – trois Britanniques, un Américain-Canadien, un Polonais, un Australien et un Palestinien – a déclaré qu’il ne regrette aucunement d’avoir ordonné cette frappe, et que les travailleurs humanitaires n’étaient “pas innocents”.

(...) Israël (qui a initialement menti en affirmant que le bombardement était une erreur) a déclaré que personne ne sera poursuivi pour ces meurtres.

Cet épisode est consternant.

Israël a assassiné des citoyens de cinq de ses prétendus alliés en utilisant des armes et des renseignements fournis par ces pays, a refusé de poursuivre qui que ce soit, et le commandant qui a ordonné le bombardement s’en vante ouvertement.

Voilà ce qu’est le sionisme.

Voilà ce qui se passe quand on finit par gober la logique d’une idéologie ethno-suprémaciste qui justifie et pardonne tout et n’importe quel acte, aussi odieux soit-il, sous prétexte qu’il a été commis par l’État le plus privilégié et le plus protégé de l’histoire moderne. Et bien évidemment, ce privilège et cette protection découlent directement des prétendues “caractéristiques juives” d’Israël. Et la judéité, objectivement, est la caractéristique la plus protégée du monde moderne. Des grand-mères sont poursuivies en justice comme des terroristes non pas parce qu’elles s’opposent au génocide, mais parce qu’elles s’opposent au génocide commis par l’État juif. Grâce au lavage de cerveau culturel, aux méthodes d’infiltration politique et à l’utilisation du bouclier de l’antisémitisme pour se prémunir de toute critique, Israël peut tuer qui il veut, quand il veut, où il veut. Et il peut tuer autant de personnes qu’il le souhaite. Parce que les meurtriers sont juifs, et que nous ne pouvons pas critiquer les Juifs en raison de l’antisémitisme et de l’Holocauste, qui, par un conditionnement culturel profond, ont été instrumentalisés pour faire des Juifs des êtres moralement intouchables. Cette instrumentalisation de la mémoire et cette exaltation d’une judéité irréprochable donnent lieu à une morale politique inversée : le génocide est moral, l’opposition au génocide est immorale.

Tous ces éléments mis bout à bout et donnent l’État d’apartheid ethno-suprémaciste qui commet un génocide et tue des Occidentaux en toute impunité.

On assiste à l’extermination massive d’enfants depuis des années. Des meurtres qui se poursuivent QUOTIDIENNEMENT.

On constate qu’un État est capable de commettre des actes de terreur gratuits à Gaza et en Cisjordanie sans être critiqué.

On a Gaza et la Cisjordanie, on a Israël, mais on n’a pas de Palestine. On n’obtient pas l’État que le vote de l’ONU de 1947 a également autorisé, car l’État juif est le seul à compter aux yeux de la “communauté internationale”.

On a Israël, mais pas la Palestine, car la capacité des Juifs à commettre un nettoyage ethnique et à s’installer sur une terre qui leur a été promise dans un vieux bouquin importe davantage que le droit des Palestiniens à vivre sur leurs terres ancestrales.

Soixante-dix-huit ans de nettoyage ethnique.

On peut compter sur un État capable de tuer les citoyens de ses soi-disant alliés, tandis que les armes et les renseignements continuent d’affluer, même lorsque ces renseignements tuent vos propres citoyens. La RAF dispose d’une vidéo de surveillance provenant d’un avion espion qui survolait Gaza le jour où Israël a bombardé le convoi humanitaire et tué trois Britanniques, comme ce fut le cas presque tous les jours pendant le génocide, mais le gouvernement britannique a refusé de publier ou de divulguer le contenu de la vidéo.

On a parfois l’impression de devenir fou quand on analyse le rôle d’Israël dans le monde et sa place au sein de l’empire. On peut passer pour un adepte des théories du complot. Mais tôt ou tard, les agents de l’État juif se manifestent et, selon leurs propres termes, confirment tout ce que l’on sait et tout ce que l’on pense du sionisme.

Pour aggraver encore le scandale des meurtres de la World Central Kitchen, le patron de l’organisation, José Andrés, est intervenu à la télévision israélienne après l’attaque et a repris toute la propagande qui a permis ces meurtres, affirmant qu’Israël a le droit de se défendre. En plein génocide, alors que le sang de ses propres employés n’était même pas encore sec, il a tenté de disculper moralement Israël en affirmant, les larmes aux yeux, que le pays “vaut mieux que ça”. Il n’a tout simplement pas pu admettre que ces meurtres ne soient pas une aberration, mais le parfait reflet d’Israël. Son organisation continue de préparer des repas pour les Forces de défense d’Israël (FDI) car, comme beaucoup, Andres a intériorisé la logique du sionisme, selon laquelle ne pas cuisiner pour les meurtriers juifs de ses employés serait antisémite.

C’est foutrement révoltant, voire presque incroyable.

Ce n’était bien sûr pas la première fois qu’Israël assassinait des citoyens de pays occidentaux sans en subir la moindre conséquence. Ce n’était ni la deuxième, ni la troisième, ni même la dixième fois. Au cours des quelque vingt dernières années, Israël a tué des dizaines d’Occidentaux en Palestine.

En novembre 2002, Iain Hook, un chef de projet britannique de l’UNRWA, a été abattu par les forces israéliennes à Jénine, en Cisjordanie. En mars 2003, l’Américaine Rachel Corrie a été écrasée à mort par un bulldozer militaire israélien à Rafah, dans la bande de Gaza, alors qu’elle protégeait des familles locales et que les troupes de l’armée israélienne (IDF) intervenaient pour détruire leurs maisons. Deux mois plus tard, James Henry Miller, originaire du Pays de Galles, a été abattu par des soldats israéliens à Rafah alors qu’il tournait un documentaire. Début 2004, Tom Hurndall, un travailleur humanitaire britannique, a été tué d’une balle dans la tête par un sniper israélien à Rafah alors qu’il tentait de protéger des enfants palestiniens. En 2022, Shireen Abu Akleh, journaliste d’Al Jazeera et citoyenne américaine, a été tuée d’une balle dans la tête devant la caméra alors qu’elle réalisait un reportage en Cisjordanie. En septembre 2024, quelques mois après les meurtres de la World Central Kitchen, Ayşenur Ezgi Eygi, une Turco-Américaine, a été assassinée par les Forces de défense israéliennes (FDI) en Cisjordanie.

Aucune de ces meurtres n’a eu la moindre conséquence. Combien d’adultes occidentaux lambda consommateurs de médias grand public ont ne serait-ce qu’ENTENDU PARLER de ces meurtres ?

Les Palestiniens, en revanche, ont hébergé et accueilli des Occidentaux à Gaza et en Cisjordanie. Le Hamas a souvent accueilli des travailleurs humanitaires occidentaux à Gaza. Certains, comme l’Italien Vittorio Arrigoni, y sont restés des années, et le Hamas a baptisé une rue de Gaza en son honneur. Les seules personnes qui tuent des Occidentaux en Palestine sont les Israéliens juifs.

Mon profond mépris pour l’État juif et le système qui le soutient est sans borne, et nous devrions qualifier d’illégitime tout gouvernement soutenant cette monstruosité coloniale.

Qu’Israël aille se faire foutre.

Liberté pour la Palestine et les Palestiniens.


Traduit par Spirit of Free Speech

Source :
https://ssofidelis.substack.com/p/pourquoi-israel-se-vante-de-lassassinat


mardi 13 octobre 2026

Pour Mélenchon, la France est "complice" des crimes israéliens




Selon l'agence Anadolu, le candidat à l'élection présidentielle a livré cette charge lors des universités d'été de La France insoumise (AMFIS 2026) à Valence.

"En Europe, le refus de sanctionner le génocide à Gaza a enfermé notre pays dans la complicité avec les crimes israéliens", a déclaré Mélenchon.

Le dirigeant insoumis a inscrit cette dénonciation dans un constat plus large de recomposition des équilibres géopolitiques mondiaux.

Alignement sur Trump et isolement de la France

Le leader de LFI a estimé que la France se trouvait exclue de cette reconfiguration du fait de l'alignement du président Emmanuel Macron sur les positions de Donald Trump.

"Macron, en s'alignant sans cesse et sans retenue sur le trumpisme, nous a rayés devant le monde de la liste des pays écoutés", a-t-il affirmé. Cette critique s'inscrit dans une lecture géopolitique radicale des rapports de force internationaux.

Dénociation des propos "génocidaires"

Par ailleurs, Mélenchon a qualifié le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir de "génocidaire", réfutant ses propos tenus une semaine plus tôt.

L'homme politique français a rappelé que le responsable israélien avait appelé "au meurtre de trente à quarante Palestiniens chaque nuit". De plus, il a lié cette rhétorique à l'incitation directe au crime de guerre.

Mépris du droit international et réaction française

Pour le candidat à la présidentielle, l'inaction internationale a eu des conséquences directes sur le terrain.

"Le droit international est méprisé. Le génocide à Gaza, l'invasion israélienne au Liban et en Syrie ont été ainsi encouragés", a-t-il dit.
"Honte à ses auteurs ! Vive la résistance des peuples !", a-t-il lancé devant les militants réunis à Valence.

Toutefois, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait également réagi à ces déclarations de Ben Gvir dans une interview accordée au journal La Montagne. Il les avait qualifiées de
"inhumains et inacceptables", marquant ainsi une distance officielle avec la rhétorique du gouvernement israélien.

Pour rappel, le 16 août, le ministre israélien avait affirmé qu'il fallait
"tuer 30 à 40 Palestiniens chaque nuit à Gaza", déclarant :
"Pas seulement ceux qui vous mettent en danger. Il y a des gens là-bas qui ne doivent pas survivre. Ils ne doivent pas vivre."