mardi 28 juillet 2026

Les États-Unis bientôt une “sionocratie” ?



On peut compter sur les milliardaires juifs corrupteurs du Congrès & patrons des médias pour réaliser ce que veut un monstre comme Netanyahu. Prémices de l’assassinat délibéré de la démocratie US...



Les États-Unis bientôt une “sionocratie” ?



Une nouvelle législation pourrait mettre fin à la liberté de critiquer l’État juif.

Le pays qui fut autrefois les États-Unis d’Amérique, est désormais dirigé par un président dont l’ignorance de l’histoire et de la politique est si crasse qu’il est prêt à tout, y compris déclencher des guerres pour le compte d’une nation étrangère largement considérée comme foncièrement malfaisante. Je parle bien sûr de l’emprise qu’Israël exerce sur la politique étrangère américaine, une influence qui, de plus en plus, se répercute également sur la gestion de l’économie et la suppression de libertés fondamentales comme la liberté d’expression. On est en droit de se demander de quel type d’indépendance dispose réellement l’Amérique quand elle permet à un autre pays, soutenu par des sionistes juifs et chrétiens sur son propre territoire, de dilapider les ressources volées aux contribuables dans des guerres sans fin et une politique étrangère orchestrée qui ne profite en rien de manière significative aux citoyens américains. Avant tout, ce pouvoir repose sur une “politique” motivée par de fausses croyances religieuses selon lesquelles l’ancienne Palestine devrait devenir un État entièrement juif, “élu” pour étendre le “Grand Israël” grâce aux guerres déclenchées dans tout le Moyen-Orient.

Et ce sont essentiellement les mêmes élites sionistes qui contrôlent la Maison Blanche et le Congrès gestionnaires des autres instances du gouvernement fédéral, sans oublier le système bancaire central par le biais de la Réserve fédérale géré par des acteurs privés avec moins de 5 % de ses fonds sous forme de “réserves”. La plupart des Américains ignorent que ce TGV financier hors de contrôle mènera bientôt la nation à la faillite, avec une dette publique fédérale s’élevant actuellement à 39 400 milliards de dollars (122,1 % du PIB), soit 356 620 dollars par contribuable.

Et les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là. Le président Donald J. Trump pourrait à juste titre être considéré comme le plus pro-israélien de l’histoire de notre nation. Il n’est donc pas surprenant que, lorsque l’un de ses plus fervents partisans juifs, Mark Levin, l’a récemment qualifié de “premier président juif”, Trump ait répondu : 
“C’est vrai !” Que cela confirme la véracité de l’affirmation ou reflète simplement une approbation des propos de Levin peut peut-être faire l’objet d’un débat, mais force est de constater que ces propos reflètent une certaine réalité. Dans un discours prononcé au Mont Rushmore le 3 juillet, Trump n’a cessé d’évoquer la nécessité de purger le pays de ses “communistes”, mais il faisait en réalité allusion aux progressistes critiques envers Israël, tels que le maire de New York, Zohran Mamdani, et la députée Ilhan Omar.

Trump mène sous l’influence d’Israël une guerre totalement insensée et extrêmement impopulaire contre un Iran qui ne représente aucune menace, et il a permis un génocide effroyable sur ce qui fut autrefois la Palestine, faisant des États-Unis les complices de ce massacre en fournissant les armes, les fonds et la couverture politique permettant au Premier ministre Benjamin Netanyahu d’échapper à toute responsabilité pour ses crimes de guerre. Et aujourd’hui, selon certaines informations, Trump aurait ordonné à l’armée américaine de se préparer à intervenir au Liban pour détruire le Hezbollah qui ne représente aucune menace pour les États-Unis bien qu’il soit un ennemi d’Israël.

Telle est notre réalité. Notre Amérique, victime du puissant lobby israélien national qui a corrompu le Congrès à grands coups de dollars et contrôle la plupart des grands médias, n’est en réalité que l’esclave de ce qu’Israël considère comme sa politique de sécurité nationale. Ce qui a poussé certains critiques américains à qualifier la situation actuelle de “sionisation de l’Amérique” ou de “sionocratie” – un terme assez parlant, car il reflète bien comment le maintien de la domination juive/israélienne sur les États-Unis a dépouillé la nation de ce qui fut autrefois ses droits constitutionnels fondamentaux.

Prenons par exemple les avantages dont bénéficie déjà Israël et les mesures imminentes qui feront des États-Unis un véritable État client de cette entité d’apartheid implacable qui a pris le contrôle tant de la Maison Blanche que du Congrès. On rappelle souvent que le Congrès américain a réservé 58 standing ovations au criminel de guerre Netanyahu lorsqu’il s’est adressé à cette assemblée en 2024. Et le Département d’État dispose déjà d’un bureau chargé de lutter contre ce qu’il qualifie d’antisémitisme à l’échelle mondiale. Ce bureau, appelé Bureau de l’envoyé spécial chargé de surveiller et de lutter contre l’antisémitisme (SEAS), a été créé pour promouvoir les initiatives américaines de lutte contre l’antisémitisme à l’échelle mondiale. Il a été institué par la loi de 2004 sur l’examen de l’antisémitisme mondial et est dirigé par un envoyé spécial avec statut d’ambassadeur qui rend compte directement au secrétaire d’État. Il est actuellement dirigé par le rabbin Yehuda Kaploun. Il adopte la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) de l’antisémitisme, selon laquelle toute critique verbale ou écrite du comportement de groupes juifs ou d’Israël constitue ipso facto une preuve d’antisémitisme, considéré comme un crime. À titre de comparaison, aucun autre pays à l’exception d’Israël ne dispose d’un bureau dont la mission est de traquer dans le monde entier et d’éradiquer ceux qu’il choisit de qualifier d’antisémites.

Bon, admettons que la situation soit vraiment grave, mais certaines initiatives récentes risquent d’aggraver encore les choses, alors que nous sommes dirigés par un président prêt à accorder aux Israéliens et au lobby juif américain toutes les concessions souhaitées. Certains projets de loi émanant du Congrès pourraient considérablement augmenter la capacité d’Israël à s’immiscer directement dans les politiques appuyées par le gouvernement américain.

En effet, des débats sérieux sont en cours concernant plusieurs projets de loi examinés par la Chambre des représentants et le Sénat, qui redéfiniront radicalement les relations avec Israël, “notre meilleur ami et plus grand allié”. Le débat porte sur l’article 224 de la loi de finances de la défense nationale (NDAA) pour 2027, et sur l’article 622 de la loi sur les services de renseignement pour la même année. Une proposition vise également à redéfinir et à accorder les avantages sociaux accordés aux anciens combattants américains aux citoyens qui choisissent de se battre dans l’armée israélienne (Forces de défense d’Israël), exigeant une modification du titre 38 du Code des États-Unis ainsi que de la loi sur l’aide civile aux militaires (Servicemembers Civil Relief Act). Tous les projets de loi concernés circulent actuellement au Congrès, y compris les articles contestés, et, bien qu’ils suscitent une opposition croissante, ils sont pour l’instant susceptibles d’être adoptés.

L’article 224 de la NDAA, intitulé “Initiative de coopération en matière de technologies de défense entre les États-Unis et Israël”, stipule notamment que

“Le secrétaire à la Défense désignera un agent exécutif, tel que ce terme est défini dans la directive 5101.01 du ministère de la Défense (relative à l’agent exécutif n° 6 du DoD, publiée le 7 février 2022), chargé de coordonner les initiatives de coopération entre les États-Unis et Israël, pour développer et accélérer la recherche, le développement, les expérimentations, l’évaluation, l’intégration et la coopération industrielle bilatéraux en matière de technologies de défense, en… identifiant les technologies développées conjointement ou d’origine israélienne présentant une utilité opérationnelle pour une intégration potentielle dans les systèmes et programmes officiels des États-Unis”.

Comme on le voit clairement, cet accord conçu de manière très large vise à profiter grandement à Israël. Certains suggèrent déjà que l’“agent exécutif” du programme sera israélien. Si l’ensemble de ces textes législatifs est adopté, ce qui est presque certain, et signé par Trump qui recherche un “nouveau cadre de coopération en matière de sécurité” avec Israël, celui-ci liera Israël aux États-Unis comme jamais auparavant. Cet engagement élargi à l’extrême dépasse même celui des alliés de l’OTAN et s’avère quasiment irréversible, ce que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu cherche manifestement à obtenir. Lorsqu’il s’adresse en hébreu à un public juif, Netanyahu va jusqu’à sourire et s’attribuer le mérite d’avoir secrètement manipulé une Maison Blanche et un Congrès complaisants pour y intégrer les dispositions des projets de loi sur la défense et le renseignement. Netanyahu a déclaré vouloir que les élus américains, qu’il contrôle largement et qu’il a même remerciés pour leur soumission, fassent adopter sans délai ce nouvel accord de “partenariat” de grande envergure au cours des deux prochaines années, avant que Trump ne quitte ses fonctions.

Et le pire est encore à venir. En mai et juin, une coalition bipartite composée de 15 élus républicains et de 14 démocrates de la Chambre des représentants, sous la houlette du député new-yorkais Dan Goldman, a officiellement présenté le Jewish American Security Act (JASA), un projet de loi qui, s’il était adopté, constituerait l’une des attaques les plus dévastatrices contre le Premier Amendement de l’histoire des États-Unis. Il aurait également pour effet unique de faire des Juifs, en tant que groupe et de l’État d’Israël des entités bénéficiant d’un traitement et d’une protection spécifiques du gouvernement fédéral. Ce projet de loi bénéficie du soutien de la quasi-totalité des associations juives à but non lucratif et des groupes militants sionistes, et a pour objectif

“de renforcer les mesures fédérales de lutte contre l’antisémitisme aux États-Unis et de protéger la communauté juive”.

Le projet de loi prévoit la nomination d’un commissaire chargé de la lutte contre l’antisémitisme, responsable du programme déjà existant du ministère de l’Éducation pour éliminer le militantisme pro-palestinien sur les campus universitaires, un fonds de 1 milliard de dollars destiné à “sécuriser” les biens sionistes et juifs, une surveillance gouvernementale obligatoire des réseaux sociaux en ligne pour imposer la censure des discours ou écrits politiques “antisémites” sur leurs plateformes, ainsi que la redéfinition des missions des services de police du FBI, du ministère de la Sécurité intérieure et du Centre national de contre-espionnage et de sécurité pour traiter en priorité les détracteurs des Juifs et d’Israël comme des “acteurs ennemis étrangers et des terroristes nationaux”. Ironiquement, outre le milliard de dollars proposé dans le projet de loi pour protéger les biens juifs, ces derniers bénéficient déjà de plus de 90 % des dépenses discrétionnaires de sécurité du Département de la Sécurité intérieure, soit plus de 300 millions de dollars par an !

Cette loi renforcera et pérennisera également le décret présidentiel n° 14188 de Donald Trump (“Mesures supplémentaires pour lutter contre l’antisémitisme”), qui comprend notamment la protection des Israéliens en tant que “catégorie protégée contre toute critique” en vertu de la loi sur les droits civiques de 1964. Eric Striker fait remarquer que

“en vertu des décrets signés par Joe Biden et Donald Trump, cette interprétation de la loi a été exploitée pour instrumentaliser l’accès aux subventions fédérales accordées aux établissements d’enseignement supérieur américains pour mettre fin aux actions militantes pro-palestiniennes et anti-guerre des étudiants. Outre la nomination d’un ‘coordinateur chargé de la lutte contre l’antisémitisme’ chargé de superviser cette guerre permanente contre la dissidence, la JASA appelle à une ‘campagne de sensibilisation du public’ qui consiste à placarder des affiches de propagande dans “des lieux publics très fréquentés, tels qu’une cafétéria, un gymnase ou un foyer étudiant, ainsi qu’à publier des messages numériques sur une ou plusieurs pages web très fréquentées de l’établissement, comme celle d’un service d’aide aux étudiants”, pour avertir les étudiants et les professeurs des conséquences de toute prise de parole ou de tout activisme susceptible d’offenser les Juifs ou de cibler Israël”.

On note que 37 États disposent déjà de lois ou de réglementations interdisant l’accès à un emploi ou certains services à quiconque soutient un boycott d’Israël ou cherche de quelque manière que ce soit à nuire aux intérêts israéliens ; le concept de sanctionner des “antisémites” présumés est donc déjà d’actualité. Mais une mesure fédérale porterait cette question à un tout autre niveau. Striker souligne que

“si une telle loi était adoptée, elle qualifierait de terroristes et d’ennemis de l’État des personnalités aussi en vue que Tucker Carlson, Marjorie Taylor Greene, Megyn Kelly, Thomas Massie, Ana Kasparian, Ilhan Omar et Candace Owens, ainsi que de nombreux autres détracteurs moins connus apparus ces dernières années”.

La décision de criminaliser toute critique d’Israël ou du comportement collectif des groupes juifs, si elle est poursuivie agressivement au niveau national, aurait un impact dévastateur sur le droit des Américains à s’exprimer ouvertement et franchement sur des questions telles que la guerre et la paix, entre autres. Et c’est bien évidemment le but recherché. Vous pouvez compter sur les milliardaires juifs qui ont corrompu le Congrès et acheté les médias pour réaliser ce que souhaitent des monstres comme Netanyahu. Ce ne sont que les prémices de l’assassinat délibéré de la démocratie américaine. Une étape majeure vers l’instauration de la “sionocratie”.

Traduit par Spirit of Free Speech


lundi 27 juillet 2026

Le carnet interdit de Proudhon : La vérité sur le pouvoir juif



Mikhaïl Bakounine n'était nullement une voix isolée au sein du mouvement anarchiste du XIXe siècle lorsqu'il s'agissait de dénoncer l'influence juive. Son contemporain et autre pionnier de la pensée anarchiste, Pierre-Joseph Proudhon, formulait une critique d'une intensité égale et d'une portée sans doute plus grande encore.

Affiche anarchiste : Proudhon


Proudhon est largement reconnu comme le « père de l'anarchisme », un philosophe socialiste pionnier dont les critiques de la propriété et de l'État ont façonné des générations de penseurs radicaux. Pourtant, au sein de ses écrits volumineux et de ses carnets privés se cache un antisémitisme virulent, si extrême que certains chercheurs l'ont qualifié de précurseur du fascisme.

Pierre-Joseph Proudhon naquit le 15 janvier 1809 à Besançon, en France, dans une famille ouvrière. Son père était tonnelier et aubergiste, et la famille vivait dans une extrême pauvreté. Malgré ces conditions, Proudhon obtint une bourse pour le collège de Besançon et poursuivit son éducation en autodidacte grâce à son travail d'imprimeur. Il apprit le latin, puis le grec et l'hébreu, afin d'améliorer la composition des livres sur lesquels il travaillait. Ses origines paysannes, marquées par la misère, influencèrent profondément sa vision du monde. Il idéalisait une société d'artisans et de paysans autonomes, affranchis de toute exploitation.

Proudhon fut le premier à se déclarer publiquement « anarchiste » en 1840. Son slogan le plus célèbre, « La propriété, c'est du vol ! », figure dans son premier ouvrage majeur, "Qu'est-ce que la propriété ?" ou "Recherche sur le principe du droit et du gouvernement". Il ne prônait pas l'abolition totale de la propriété privée, mais établissait une distinction entre propriété illégitime – la propriété privée permettant l'exploitation d'autrui – et possession légitime, c'est-à-dire l'usage et la propriété directs par les travailleurs.

Les contributions majeures de Proudhon à la philosophie politique comprennent le mutualisme, un système économique fondé sur les coopératives ouvrières, le crédit mutuel et le libre-échange, qui rejetait à la fois le capitalisme et le socialisme d'État. Il a également développé une théorie du fédéralisme, envisageant des communes décentralisées et autogérées au sein d'une fédération volontaire qui remplacerait l'État et le monopole privé.

Après la Révolution de 1848, Proudhon siégea au Parlement français et s'engagea dans de célèbres échanges polémiques avec Karl Marx. Son ouvrage « Le Système des contradictions économiques, ou la Philosophie de la pauvreté », paru en 1846, fut réfuté directement par « La Misère de la philosophie » de Marx , publié en 1847. Cette controverse contribua à la scission historique entre les ailes anarchiste et marxiste du mouvement ouvrier. Mikhaïl Bakounine, Pierre Kropotkine, Emma Goldman et Benjamin Tucker s'inspirèrent largement des idées de Proudhon.

Cependant, pour saisir pleinement la vision du monde de Proudhon, il faut aller au-delà de ses polémiques publiques et se pencher sur ses manuscrits personnels. L’expression la plus notoire de son antisémitisme provient de son carnet privé, daté du 26 décembre 1847 et publié à titre posthume dans le cadre de ses "Carnets" en 1960 et 1961. Voici le passage :

"Rédigez un article contre cette race qui empoisonne tout en fourrant son nez partout sans jamais se mêler à aucun autre peuple. Exigez son expulsion de France, à l'exception de ceux mariés à des Françaises. Abolissez les synagogues et interdisez-leur tout emploi. Enfin, œuvrez pour l'abolition de cette religion. Ce n'est pas sans raison que les chrétiens les ont qualifiés de déicides. Le Juif est l'ennemi de l'humanité. Il faut les renvoyer en Asie ou les exterminer. H. Heine, A. Weill et les autres ne sont que des espions ; Rothschild, Crémieux, Marx, Fould, sont des êtres pervers, bilieux, envieux, amers, etc., etc., qui nous haïssent. Le Juif doit disparaître par l'acier, par le feu ou par l'expulsion. Tolérez les personnes âgées qui n'ont plus d'enfants. Travail à accomplir : ce que les peuples du Moyen Âge haïssaient instinctivement, je le hais après réflexion et de façon irrévocable. La haine du Juif, comme la haine des Anglais, devrait être notre premier dogme politique."

La haine de Proudhon était autant personnelle que politique, et, dans le même article du 26 décembre 1847, il s'en prit à des individus juifs précis. Heinrich Heine, le célèbre poète et écrivain juif allemand, et A. Weill, écrivain et journaliste, furent tous deux qualifiés de « simples espions ». Rothschild ; Crémieux, Marx et Fould furent regroupés et condamnés collectivement comme des « êtres pervers, bilieux, envieux, amers… qui nous haïssent ». Adolphe Crémieux [1] était un avocat juif qui devint plus tard ministre de la Justice français. Benoît Fould était un banquier et homme politique français d'origine juive. Karl Marx, d'origine juive bien que baptisé chrétien, figurait parmi eux.

Qualifier Heine et Weill d’« espions secrets » s’inscrivait dans un contexte personnel précis : Proudhon les soupçonnait d’avoir dénoncé son associé allemand, Karl Grün, qui diffusait ses idées auprès des intellectuels allemands à Paris, ce qui entraîna l’expulsion de Grün de France. Ce schéma plus général est confirmé par les sources publiques. Des thèmes antisémites sont récurrents dans ses principales œuvres publiées.

Dans "Césarisme et Christianisme" (1860), Proudhon écrit :

« Le Juif est par tempérament un antiproducteur, ni agriculteur ni industriel, ni même un véritable commerçant. Il est toujours un intermédiaire frauduleux et parasite, qui opère, en affaires comme en philosophie, par la fabrication, la contrefaçon et les manœuvres douteuses. Il ne connaît que les fluctuations, les risques du transport, les incertitudes des récoltes, les aléas de l’offre et de la demande. Sa politique économique est entièrement négative, elle repose sur de mauvais principes. Satan, Ahriman, incarné dans la race de Sem. »

Dans "De la Justice dans la Révolution et dans l'Église" (1858), Proudhon accusait les Juifs d'« avoir rendu la bourgeoisie, haute ou basse, semblable à eux, dans toute l'Europe ». Dans France et Rhin , publié à titre posthume en 1867 , il déplorait que la France soit « envahie par les Anglais, les Allemands, les Belges, les Juifs » et autres étrangers.

Il est intéressant de noter que l'hostilité affichée par Proudhon envers les Juifs contrastait avec une vie sociale complexe, révélée par une série de rencontres personnelles. Proudhon et Karl Marx se rencontrèrent à Paris entre fin septembre 1844 et février 1845, durant l'exil de Marx. Ils eurent de longs échanges intellectuels, que Marx lui-même qualifia de « débats interminables qui duraient souvent toute la nuit ».

Le 5 mai 1846, Marx écrivit à Proudhon depuis Bruxelles, après son expulsion de France, l'invitant à rejoindre un réseau de correspondance socialiste et s'adressant à lui chaleureusement, comme à un pair. Leur relation se détériora par la suite lorsque Marx critiqua violemment l'œuvre de Proudhon. Bien que Marx fût d'origine juive, issu d'une famille rabbinique de ses deux parents, Proudhon le mentionna parmi ceux qu'il condamna dans son carnet de 1847.

Proudhon était étroitement lié à Alphonse Toussenel, socialiste français et disciple de Charles Fourier, auteur des « Juifs, rois de l'époque » (1845), l'un des ouvrages antisémites les plus marquants du XIXe siècle en France. Une seconde édition, encore plus virulente , parut en 1847, année où Proudhon mentionne un antisémitisme virulent dans son carnet le 26 décembre. Les chercheurs ont constaté que l'antisémitisme des deux hommes se renforçait mutuellement. Adolphe Crémieux, avocat et homme politique juif qui deviendra plus tard ministre de la Justice, est cité et condamné par Proudhon aux côtés de Rothschild dans cette même entrée.

Ces dénonciations répétées n'ont pas échappé à l'attention des chercheurs. J. Salwyn Schapiro, historien juif américain, fut le premier universitaire influent à souligner l'antisémitisme de Proudhon dans un article paru dans l' American Historical Review en juillet 1945. Dans cet article intitulé « Pierre Joseph Proudhon, précurseur du fascisme », il qualifiait l'antisémitisme de Proudhon de « critère décisif du racisme » et le regroupait avec ses autres préjugés – misogynie, racisme anti-noir et soutien à la Confédération – pour affirmer que Proudhon était un proto-fasciste.

Frédéric Krier, historien dont l'ouvrage de 2009, "Sozialismus für Kleinbürger: Pierre Joseph Proudhon — Wegbereiter des Dritten Reiches", demeure l'étude universitaire la plus exhaustive établissant un lien entre Proudhon et l'idéologie nazie, a mis en évidence l'antisémitisme omniprésent dans la pensée de ce dernier. Krier a établi des continuités historico-intellectuelles entre la critique moralisatrice que Proudhon adresse à l'« intérêt » — en référence à l'usure — et la revendication antisémite nazie de « l'abolition de l'esclavage par l'intérêt ». Il a également soutenu que Proudhon était une variante, au XIXe siècle, de l'hérétique gnostique chrétien Marcion, dont la dimension théologique antijuive imprégnait son antithéisme.

La dégénérescence de l'anarchisme moderne en une simple armée de soldats au service du statu quo dominé par les Juifs constitue une trahison tragique de son héritage révolutionnaire. Le retour de la rigueur intellectuelle de Bakounine et Proudhon à la complaisance des « anarchistes » contemporains (les antifascistes se revendiquent généralement comme anarchistes) envers le pouvoir en place ne sert que les maîtres juifs de l'ordre établi. La volonté de Proudhon de placer la question du pouvoir juif au cœur même de sa critique politique représente un modèle essentiel pour le dissident d'aujourd'hui. Ce n'est qu'en levant les tabous qui musèlent la pensée critique que nous pourrons espérer comprendre et contester les forces juives qui façonnent notre monde.

José Nino




dimanche 26 juillet 2026

Warning to Christianity




Les ambitions mondiales du mouvement noahide

par Callum

Callum McMichael examine le point de convergence croissant entre les institutions noahides et la coopération stratégique américano-israélienne, et se demande où cette convergence pourrait finalement mener.

Des délégués venus des quatre coins du monde convergeront bientôt vers Jérusalem pour le Premier Congrès international des Noachides, qui se tiendra du 2 au 6 novembre prochain. Organisé par le Centre mondial noachide Brit Olam, cet événement vise à fédérer les adeptes dispersés des Sept Lois noachides en un mouvement mondial cohérent, doté d'institutions et d'une autorité reconnues. Les participants ratifieront le codex Brit Shalom , un document détaillé en quatorze chapitres traduit en vingt langues, et adopteront le Siddour Brit Olam comme recueil de prières. Le rabbin Oury Cherki prévoit de distribuer des exemplaires signés personnellement. Ils envisagent de créer un Beit Din (tribunal rabbinique) international composé de juges de Jérusalem et de tous les continents, d'élire des conseils régionaux, d'accorder un statut particulier à certaines personnalités et de mettre en place des sources de financement pour assurer la continuité des activités. Le congrès culminera à la résidence officielle du président Isaac Herzog, où les représentants des différents continents signeront la charte fondatrice et proclameront des déclarations dans leurs langues maternelles.

Callum McMichael examine le point de convergence croissant entre les institutions noahides et la coopération stratégique américano-israélienne, et se demande où cette convergence pourrait finalement mener.

Des délégués venus des quatre coins du monde convergeront bientôt vers Jérusalem pour le Premier Congrès international des Noachides, qui se tiendra du 2 au 6 novembre prochain. Organisé par le Centre mondial noachide Brit Olam, cet événement vise à fédérer les adeptes dispersés des Sept Lois noachides en un mouvement mondial cohérent, doté d'institutions et d'une autorité reconnues. Les participants ratifieront le codex Brit Shalom , un document détaillé en quatorze chapitres traduit en vingt langues, et adopteront le Siddour Brit Olam comme recueil de prières. Le rabbin Oury Cherki prévoit de distribuer des exemplaires signés personnellement. Ils envisagent de créer un Beit Din (tribunal rabbinique) international composé de juges de Jérusalem et de tous les continents, d'élire des conseils régionaux, d'accorder un statut particulier à certaines personnalités et de mettre en place des sources de financement pour assurer la continuité des activités. Le congrès culminera à la résidence officielle du président Isaac Herzog, où les représentants des différents continents signeront la charte fondatrice et proclameront des déclarations dans leurs langues maternelles.

Ces lois noachides, issues d'interprétations rabbiniques de textes anciens, énoncent sept obligations pour les non-Juifs : établir des tribunaux, s'abstenir de blasphème, rejeter l'idolâtrie, s'abstenir de toute immoralité sexuelle, interdire le meurtre et le vol, et proscrire la consommation de viande d'animaux vivants. En théorie, elles promeuvent une éthique fondamentale. En pratique, la règle relative à l'idolâtrie engendre des frictions immédiates avec le christianisme. D'importantes figures rabbiniques, dont Maïmonide, ont classé le culte trinitaire et la dévotion à Jésus comme des formes d'idolâtrie, divisant ainsi le divin ou lui attribuant une forme inappropriée. Bien que certaines opinions aient proposé des concessions limitées aux non-Juifs, le cadre sous-jacent remet en question la validité même de la foi et de la pratique chrétiennes. À mesure que ce congrès met en place des tribunaux et des structures, ce conflit théologique passe du débat abstrait à une réalité concrète.

Le programme se déroule par étapes. Les participants commencent par leur arrivée et une séance d'orientation, puis participent à des ateliers combinés à des visites de la Jérusalem antique, avant de se rendre à Silo pour se reconnecter au patrimoine du tabernacle. Les sessions suivantes portent sur les modalités de gouvernance, le dîner de gala renforce les liens et la cérémonie présidentielle scelle les engagements. L'inscription implique des frais d'inscription importants qui couvrent l'accès complet, les expériences patrimoniales et la participation aux décisions fondatrices. Les organisateurs insistent sur le fait que chaque participant repartira membre d'un même corps, muni d'un programme, de protocoles d'adhésion, de modèles rituels et de plans régionaux coordonnés. Jérusalem s'affirme ainsi non seulement comme un lieu de passage, mais aussi comme un centre permanent pour cet ordre en devenir.

Les actions menées en parallèle à Washington accentuent les enjeux. La Chambre des représentants a récemment approuvé la loi d'autorisation de la défense nationale pour 2027 (NDAA), un texte de plus de mille milliards de dollars adopté de justesse par 216 voix contre 212. L'article 219, qui y est intégré, lance l'Initiative de coopération technologique de défense entre les États-Unis et Israël. Celle-ci crée un poste dédié au sein du Pentagone afin de piloter la recherche conjointe, la coproduction, l'intégration technologique et les liens entre les chaînes d'approvisionnement dans les domaines de la défense antimissile, des systèmes anti-drones, de la guerre souterraine, de l'intelligence artificielle, de la cybersécurité et des domaines émergents. Les capacités israéliennes s'intègrent plus solidement aux plateformes américaines, tandis que les sources de financement soutiennent une collaboration élargie. Bien que présenté comme un partenariat, cet accord soulève des questions d'indépendance et de priorités, liant les infrastructures de défense d'une manière difficilement dissociable.

Ensemble, ces éléments révèlent une orientation concertée. Le congrès religieux définit la vision morale et juridique pour les Gentils. La législation militaire en fournit l'ossature stratégique et matérielle. Les chrétiens se trouvent confrontés à un système qui requalifie leur culte en idolâtrie, les contraignant à la conformité ou à l'exclusion. Les sources talmudiques évoquent des sanctions sévères pour les violations de ces codes, soulignant la gravité de la situation et la portée potentielle de cette influence grandissante. La tenue de ce congrès, peu après le vote de la loi de défense, illustre comment les structures idéologiques et de pouvoir se renforcent mutuellement.

L'adhésion au mouvement noachide s'est discrètement étendue au fil des ans, attirant des milliers de personnes à travers le monde, y compris d'anciens chrétiens séduits par sa simplicité monothéiste. Le rassemblement de Jérusalem officialise cette présence mondiale par des chartes, des tribunaux et une reconnaissance étatique. Des documents en plusieurs langues, des visites de sites patrimoniaux et des mécanismes financiers garantissent sa pérennité et son rayonnement. Des formules prophétiques évoquant l'union des nations présentent ce projet comme une destinée inéluctable. Pourtant, pour le christianisme, cela signifie reléguer le Christ au second plan et rediriger la loyauté vers une autre alliance, centrée ailleurs. L'incompatibilité est profonde.

Les liens de défense se sont renforcés grâce à de nombreux accords, mais cette disposition de la loi NDAA favorise une intégration permanente. Elle facilite l'accès de l'industrie israélienne aux programmes américains, normalise les transferts de technologies et réduit certains obstacles au contrôle. Les milliards alloués aux projets conjoints créent des interdépendances. Cette situation a suscité des inquiétudes quant à la souveraineté, mais la dynamique qui a suivi a permis l'adoption de la mesure, portée par l'évolution de l'opinion publique. Il en résulte un renforcement d'un axe bilatéral unique au détriment d'une plus grande flexibilité nationale.

Si les autorités juives peuvent imposer de tels cadres aux chrétiens, requalifiant des éléments fondamentaux de la foi en idolâtrie tout en établissant des institutions et des alliances parallèles, rien n'empêche d'appliquer des approches similaires à toute autre religion ou système de croyances. Ce mécanisme ne dépend pas de l'identité de la personne visée. Il opère par le biais d'une interprétation sélective des lois universelles, du contrôle institutionnel et du pouvoir aligné. Bouddhistes, hindous, musulmans ou groupes laïques pourraient subir une redéfinition et une marginalisation équivalentes dès lors que leurs pratiques entrent en conflit avec le code établi. Ce précédent étend le risque à l'ensemble de la population, quelles que soient ses convictions.

Les croyants doivent affronter ces réalités de front. Il est essentiel d'étudier les sources primaires, des traités talmudiques aux décisions de Maïmonide et aux publications noachides contemporaines. Il faut suivre les résultats des congrès et le parcours du projet de loi de défense au Sénat. L'importance accordée au Christ dans la foi ne tolère aucune neutralité. Toute dilution ou compromis revient à renoncer à la vérité essentielle. La préparation implique d'enseigner aux fidèles les distinctions, de favoriser leur résilience et de maintenir la clarté face à des structures de plus en plus imposantes. L'histoire montre que les pressions exercées sur le témoignage chrétien prennent de nombreuses formes. Celle-ci combine des traditions juridiques anciennes avec la puissance organisationnelle et stratégique moderne.

Le congrès ne se limite pas à des réunions. Il instaure une autorité durable grâce à la supervision du Beit Din , à sa mise en œuvre régionale et à ses liens symboliques avec les dirigeants israéliens. De même, l'initiative de défense intègre des engagements à long terme en matière d'acquisition et de technologie. Ces deux processus privilégient le même partenariat, créant un contexte où les confessions divergentes doivent composer avec des obstacles de plus en plus importants. Les chrétiens, fidèles aux Écritures, perçoivent cette évolution. La simple prise de conscience s'avère insuffisante. Un engagement actif devient indispensable face à ces développements.

L'Amérique et Israël avancent sur cette voie commune avec une intention claire. Le grand Satan prend forme dans leur convergence. Deux nations, un seul être.




samedi 25 juillet 2026

Les États‑Unis d'Israël




Voilà, c’est fait. L’Amérique est officiellement devenue les États‑Unis d’Israël.

La Chambre des représentants a voté la NDAA : 216 voix pour, 212 contre. La section 219 fusionne l'armée américaine avec l'armée israélienne. 213 républicains et 5 démocrates ont approuvé. Seuls 7 républicains ont voté contre, Massie en tête.

Ils ont vendu leur propre armée à Netanyahu et aux FDI pour 1,1 milliard de dollars, faisant des États‑Unis une succursale d’Israël. Ce n’est plus une alliance, c’est une absorption.

Le projet de loi va au Sénat, puis à Trump. Mais le vote est là. La trahison est actée. Des élus américains ont intégré leur pays à un État étranger accusé de génocide – et ils ont applaudi. En même temps, ils sont les complices depuis toujours.

Les États‑Unis ne sont plus une puissance. Ils sont un satellite. Une colonie qui applaudit son propre asservissement.


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Fusion militaire entre Israël et les Etats-Unis: la première pierre de la "Forteresse Occident" est posée

par Edouard Husson

Personne ne parle du vote par la Chambre des Représentants de la fusion des technologies de défense entre Israël et les Etats-Unis. Une initiative aux conséquences incalculables pour l'Europe.

Si l’on veut mesurer la futilité des médias, pardon des services de presse du monde dirigeant, il suffit de mentionner le vote qui a eu lieu à la Chambre des Représentants mercredi 22 juillet, et dont personne ne parle :

La section 219 du National Defense Authorization Act (NDAA) pour l’année fiscale 2027 (H.R. 8800) établit l’« United States-Israel Defense Technology Cooperation Initiative » (Initiative de coopération technologique de défense États-Unis-Israël). Elle a été maintenue dans la version de la Chambre des représentants, qui a adopté le projet de loi le 22 juillet 2026.

Cette disposition s’inscrit dans le titre II du NDAA (recherche, développement, test et évaluation). Elle n’est pas un vote isolé sur un partenariat militaire isolé, mais une disposition intégrée dans le grand texte annuel d’autorisation de la défense (environ 1 100 milliards de dollars), qui autorise les programmes du Département de la Défense. Elle exige que le secrétaire à la Défense désigne un « executive agent » (agent exécutif) du Pentagone chargé de synchroniser et d’accélérer la coopération bilatérale avec Israël dans les domaines suivants :

- Recherche, développement, tests, évaluation, intégration et coopération industrielle en matière de technologies de défense.

- Identification de technologies d’origine israélienne ou développées conjointement ayant une utilité opérationnelle pour une éventuelle intégration dans les systèmes et programmes américains.

- Transition des technologies vers l’acquisition et la production.

- Cadres pour des joint-ventures, licences et co-production/manufacturing aux États-Unis avec l’industrie israélienne.

- Coordination avec divers organismes du DoD (Defense Innovation Unit, DARPA, Missile Defense Agency, etc.).

- Exercices d’entraînement conjoints et mécanismes de partage d’informations.

Les domaines prioritaires listés comprennent notamment :

- Systèmes anti-drones (aériens, maritimes, terrestres) ;

- Menaces anti-tunnels et souterraines ;

- Défense antimissile et aérienne ;

- Intelligence artificielle, quantique, apprentissage automatique et systèmes autonomes ;

- Énergie dirigée et capteurs avancés ;

- Cyberdéfense, guerre électronique et résilience numérique ;

- Biotechnologie, biomanufacturing et défense médicale ;

- Intégration de réseaux, fusion de données et logistique contestée ;

- Coopération sur la base industrielle de défense, fabrication et co-production ;

- Autres technologies émergentes convenues conjointement.

Des rapports intérimaires (180 jours) et annuels (jusqu’en 2030) sont exigés auprès des commissions de défense du Congrès, ainsi que des mises à jour publiques non classifiées dans la mesure du possible.La disposition trouve son origine dans le projet de loi bipartisan « United States-Israel FUTURES Act » (Framework for Upgraded Technologies, Unified Research, and Enhanced Security), introduit en 2026. Elle a d’abord figuré comme section 224, puis a été renumérotée 219 dans la version de la Chambre (équivalent section 1217 au Sénat).

(Synthèse réalisée par l’IA Grok)



vendredi 24 juillet 2026

François Burgat : la justice française est-elle contre la Palestine ?



L’un des plus éminents universitaires français à avoir consacré sa carrière à la compréhension des mutations politiques dans le monde arabe, s’inquiète du dernier arrêt de la Cour de Cassation sur « l’apologie de terrorisme ».

« Ma condamnation personnelle, le 29 avril, par la cour d’appel d’Aix-en-Provence (une amende de 17 000 euros, soit environ 18 500 dollars, et des dommages-intérêts aux associations sionistes qui étaient parties civiles dans l’affaire) constitue un exemple flagrant de l’évolution inquiétante de l’attitude de la justice française face à la cause palestinienne, et je reviendrai peut-être un jour sur ce sujet. », écrit-il lundi dans Al-Jazeera.

« Une autre affaire, souligne-t-il, mérite aujourd’hui davantage d’attention ; en raison de sa portée et de ce qu’elle révèle, de la difficulté à la déformer, et surtout parce qu’elle met en lumière un profond changement dans l’approche du système judiciaire français à l’égard de la Palestine. En mars 2024, la chambre criminelle de la Cour de cassation, la plus haute juridiction du système judiciaire français, a confirmé la condamnation de Mohamed Makni, homme d’affaires, père de famille et adjoint au maire d’Échirolles.

Sa condamnation concernait une seule phrase qui lui a été attribuée : « Ils s’empressent de qualifier ce qui s’est passé de terrorisme, alors que nous y voyons clairement un acte de résistance. »

Cette déclaration n’a pas été prononcée par un chef militaire palestinien, ni par un responsable du Hamas, mais était une citation des propos d’Ahmed Ounis, ancien ministre des Affaires étrangères tunisien (et ancien ambassadeur du régime de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali en Russie et en Inde), une personnalité très éloignée de tout discours révolutionnaire.

Pour avoir cité cette analyse politique, Mohamed Makni a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et s’est vu interdire d’exercer toute fonction publique pendant quatre mois, une peine confirmée par la cour d’appel, puis par la Cour de cassation, dans une décision qui ne peut en aucun cas être considérée comme ordinaire.

La plus haute juridiction de France est intervenue, pour la première fois depuis le 7 octobre 2023, directement dans la bataille politique et juridique autour de la qualification de la résistance palestinienne. L’essence même de cette affaire, depuis plus d’un siècle, repose sur une question fondamentale : un peuple soumis à une occupation militaire de longue durée a-t-il le droit de résister militairement.

Alors que le droit international répond par l’affirmative, et qu’une grande partie du monde arabe, africain, asiatique et latino-américain partage cette position, il semble que la France officielle réponde désormais différemment : elle ne condamne pas Mohamed Makni pour incitation au meurtre ou pour avoir commis des attentats, mais pour le simple fait d’établir un lien entre l’occupation et la résistance ; en d’autres termes, elle criminalise un cadre politique commun qui dépasse largement le cercle des partisans du Hamas.

La Cour de cassation a donné une réponse inquiétante, qui laisse penser que non seulement les tribunaux français agissent actuellement sous l’influence du gouvernement, mais que le gouvernement lui-même agit sous une influence étrangère.

Cette évolution n’est pas le fruit du hasard ; après les événements du 7 octobre 2023, le gouvernement français a choisi d’utiliser l’accusation d’apologie du terrorisme comme principal outil pour contrôler le débat public sur la Palestine, et la fonction de cette accusation a progressivement évolué : initialement mise en place pour lutter contre la propagande de l’État islamique et le recrutement de djihadistes, elle s’est transformée en un moyen de contrôler le discours qui refuse de dissocier les événements du 7 octobre de leur contexte historique, là où réside le cœur du différend.

Le discours dominant parmi les élites occidentales impose de considérer le 7 octobre comme un événement isolé, déconnecté de toute histoire antérieure ; alors que la majorité du monde le perçoit comme s’inscrivant dans un processus historique marqué par l’occupation, le colonialisme, les déplacements forcés et le déni constant des droits nationaux palestiniens, cette interprétation fait désormais l’objet d’une surveillance judiciaire croissante.

Les répercussions de l’affaire Makni dépassent largement sa personne ; car la criminalisation de toute tentative d’établir un lien entre les actes commis en Israël le 7 octobre 2023 et les revendications de la résistance ne se limite pas seulement à tous les citoyens français d’origine étrangère ayant choisi la voie de l’intégration républicaine, mais s’étend à l’ensemble des élites politiques arabes et, plus largement, aux élites du Sud qui adhèrent à l’interprétation du ministre tunisien des Affaires étrangères, ancien ambassadeur de Zine El Abidine Ben Ali.

Cela constitue, en fin de compte, une insulte manifeste à la pensée des plus éminents hommes politiques français ; en 1967, le général de Gaulle a, comme nous l’avons maintes fois répété, clairement établi ce lien entre le droit de résister à une occupation illégale et la tendance du colonisateur à qualifier cette résistance de « terrorisme ».

L’affaire Makni concerne donc tous ceux qui refusent de laisser la Palestine être exclue des règles générales de l’histoire, ainsi que tous ceux qui continuent de croire que les notions de colonialisme, d’occupation et de résistance restent d’actualité lorsqu’il s’agit du peuple palestinien, et elle interpelle tous ceux qui refusent de transformer le débat politique en affaire pénale.

La question que soulève ce jugement reste simple : peut-on encore, en France, affirmer que l’occupation engendre la résistance sans être accusé d’apologie du terrorisme ? «

Source : Al-Jazeera via CAPJPO-EuroPalestine



mercredi 22 juillet 2026

"Israël et l'Amérique auraient rasé l'Iran comme ils ont rasé Gaza"




Le président iranien, Masoud Pezeshkian, énonce une évidence que l'Occident s'acharne à nier :

« Si nous n'avions pas nos missiles, Israël et l'Amérique auraient rasé l'Iran comme ils ont rasé Gaza. Sans aucune pitié pour les vieux ni pour les jeunes. »

Il ne parle pas d’attaque. Il parle de dissuasion. Il ne brandit pas la guerre, il décrit une réalité : l’Iran est une cible, et ses missiles sont son seul rempart. Contrairement au récit occidental, ce n’est jamais l’Iran qui attaque Israël ou les États-Unis. Les agresseurs, ce sont les États-Unis d’Israël. Téhéran se contente de survivre.

Et quand il entend les grandes puissances parler de « droits de l’homme » et de « négociations », il répond : « Nous ne négocierons jamais, dans aucune circonstance, sur nos capacités de défense. » Parce qu’il sait que les mêmes voix qui prêchent le désarmement sont celles qui arment le génocide.

Le cynisme est total : on accuse l’Iran de vouloir la guerre, alors qu’il n’a jamais fait que se préparer à la subir. On lui demande d’abandonner ses défenses, pendant que l’Occident livre des bombes à ceux qui veulent le raser. La lucidité de Pezeshkian est une gifle pour ceux qui font semblant de ne pas comprendre.

Tomy le Magnifique


lundi 20 juillet 2026

L'armée qui tire sur des enfants



Plongée au cœur de la Cisjordanie, un territoire palestinien où une réalité brutale s'impose : celle d'enfants tués par dizaines chaque année, sous les balles de l'armée et de la police israéliennes.

En 2025, selon les organisations de défense des droits humains, 58 mineurs ont été tués en Cisjordanie, soit plus d'un enfant par semaine. Un record historique. Derrière ces chiffres glaçants se cachent des noms, Mohammed, Layla, Othman, Jad, et des familles dévastées qui, après chaque décès, se heurtent à la même promesse des autorités israéliennes : celle d'une enquête. Des enquêtes qui, le plus souvent, n’aboutissent pas.

Philippe Levasseur et Claire Duhamel ont réuni et vérifié un ensemble de témoignages directs, de preuves visuelles et de vidéos permettant de reconstituer certaines de ces tragédies. Face au refus de l'armée et de la police israéliennes d'accorder des interviews, l’équipe donne aussi la parole à un ancien sniper de l'armée israélienne. Seul à oser briser le silence, il dénonce une dérive meurtrière.

Entre la réalité du terrain et les déclarations officielles, des faits dérangeants sont mis en lumière : l’absence d’enquêtes, la rétention des corps des victimes et l'utilisation d’unités qualifiées d’"escadrons de la mort" par le vétéran qui témoigne. La voix glaçante d'un député d'extrême droite à la Knesset, Yitzhak Kreuzer, légitime les exécutions : "À Jénine, il n'y a pas d'enfants innocents". 

Un document essentiel pour comprendre la déshumanisation des Palestiniens, la réalité occultée d'un territoire où l'enfance paie le prix le plus lourd du conflit, confrontée à l'impunité et à une perte de confiance généralisée dans les institutions de justice et de droits humains.

Cisjordanie : une enfance criblée de balles


Reportage disponible jusqu'au 14/05/2029



Yeshayahu Leibowitz



Le terme « judéo-nazi » a été inventé par le professeur israélien Yeshayahu Leibowitz lorsque la Cour suprême israélienne a légalisé la plupart des formes de torture dans les années 1980 (encore une fois, nous devons les interdire de tout). 

Liens :

- Le Monde (1993) : Article sur Leibowitz renonçant au Prix Israël, où il est question de ses provocations et du terme « judéo-nazi ».
https://lemonde.fr/archives/article/1993/01/26/israel-le-professeur-leibowitz-renonce-au-prix-israel-le-scandale-d-un-venerable-provocateur_3924814_1819218.html http://lemonde.fr

- Persée (revue Hommes & Migrations, 1994) : Réflexions sur Leibowitz, mentionnant explicitement qu’il définissait Israël comme l’« occupant judéo-nazi » et ses critiques sur les unités et la politique.
https://persee.fr/doc/homso_0018-4306_1994_num_114_4_2775 http://persee.fr

- Palestine-Solidarité (2026, mais reprenant les faits historiques) : Article sur un ancien ministre israélien citant Leibowitz, avec rappel de son avertissement « judéo-nazi » en 1987 après la commission Landau et la question de la torture.
https://palestine-solidarite.fr/2026/02/11/selon-lex-ministre-israelien-de-la-defense-lideologie-israelienne-de-la-suprematie-juive-rappelle-la-theorie-raciale-nazie/ http://palestine-solidarite.fr

- Groupe Gaullistes Sceaux (article similaire) : Détails sur Leibowitz lançant l’avertissement « judéo-nazi » en 1987 après la commission dirigée par Landau.
https://groupegaullistesceaux.fr/2026/02/05/ancien-ministre-israelien-de-la-defense-lideologie-israelienne-de-la-suprematie-juive-ressemble-a-la-theorie-raciale-nazie/ http://groupegaullistesceaux.fr

Source


vendredi 17 juillet 2026

Sois un bon Goy !


par Isabelle


Non, ce n'est pas un montage, non ce n'est pas un mème moqueur contre la communauté juive ; c'est la plus récente vidéo de Berel Solomon intitulée "7 commandements pour les Goyim donnés au Mont Sinaï".

https://www.youtube.com/shorts/L_VX5uqZwIg

Berel est un entrepreneur de Montréal, membre de la communauté Chabad Loubavitch, et auteur du film-documentaire "Finding Mashiach". Ce film-docu vise à sensibiliser les juifs et les non-juifs à l'imminence d'accomplissements prophétiques selon la perspective religieuse juive et à préparer le monde à une nouvelle ère de "paix, sécurité et prospérité".

Sa plus récente vidéo (reel) intitulée "Be a good Goy" est provocatrice, tendancieuse et franchement audacieuse: il se présente comme un instructeur des Goyim (les non-Juifs) et il nous invite à observer les 7 lois noachides pour participer au monde de demain.🌈

Il présente les figures médiatiques telles que Tucker Carlson, Candace Owens et Majorie Tayler Greene, fréquemment qualifiées d'antisémites, comme des personnages qui devront se soumettre aux lois noachides sans quoi ils ne pourront pas exister dans "le monde à venir".

Derrière lui on peut voir le portrait du rabbin Menahem Mendel Schneerson, le défunt chef du mouvement Chabad-Loubavitch. C'est le "Rebbe de Loubavitch" qui a mandaté Benjamin Netanyahu pour "hâter la venue du Mashiach" en 1990. Donald Trump s'est recueilli sur la tombe du rabbi le 7 octobre 2024, ainsi que de très nombreux personnages dans son entourage immédiat, dont Jared Kushner, sa fille Ivanka, Robert F. Kennedy Jr. et Ben Shapiro.
Le rabbin Menahem Mendel Schneerson a initié une grande campagne mondiale pour encourager ses disciples à transmettre les sept lois noachides aux non-Juifs. Pour le mouvement Loubavitch, cette démarche est indispensable afin de préparer l'arrivée du Messie et d'harmoniser le monde sur le plan spirituel.

Sous des apparences d'invitation inoffensive à partager des valeurs morales, la portée réelle de ces lois est bien gardée. Les lois noachides cachent en fait un système religieux et judiciaire strict de maintien de l'ordre public. S'il venait à être institutionnalisé, et c'est l'objectif, il déploierait des "tribunaux noachides" avec l'autorité de juger et de condamner les récalcitrants et les délinquants.

Au passage, Jésus le "Fils de Dieu", est considéré comme une idole selon des écrits rabbiniques...
Jésus a élevé la Loi vers une dimension spirituelle. Elle ne peut donc pas être imposée par un gouvernement ou par un tribunal noachide. Si un système force une personne à agir moralement par peur de la punition, cela n'a rien à voir avec une moralité authentique, et le chrétien ne doit absolument pas s'y soumettre. C'est d'autant plus vrai si ce même système exige le renoncement à la foi en Jésus-Christ.




mercredi 15 juillet 2026

Gaza Genocide : une vaste archive de vidéos et photos mise en ligne




Le collectif Israel Exposed a lancé le site http://archivegenocide.com, une plateforme qui centralise 64 537 vidéos et 17 905 photos recueillies à Gaza. Elle offre une recherche avancée, la géolocalisation des événements, une carte interactive, une liste de victimes et la possibilité de télécharger les fichiers individuellement.

Avertissement : le contenu est extrêmement graphique.


lundi 13 juillet 2026

Les dirigeants israéliens refusent de restituer les enregistrements vidéo du 7 octobre. Que tentent-ils de couvrir ?



Israël pourrait conserver un maximum d’enregistrements vidéo pour s’assurer qu’aucune preuve du massacre de ses propres citoyens par l’armée israélienne ne soit rendue publique.




Les citoyens israéliens se demandent pourquoi l’État refuse de rendre publics les enregistrements du 7 octobre confisqués. La mère d’une victime israélienne affirme que les autorités ont effacé la vidéo montrant la mort de son fils. D’autres se plaignent que “quelqu’un cherche à dissimuler” ces vidéos.

Le gouvernement israélien détient toujours une quantité considérable de documents vidéo relatifs à l’attaque du 7 octobre, filmés par des particuliers et des communautés pris dans les combats. Une mère en deuil accuse même les autorités israéliennes d’avoir effacé une vidéo montrant les derniers instants de son fils avant de lui rendre son téléphone.

Selon la chaîne israélienne Channel 13, “toutes les caméras, cartes mémoire et pellicules qui ont documenté les atrocités ont été saisies, mais près de trois ans plus tard, ces documents n’ont toujours pas été restitués aux communautés et aux familles endeuillées qui attendent désespérément des informations, et ont même le sentiment que quelqu’un leur cache quelque chose”.

Peu après l’attaque menée par le Hamas et le Jihad islamique palestinien contre Israël le 7 octobre 2023, des unités spéciales de l’armée israélienne (IDF), de l’agence du renseignement israélienne Shin Bet et de l’unité d’enquête israélienne Lahav 433 ont recueilli des documents photographiques et vidéo attestant des violences, en confisquant des téléphones portables, des appareils photo personnels, des caméras de sécurité des kibboutz et bien d’autres preuves.

“Ils ont coupé ce qui les intéressait, saisi ces éléments et sont repartis – c’est la dernière fois que nous avons vu ces documents”, a déclaré un réserviste de l’armée israélienne ayant participé à la mission de collecte.

Selon le responsable du kibboutz de Kfar Aza – théâtre d’une série de fausses allégations d’atrocités diffusées dans les premiers jours suivant l’attaque – les membres de la communauté ont coopéré avec les enquêteurs à l’époque. Aujourd’hui, presque trois ans plus tard, ces familles se demandent pourquoi les documents attestant du sort de leurs proches ne leur ont toujours pas été restitués.

Même Sabine Taasa, devenue un symbole des victimes israéliennes après que son mari et l’un de ses fils ont été tués le 7 octobre, est désormais en conflit avec les autorités israéliennes au sujet des images filmées ce jour-là.

Le fils de Mme Taasa, Or, âgé de 17 ans, a été tué sur la plage de Zikim. Selon Channel 13, Mme Taasa affirme avoir vu une vidéo filmée par son fils dans les instants qui ont précédé sa mort, mais lorsque les autorités lui ont rendu son téléphone, cette vidéo avait disparu. La chaîne précise qu’il ne s’agit pas d’un incident isolé.

Une enquête de l’armée israélienne a révélé que des soldats ont abandonné des civils qui se cachaient dans une salle de bains de ce lieu, puis ont laissé leurs corps sur place pendant une semaine.

Channel 13 rapporte que la police israélienne a affirmé que la brigade Lahav 433 enquête toujours sur les événements survenus au kibboutz Kfar Aza et qu’aucune mise en examen n’a encore été prononcée. La restitution des éléments de preuve à ce stade pourrait prétendument compromettre l’enquête pénale. Parallèlement, l’armée israélienne a rejeté toutes les accusations selon lesquelles elle dissimulerait des documents et affirme en être aux dernières étapes du processus décisionnel concernant les modalités de restitution de ce type de preuves aux communautés et aux familles.

Le 7 octobre, le gouvernement israélien a émis des ordres selon la “directive Hannibal”, qui ont été suivis par des pilotes d’hélicoptères Apache et des artilleurs de chars qui ont pris pour cible des citoyens israéliens dans la zone périphérique de Gaza, soi-disant pour les empêcher d’être pris en otage. Le général de brigade israélien Barak Hiram a personnellement ordonné à l’équipage d’un char de canonner une maison du kibboutz Be’eri, sachant qu’elle était pleine de citoyens israéliens faits prisonniers par des combattants du Hamas qui cherchaient à négocier une issue à l’impasse. Une douzaine d’Israéliens ont été tués lors de cette frappe, laissant derrière eux “une maison pleine de cadavres”, selon la seule survivante israélienne, Yasmin Porat. Une artilleuse de char israélienne, membre d’une unité entièrement féminine, a de même révélé qu’on lui a ordonné de bombarder des habitations israéliennes sans savoir qui s’y trouvait. Une enquête de la police israélienne a par la suite révélé que des hélicoptères israéliens ont frappé le festival de musique électronique Nova le 7 octobre.

Compte tenu des antécédents d’Israël à cibler ses propres citoyens le 7 octobre et à induire le public en erreur, l’État israélien pourrait conserver un maximum d’enregistrements vidéo pour s’assurer qu’aucune autre preuve du massacre de ses propres citoyens par l’armée israélienne ne soit rendue publique.

Israël a manifesté un vif intérêt pour la collecte de documents relatifs aux événements du 7 octobre et pour le contrôle du récit par une sélection et une diffusion rigoureuses. Dans le même temps, il a refusé de participer aux enquêtes internationales indépendantes sur l’attaque, sur la riposte d’Israël, ou sur les allégations abondamment diffusées et désormais largement réfutées de violences sexuelles de masse prétendument commises par le Hamas et d’autres groupes militants palestiniens. Selon l’État israélien, Israël, et Israël seul peut légitimement et correctement mener de telles enquêtes.

Cependant, l’État a étrangement négligé de lancer sa propre enquête spéciale approfondie sur cet échec massif apparent des services du renseignement et cette débâcle militaire. En effet, selon un article du Times of Israel, le gouvernement israélien a été contraint par sa propre Cour suprême de mettre en place une commission d’enquête nationale sur ces événements. Le gouvernement israélien avait jusqu’au 1er juillet pour proposer un “cadre approprié” permettant d’enquêter sur ces événements après des années de pression exercée par les familles des Israéliens tués ce jour-là.

Les services du renseignement militaire israéliens refusant de restituer à leurs propriétaires ce qui pourrait représenter des centaines d’heures d’enregistrements, certains Israéliens ayant vécu les attaques du 7 octobre commencent à se demander ce qu’ils cherchent à cacher.

Traduit par Spirit of Free Speech


dimanche 12 juillet 2026

Quelle est la solution face à l'impunité d'Israël ?


La réponse de Mustafa Çakıcı 
(porte-parole de la flottille pour Gaza)



Alors que la guerre à Gaza se poursuit et que les initiatives de solidarité internationale se multiplient, une question revient régulièrement parmi les militants engagés pour la cause palestinienne : comment agir efficacement face à ce qu'ils considèrent comme l'impunité d'Israël ?

Interrogé sur ce sujet lors d'un entretien, Mustafa Çakıcı reconnaît un sentiment de frustration partagé par de nombreux militants après plusieurs années de mobilisation.

Selon lui, malgré les manifestations, les campagnes de sensibilisation, les convois, les flottilles et les nombreuses interpellations adressées aux responsables politiques, les résultats obtenus restent limités au regard de la situation sur le terrain.

"On a l'impression d'être un peu démunis par rapport à tout ce qui s'est passé jusqu'à aujourd'hui", explique-t-il.

Le militant estime que les nombreuses initiatives organisées depuis plus de deux ans n'ont pas permis de mettre fin à ce qu'il qualifie de génocide à Gaza.

Il évoque également la période de cessez-le-feu annoncée ces derniers mois, considérant que celle-ci a parfois créé un sentiment d'apaisement qui ne correspondait pas, selon lui, à la réalité observée sur le terrain.

Mustafa Çakıcı souligne notamment la poursuite des restrictions et des difficultés d'accès à l'aide humanitaire pour une partie de la population de Gaza.

Parallèlement, il attire l'attention sur la situation en Cisjordanie, estimant que cette région continue également de connaître de fortes tensions malgré une couverture médiatique parfois moins importante.

Pour lui, ces éléments démontrent la nécessité de maintenir la mobilisation internationale.

Faire pression sur les gouvernements et les institutions européennes

Selon Mustafa Çakıcı, l'une des principales pistes d'action consiste à accentuer la pression exercée sur les gouvernements nationaux ainsi que sur les institutions européennes.

Le militant considère que l'Union européenne dispose d'outils diplomatiques et économiques susceptibles d'influencer les relations avec Israël.

Il cite notamment les accords entre l'Union européenne et Israël, estimant que leur suspension ou leur révision pourrait constituer un moyen de pression politique.

Pour Mustafa Çakıcı, les citoyens ont également un rôle à jouer dans ce processus.

Il appelle les électeurs à interpeller les responsables politiques et à faire de la question palestinienne un sujet de débat public lors des prochaines échéances électorales.

Selon lui, les candidats aux différentes élections devraient être amenés à préciser leurs positions sur la guerre à Gaza et sur les relations entretenues avec Israël.

Le militant estime que la mobilisation citoyenne peut contribuer à influencer les décisions des gouvernements lorsque celle-ci atteint une ampleur suffisante.

Le convoi du 18 juillet comme nouvelle étape de la mobilisation

Dans cette perspective, Mustafa Çakıcı annonce également une nouvelle initiative internationale.

Un convoi terrestre à destination de la Palestine doit quitter l'Europe le 18 juillet. Des participants venus de plusieurs pays européens, mais aussi des États-Unis et du Canada, sont attendus.

Le parcours doit conduire les militants vers la Türkiye, où plusieurs rassemblements et réunions sont prévus avant la poursuite du trajet via l'Irak et la Jordanie.

Cette initiative s'inscrit dans la continuité des marches, flottilles et convois déjà organisés ces dernières années.

Pour les organisateurs, l'objectif est double : poursuivre les actions de sensibilisation de l'opinion publique internationale et maintenir la pression sur les responsables politiques.

Mustafa Çakıcı considère que les citoyens demeurent un acteur central dans cette dynamique.

"La France a le pouvoir de faire pression sur Israël si les citoyens bougent énormément et montrent qu'il y en a assez", affirme-t-il.

Selon lui, la mobilisation populaire reste aujourd'hui le principal levier susceptible d'influencer les décisions des gouvernements occidentaux concernant la guerre à Gaza.

À quelques semaines du départ du convoi terrestre, les organisateurs poursuivent leur campagne de mobilisation avec l'espoir d'élargir encore la participation internationale à cette nouvelle initiative.