Selon l'agence Anadolu, le candidat à l'élection présidentielle a livré cette charge lors des universités d'été de La France insoumise (AMFIS 2026) à Valence.
"En Europe, le refus de sanctionner le génocide à Gaza a enfermé notre pays dans la complicité avec les crimes israéliens", a déclaré Mélenchon.
Le dirigeant insoumis a inscrit cette dénonciation dans un constat plus large de recomposition des équilibres géopolitiques mondiaux.
Alignement sur Trump et isolement de la France
Le leader de LFI a estimé que la France se trouvait exclue de cette reconfiguration du fait de l'alignement du président Emmanuel Macron sur les positions de Donald Trump.
"Macron, en s'alignant sans cesse et sans retenue sur le trumpisme, nous a rayés devant le monde de la liste des pays écoutés", a-t-il affirmé. Cette critique s'inscrit dans une lecture géopolitique radicale des rapports de force internationaux.
Dénociation des propos "génocidaires"
Par ailleurs, Mélenchon a qualifié le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir de "génocidaire", réfutant ses propos tenus une semaine plus tôt.
L'homme politique français a rappelé que le responsable israélien avait appelé "au meurtre de trente à quarante Palestiniens chaque nuit". De plus, il a lié cette rhétorique à l'incitation directe au crime de guerre.
Mépris du droit international et réaction française
Pour le candidat à la présidentielle, l'inaction internationale a eu des conséquences directes sur le terrain.
"Le droit international est méprisé. Le génocide à Gaza, l'invasion israélienne au Liban et en Syrie ont été ainsi encouragés", a-t-il dit.
"Honte à ses auteurs ! Vive la résistance des peuples !", a-t-il lancé devant les militants réunis à Valence.
Toutefois, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait également réagi à ces déclarations de Ben Gvir dans une interview accordée au journal La Montagne. Il les avait qualifiées de
"inhumains et inacceptables", marquant ainsi une distance officielle avec la rhétorique du gouvernement israélien.
Pour rappel, le 16 août, le ministre israélien avait affirmé qu'il fallait
"tuer 30 à 40 Palestiniens chaque nuit à Gaza", déclarant :
"Pas seulement ceux qui vous mettent en danger. Il y a des gens là-bas qui ne doivent pas survivre. Ils ne doivent pas vivre."




