dimanche 15 mars 2026

3 Israéliens arrêtés au Brésil sont soupçonnés de crimes de guerre

À Itacaré, dans l'État de Bahia, au Brésil, la police a arrêté trois touristes israéliens qui avaient agressé des manifestants pro-palestiniens. Les autorités cherchent à déterminer si ces personnes font l'objet de mandats d'arrêt pour leur implication présumée dans le génocide de Gaza, une affaire actuellement examinée par la Cour internationale de Justice.


Fondation Hind Rajab :

La Fondation Hind Rajab confirme que le parquet brésilien a émis trois ordonnances d'enquête ordonnant à la police fédérale d'ouvrir des enquêtes sur les soldats israéliens présents au Brésil, suite aux plaintes déposées par l
a Fondation Hind Rajab concernant des crimes commis pendant la campagne militaire israélienne à Gaza.

La décision, rendue le 4 mars 2026 , stipule qu’il est « impératif d’ouvrir une enquête de police ». Ce faisant, le procureur a transmis les plaintes à la Surintendance régionale de la police fédérale du District fédéral, demandant l’ouverture urgente de mesures d’enquête.
(...)

Les plaintes déposées par l
a Fondation Hind Rajab concernent plusieurs soldats israéliens situés au Brésil, dont des individus identifiés dans les municipalités d'Ilha do Campeche (Santa Catarina), Itacaré (Bahia) et sur l'île de Morro de São Paulo (Cairu, Bahia).

Parmi les personnes citées dans les documents figure Omri Turgeman, un soldat du 424e bataillon d'infanterie de la brigade Givati, dont l'unité a été liée à de graves crimes commis lors des opérations israéliennes à Gaza.

Les plaintes déposées par l
a Fondation Hind Rajab apportent des preuves reliant les suspects à des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et des actes s'inscrivant dans le cadre d'une campagne génocidaire plus large contre la population palestinienne de Gaza.

Obstruction israélienne à la justice

Suite à la publication des ordres d'enquête du procureur, l
a Fondation Hind Rajab a obtenu des informations indiquant que des acteurs israéliens ont entrepris d'entraver le processus judiciaire.

Selon les informations dont dispose HRF, l'un des soldats identifiés dans les plaintes a déjà été exfiltré clandestinement du Brésil.

Ces développements soulèvent de sérieuses inquiétudes quant à une obstruction active à la justice visant à empêcher que les auteurs de crimes internationaux n'aient à rendre des comptes.

L'appel de la police fédérale suscite des inquiétudes

Dans le même temps, l
a Fondation Hind Rajab a reçu une réponse inquiétante de la part de la police fédérale brésilienne, qui a fait appel de la décision du procureur général au lieu d'exécuter les ordres d'enquête.

Le recours soulève plusieurs arguments, notamment des déclarations remettant en question la pertinence des procédures de la Cour pénale internationale et affirmant que les enquêtes menées au Brésil sur les crimes commis à Gaza seraient inefficaces.

La Fondation Hind Rajab constate qu'aucune mesure d'enquête significative ne semble avoir été prise, malgré la détermination claire du procureur qu'une enquête policière devait être ouverte.
(...)

La position adoptée dans l'appel de la police semble également ignorer les mandats d'arrêt émis par la Cour pénale internationale contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l'ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, ainsi que les obligations du Brésil en vertu du Statut de Rome et des Conventions de Genève d'enquêter sur les crimes internationaux et de les poursuivre.