dimanche 1 mars 2026

Israël : La dérive religio-nationaliste




Il faut parfois accepter d’écouter ce qui dérange, surtout quand ça vient d’une voix qu’on cherche à faire taire.

Quand Francesca Albanese affirme que l’un des dangers majeurs pour l’humanité aujourd’hui réside dans ce qu’Israël est devenu, elle ne parle ni d’un peuple ni d’une religion. Elle parle d’une idéologie de domination et d’une trajectoire collective.

La réaction ne s’est pas fait attendre. Les États-Unis l’ont placée sur une liste infamante, traitée comme on traite des terroristes ou des criminels internationaux. Le message est clair, certaines analyses sont interdites, non parce qu’elles seraient fausses, mais parce qu’elles sont trop précises et qu’elles font peur l’ordre mondial de l’élite pédo-criminelle.

Ce qui dérange, c’est qu’on ne peut plus réduire le problème à quelques dirigeants extrémistes. Année après année, élections après élections, une majorité de la société israélienne valide, accompagne ou justifie une politique de dépossession, de ségrégation et de violence structurelle. La démocratie devient alors un paravent, un mécanisme de légitimation, pas une garantie morale.

La société qu’on nous présente comme un modèle est aujourd’hui travaillée par une dérive religio-nationaliste profonde, où l’autre n’est plus un être humain mais une menace abstraite. Une société enfermée dans une peur permanente, entretenue politiquement, où toute critique est immédiatement disqualifiée par l’accusation d’antisémitisme.

Nommer cela n’est ni une haine ni une provocation. C’est un constat politique.

Et si ces mots déclenchent autant de violence symbolique, ce n’est pas parce qu’ils sont excessifs, mais parce qu’ils obligent à regarder une réalité que beaucoup préfèrent continuer à contourner.