Vitrine officielle : traquer les «formes renouvelées de l’antisémitisme».
Arrière-boutique : une ingérence nette du régime de Tel-Aviv dans le débat public français.
L’objectif ne fait aucun doute : censurer toute critique politique de l’Etat israélien et criminaliser les défenseurs des droits du peuple palestinien.
Le texte de cette PPL n° 575 est poussé par un lobby désormais bien identifié mêlant élus français néo-sionistes (*), organisations communautaires type CRIF, UEJF ou LICRA, réseaux transnationaux comme Elnet et World Jewish Congress, et tout un écosystème médiatique prompt à confondre information et propagande.
Prétexte commode : la hausse des actes antisémites en France depuis le génocide commis par Israël à Gaza.
Clé idéologique : la fumeuse définition de l’antisémitisme élaborée par l’IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance), qui amalgame antisionisme politique et haine des Juifs. Un sésame moral commode mais largement contesté, y compris par des personnalités israéliennes spécialistes de l’antisémitisme comme Omer Bartov ou Amos Goldberg.
La loi Yadan élargit dangereusement le périmètre répressif d’infractions pénales déjà explosives: apologie du terrorisme, contestation de crimes contre l’humanité, provocation à la destruction d’un État. Assez de flou rhétorique pour transformer en pièce à conviction n’importe quel propos politique, travail universitaire, œuvre artistique, sketch humoristique, slogan militant de type «From the River to the Sea, Free Palestine», voire simple post pro-palestinien sur les réseaux sociaux.
Dans ce climat orwellien, chaque mot, chaque phrase, chaque intention supposée sera évalué, pesé, archivé par de zélés fonctionnaires maccarthystes. Et sur ce terrain miné, tout le monde pourra tomber. Rima Hassan citant le droit international, Aymeric Caron documentant les crimes de Tsahal à Gaza, Blanche Gardin plaisantant sur le sionisme, Guillaume Meurice ironisant sur le criminel contre l’humanité Benyamin Netanyahou. Tous ceux refusant d’applaudir le narratif pro-israélien seront pourchassés.
De nombreux juristes, universitaires et défenseurs des libertés, y compris juifs et israéliens, alertent: ce texte de loi ne combat pas l’antisémitisme, il l’instrumentalise. Il sacralise l’Etat suprémaciste d’Israël et assigne dangereusement les Juifs à l’idéologie sioniste.
Après la loi contre l’antisémitisme à l’université, l’adoption de cette loi scélérate ouvrirait la voie à un véritable plan de nettoyage idéologique. C’est une attaque frontale contre la liberté d’expression et d’opinion, et un pas de plus vers l’asphyxie de la démocratie.
(*) – Le texte de Caroline Yadan a été cosigné par 120 députés aussi notoirement indépendants du lobby pro-israélien que : Aurore Bergé, Mathieu Lefèvre, Maud Bregeon, Thomas Cazenave, Jean-René Cazeneuve, Jérôme Guedj, François Hollande, Guillaume Kasbarian, Sylvain Maillard, Karl Olive, Franck Riester, Violette Spillebout, Prisca Thevenot, Stéphane Vojetta ou encore Éric Woerth.
Le texte de cette PPL n° 575 est poussé par un lobby désormais bien identifié mêlant élus français néo-sionistes (*), organisations communautaires type CRIF, UEJF ou LICRA, réseaux transnationaux comme Elnet et World Jewish Congress, et tout un écosystème médiatique prompt à confondre information et propagande.
Prétexte commode : la hausse des actes antisémites en France depuis le génocide commis par Israël à Gaza.
Clé idéologique : la fumeuse définition de l’antisémitisme élaborée par l’IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance), qui amalgame antisionisme politique et haine des Juifs. Un sésame moral commode mais largement contesté, y compris par des personnalités israéliennes spécialistes de l’antisémitisme comme Omer Bartov ou Amos Goldberg.
La loi Yadan élargit dangereusement le périmètre répressif d’infractions pénales déjà explosives: apologie du terrorisme, contestation de crimes contre l’humanité, provocation à la destruction d’un État. Assez de flou rhétorique pour transformer en pièce à conviction n’importe quel propos politique, travail universitaire, œuvre artistique, sketch humoristique, slogan militant de type «From the River to the Sea, Free Palestine», voire simple post pro-palestinien sur les réseaux sociaux.
Dans ce climat orwellien, chaque mot, chaque phrase, chaque intention supposée sera évalué, pesé, archivé par de zélés fonctionnaires maccarthystes. Et sur ce terrain miné, tout le monde pourra tomber. Rima Hassan citant le droit international, Aymeric Caron documentant les crimes de Tsahal à Gaza, Blanche Gardin plaisantant sur le sionisme, Guillaume Meurice ironisant sur le criminel contre l’humanité Benyamin Netanyahou. Tous ceux refusant d’applaudir le narratif pro-israélien seront pourchassés.
De nombreux juristes, universitaires et défenseurs des libertés, y compris juifs et israéliens, alertent: ce texte de loi ne combat pas l’antisémitisme, il l’instrumentalise. Il sacralise l’Etat suprémaciste d’Israël et assigne dangereusement les Juifs à l’idéologie sioniste.
Après la loi contre l’antisémitisme à l’université, l’adoption de cette loi scélérate ouvrirait la voie à un véritable plan de nettoyage idéologique. C’est une attaque frontale contre la liberté d’expression et d’opinion, et un pas de plus vers l’asphyxie de la démocratie.
(*) – Le texte de Caroline Yadan a été cosigné par 120 députés aussi notoirement indépendants du lobby pro-israélien que : Aurore Bergé, Mathieu Lefèvre, Maud Bregeon, Thomas Cazenave, Jean-René Cazeneuve, Jérôme Guedj, François Hollande, Guillaume Kasbarian, Sylvain Maillard, Karl Olive, Franck Riester, Violette Spillebout, Prisca Thevenot, Stéphane Vojetta ou encore Éric Woerth.
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Thomas Joly - Président du Parti de la France :
Ce que l’on nous vend comme la « punition de l’antisionisme » est en réalité un piège grossier pour museler toute contestation de la politique du gouvernement israélien, assimilée d’emblée à de l’antisémitisme. En brandissant une définition extensible à l’infini, on installe une logique où critiquer Tel-Aviv devient juridiquement suspect, où le débat politique est remplacé par l’intimidation pénale.
Résultat ? Toute protestation contre les exactions israéliennes, toute analyse critique de l’occupation de la Palestine ou de la politique coloniale de l'État hébreu se retrouve dans le collimateur. Derrière l’alibi vertueux de la lutte contre la haine antijuive, c’est une police de la parole qui s’instaure, au service non de la Nation mais d’intérêts étrangers. Ce n’est plus protéger une communauté, c’est sanctuariser la politique d'un État.
Et le plus sidérant, c'est que le Rassemblement national, qui se prétend encore « souverainiste », a voté ce texte sans sourciller. En actant l’interdiction de toute critique idéologique du sionisme, le RN démontre à quel point il a renoncé à toute indépendance géopolitique et s’est aligné sur les injonctions des réseaux d’influence pro-israéliens."
