vendredi 26 septembre 2025

Qui a tué Charlie Kirk ? La piste israélienne





Cet article est simplement une synthèse, pour mémoire, des arguments que j’ai vus sur X et ailleurs en faveur de la théorie selon laquelle Israël est responsable de l’assassinat de Charlie Kirk. En quelques heures seulement a été réunie une quantité impressionnante de preuves qu’Israël avait un motif sérieux pour éliminer Charlie Kirk, et de manière urgente.


En relayant cette théorie, je ne pense pas être influencé par mon opinion personnelle sur Charlie Kirk. Je n’avais pratiquement jamais écouté Kirk avant ces derniers jours, mais mon opinion était plutôt négative, et aujourd’hui, je continue de penser que Nick Fuentes avait raison dans son jugement très sévère à son égard, le qualifiant de traître payé par Israël pour maintenir le mouvement MAGA en phase avec les intérêts d’Israël, même lorsqu’il exprimait certaines critiques dans le but de « limiter les dégâts » (damage control). Cela ne signifie pas, à mon avis, que Kirk n’était pas sincère dans sa défense d’Israël. En tant que chrétien évangélique, il considérait probablement sa défense d’Israël comme une vocation divine. D’un autre côté, je pense que les hommes sont souvent très doués pour se mentir à eux-mêmes sur leurs véritables motivations, et que la religion est un moyen très pratique de se mentir à soi-même. Je pense également que Kirk, bien qu’il fût un orateur talentueux, n’était pas extrêmement intelligent – moins intelligent que Fuentes, à mon avis. Comme Fuentes, je ne pense pas que quelqu’un qui soutient Israël parce que la Bible le lui dit puisse être très intelligent.

D’après ce que j’ai vu récemment, je pense donc que Kirk était en train de changer de position par rapport à Israël, mais je ne saurais dire dans quelle mesure ce changement était motivé par son amour de la vérité et de la moralité, ou par son souci de conserver la confiance de ses partisans. Les hommes ambitieux sont rarement motivés uniquement par la vérité et ont tendance à croire ce qui sert leurs intérêts. Je suppose que Kirk subissait des pressions contraires de deux côtés : de ses sponsors pro-israéliens au sommet, qui exigeaient qu’il maintienne son soutien inconditionnel à Israël, et de ses partisans de base, qui trouvaient les politiques d’Israël et leur influence sur les politiques américaines de plus en plus insupportables (car ils écoutent également Nick Fuentes, Tucker Carlson ou Candace Owens).

Quelles qu’aient été ses motivations et jusqu’où il comptait aller dans ses critiques d’Israël, le fait est que Kirk était déjà allé assez loin. Candace Owens, qui le tient en grande estime en tant qu’ami, pense qu’il était en train de changer complètement d’avis sur Israël. Tucker Carlson, également son ami, l’encourageait dans cette voie, et il y a des signes indéniables que Kirk écoutait les conseils d’Owens et de Carlson. Kirk serait-il allé jusqu’à devenir aussi critique d’Israël que Owens et Carlson ? Personne ne peut le dire, mais il existe une différence majeure entre Owens et Carlson d’une part, et Kirk d’autre part : Owens et Carlson ont tous deux sacrifié une situation confortable pour construire leur propre plateforme, tandis que Kirk n’est pas totalement indépendant, et n’était certainement pas prêt à repartir de zéro, même s’il en avait eu la possibilité : certaines personnes influentes avaient beaucoup trop investi en lui pour le laisser n’en faire qu’à sa tête.

Quoi qu’il en soit, Charlie Kirk changeait lentement d’avis et de propos, et ce changement s’était accéléré au cours des derniers mois. Il était l’influenceur MAGA le plus pro-israélien, avec Ben Shapiro, et attirait des millions de jeunes derrière lui. Mais ses followers et d’autres avaient remarqué qu’il commençait à poser des questions embarrassantes sur Israël, sur le 7 Octobre, sur le « nettoyage ethnique » à Gaza (il a utilisé cette expression), sur les dossiers Epstein et sur la censure israélienne dans les médias.

Et il a pu constater que son public l’applaudissait pour cela. En juillet, il a invité Tucker Carlson comme conférencier à son événement Turning Point USA (TPUSA) ; Carlson a parlé d’Epstein comme d’un agent du Mossad et a encouragé le public (comme il l’avait sans doute fait en privé avec Kirk) à poser des questions sans craindre d’être traité d’antisémite : « Vous avez le droit de le faire, car vous n’êtes pas un esclave... » La vidéo est devenue virale. Kirk a suivi son conseil et a lui-même posé les mêmes questions sur scène. D’autres invités de Kirk à TPUSA, comme Megyn Kelly ou le comédien Dave Smith, ont tenu des propos très durs à l’égard d’Israël sous son regard.

Quelques semaines plus tard, Kirk aurait déclaré à un ami qu’« il craignait qu’Israël le tuerait s’il se retournait contre eux ». On ne dit pas cela à moins d’avoir reçu un avertissement ou une menace implicite. Puis Netanyahou l’a personnellement invité en Israël, et Kirk aurait décliné l’invitation. Pire encore, il a continué à soulever des questions désagréable pour Israël. La veille de sa mort, comme s’il avait suivi les conseils de Carlson, il a interpellé Ben Shapiro, le rédacteur en chef juif et sioniste convaincu du Daily Wire, en lui disant : « Vous, les Juifs, vous contrôlez les médias, Ben », insistant sur le fait qu’on a le droit de remettre en question le discours médiatique dominant sur Israël et déclarant qu’il n’aimait pas la récente déclaration de Bibi Netanyahou : « Vous ne pouvez pas être MAGA si vous êtes anti-Israël. »

D’après ce que j’ai pu voir ces derniers jours de ses récentes interventions (regardez cette compilation de 32 minutes), il semble bien qu’il s’orientait dans la direction prise avant lui par Carlson et Owens, certes avec encore une certaine hésitation. Il est clair qu’il testait son public sur ces questions et recevait des encouragements positifs pour aller dans cette direction. Il est également clair qu’il sentait la colère et les menaces venant de ses soutiens et donateurs juifs, ainsi que de la Maison-Blanche. Connaissant l’influence colossale de Kirk sur les jeunes partisans de MAGA, il est plausible que le gang de Netanyahou ait décidé de l’éliminer (et aussi de le punir et de faire un exemple). Il fallait l’éliminer avant qu’il n’ait achevé son tournant, alors qu’il était encore possible pour Netanyahou de pleurer la mort d’un « ami d’Israël au cœur de lion » (faisant d’une pierre deux coups). C’est le tournant qui est le plus dangereux. Dans cet article, Kevin Barrett illustre la menace qui pesait sur Kirk avec l’avertissement qui lui a été adressé le 5 août par Daniella Bloom dans The Times of Israel.

En ce qui concerne l’aspect cui bono de l’affaire, la meilleure source à ce jour est l’article de The Grayzone intitulé « Charlie Kirk a refusé l’offre de financement de Netanyahou, et il était effrayé par les forces pro-israéliennes avant sa mort, révèle un ami ». J’ai publié une traduction française de cet article sur mon substack. Les auteurs (Max Blumenthal et Anya Parampil) commencent ainsi :

« Charlie Kirk a rejeté une offre faite plus tôt cette année par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou visant à injecter massivement de nouveaux fonds sionistes dans son organisation Turning Point USA (TPUSA), la plus grande association conservatrice de jeunes aux États-Unis, selon un ami de longue date du commentateur assassiné qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat. La source a déclaré à The Grayzone que le défunt influenceur pro-Trump pensait que Netanyahou essayait de le réduire au silence alors qu’il commençait à remettre publiquement en question l’influence écrasante d’Israël à Washington et exigeait plus d’espace pour la critiquer.

Dans les semaines qui ont précédé son assassinat le 10 septembre, Kirk en était venu à détester le dirigeant israélien, le considérant comme un "tyran", a déclaré la source. Kirk était dégoûté par ce dont il avait été témoin au sein de l’administration Trump, où Netanyahou cherchait à dicter personnellement les décisions du Président et utilisait des atouts israéliens tels que la milliardaire Miriam Adelson pour garder la Maison-Blanche sous son emprise.

Selon un ami de Kirk, qui avait également accès au président Donald Trump et à son cercle restreint, Kirk avait vivement mis en garde Trump en juin dernier contre le bombardement de l’Iran au nom d’Israël. "Charlie était la seule personne à avoir fait cela", ont-ils déclaré, se souvenant comment Trump "lui avait aboyé dessus" en réponse et avait mis fin à la conversation avec colère. La source estime que cet incident a confirmé dans l’esprit de Kirk que le président des États-Unis était tombé sous le contrôle d’une puissance étrangère malveillante et menait son propre pays vers une série de conflits désastreux. »

Concernant l’enquête, je recommande l’intervention de Jackson Hinkle publiée le 12 septembre. Hinkle fournit des informations cruciales sur les incohérences concernant le suspect, telles que : l’arme retrouvée dans la zone boisée, mais qui n’apparaît sur aucune image du suspect, l’« équipement tactique complet » que portait le suspect selon le FBI mais qu’il ne porte pas sur les photos prétendument prises de lui lors de l’événement, ainsi que le jet privé appartenant au riche juif chabad Derek Maxfield, qui a décollé une heure après le crime de l’aéroport de Faro (à douze minutes en voiture du lieu du crime), et a éteint son transpondeur. Il est évident que le FBI doit fournir de nombreuses explications, et Hinkle ne manque pas l’occasion de se moquer du directeur du FBI, Kash Patel, et de sa femme, honey pot du Mossad.

Également essentiel est le deuxième tweet de Harrison Smith, publié le 13 août, dans lequel il affirme que, selon un ami proche, « Charlie pense qu’Israël le tuera s’il se retourne contre eux ».

Nick Fuentes n’a pas encore clairement commenté la théorie sur Israël, et il a bien fait : il est aujourd’hui vivement critiqué par la gauche pour avoir attisé la haine contre Kirk et accusé, lui et ses Groypers, d’avoir motivé le tueur, des rumeurs circulant selon lesquelles le tueur le suivait sur X. Je ne doute pas qu’il produira une analyse fine de cette affaire.

Candace Owens ne s’est pas non plus penché sur l’enquête, mais a exprimé sa conviction que Kirk « traversait une transformation spirituelle », et sa colère face à la tentative de Netanyahou de tirer profit de la mort de Kirk. Elle l’a accusé d’avoir menti par omission en lisant à la télévision une lettre que Kirk lui avait envoyée et dont Owens prétend connaître le contenu. Dans cette lettre, selon Netanyahou, Kirk écrivait : « L’une de mes plus grandes joies en tant que chrétien est de défendre Israël et de former des alliances pour défendre la civilisation judéo-chrétienne. » Cependant, Owens laisse entendre que la partie importante de la lettre était le « mais... » qui suivait.

À ma connaissance, Carlson n’a pas non plus fait de commentaire sur l’enquête, mais, dans des tweets et lors d’une conversation avec Megyn Kelly, il a confirmé sa conviction que Kirk se détournait de son soutien à Israël. Carlson a déclaré que Kirk, qui avait un accès personnel à Trump, avait tenté de le convaincre de ne pas laisser Israël entraîner les États-Unis dans une guerre contre l’Iran, subissait de nombreuses réactions négatives pour s’être opposé aux néoconservateurs.

Bien qu’il reste encore beaucoup de zones d’ombre à éclaircir, je suis assez convaincu à ce stade qu’il s’agit d’un assassinat ciblé par Israël, en coordination ou avec le feu vert de la Maison-Blanche (la simultanéité à la minute près des communiqués de Trump et de Netanyahou est-elle un indice ?). Et je pense qu’il est significatif que Kirk ait été exécuté de manière très publique, devant les caméras : cela me rappelle l’assassinat de JFK.

Cette conclusion est simplement basée sur mon évaluation rationnelle de la nécessité pour Israël de se débarrasser de Kirk le plus rapidement possible. L’importance de l’enjeu pour Israël est bien exprimée dans cette analyse de 19 minutes réalisée par Propaganda & Co.

Stew Peters résume ce que je pense être l’hypothèse la plus rationnelle à ce stade : « Il est assez évident qu’Israël a ordonné le meurtre après que Charlie ait commencé à remarquer quelque chose, et maintenant ils remettent son organisation à Shapiro, un véritable agent du Mossad. »

Ryan Dawson fait également remarquer à juste titre : « L’organisation de Kirk disposait de 40 millions de dollars provenant principalement de donateurs juifs. Il disait ce qu’ils le payaient pour dire. Quand vous investissez autant dans quelqu’un et qu’il commence à s’écarter du script… »

Commentaire également pertinent de Mats Nilsson : « Lorsque Charlie Kirk, le "plus grand soutien d’Israël", commence à suggérer que le 7 Octobre était un coup monté de l’intérieur, qu’Epstein était un agent du Mossad, que les Juifs détestent les Blancs et que les États-Unis ne devraient pas s’impliquer en Iran, Israël a un problème. »

L’évolution de Charlie Kirk sur Israël

Passons en revue l’évolution de Kirk étape par étape. Elle a apparemment commencé dans les semaines qui ont suivi l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023. Il a déclaré dans l’émission de Patrick Bet-David qu’il trouvait la version officielle d’Israël « très difficile à croire » et soupçonnait un « ordre de ne pas intervenir » (stand-down order). Cela a dû être sa première pilule rouge.

Dans son émission The Charlie Kirk Show, Kirk s’est également plaint du fait que « les donateurs juifs » étaient « le principal mécanisme de financement des politiques néolibérales radicales et quasi marxistes d’ouverture des frontières… C’est une bête créée par les juifs laïques ». Cela ne visait pas ses propres donateurs, mais ceux-ci l’ont certainement perçu comme un trope antisémite honteux.

En effet, quelque semaines plus tard, Ben Domenech, collaborateur de Fox News, a publié : « Si Charlie Kirk reste à la tête de TPUSA, la droite aura un problème d’antisémitisme qui la suivra jusqu’aux prochaines élections. » Il y a eu de nombreuses plaintes dans ce sens, comme le rapporte cet article de Rolling Stone titré : « Turning Point USA’s Americafest is Infested by Antisemitism ».

Au cours des deux derniers mois, Kirk a franchi de nouvelles limites :

Le 11 juillet, comme je l’ai déjà dit, il a invité Tucker Carlson à son événement annuel Turning Point USA. Carlson a déclaré que « tout le monde à Washington, D.C. » pensait qu’Epstein menait une opération de chantage pour le compte d’Israël.

Lors du même événement, Kirk a ouvertement discuté de l’affaire Epstein, a été applaudi pour cela, et a demandé : « Combien de personnes le pensent [qu’Epstein travaillait pour Israël] ? Levez la main. » Il essayait visiblement de déterminer dans quelle direction soufflait le vent de l’opinion publique, sinon celui de l’histoire. Il a également demandé que les dossiers soient rendus publics, ce qui constituait une trahison envers Trump. Vous pouvez l’entendre ici affirmer également qu’Epstein était un agent du Mossad. Il ne fait aucun doute que les propos récents de Trump sur l’inexistence d’une liste de clients d’Epstein et sur l’insignifiance de cette affaire ne passent pas auprès de la majorité non juive de sa base MAGA.

Le même mois, comme dit précédemment, Kirk s’est fermement opposé à une action militaire contre l’Iran. Il s’est rendu à la Maison-Blanche pour en parler à Trump, qui l’aurait brutalement mis dehors.

Trente-cinq jours avant sa mort, Kirk semble inquiet et effrayé lorsqu’il se plaint à Megyn Kelly : « J’ai moins de capacité à critiquer le gouvernement israélien que les Israéliens eux-mêmes. Et c’est vraiment, vraiment bizarre. »

Le 13 août, Harrison H. Smith, d’InfoWar, a tweeté : « Je ne vais pas citer de noms, mais quelqu’un proche de Charlie Kirk m’a dit que Charlie pense qu’Israël le tuera s’il se retourne contre eux. » Smith a ensuite confirmé et précisé ce que sa source lui avait dit, sans toutefois révéler son identité. Dans la même période, Harrison Smith a longuement parlé de la crainte de personnes comme Kirk de « marcher sur une mine » en tenant des propos contre Israël.

Il y a deux semaines, Netanyahou a personnellement appelé Kirk pour l’inviter en Israël. Netanyahou le mentionne ici. Beaucoup de ses proches pensent que Kirk a poliment décliné l’invitation, mesurant la signification d’une telle visite à ce moment. Cela me fait penser à une hypothèse que j’ai défendue, selon laquelle Martin Luther King Junior avait été éliminé en partie pour son refus de payer sa dette en se rendant en Israël en 1967.

Enfin, lors de sa dernière interview, enregistrée 48 heures avant d’être abattu, Kirk disait en face à Ben Shapiro qu’on devrait être autorisés à poser des questions critiques sur Israël. Dans cet extrait filmé à peu près au même moment (avant ou après, je ne sais pas), Ben Shapiro dit : « Vous ne pouvez pas être un leader de la droite si vous pensez que le Président couvre un réseau de viols du Mossad ou a frappé l’Iran pour Israël. » Il ne fait guère de doute qu’il visait Kirk.

Le plus perturbant, pour ses amis Candace Owens et Tucker Carlson qui le voyaient évoluer, est que Ben Shapiro annonce déjà implicitement qu’il remplacera Kirk à la tête de TPUSA. Il a déclaré qu’il « ramasserait le micro taché de sang là où Charlie l’avait laissé ». Avec Shapiro, il n’y a plus aucun risque de dérapage sur la question israélienne.

L’assassinat et l’enquête

Voici ce qui, dans cet assassinat politique, ne semble pas correspondre à la version officielle en cours d’élaboration. Il est irréfutable qu’il s’agissait d’un assassinat réalisé par un sniper très professionnel, visant avec une précision extraordinaire à une distance de plus de deux cents mètres, avec un vent transversal et l’éblouissement du soleil de midi. Nous avons une vidéo montrant un tireur d’élite vêtu de noir qui s’enfuit du toit, par un itinéraire prévu à l’avance, et qui a miraculeusement réussi à échapper à la sécurité du campus, mais laissé son arme dans un bois lors de sa fuite. Sur la vidéo de sa fuite, il ne semble pas avoir d’arme avec lui, ce qui contredit l’information du FBI selon laquelle il aurait abandonné l’arme dans un espace boisé.

Nous avons ensuite un « suspect leurre » placé stratégiquement sur les lieux, affirmant avoir tiré sur Charlie Kirk, et qui, lors de son arrestation, a répété à deux reprises « tirez-moi dessus », focalisant l’attention pendant la fuite du sniper. Il s’agit de George Zinn, un juif ashkénaze de 71 ans, qui est apparu dans un documentaire sur le 11 Septembre accusant Al-Qaïda d’être responsable des attentats (détails dans la vidéo de Hinkle à 5 minutes).

Le lendemain de la fusillade, John Solomon, de Fox News, a fait état de l’implication de « services de renseignement étrangers », voulant probablement dire qu’ils participaient à l’enquête, ce qui est suffisamment inquiétant.

Dans le même temps, le FBI a annoncé qu’il offrait une récompense pour toute information permettant d’identifier le tireur, admettant implicitement qu’il n’avait aucune piste.

L’un des aspects les plus étranges de cette affaire est que Bibi Netanyahou a publié ses condoléances pour la mort de Charlie vingt minutes après la fusillade, avant Trump ou toute autre personnalité américaine. Il est également remarquable que le Jerusalem Post ait été le premier média à annoncer la mort de Kirk dans le monde entier.

Autre bizarrerie, peut-être anodine : des captures d’écran ont été faites le 10 septembre d’une page Amazon présentant un livre intitulé The Shooting of Charlie Kirk, publié le 9 septembre, la veille de l’assassinat. Le livre a depuis été retiré, mais la page Amazon est archivée ici. Même si le livre a été créé par intelligence artificielle et si la date de publication affichée est erronée, cela reste étrange : je sais par expérience qu’il faut au moins 48 heures à Amazon pour vérifier un livre avant de le mettre en ligne.

Je note que le documentaire de Tucker Carlson The 9/11 Files, qui devait sortir aujourd’hui, est reporté de douze jours. J’ai hâte de voir ce qu’il contient.

En ce qui concerne le suspect Tyler Robinson, il est encore trop tôt pour analyser en détail sa crédibilité en tant qu’assassin. Il existe des incohérences majeures dans les informations officielles (Jackson Hinkle en soulève quelques-unes dans la vidéo mentionnée ci-dessous). Si les informations du Daily Mail sont confirmées, sa grand-mère explique pourquoi il est impossible que Tyler soit le tireur (je dois admettre que ce n’est guère concluant). L’un de ses anciens camarades de lycée (anonyme) le décrit comme un Reddit kid (un jeune passant son temps sur Internet). C’est possible, mais un Reddit kid ne devient pas un tireur d’élite. Nous aimerions entendre le témoignage de ses instructeurs de tir. Personnellement, à ce stade, je pense que Tyler Robinson est un patsy, et je note que son double profil (légèrement contradictoire) de passionné d’armes à feu et de jeune homme radicalisé par Internet sera le prétexte idéal pour renforcer les lois anti-armes et accroître la censure de l’information (et, en prime, la lutte contre l’antisionisme, puisque Kirk serait mort pour son soutien à Israël, tout comme, souvenez-vous, Bobby Kennedy).

Il est difficile de savoir où tout cela mènera et quelle sera l’efficacité de la hasbara et du contrôle du Mossad sur le FBI. Mais il est très significatif que Tucker Carlson, Candace Owens, Jackson Hinkle, Max Blumenthal, Ian Carroll, Kim Iversen, Sneako, Ahmad de Propaganda & Co, et de nombreuses autres figures importantes de la dissidence ne croient pas au discours officiel.

Les « rumeurs Internet » on pris une telle ampleur en seulement deux jours que le Premier ministre israélien s’est réservé une interview sur Newsmax, pour nier formellement qu’Israël est impliqué dans la mort de Kirk. Comme contre-arguments, il évoque la Shoah, le 7 Octobre, les nazis, les puits empoisonnés et les enfants dont on boit le sang, « et ainsi de suite ».

Une guerre mémorielle commence entre deux Charlie Kirk : il y a le vrai Charlie Kirk, qui appelait Israël à mettre fin au nettoyage ethnique de Gaza, et il y a le saint Charlie Kirk, que Netanyahou continuera à promouvoir, qui a déclaré un jour : « Je suis un fervent partisan de la Terre sainte de Judée-Samarie et je m’oppose aux organisations terroristes, au Hezbollah et à l’Autorité palestinienne. […] Le monde est meilleur grâce à l’État d’Israël. »


Mises à jour

Mise à jour 1 : 

Le 13 septembre, le New York Post publie l’interview d’un rabbin pro-israélien qui s’est entretenu avec Kirk la veille de sa mort. Voici mon résumé de l’information qu’on peut en retirer, en lisant un peu entre les lignes.

La veille de la conférence de Kirk à l’Utah Valley University, le rabbin Pesach Wolicki, « né aux États-Unis et vivant en Israël », a demandé à son « bon ami » Kirk de s’entretenir avec lui pendant une heure sur Zoom afin de passer en revue ses « arguments » (talking points) pro-israéliens, car, selon le rabbin, beaucoup de ses fans « se retournaient contre Israël » et « des personnalités influentes […] s’efforçaient activement de [le pousser à] renoncer à son soutien à Israël ». (En d’autres termes, Kirk était poussé dans une direction anti-israélienne par ses partisans et par des personnes comme Carlson et Owens, et avait besoin d’encouragement pour rester dans le droit chemin.) Kirk était « d’humeur combative » et « se faisait l’avocat du diable », a également déclaré le rabbin. (En d’autres termes, la conversation s’est transformée en dispute.) Kirk a été assassiné le lendemain.

Mise à jour 2 : 

Le gouverneur de l’Utah, Spencer Cox, a rapporté que Tyler Robinson a plaidé non coupable et refuse de coopérer avec les enquêteurs. « Mais tout le monde autour de lui coopère. »

Aurait-il dit « I’m just a patsy » ? Le FBI va-t-il le transférer d’une prison à l’autre et en avertir à l’avance Jacob Rubenstein ? Et s’il arrive vivant à l’hôpital, le Président va-t-il appeler le Dr Crenshaw pour lui ordonner de « recueillir sa confession avant sa mort » (death-bed confession) ? Vont-ils ensuite mettre en place une commission Warren présidée par le rabbin Pesach Wolicki ? Je suis sarcastique ici, mais c’est pour souligner en passant l’importance de cet assassinat politique. Charlie Kirk n’était pas seulement un « activiste politique ». Il était en fait un candidat potentiel à la présidence dans les décennies à venir. C’est du moins ainsi que Candace Owens et quelques autres le voyaient ; « Cet homme était destiné à devenir président », selon Ryan Matta. Je pense que c’est un aspect dont ses assassins avaient conscience.

Mise à jour 3 : 

Cet article de Propaganda & Co prouve que ce même gouverneur de l’Utah transmets de fausses informations pour relier Tyler Robinson à l’arme du crime. Son rapport nous laisse entendre que les enquêteurs ont pris des photos d’une conversation sur Discord entre Tyler et son colocataire (nous savons maintenant qu’il s’appelle Lance Twiggs), et qu’un message fait référence à « la nécessité de récupérer un fusil à un point de dépôt ». Mais Discord a publié une déclaration officielle pour réfuter cette affirmation, affirmant qu’aucun message de ce type n’avait été envoyé sur Discord depuis ou vers le compte de Tyler. Les messages mentionnés semblent avoir été échangés entre le colocataire de Tyler et une tierce personne. Les messages étaient à propos de Tyler, ils n’étaient pas envoyés par Tyler.

Étant donné l’effort des autorités pour fabriquer de fausses preuves, nous devons désormais supposer que Tyler plaide non coupable parce qu’il n’est pas coupable. Ils sont en train de le piéger. Nous ne savons pas quels moyens de pression ils exercent sur sa famille et/ou son colocataire « en transition », mais nous pouvons leur faire confiance sur ce point.

Mise à jour 4 : 

Harrison Smith joue aujourd’hui un rôle majeur dans la recherche de la vérité, entraîné comme malgré lui par le caractère prémonitoire de son tweet publié le 13 août, dans lequel il affirmait qu’un proche de Charlie lui avait dit que « Charlie pense qu’Israël le tuera s’il se retourne contre eux ». Il a récemment posté une analyse pertinente de la réponse de Netanyahou à la question « Israël est-il impliqué dans l’assassinat de Kirk ? » La question n’est pas ridicule, montre Smith, puisque Israël est réputée spécialiste des assassinats ciblés – et tient à sa réputation en la matière. Voir le livre de Ronen Bergman, Lève-toi et tue le premier. L’histoire secrète des assassinats ciblés commandités par Israël.

Par ailleurs, Harrison Smith confirme que la personne qui l’avait informé que Kirk craignait pour sa vie s’il se retournait contre Israël n’est pas la même que celle dont les propos identiques sont cités dans l’article du Grayzone.

Mise à jour 5 :
 

Ce 16 septembre, Candace Owens a exprimé très clairement sa conviction qu’Israël, à travers Bill Ackman et Seth Dillon en particulier, essayait de faire chanter Charlie Kirk, et qu’il a refusé de se laisser intimider. Il a refusé l’invitation de Netanyahou de se rendre en Israël. Il était à un tournant dans sa vie, et cherchait à échapper à l’emprise d’Israël. Candace accuse Netanyahou de mentir sur sa relation avec Charlie.

Mise à jour 6 : 

Le dossier balistique fait une entrée fracassante. Selon Zeb Boykin, la position de la blessure de sortie et d’autres détails révélés par une analyse image par image de trois films prouvent que « le FBI ment. Il est impossible que le tireur se soit trouvé sur le toit où ils prétendent qu’il était ». Il est difficile de contester la démonstration de Zeb. Donc, si Tyler Robinson est l’homme qui se trouvait sur le toit à 200 mètres devant, il n’était pas le tireur, quelles que soient les empreintes digitales trouvées sur son tournevis. Il est un bouc émissaire. C’est un tout nouveau domaine à explorer.

Mise à jour 7 : 

Kash Patel nous informe que Tyler Robinson a écrit une note disant qu’il allait tuer Kirk. Comment le sait-il ? C’est simple : il existe des preuves qu’il y avait une note, et bien que celle-ci ait été détruite, le FBI a trouvé des « preuves médico-légales de l’existence de la note » et « nous avons confirmé ce que dit cette note grâce à notre attitude agressive lors des interrogatoires au FBI ». Une déclaration du directeur du FBI, qui mérite de rester dans l’histoire.

Mise à jour 8 : 

Le procès de Tyler Robinson a débuté. L’une des pièces à conviction, une copie d’une conversation électronique qu’il aurait eue avec son copain, fait la risée de tous, tellement elle sonne faux pour des tas de raisons. Même Grok pense que c’est un faux !


Laurent Guyénot

Le monde se délivre du démon sioniste




par Phil Broq


Au cœur des convulsions géopolitiques actuelles, le régime israélien révèle sa nature profonde d’un projet colonial anachronique, imposé au Moyen-Orient par les puissances impérialistes du siècle dernier et maintenu depuis par la brutalité, l’impunité et la manipulation. Tandis que le monde arabo-musulman peine encore à articuler une réponse unifiée, les masques tombent. L’État d’Israël, loin d’être un îlot de démocratie dans un désert d’autoritarisme, incarne aux yeux de tous, une entreprise de domination sanglante, étrangère à la région qu’il fracture depuis plus d’un siècle. À mesure que s’intensifie la résistance populaire et diplomatique, que les peuples s’éveillent et que les alliances se reconfigurent, une certitude s’impose visant à démontrer que ce régime, fondé sur l’exclusion et la terreur, approche inexorablement de sa fin.

Ainsi, le temps du mensonge touche à sa fin. Le sionisme, tel un golem aux pieds d’argile, vacille, croule sous le poids de ses propres crimes, de son arrogance décomplexée, et de l’effondrement du récit fallacieux et mensonger qui le soutenait depuis des décennies. Le régime israélien, qui se croyait éternel, invincible, indéboulonnable, s’avance inexorablement vers sa dislocation, non par la force d’une armée ennemie mais sous l’effet combiné de la lassitude des peuples, de la convergence des humiliés, de l’écroulement des masques, et d’une vérité devenue trop puissante pour être contenue.

Israël n’est rien d’autre qu’une hérésie géopolitique, une anomalie tragique imposée au cœur du Moyen-Orient par la force, sous couvert d’un récit archaïque et fallacieux de Droit Divin. En se prétendant «peuple élu» et héritier exclusif d’une terre prétendument promise, ce projet colonial instrumentalise une théologie dépassée pour justifier l’expulsion, le massacre et l’occupation. Aucune preuve historique sérieuse, aucun fondement juridique rationnel ne vient soutenir cette usurpation qui ne tient que par la violence, l’impunité et la complicité d’un Occident impérialiste, ou plus précisément, d’un réseau de puissances cyniques et de profiteurs de guerre, d’élites autoproclamées, dont la prospérité dépend depuis des décennies de l’entretien des conflits, du chaos et de la mort des innocents.

Mais le monde arabo-musulman se réveille enfin, trop longtemps plongé dans un coma stratégique et une paralysie volontaire, et regarde d’un œil moins voilé, la nature de l’entité qui l’humilie, l’agresse, le piétine. Le régime israélien, jadis acteur furtif des coulisses diplomatiques, est aujourd’hui clairement un monstre mis en lumière, exhibé dans sa nudité barbare, un État voyou qui n’a ni loi, ni éthique, ni limite. Gaza en est la preuve vivante et mourante après deux ans d’un génocide en direct, minutieusement documenté, planifié avec un cynisme chirurgical, justifié avec des éléments de langage colonial que même les pires empires avaient depuis longtemps remisés au grenier.

Ainsi, l’arrogance démente et la folie génocidaire des sionistes à Gaza auront, malgré l’horreur, précipité ce que l’Histoire retiendra comme le début de la fin pour ce régime colonial et sanguinaire. À force de croire qu’on peut écraser un peuple sous les bombes sans conséquence, Israël a creusé sa propre tombe. Gaza, martyrisée mais debout, deviendra le tombeau vivant du sionisme, non par vengeance aveugle, mais par nécessité historique. Car cette entité artificielle -bâtie sur le mensonge et entretenue par le feu – n’est plus seulement un danger pour les Palestiniens, elle met aussi en péril l’équilibre du monde entier. En tentant d’embraser la région et de provoquer une conflagration mondiale, possiblement nucléaire, cette verrue géopolitique expose jusqu’aux juifs eux-mêmes à un isolement et à un rejet grandissants, confondus avec les crimes de ceux qui ont détourné leur nom pour en faire une arme. Gaza n’a pas dit son dernier mot puisqu’elle est devenue le cœur battant d’une vérité que ni la propagande ni la puissance de feu ne pourront réduire au silence.

En ce début septembre 2025, les bombardements sur Doha, capitale d’un État membre de toutes les institutions internationales respectables, et surtout médiateur dans le processus de paix, marquent un seuil. Israël ne bombarde plus seulement les «ennemis traditionnels», il frappe ses partenaires, ses clients, ses collaborateurs. Il n’y a plus de ligne rouge, plus de pacte tacite, plus de règle. L’agression est totale, anarchique, brutale, sans justification militaire ni stratégique – si ce n’est celle, primitive, d’un régime acculé, enragé, qui cherche à faire exploser l’échiquier pour éviter d’avoir à jouer.

Les sionistes enracinés dans les élites politiques, médiatiques et économiques occidentales, dont la France, triste pionnier en la matière est devenue l’exemple le plus flagrant, poursuivent leur œuvre d’influence avec un cynisme désormais démasqué. Ce pays, qui se targue d’être la patrie des Droits de l’Homme, s’enfonce chaque jour un peu plus dans une forme de colonisation mentale, livrant sa souveraineté morale aux défenseurs acharnés d’un régime israélien criminel. Mais le vent tourne. L’opinion publique, longtemps étouffée sous les accusations calomnieuses d’antisémitisme dès qu’elle osait critiquer Israël, commence à se lever, lucide, indignée, inflexible. Il ne s’agit plus d’un simple débat géopolitique mais bien d’une rupture historique. Et si la dynamique se poursuit, si les peuples trouvent le courage de nommer les choses, alors peut-être le monde se libérera enfin de ces relais d’influence qui, sous prétexte de loyauté à un État étranger, cautionnent le terrorisme d’État le plus brutal de notre époque.

Lorsque Meyer Habib, député français mais porte-parole zélé des intérêts israéliens au sein même de l’Assemblée nationale, se permet de menacer ouvertement la France en déclarant qu’Israël «ne restera pas les bras croisés» si Paris reconnaît l’État de Palestine, il ne fait pas que franchir une ligne rouge, il dévoile la réalité profonde de cette allégeance incompatible avec toute notion de souveraineté nationale. Ce chantage, d’une gravité inouïe, s’inscrit dans une longue tradition d’intimidation diplomatique et de pressions politiques, souvent suivies d’événements tragiques à peine dissimulés sous le voile du «hasard». Car on le sait, la machine israélo-américaine, incarnée par le Mossad et son bras armé de l’ombre, a depuis longtemps fait de la manipulation terroriste un outil stratégique. Nombre des groupes qui sèment la terreur dans le monde sont, de près ou de loin, financés, entraînés ou instrumentalisés par ces mêmes puissances qui prétendent lutter contre eux. Dans ce contexte, les propos de Habib prennent une résonance sinistre car ils ne sont pas une simple déclaration politique, mais une menace codée, une anticipation. Leur méthode est bien rodée et ils sabotent toute tentative d’apaisement par le chaos, provoquant la peur avant chaque avancée diplomatique et imposant le silence par la violence et le chantage. Alors oui, les prochains jours s’annoncent lourds d’incertitude. Mais ce que ce régime ne semble pas comprendre, c’est que plus il menace, plus il révèle sa véritable nature et plus la résistance s’organise.

C’est aussi la raison pour laquelle le Président iranien, Massoud Pezeshkian, n’a pas parlé en son seul nom, à Doha. Il a parlé pour tous ceux qui ne peuvent plus se taire, pour les peuples piétinés, pour les capitales menacées, pour les enfants dont les cris ont été étouffés par les missiles. Il a dit une vérité que tous savent mais que peu osaient formuler en stipulant qu’aucun État arabe ou musulman n’est à l’abri. Pas plus que les pays occidentaux infiltrés par cette communauté de truands et de gangsters portant des kippas d’apparat. Il n’y a pas d’immunité pour les traîtres, ni de répit pour les lâches. Or, jusqu’à présent, Israël n’avait pas besoin de justification puisqu’il impose sa volonté par la peur, la destruction, et l’humiliation. Son message est clair en annonçant que quiconque s’oppose à son projet – même faiblement, même timidement – sera ciblé.

Mais à force de mépriser ses propres alliés, Israël a surtout accouché de ce qu’il craignait le plus avec un embryon de conscience collective, une esquisse de coordination régionale et une ébauche de résistance systémique. Ce sommet de Doha, encore hésitant, encore trop marqué par les discours convenus, a néanmoins ouvert une brèche. Une brèche dans le mur de silence, dans la façade de normalisation, dans la mécanique de soumission. Car, malgré la duplicité notoire de nombre de régimes arabes, quelque chose s’est déclenché et la peur a changé de camp.

La monarchie égyptienne, qui avait jusqu’à présent fermé sa frontière avec Gaza avec une cruauté administrative que même Tel-Aviv admirait, parle aujourd’hui de coalition, de riposte, de souveraineté. Les Émirats, si prompts à signer des accords d’Abraham, découvrent qu’aucune signature ne protège contre l’humiliation publique. Le Qatar, frappé en plein cœur, réalise qu’aucune médiation ne vaut la vie de ses citoyens et que le silence commence à coûter plus cher que la parole. Et la parole, même timide, s’oriente désormais vers l’idée inéluctable que le sionisme n’est pas un partenaire mais un poison.

Ce venin, insidieux, a envahi bien plus que les corridors du pouvoir en Israël puisqu’il s’est insinué dans les structures politiques, médiatiques et économiques de presque toutes les grandes puissances occidentales. À travers un réseau dense et sophistiqué, cette mafia sioniste a su manipuler les leviers du pouvoir, distillant sa propagande, achetant des consciences, et neutralisant toute opposition. Ce n’est pas un simple jeu d’influence, mais une domination globale, une réécriture des récits historiques et des intérêts nationaux au profit d’une seule entité raciste, expansionniste et extrémiste qu’est Israël. Des lobbys puissants, des think tanks corrompus, des médias aux mains de quelques magnats, tout converge pour maintenir ce projet colonial criminel en place, en étouffant toute forme de résistance, en disqualifiant toute voix qui ose dénoncer le sionisme pour ce qu’il est. A savoir un racisme d’État, une dictature de la pensée, une machine à génocider et un cancer géopolitique.

Mais cette omerta commence à se fissurer. La vérité, bien que longtemps étouffée sous des montagnes de mensonges, trouve peu à peu sa voie. Le monde n’est plus dupe et les racines de cette mafia sioniste sont désormais clairement identifiées. Leur influence, loin d’être invisible, se révèle chaque jour plus flagrante. Ce n’est plus une simple critique des politiques israéliennes, mais un combat pour la justice, pour la dignité humaine, pour la souveraineté des peuples. La résistance s’organise, non seulement au Moyen-Orient, mais dans les capitales occidentales, où des mouvements populaires se lèvent, refusant de servir d’auxiliaires à un régime qui se nourrit de la souffrance des autres. Le peuple palestinien, en première ligne, n’est plus seul dans son combat car il est (enfin !) désormais soutenu par un réseau de solidarité mondiale qui s’étend bien au-delà des frontières du monde arabe et musulman.

Le rôle de l’ONU, pourtant si souvent complice de cette mascarade, devient de plus en plus intenable. L’Assemblée générale, qui porte encore une légitimité morale, ne pourra pas continuer à fermer les yeux sur cette mafia étatique sans se décrédibiliser définitivement. L’ONU est censée être l’organe qui incarne la paix, l’égalité entre les nations et le respect du droit international. Pourtant, elle a longtemps été paralysée par le veto des puissances impérialistes, notamment des États-Unis, qui ont protégé Israël à tout prix. Mais l’évolution des rapports de force mondiaux, avec l’émergence de nouvelles puissances, et l’éveil des peuples opprimés, rendent de plus en plus difficile ce statu quo.

Et l’ONU est désormais confrontée à la nécessité de choisir son camp, entre la défense des principes qu’elle est censée incarner, ou l’obéissance aveugle aux volontés impérialistes et sionistes. Dans ce monde multipolaire en gestation, où les peuples refusent de se laisser dominer par les grandes puissances et leurs marionnettes locales, le moment est venu de mettre fin à cette domination et de libérer les peuples. L’éradication de ce poison sioniste, loin d’être utopique, est désormais à portée de main. Car la vérité, même quand elle semble étouffée, finit toujours par triompher.

De plus, ce qui s’effondre aujourd’hui, ce n’est pas seulement la légitimité d’un régime, mais l’ensemble de l’architecture mensongère qui a permis sa longévité. Le mythe de l’État démocratique, assiégé, moral, victime ; le fantasme du «petit David» entouré de Goliaths barbares ; la fable de la civilisation contre la barbarie, de la technologie contre l’obscurantisme. Tout cela s’écroule. Ce que le monde voit désormais, c’est un régime d’apartheid, colonial, raciste, engagé dans une entreprise génocidaire méthodique, soutenue par les puissances occidentales et justifiée par une propagande honteuse.

Mais le monde arabe, lui aussi, doit regarder en face ses propres faillites. Il n’est pas victime d’Israël seulement. Il est aussi complice, parfois acteur, mais trop souvent spectateur bienveillant. La Syrie a été dépecée avec la bénédiction tacite de Tel-Aviv, et ses fragments collaborent désormais avec leur propre bourreau. Le Liban, tenu par des élites plus soucieuses de stabilité bancaire que de souveraineté nationale, signe des accords dans le dos de la Résistance. La Jordanie, pseudo-république de palais, joue un double jeu permanent, oscillant entre condamnations creuses et coopération logistique.

Mais ce sont les monarchies du Golfe qui détiennent le record de trahison raffinée. Abritant des bases américaines, finançant des think tanks néo-conservateurs, et collaborant en secret avec les services de renseignement israéliens, elles ont joué le rôle de relais régional du projet sioniste. Leur hypocrisie est totale, leur servilité quasi pathologique. Pourtant même elles commencent à comprendre que l’alliance avec Israël n’est ni stratégique, ni rentable. C’est une laisse. Une corde au cou. Un gage d’humiliation perpétuelle. Et Tel-Aviv, en les bombardant, leur rappelle leur statut réel de colonisés sous contrat.

L’Iran, pendant ce temps, isolé, assiégé, diabolisé, apparaît de plus en plus comme le seul acteur étatique crédible face à l’hégémonie sioniste. Non pas par pureté idéologique, mais par cohérence, par constance, par refus de vendre sa souveraineté. Le Hezbollah, le Hamas, les Houthis, ces entités qualifiées de «terroristes» par les puissances occidentales, incarnent finalement aujourd’hui la dernière ligne de défense contre la disparition complète de la Palestine. Ils sont diabolisés précisément parce qu’ils résistent. Parce qu’ils refusent l’ordre imposé. Parce qu’ils représentent une brèche dans l’architecture du contrôle.

Ainsi, la proposition iranienne de remplacer la défense antimissile américaine par une couverture régionale indépendante est plus qu’une initiative technique mais bien un acte de rupture. Elle signifie la fin du protectorat occidental sur la sécurité des monarchies du Golfe. Elle signifie que les capitales arabes, si elles le veulent vraiment, peuvent cesser d’être les avant-postes de «l’Empire» pour redevenir les piliers d’un monde islamique souverain, stratégique et solidaire. Car la souveraineté ne se négocie pas à huis clos avec des bourreaux ; elle s’impose, par la clarté de la vision, la détermination de l’action et la lucidité historique. Le sionisme, projet né d’une Europe coloniale et poursuivi à travers un Occident impérial, ne peut être vaincu que par l’union des peuples qui refusent la domestication.

Face à cela, face à ces mensonges, à ces manipulations, à ces chantages, la société civile mondiale s’éveille enfin. Des appels au boycott, des sanctions populaires, des actions juridiques se multiplient. Les manifestations grandissent, les rues se remplissent, les universités se soulèvent. L’opinion publique n’est plus dupée. Ce n’est plus une affaire «israélo-palestinienne». C’est une question de justice, de droit, d’humanité. Et dans cette mobilisation, le sionisme perd ce qu’il avait su capturer depuis des décennies avec le bénéfice du doute.

Les gouvernements occidentaux, quant à eux, ont cessé depuis longtemps de jouer le rôle de médiateurs. Ils sont complices actifs. Les États-Unis financent, arment, justifient. Le Royaume-Uni appuie, valide, ment. L’Allemagne s’agenouille, expie son passé nazi en soutenant un régime suprémaciste. L’Union européenne parle de paix, tout en subventionnant l’apartheid. La France, entre deux postures humanistes, vend des armes, réprime les manifestants, criminalise la solidarité. Ils ne sont pas spectateurs, ils en sont les architectes. Et dans cette complicité criminelle, leur propre légitimité s’effrite. Pour aller plus loin, lisez mon dernier livre à ce sujet : Autopsie d’un mensonge Occidental, préfacé par Jean-Michel Vernochet.

Les Palestiniens, quant à eux, n’attendent plus rien. Ils ne croient plus aux négociations, aux conférences, aux paix frauduleuses signées sous occupation. Le Traité d’Oslo n’est plus un souvenir mais bien une trahison gravée dans la pierre. L’idée même de «négocier» avec un oppresseur qui vous bombarde pendant que vous parlez est une insulte. La paix ne peut naître de la collaboration avec un régime génocidaire. Elle ne peut émerger que de sa fin.

Cette fin, bien sûr, ne sera pas immédiate. Mais elle est désormais perceptible. Le monde n’est plus unipolaire. L’ordre des gangsters mondialistes post-Seconde Guerre mondiale s’effondre. Les alliances changent, les empires déclinent, les voix se libèrent. Même les erreurs de Donald Trump, brutales, égoïstes, ridicules parfois, ont accéléré cette mutation. Il a rapproché l’Iran et les monarchies, involontairement. Il a brisé le faux consensus. Il a exposé la nature impérialiste des alliances. Il a fait surgir une alternative avec un monde multipolaire, renforcé les alliances des BRICS, mis en lumière la corruption de l’AIPAC, la folie incontrôlable et meurtrière avec l’assassinat de KIRK, dans lequel Israël ne pourra plus être protégé par la seule volonté américaine.

D’autant qu’Israël n’est pas un pays né d’une évolution naturelle des peuples ou d’une aspiration organique des territoires puisque c’est une colonie implantée artificiellement, par le haut, par la ruse impériale, par la violence. Un corps étranger greffé au cœur du Moyen-Orient, à rebours de toute logique historique, culturelle ou géographique. Son existence n’est pas le fruit d’un processus d’émancipation nationale, mais le produit froid et cynique d’une stratégie coloniale occidentale. Dès le Traité Balfour de 1917, l’Empire britannique, en déclin relatif, cherche à garantir sa mainmise sur la région en semant une entité clientéliste au Levant. Ce n’est pas une promesse de paix, mais une promesse de division. Lord Balfour ne cache d’ailleurs pas son mépris pour les populations arabes majoritaires de Palestine, qu’il traite comme quantité négligeable dans une missive adressée non aux peuples concernés, mais aux puissances financières juives d’Europe, dont les Rothschild furent les principaux bailleurs de ce projet colonial. Theodor Herzl, apôtre du sionisme, ne rêvait pas d’un État pour tous, mais d’un État racialement pur, explicitement européen dans son essence, bâti sur l’exclusion méthodique des autochtones. Le sionisme n’a jamais été une quête d’asile : c’est un projet de dépossession. Il ne cherche pas à coexister avec l’Orient, il cherche à le remplacer. Israël n’est donc pas un «État juif» au sens spirituel ou identitaire ; c’est une base avancée de l’impérialisme anglo-américain, un bastion de surveillance, de division, et de violence. Une colonie de peuplement née dans le sang, maintenue par le sang, et qui, comme toute entreprise coloniale, finira par être arrachée du sol qu’elle a violé.

La fin d’Israël tel que conçu par le sionisme comme étant un État d’exception, racial, au-dessus du droit, ancré dans l’illusion de l’impunité éternelle, n’est plus seulement souhaitable, mais désormais inévitable. Car ce régime n’a plus de colonne vertébrale morale, plus d’alliés sincères, plus de récit crédible. Il ne peut survivre que par la force brute, la terreur, la censure. Or, un tel régime est déjà en état de putréfaction interne. Il tue pour ne pas mourir, bombarde pour ne pas penser, ment pour ne pas s’effondrer. Et cela, l’Histoire ne le pardonne jamais.

Les sionistes pensaient que la normalisation garantirait leur pérennité. Ils pensaient que la technologie, les accords économiques, les «Abraham Accords», les start-ups et les drones les mettraient à l’abri du vent de l’Histoire. Mais rien ne protège un régime de sa propre nature. Car cette nature est fondée sur l’exclusion, l’humiliation, la dépossession. On ne construit pas une nation sur les ruines d’un autre peuple sans être un jour appelé à rendre des comptes. On ne proclame pas sa démocratie en bombardant des écoles, en rasant des hôpitaux, en affamant des enfants.

C’est pourquoi le discours du sionisme se durcit, devient plus hystérique, plus fragile. Il cherche à crier plus fort parce qu’il est de moins en moins écouté. Il multiplie les lois d’exception, les arrestations arbitraires, la censure sur les campus américains, la persécution de militants européens, l’intimidation des journalistes, parce qu’il ne peut plus convaincre. Il n’a plus rien à dire, si ce n’est la menace, la peur, la violence. Et cela, les peuples le voient. Même dans les sociétés occidentales complices, les opinions publiques basculent. Le soutien à Israël devient un fardeau politique, une cause de honte, un désaveu moral.

Et pendant que Tel-Aviv déploie son arsenal contre les civils, les tribunaux internationaux commencent, timidement mais sûrement, à se réveiller. La Cour internationale de justice, malgré les pressions, a dit l’indicible en déclarant qu’Israël est coupable de famine programmée et de génocide. L’ONU, si timorée, si compromise, si bureaucratique, n’a pas pu faire taire ses rapporteurs les plus courageux. Francesca Albanese, comme d’autres, a bravé la calomnie pour dire la vérité. Les ONG, étouffées, criminalisées, classées comme «terroristes», continuent de collecter les preuves, de publier les rapports, de construire les dossiers. La mémoire est en marche, et avec elle, la justice.

Mais il ne faut pas se leurrer car ce régime, acculé, est encore très dangereux. Il pourrait entraîner la région entière dans une guerre d’ampleur, avec la complicité d’un Occident désespérément accroché à ses mythes coloniaux (voir l’option Samson). Il pourrait aussi multiplier les provocations, attaquer l’Iran, frapper Beyrouth, menacer la Jordanie, déstabiliser l’Égypte. Il pourrait tenter l’irrémédiable en utilisant l’arsenal nucléaire illégal. Mais cela ne changera rien à la trajectoire finale de cette verrue planétaire. Car un régime qui a besoin de massacrer pour exister est déjà mort et il ne lui reste que la fuite en avant, la spirale nihiliste, la destruction. Et cette dynamique ne construit pas un avenir, elle précipite la chute.

Mais ne vous méprenez pas, la fin du sionisme ne signifie pas la fin des juifs, ni même la fin d’un État, aussi illégal soit-il. Elle signifie la fin d’un régime d’apartheid, la fin d’une idéologie suprémaciste, la fin d’un projet colonial maquillé en refuge, la fin de la corruption des institutions et du chantage victimaire. Comme en Afrique du Sud, l’avenir passera par le démantèlement d’un système illégitime, et la construction d’un État de tous ses citoyens, respectueux du droit international, égalitaire, multiconfessionnel. Ce que le sionisme rejette avec une obstination aveugle, c’est la seule véritable solution durable : la justice. Une justice fondée sur le respect des droits humains, l’égalité et la dignité des peuples. C’est précisément ce refus de la justice, cette incapacité à admettre la nécessité de réconciliation et de réparation, qui scelle son destin. Car un système qui s’épanouit dans l’injustice ne peut que se condamner à terme.

Or à l’heure actuelle, les palestiniens n’ont pas besoin de pitié. Ils ont besoin de nourriture, d’eau, de soins et d’armes, de soutien médiatiques et politiques, de boucliers diplomatiques. Ils n’ont pas besoin de négociations truquées, de trêves illusoires, de conférences où leur destin est décidé en leur absence. Ils ont besoin d’alliés sincères, d’actes, pas de paroles. Le monde arabo-musulman, s’il a encore une conscience, une colonne vertébrale, un honneur à sauver, doit le leur offrir. Non pour effacer les fautes du passé, mais pour construire une alternative crédible à l’humiliation perpétuelle.

La voie est claire et l’isolement diplomatique total d’Israël, le boycott économique complet, l’exclusion de toutes les instances internationales, les sanctions, rupture des accords de normalisation, les appuis stratégique aux mouvements de Résistance, la coordination militaire régionale en sont les passages obligatoires. Cela suppose du courage, bien sûr. Mais quel autre choix reste-t-il ? Attendre d’être les prochains ? Tolérer d’autres massacres, d’autres frappes, d’autres humiliations ? La trahison n’achète que du mépris. L’apaisement ne suscite que davantage de violence. L’Histoire est là pour le rappeler et Israël ne respecte que la force. Il méprise la modération, il rit de la diplomatie, il piétine les mains tendues.

Il faut cesser de prétendre que ce régime peut être amendé. Il ne changera pas. Il ne le veut pas et ne le peut pas. Il est bâti sur une logique d’exclusion, de domination, de suprématie. Il est l’expression la plus pure de la négation de l’Autre. Il ne négocie que lorsqu’il est contraint. Il ne respecte que ceux qui lui résistent. Et il est donc temps de le traiter comme tel.

Car en vérité, ce n’est pas la force militaire israélienne qui impressionne mais bien l’illusion de son intouchabilité. Or, cette illusion, grâce au sommet de Doha, aujourd’hui se fissure. Les peuples d’Afrique, d’Amérique Latine, d’Asie, les diasporas indignées, les consciences réveillées, les voix libres, tous participent à l’écroulement du récit. Les soldats israéliens gagnent peut-être sur le terrain, mais ils perdent dans tous les cœurs. Le Dôme de fer ne protège pas contre la perte de légitimité et le compte à rebours a commencé. La machine de guerre israélienne, aussi perfectionnée soit-elle, ne peut pas bombarder la vérité. Elle ne peut pas effacer les visages des enfants sous les décombres. Elle ne peut pas enterrer le nom de Gaza, ni réduire au silence l’écho de ses martyrs. Elle ne peut pas acheter l’oubli.

La fin du régime sioniste ne sera pas un Armageddon mais bien une Apocalypse (révélation). Ce sera une délivrance planétaire. Un retour à la justice et à la fin d’une impunité crasse. Pour les Palestiniens, bien sûr, mais aussi pour les juifs du monde entier, pris en otage par une idéologie qui les déshonore. Ce sera surement une renaissance pour le Moyen-Orient, qui pourra enfin imaginer une paix sans domination, une sécurité sans apartheid, un avenir sans chaînes. Et surtout un nettoyage des bas-fonds occidentaux et de son «État profond» sanguinaire et inhumain.

Alors, chers amis lecteurs, il ne faut plus attendre. Il faut agir. Il faut battre le fer tant qu’il est chaud. Démasquer les collaborateurs, dénoncer les complicités, briser les tabous, afficher ces malfaisants partout où ils sont. Et c’est maintenant, ou jamais. Car si le régime sioniste chute, c’est tout l’édifice de l’injustice globale qui commencera à trembler. Et c’est là, précisément, que réside notre espoir.

Phil Broq.

source : Blog de l’éveillé

jeudi 25 septembre 2025

Léon XIV doit-il aller sur place protéger les Palestiniens ?




Publication du pape Léon XIV, le 17 septembre sur X :

"J'exprime ma proximité profonde au peuple palestinien à Gaza, qui continue à vivre dans la peur et à survivre dans des conditions inacceptables, contraint par la force de quitter – une fois de plus – ses terres.

Devant le Seigneur Tout-Puissant, qui a commandé « Tu ne tueras point », et devant toute l'histoire humaine, chaque personne a toujours une dignité inviolable, à respecter et à préserver.

Je renouvelle mon appel au cessez-le-feu, à la libération des otages, à une solution diplomatique négociée, au respect intégral du droit international humanitaire. J'invite tout le monde à se joindre à ma prière fervente, afin qu'une aube de paix et de justice se lève bientôt."


Commentaires :

Samblaze :

- "Vous ne vous êtes pas rendu auprès d’eux et avez serré la main de leur bourreau. Aucune prière ne pardonnera ça."


 Le président d'Israël, Isaac Herzog, au Vatican.


Olivier Rimmel :

- "Les Israéliens se fichent complètement de tout ce que vous pouvez penser, dire ou écrire. En privé ils se moquent de vous en des termes très durs. Il faut une action décisive.

Pape je vous demande une nouvelle fois de prendre votre courage à deux mains et de vous rendre à Jérusalem afin de faire barrage aux sionistes messianiques qui sont l’incarnation du Mal et vous savez très bien de quoi je veux parler sinon demandez à Père Vincenzo Taraborelli de vous expliquer."


Hanane :

- "Vous vous sentez concerné par le sort du peuple palestinien, ce serait bien d'y aller sur place car n'oubliez pas qu'il y a aussi des catholiques tout comme vous qui sont maltraités persécutés par les sionistes...

Jos :

- "Les mots ne suffisent plus, Saint Père, suivez les pas du Christ, entrez dans Gaza, affrétez un gros bateau pour apporter de l'aide humanitaire, à l'instar de la Sumud Flotille."



L’Italie déroute un navire de guerre pour assister la flottille Global Sumud après des attaques de drones

 


Des militants ont entendu environ 10 explosions après avoir vu des drones prendre pour cible plusieurs bateaux de la flottille au large des côtes grecques.

Le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, a déclaré dans un communiqué publié le 24 septembre qu’un navire de la marine italienne a été redirigé vers la flottille Global Sumud afin de lui fournir “toute assistance nécessaire”, après qu’elle ait subi une série d’attaques israéliennes pendant la nuit.

Le ministre italien de la Défense a fermement condamné les attaques de drones perpétrées pendant la nuit.

Les militants à bord de plusieurs bateaux de la flottille ont signalé au moins 10 explosions après avoir été témoins de plusieurs attaques lancées par des drones tôt mercredi matin. Les bateaux se trouvaient au large des côtes grecques.

“Plusieurs drones, des objets non identifiés largués, des communications brouillées et des explosions entendues depuis plusieurs bateaux. Nous sommes actuellement témoins de ces opérations psychologiques, mais nous ne nous laisserons pas intimider”, a déclaré la flottille Global Sumud.

L’activiste américain Greg Stoker a déclaré qu’un quadricoptère “a largué un petit engin explosif sur le pont”, ajoutant que “d’autres bateaux ont subi le même sort”.

“Notre radio VHF [très haute fréquence] a été piratée par des communications hostiles, et ils ont commencé à diffuser du ABBA”, a-t-il ajouté. Un bateau aurait également été aspergé de produits chimiques.

Israël n’a pas commenté les attaques visant la flottille à destination de Gaza.

Dans une déclaration publiée mardi, le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré que la flottille “mène une action violente” qui “met en évidence l’absence de sincérité de ses membres et leur mission au service du Hamas, plutôt que du peuple de Gaza”.

Le Comité international pour briser le siège de Gaza (ICBSG) a averti dimanche que des drones non identifiés ont survolé certains navires.

Les salariés de toute l’Italie ont lancé une grève nationale le 22 septembre pour s’opposer au génocide perpétré par Israël à Gaza, paralysant les transports publics, les services ferroviaires, les écoles, les administrations publiques et les ports dans plus de 60 villes. Le syndicat italien Unione Sindacale di Base (USB), a appelé à la grève pour forcer Rome à “interrompre immédiatement ses relations avec l’État terroriste d’Israël, la seule façon concrète envisageable de l’Italie pour réagir au génocide en cours”.

Le fret ferroviaire a été suspendu dimanche soir, et des ports tels que Ravenne, Livourne, Trieste et Gênes se sont joints à l’action. À Gênes, les dockers ont bloqué un navire à destination d’Israël, tandis qu’à Livourne, l’accès au port a été restreint par les manifestants.

La flottille bombardée tôt le 24 septembre est la troisième à tenter de briser le siège de Gaza au cours des quatre derniers mois.

La flottille Global Sumud a également été victime de deux attaques au début du mois de septembre.

Les navires transportent des centaines de tonnes d’aide humanitaire destinée aux civils de Gaza affamés et bombardés par l’armée israélienne. Elle a été décrite comme la plus grande flottille civile de l’histoire.

Fin juillet, le navire Handala de la Flottille de la liberté pour Gaza a été intercepté et saisi par les forces israéliennes alors qu’il tentait de briser le siège et d’acheminer de l’aide dans la bande de Gaza. Les membres d’équipage ont été arrêtés.

Le mois précédent, les forces israéliennes avaient intercepté le navire Madleen de la Flottille de la liberté pour Gaza dans les eaux internationales alors qu’il s’approchait de Gaza pour briser le siège, saisissant le bateau et arrêtant les 12 militants à bord.

En mai de cette année, un drone israélien a attaqué un navire de la Flottille de la liberté qui se dirigeait vers Gaza, ouvrant une brèche dans la coque, provoquant un incendie et menaçant de le faire couler.

Source: The Cradle

Traduit par Spirit of Free Speech


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L’Espagne a elle aussi décidé d’envoyer un navire de guerre pour soutenir la flottille en route vers Gaza. Ce navire espagnol est le Furor P-46, un patrouilleur de haute mer de 93 mètres de long doté d'un équipage de 52 marins.

2 pays européens, l’Italie et l’Espagne, ont déployé des navires de guerre pour escorter la flottille Global Sumud, prête à briser le siège israélien de Gaza et à intervenir en c
as de sauvetage.




Si Israël envoie par le fond des bateaux de la flottille, les marins espagnols et italiens seront là pour repêcher les naufragés (de quoi rassurer Tel Aviv).


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Plus dissuasif :

Le président de Colombie Gustavo Petro propose une force armée pour mettre fin au génocide à Gaza.

« La diplomatie a été tentée à Gaza et elle n’a pas résolu la situation. Désolé Monsieur Macron, on peut insister, mais chaque jour, chaque minute, un missile détruit les corps de bébés et d’enfants (…) il faut une armée puissante de pays qui refusent le génocide! »



Le président colombien, Gustavo Petro, a appelé, lors de son discours à la session de l'Assemblée générale des Nations unies, les pays du Sud global à former une force militaire internationale en vue de « libérer la Palestine » et de s’opposer à « l’oppression et la tyrannie » soutenues par les États-Unis et l’OTAN — des propos qui ont conduit à la sortie de la délégation américaine de la salle.

Petro s’est adressé aux participants en déclarant : « Nous avons besoin d’une armée puissante issue de pays qui refusent d’accepter les massacres. C’est pourquoi j’en appelle aux nations et aux peuples du monde : plus que jamais, unissons nos forces militaires et nos armes, en tant que partie intégrante de l’humanité. Nous devons libérer la Palestine. »

Le président colombien a également accusé Washington et l’OTAN de « tuer la démocratie » et de raviver « la tyrannie et le totalitarisme » à l’échelle mondiale. Il a souligné la nécessité de hisser « le drapeau de la liberté ou de la mort », qui, selon lui, devrait être accompagné de la couleur blanche, symbole de paix et d’espoir.



La “guerre sainte” de Netanyahu est un échec : sept fronts, zéro victoire




Depuis près de deux ans, Israël mène ce que Netanyahu appelle une “guerre sur plusieurs fronts”. Cette guerre concerne, outre Gaza, le Liban, la Syrie, l'Irak, le Yémen, la Cisjordanie occupée et l'Iran. Dans l'une de ses interviews, le Premier ministre israélien a souligné qu'il se sent investi d'une “mission historique et spirituelle” et qu'il est “profondément attaché” au concept de la Terre promise et du Grand Israël. Ces propos confirment que cette “guerre sur plusieurs fronts” est motivée à la fois par des raisons religieuses et politiques.

Mais le danger réside en la croyance de Netanyahu et de la droite sioniste religieuse radicale que le monde doit être au bord d'une grande guerre “pour que le Messie apparaisse et le sauve”. Voilà pourquoi ils encouragent la poursuite et l'extension de la violence à Gaza, au Liban, en Iran et au-delà, considérant ce processus comme étant “l'ère du Messie”.

La guerre sur sept fronts

Le 9 octobre 2023, soit deux jours après l'opération Al-Aqsa Flood, le Premier ministre israélien a déclaré, lors d'une réunion avec les maires des villes frontalières du sud touchées par l'attaque du 7 octobre, que la réponse de Tel-Aviv à l'assaut sans précédent lancé par les combattants palestiniens depuis Gaza “va bouleverser le Moyen-Orient”. Cette déclaration a marqué le début d'une guerre qui n'allait pas se limiter à Gaza, mais s'étendre pour atteindre l'objectif principal d'Israël : un nouvel ordre régional où l'équilibre des pouvoirs profiterait à Tel-Aviv.

Les dirigeants israéliens ont affirmé à plusieurs reprises combattre simultanément sur sept fronts — Gaza, le Liban, la Syrie, l'Irak, le Yémen, la Cisjordanie occupée et l'Iran —, présentant tous ces conflits comme une seule et même guerre contre un “axe dirigé par l'Iran”, censé vouloir “détruire l'État juif”.

Pour y parvenir, Israël suit deux stratégies majeures : affaiblir ses ennemis et imposer par la force ses exigences aux autres États de la région, y compris aux alliés des États-Unis. Concernant la première approche, Israël a recours à des frappes militaires directes, qu'il présente comme des “guerres sur plusieurs fronts” sous un prétexte “défensif”.

La deuxième option, qui consiste à s’imposer par la force, a également été utilisée par Israël, qui a attaqué à plusieurs reprises la “nouvelle Syrie”, un État qui n'est plus hostile à Israël ni aux États-Unis, occupant une considérable partie de son territoire. Les déclarations positives de la Syrie envers Tel-Aviv n'ont pas dissuadé Israël, qui a persisté dans ses frappes et maintenu son occupation.

Par ailleurs, la récente attaque israélienne contre le Qatar, le 9 septembre, témoigne de la double approche de la politique israélienne. La première vise directement les dirigeants du Hamas, leur signifiant qu'ils ne seront nulle part en sécurité. La seconde envoie un message clair au Qatar et aux autres alliés des États-Unis dans la région : pour Israël, les relations ne sont pas fondées sur des intérêts communs, mais sur la peur des représailles. Les alliances fondées sur des intérêts mutuels sont une chose, l'obéissance imposée sous la menace en est une autre. C'est précisément le message que Trump cherche à faire passer aux États de la région : “Obéissez-moi, ou Israël s'en prendra à vous”. Cet avertissement s'adresse en réalité à tous les États de la région, sans exception.

Les États de la région doivent prendre conscience que c'est l'Axe de la résistance qui les a toujours protégés de l'agression israélo-américaine en maintenant un équilibre régional de dissuasion ces dernières années. Une fois cet axe affaibli, Israël s'est montré plus téméraire, multipliant attaques et provocations. Le Qatar, officiellement “allié majeur non membre de l'OTAN” des États-Unis par l'administration Biden depuis mars 2022, est un acteur clé de cette dynamique. Le Qatar abrite également la base aérienne d'Al-Udeid, bien plus qu'une simple base militaire, puisqu'elle sert de quartier général au Commandement central américain (CENTCOM) de la région. Elle constitue ainsi l'un des centres stratégiques cruciaux pour Washington dans le monde. Pourtant, rien de tout cela n'a empêché Tel-Aviv de l'attaquer.

Quel est le bilan d'Israël ?

Avant toute chose, clarifions la notion d’avantage stratégique. Dans le contexte des relations internationales, un avantage stratégique peut être défini comme la réalisation d'objectifs à long terme modifiant l'équilibre des pouvoirs, renforçant la sécurité de l'État ou étendant son influence sur la scène internationale. Elle se distingue des gains tactiques ou opérationnels à court terme, car elle “induit des changements dans les structures fondamentales d'interaction entre les États et les acteurs non étatiques”. En d'autres termes, un avantage stratégique vient consolider un intérêt durable dans l'arène géopolitique.

De ce point de vue, Israël n'a jusqu'à présent obtenu aucun avantage stratégique en Asie occidentale. Au contraire, il a accumulé ces deux dernières années une série de gains tactiques qu'il cherche à transformer en avantages stratégiques. À Gaza, Tel-Aviv n'a toujours pas éliminé le Hamas et, au Liban, le Hezbollah n'a pas non plus été démantelé, même si Israël est parvenu à affaiblir ces deux mouvements de résistance. En Iran, ses tentatives de changement de régime ou de dissuasion du soutien de Téhéran aux mouvements de résistance ont également échoué. Au Yémen, ses interventions n'ont pas empêché Sanaa de soutenir Gaza.

L'enjeu central de la bataille actuelle est donc d'empêcher Tel-Aviv de transformer ses gains tactiques en avantages stratégiques pérennes. Si Israël ne vient pas à bout de la résistance palestinienne, s’il ne parvient pas à isoler et à désarmer le Hezbollah au Liban, si l'Iran continue à soutenir les mouvements de résistance et le discours anti-hégémonique, et si le front de soutien yéménite tient bon, alors Tel-Aviv aura épuisé l'essentiel de sa capacité à imposer une nouvelle donne régionale, avec une supériorité de courte durée, le temps de neutraliser la résistance, dont la vulnérabilité et la viabilité douteuse ne seront que plus criantes à moyen et long terme.

L'issue de cette lutte dépendra en fin de compte de la capacité des adversaires de Tel-Aviv à surmonter les multiples défis créés par ses guerres en Asie occidentale. Soit les forces de résistance parviennent à contrecarrer les tentatives d'Israël de transformer ses acquis temporaires en avantage stratégique à long terme, soit Israël et les États-Unis tirent parti de ces gains tactiques pour imposer une nouvelle réalité stratégique qui serve leurs intérêts.

Quel est le prix payé par Israël pour ses “réalisations” actuelles ?

Dans un récent article intitulé “Israël mène une guerre perdue d'avance”, Ami Ayalon, ancien chef de la marine israélienne et ancien patron du Shin Bet, écrit :

“La voie actuellement suivie par Israël va compromettre les traités de paix existants avec l'Égypte et la Jordanie, aggraver les divisions internes et accentuer l'isolement international. Elle alimentera l'extrémisme dans toute la région, intensifiera la violence religieuse et nationaliste des groupes djihadistes mondiaux toujours prospères dans le chaos, affaiblira le soutien des décideurs politiques et des citoyens américains, et entraînera une montée de l'antisémitisme dans le monde entier”. Il conclut en affirmant que “la dissuasion militaire d'Israël a été rétablie, démontrant sa capacité à se défendre et à faire reculer ses ennemis. Mais la force seule ne peut démanteler le réseau de mandataires de l'Iran ni garantir une paix et une stabilité durables pour Israël pour les générations à venir”.

De plus, la responsabilité de la catastrophe humanitaire qui sévit à Gaza est désormais imputée à Israël plutôt qu'au Hamas. Tel-Aviv a longtemps cherché à présenter le Hamas comme le principal responsable de la difficile réalité humanitaire à Gaza. Cependant, l'agressivité illimitée d'Israël a mis à mal ce discours.

Une enquête du ministère israélien des Affaires étrangères, destinée à évaluer la réputation du pays dans le monde, a révélé que les personnes interrogées aux États-Unis, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Espagne et en France estiment que la majorité des civils tués à Gaza sont victimes d'Israël. Le sondage a également révélé que les Européens en particulier “sont enclins à qualifier Israël d'État pratiquant le génocide et l'apartheid, malgré leur rejet du Hamas et de l'Iran”.

Par ailleurs, un récent sondage de l'université Quinnipiac a révélé que 37 % des électeurs américains soutiennent les Palestiniens, contre 36 % de sympathisants israéliens. Le danger de ces pourcentages tient au fait qu'ils montrent à quel point Israël a miné son image auprès de l'opinion publique occidentale, faisant du soutien à Tel-Aviv un enjeu clé des prochaines élections occidentales.

Neuf États ont officiellement reconnu l'État de Palestine l'année dernière, soit la plus forte augmentation annuelle depuis 2011.

Le nombre total de pays ayant reconnu l'État de Palestine est ainsi passé de 138 à 147 en 2024, signifiant que près des trois quarts des États membres de l'ONU (147 sur 193) reconnaissent désormais officiellement l'État de Palestine.

Trois des principaux alliés des États-Unis, à savoir la France, le Royaume-Uni et le Canada, ont annoncé leur intention de reconnaître un État palestinien, tandis que plusieurs autres envisagent de faire de même. Ce revirement marque un tournant historique et isole davantage Israël dans un contexte croissant d'inquiétude internationale face à la crise humanitaire à Gaza. Ces trois pays deviendraient les premiers membres du G7 à reconnaître officiellement un État palestinien, défiant ainsi ouvertement Israël. Si ces pays devaient concrétiser leur intention, les États-Unis seront le seul membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU à ne pas reconnaître la Palestine.

Une nouvelle doctrine militaire

Le 7 octobre a indubitablement marqué un tournant dans la stratégie militaire d'Israël. Depuis cette date, l'État hébreu a en effet abandonné pour la première fois l'approche militaire préconisée par David Ben Gourion, son premier Premier ministre. Les guerres éclair sont désormais moins prisées, récupérer les prisonniers n'est plus une priorité et le seuil acceptable de pertes humaines et matérielles au combat a considérablement augmenté. Cette évolution contraint tous les États de la région à adapter leurs stratégies pour faire face à la nouvelle doctrine militaire de Tel-Aviv.

Il est essentiel de rappeler que Ben Gourion a élaboré la doctrine militaire d'Israël au regard de ses réalités géographiques et démographiques. C'est peut-être ce qui a incité Gur Laish, colonel israélien à la retraite, ancien chef de la planification des opérations militaires dans l'armée de l'air israélienne et acteur clé de la planification stratégique de l'armée, à publier un article le 19 août au Begin-Sadat Center for Strategic Studies/Centre Begin-Sadat pour les études stratégiques. Il met en garde les dirigeants israéliens contre le risque d'adopter une nouvelle stratégie de sécurité outrepassant les limites du pouvoir d'Israël. Reste à savoir si Netanyahu parviendra à démontrer l'efficacité de sa nouvelle stratégie militaire, ou si renoncer à la doctrine Ben Gourion signera l'arrêt de mort de l'État hébreu.

Source : The Cradle

Traduit par Spirit of Free Speech



https://www.france-irak-actualite.com/2025/09/la-guerre-sainte-de-netanyahu-est-un-echec-sept-fronts-zero-victoire.html



mercredi 24 septembre 2025

Ève Szeftel, directrice de Marianne, refusait toute évocation dans les pages de l'hebdomadaire du mot « génocide »




"Pour ma part, je n'achète plus Marianne
 depuis qu'il est sous l'emprise des lobbies israéliens."




Bravos encore aux journalistes de l'hebdomadaire "Marianne" qui ont voté il y a quelques jours dans leur grande majorité une motion de défiance contre leur directrice de la rédaction Éve Szeftel à qui ils reprochent plusieurs graves entorses à l'éthique et à la déontologie journalistique parmi lesquels : 

⁃ Sa contestation des investigations du service CheckNews du journal qui enquêtait sur les fausses informations liées aux massacres du 7 Octobre(notamment celles des 40 bébés décapités), alléguant que « sur certains sujets, il faut attendre, tout simplement ».

⁃ Son opposition à une "Une" de Libération en février 2024 ayant pour titre « Gaza : 30 000 morts » en justifiant que l'« on pouvait parler de Gaza sans forcément mettre un chiffre qui, n'étant pas vérifié, pose un problème déontologique, puisque sert la propagande du Hamas ».

Les salariés de Marianne dénoncent également les prises de positions de Ève Szeftel, qui selon eux « dénaturent l’identité profonde du titre, en particulier le caractère “non-aligné” et l'indépendance d’esprit » du magazine, ainsi que « des manquements graves et répétés à l’éthique journalistique, spécialement concernant la couverture du conflit israélo-palestinien et des crimes de guerre à Gaza ». Selon Le Monde, Szeftel s'est rendu à un voyage de presse organisé par le ministère des Affaires étrangères israélien en juillet 2025 « sans qu’aucune mention du voyage de presse ne figure dans l’article », et après que le déplacement ait été refusé par plusieurs journalistes du magazine. La motion alerte aussi sur un management décrit comme "brutal".

⁃ L'AFP relève que le vote de cette motion de défiance est intervenu après celui d'une autre motion, le 9 septembre, à l’échelle de CMI France, contre la direction du groupe détenue par Daniel Kretensky magnat de la presse et propriétaire de Marianne.

⁃ Des journalistes évoquent en juin 2025 leur intention de voter une motion de défiance à la suite de l'impossibilité d'évoquer la guerre à Gaza. Le 18 septembre 2025, la motion de défiance.

Une enquête menée par Blast a dévoilé qu'Ève Szeftel en tant que directrice de Marianne, refusait toute évocation dans les pages du journal du mot « génocide » pour décrire les massacres commis par Israël à Gaza et a rejeté la publication d'un article proposant de débattre sur l'emploi de ce terme ; alléguant au rédacteur en chef adjoint du service international qu'« Israël est une démocratie et [qu'il] n'y a pas de génocide à Gaza ». Elle conteste ces accusations». En mars 2024, elle déclare sur X que le « droit légitime d'Israël à se défendre ne peut pas se transformer en pulsion incontrôlée de vengeance ».

⁃ Elle cosigne un livre avec la très contestée Barbara Lefebvre, chroniqueuse de l'émission "Les Grandes Gueules" sur RMC-BFMTv, qui pour mémoire soutient le projet de Donald Trump visant à transformer la bande de Gaza en « zone vierge ». Les propos de Barbara Lefebvre avaient provoqué on s'en souvient des contestations sur les réseaux sociaux et un rappel à l'ordre de RMC, qui l'avait écarté temporairement de ses antennes. Selon Libération, il s'agit d'un appel au nettoyage ethnique. En mai 2025, Barbara Lefebvre qui aujourd'hui a toujours son rond de serviette dans l'émission " Les grandes gueules ", avait animé le gala de l'association Diaspora Defense Forces, lobby israélien, lors duquel un jeu-concours sur le pourcentage de civils morts à Gaza avait été organisé, suscitant l'intervention du député Aymeric Caron auprès du procureur de la République pour « apologie de crimes d'atteinte à la vie, apologie de crimes de guerre, apologie de crimes contre l'humanité, voire complicité desdits crimes ».

On ne peut évidemment que soutenir les journalistes de Marianne dans leur juste combat pour la liberté de la presse et pour la défense de l'éthique journalistique.

Pour ma part, je n'achète plus Marianne depuis qu'il est sous l'emprise des lobbies israéliens.


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Opération de blanchiment des génocidaires israéliens avec la complicité active d’une partie de la presse française


« L’ambassade » d’Israël en France a invité tous frais payés cinq titres de presse français au mois de juillet en Israël pour écouter des hauts gradés de l’armée récuser la responsabilité israélienne dans la famine à Gaza.

Leurs noms : Le Journal du dimanche, Le Figaro, La Croix, L’Express et Marianne.

Le JDD, Le Figaro et Marianne n’ont pas jugé utile de préciser que leurs articles avaient été rédigés dans le cadre d’un voyage concocté par l’ambassade israélienne.

Opération de blanchiment des génocidaires israéliens avec la complicité active d’une partie de la presse française.


Thomas Portes.