114 dépouilles, parmi lesquelles 44 enfants de moins de seize ans, 37 femmes, 10 personnes handicapées. Ils étaient 308, au total, dans ce pâté de maisons résidentiel, le 22 novembre 2023, quand Israël l'a pulvérisé. Trois cents morts, une seule frappe, un quartier entier effacé. Une famille Al-Husayniya, une famille Abu Sharia, et tant d'autres, rayées de la carte.
Aujourd'hui, on les enterre. Enfin. Ou plutôt, ce qu'il en reste.
Ces images devraient faire la une de tous les journaux. Elles devraient provoquer des indignations, des sanctions, des ruptures diplomatiques. Elles devraient être sur tous les écrans, dans toutes les conversations, dans toutes les consciences.
Mais elles ne le seront pas. Parce que c'est Gaza. Parce que ce sont des Palestiniens. Parce que l'Occident a décidé que ces morts-là ne méritent ni une, ni indignation, ni mémoire.
Alors regardez. Même si ces images ne feront pas les gros titres, regardez. Parce que ce cortège est la preuve vivante que le génocide continue, que les morts s'accumulent, et que le monde, une fois de plus, regarde ailleurs.