lundi 17 août 2026

"Les Israéliens actuels sont des Européens"



Colonel Jacques Baud, ancien analyste au sein du service de renseignement stratégique suisse et de l'ONU :

Les Israéliens actuels sont, en fait, des Européens. Ils ne sont pas du Moyen-Orient. Ils n'ont jamais été historiquement du Moyen-Orient. Jamais. Les Israéliens qui sont actuellement en Israël sont de purs Européens. Purs.

Ils ont un petit nombre d'Israéliens qui sont Mizrahim, qui appartiennent à la culture du Moyen-Orient et qui pourraient probablement être capables de comprendre la nuance et la subtilité du dialogue ou de la discussion diplomatique au Moyen-Orient.

Mais ces Mizrahim, ces Israéliens qui sont les vrais Juifs de Palestine, si je peux m'exprimer ainsi, ceux-là ne sont pas au pouvoir. Ils ont même été écartés du pouvoir. Le pouvoir appartient à ces Juifs d'Europe de l'Est, qui sont les Ashkénazes, qui n'ont historiquement eu aucune relation avec le Moyen-Orient.

Et ces gens ont toutes les caractéristiques des Européens. Ils ont la même arrogance. Ils ont la même approche des problèmes. Ils ont probablement certains aspects positifs ; probablement qu'ils sont plus efficaces, ou des choses comme ça, mais en même temps, ils ne sont pas capables de comprendre des relations triangulaires complexes.

C'est toujours bipolaire. Cela ne peut pas être plus que cela. C'est vraiment ce que nous sommes en tant qu'Européens, et j'ai été témoin de cela tant de fois que lorsque vous commencez une discussion, un dialogue au Moyen-Orient, les Européens sont perdus, essentiellement parce que, pour eux, encore une fois, nous venons d'une culture où tout est soit noir, soit blanc.

Pour nous, l'ami de mon ami est mon ami, mais mettez un ennemi dans ce triangle, et vous commencez à avoir un problème. Pour un Européen, vous ne pouvez pas mettre le mot « ennemi » dans ce triangle. Mais au Moyen-Orient, vous pouvez mettre le mot « ennemi » dans ce triangle, et cela fonctionne quand même.

Source

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Sanctionné par l'Union européenne pour ses propos jugés pro-russes, Jacques Baud n’a jamais reçu d’argent du Kremlin. 

Pour Jean-Luc Addor, membre du Conseil national suisse, la sanction de l'EU "c’est une dérive inquiétante et autoritaire, qui bafoue tous les droits fondamentaux, à commencer par la liberté d’expression".