samedi 15 août 2026

La profanation de Jérusalem




L'occupation ne se contente pas de voler des terres. Elle souille les âmes. À Jérusalem, les colons ne se contentent plus de construire, ils dansent sur les places, ils font du sport sur les pavés de la ville sainte qu’ils transforment en un décor de carte postale pour expatriés en survêtement. Ce n'est pas de la cohabitation, c'est de la profanation. Une occupation culturelle, une colonisation des esprits, une dépravation du sacré.

On a déjà vu Tel-Aviv : une ville qui a fait du vice une vitrine, du clinquant une identité, de l'arrogance une fierté. Et voilà que la même méthode s'applique à Jérusalem. On y installe une modernité de façade, on y importe des modes, on y organise des événements, on y banalise l'irrespect. On fait du Mur des Lamentations un décor de selfie, et de l'esplanade d'Al‑Aqsa un lieu de passage pour touristes en quête d'exotisme. Le sacré n'a plus de place, seul le spectacle compte.

Car c'est ça, le sionisme : une idéologie qui ne supporte pas le mystère, qui ne tolère pas l'altérité, qui ne respecte pas ce qui la dépasse. Il faut tout souiller, tout domestiquer, tout transformer en parc d'attractions. Et derrière cette frénésie de modernité, il y a une seule obsession : effacer l'âme palestinienne, la remplacer par une fête foraine à la gloire d'Israël. Une dépravation, oui. Celle d'un peuple qui a perdu le sens du sacré, et qui croit que tout peut être colonisé, même Dieu.

Tomy le Magnifique