dimanche 6 septembre 2026

Gaza : l'Égypte réclame la réouverture du poste de Rafah




L'Égypte fait pression pour la réouverture du poste-frontière de Rafah avec la ville de Khan Younes afin de permettre l'acheminement de marchandises vers la bande de Gaza.

Israël maintient toutefois sa position en faveur d'un acheminement des marchandises exclusivement par le poste-frontière de Kerem Shalom, placé sous son contrôle.

Citant un responsable israélien sous couvert d'anonymat, la même source affirme que les autorités politiques et sécuritaires israéliennes ont informé les États-Unis ainsi que Nikolay Mladenov, haut représentant du Conseil de paix, qu'elles restaient attachées à cette position.

Le 2 février, Israël a rouvert de manière limitée et sous de strictes restrictions la partie palestinienne du poste-frontière de Rafah, qu'il occupe depuis mai 2024.

Après une fermeture de près de vingt jours, consécutive au déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran le 28 février, le point de passage a rouvert le 19 mars selon le mécanisme précédent, tout en restant soumis à de fortes restrictions.

Le poste-frontière fonctionne actuellement de manière limitée et est réservé au passage des personnes.

Des dizaines de patients, de Palestiniens blessés et d'autres cas humanitaires sont ponctuellement autorisés à quitter Khan Younes sous une étroite surveillance israélienne et dans le cadre de restrictions strictes.

Des milliers de Palestiniens attendent toujours une autorisation pour se rendre à l'étranger afin d'y recevoir des soins médicaux.

À 09h30 GMT, les autorités égyptiennes n'avaient pas officiellement réagi aux informations publiées par l'Autorité israélienne de radiodiffusion.

Avant le début de la guerre menée par Israël contre la bande de Gaza, des centaines de Palestiniens franchissaient quotidiennement le poste-frontière de Rafah pour se rendre en Égypte, tandis que d'autres regagnaient l'enclave.

Le point de passage était alors géré conjointement par le ministère de l'Intérieur de Gaza et les autorités égyptiennes, sans intervention israélienne.

Source