Ouest-France :
L'armée israélienne a dynamité jeudi 10 septembre des structures souterraines suspectées de servir au Hezbollah dans le sud du Liban, déclenchant au passage une secousse détectée par les agences de surveillance sismologique.
L'explosion a été si puissante que l'agence américaine de sismologie USGS, référence mondiale, a relevé une secousse de magnitude 4,1 jeudi 10 septembre en début de soirée dans le sud du Liban, après l'explosion de tunnels par l'armée israélienne.
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Cette secousse, équivalente à un petit séisme, a été ressentie par de nombreux habitants du sud du Liban. « Nous étions assis et tout a tremblé », raconte à nos confrères de l'AFP Joëlle Fares, qui vient de s'installer à Marjeyoun, à cinq kilomètres d'Ali Taher.
Cette secousse, équivalente à un petit séisme, a été ressentie par de nombreux habitants du sud du Liban. « Nous étions assis et tout a tremblé », raconte à nos confrères de l'AFP Joëlle Fares, qui vient de s'installer à Marjeyoun, à cinq kilomètres d'Ali Taher.
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Ceci est le Liban en ce moment…
C’est la première fois dans l’histoire qu’une armée diffuse en direct un crime de guerre tout en rayant des montagnes de la carte — déclenchant un tremblement de terre de magnitude 4,1 — et que la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme reste silencieuse.
Même si c’est une infrastructure militaire — comme l’affirme Israël —, il existe de nombreuses autres alternatives ; faire exploser 1 100 tonnes d’explosifs cause directement une dégradation environnementale grave et irréversible — destruction de la topographie de surface, élargissement des fissures du sol existantes, dommages structurels aux bâtiments voisins, et risque de glissements de terrain localisés, violant l’article 35(3) du Protocole I des Conventions de Genève, ainsi que la Convention de La Haye de 1954 — se produisant près de sites historiques critiques comme le château de Beaufort.
Mais le droit international ne s’applique clairement pas à Israël."