mercredi 24 juin 2026

Six pays sanctionnent des colons israéliens en Cisjordanie




L'Australie, le Canada, la France, la Norvège, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande ont annoncé une série de sanctions coordonnées contre des colons israéliens extrémistes, dénonçant l'intensification des violences en Cisjordanie occupée et avertissant que d'autres mesures pourraient être prises si le gouvernement israélien n'agit pas rapidement.

Dans une déclaration ministérielle conjointe, les six pays expliquent avoir adopté des sanctions ainsi que d'autres mesures afin que "les colons extrémistes rendent des comptes pour les terribles violences qu'ils commettent contre les civils palestiniens".

Les signataires accusent certains colons israéliens de mener des attaques contre des Palestiniens, de détruire des biens privés et de recourir à la violence dans le but de provoquer le déplacement forcé des populations palestiniennes, tout en poursuivant l'expansion des colonies considérées comme illégales au regard du droit international.

Selon le communiqué, ces violences, combinées à la poursuite de la colonisation et à l'installation de nouveaux avant-postes avec "le soutien et l'aide du gouvernement israélien", compromettent la viabilité d'un futur État palestinien ainsi que les perspectives d'une coexistence pacifique entre Israéliens et Palestiniens.

Appel à des poursuites contre les auteurs de violences

Les ministres estiment que les auteurs de ces violences ont bénéficié pendant trop longtemps d'une forme d'impunité. Ils affirment que certaines attaques auraient été commises sous la protection des forces de sécurité israéliennes et demandent au gouvernement israélien de veiller à ce que chaque incident fasse l'objet d'enquêtes approfondies et de poursuites judiciaires effectives.

Les six pays appellent également Israël à prendre des mesures contre les organisations et les avant-postes impliqués dans ces violences et à mettre fin à toute incitation à la violence en Cisjordanie occupée.
Les signataires réaffirment par ailleurs leur attachement à la solution à deux États, qu'ils présentent comme la seule perspective permettant d'assurer une paix durable et la sécurité des Israéliens comme des Palestiniens.

La France annonce des mesures supplémentaires

Réagissant à cette déclaration commune, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé sur la plateforme X que la France adoptait, en coordination avec ses partenaires, de nouvelles sanctions visant les responsables de "l'intensification de la colonisation et des violences en Cisjordanie".

Paris a notamment interdit l'entrée sur son territoire au ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, ainsi qu'à quatre responsables d'organisations de colons et à vingt-et-un colons qualifiés de violents.

Les six pays ont enfin averti qu'ils demeuraient prêts à adopter de nouvelles sanctions si le gouvernement israélien ne prenait pas rapidement des mesures concrètes pour mettre fin aux violences commises en Cisjordanie occupée et à l'expansion des colonies.