Dominique Delawarde, qui avait supervisé le départ des troupes israéliennes au Sud-Liban, était revenu sur ses deux séjours dans la région en tant que commandant de bataillon de l’ONU et chef du renseignement de la Force intérimaire des Nations unies au Liban. Initialement pro-israélien, il avait radicalement changé de point de vue au contact de la réalité.
Durant ses deux années passées au Sud-Liban, entouré de bataillons de différentes nationalités, l’ex-général français avait témoigné du revirement d’opinion généralisé. Aucun bataillon, qu’il soit composé d’Africains, de Ghanéens, de Fidjiens, de Finlandais, de Norvégiens, de Suédois, d’Italiens ou même d’Américains, ne repartait en étant favorable à Israël. Cette prise de conscience collective avait profondément marqué l’ex-général.