vendredi 25 avril 2025

Palestine : extermination des civils : femmes, enfants, vieillards

"S’agissant de l’extermination des civils : femmes, enfants, vieillards, les forces armées israéliennes se comportent comme une armée de voyous meurtriers de la pire espèce." Général Dominique Delawarde.





- Une journaliste assassinée par Israël pour avoir dit la vérité. Cette photo-journaliste palestinienne, Fatima Hassouna, qui allait se marier dans quelques jours, a peut-être eu la mort qu’elle souhaitait. Assassinée avec huit membres de sa famille le lendemain du jour où l’on a appris qu’un documentaire dans lequel elle apparaît serait présenté en première à Cannes le mois prochain.

Ce documentaire s’intitule "Put Your Soul on Your Hand and Walk" [Prends ton âme par la main, et avance] et traite des crimes commis par Israël à Gaza.

Les journalistes indépendants qui signent l’article, Caitlin Johnstone et Tim Foley (US), basés en Australie concluent : «Israël & l’Occident savent bien que vérité & soutien à Israël sont incompatibles. Ceux qui soutiennent Israël ne s’intéressent pas à la vérité & les adeptes de la vérité ne soutiennent pas Israël». Les anglophones ne manqueront pas la courte vidéo réalisée par Tim Foley, présentée dans le lien ci-dessus. C’est le moins qu’un journaliste occidental digne de ce nom pouvait faire pour une consœur dont la mort ne sera pas comptabilisée par Reporter sans frontière comme mort de journaliste puisqu’elle n’était pas en reportage au moment de son assassinat…

- La Malaisie présentera un projet de résolution d’expulsion d’Israël de l’ONU à la prochaine assemblée générale de septembre 2025. Même si l’on sait que cette résolution a peu de chances d’aboutir en raison du veto US, elle a le mérite d’exister.

- Un député belge répond en 6 mn à l’ambassadrice d’Israël venue justifier le génocide en cours :


Une telle scène de vérité brutale est impensable au parlement français sionisé jusqu’à la moelle où l’intervenant ne pourrait s’exprimer sans être hué et se ferait expulser manu militari par la «sayane», présidente de l’assemblée, qui a été sur place, en Palestine, apporter son soutien au génocide.

- Fronde de grande ampleur dans les forces armées israéliennes.

Plus de 100 000 réservistes, dont plus de 1000 pilotes ont «cessé de participer à leurs missions de réserve». D’après la radio télévision nationale israélienne Kan, seul 60% des soldats convoqués se sont présentés à l’armée en mars.



Un petit commentaire de nos sayanim préférés (Meyer Habib, Nicolas Tenzer et autres…) serait apprécié. La logique voudrait qu’ils aillent sur place proposer leurs services pour remplacer les objecteurs de conscience. Netanyahou serait sûrement ravi.

- Un historien israélien plein de bon sens :

https://ssofidelis.substack.com/lhistorien-israelien-tom-segev-age

- À ceux qui souhaitent en savoir plus sur la Palestine occupée : deux liens utiles :

https://www.france-palestine.org/En-direct-de-Palestine et

https://substack.com/@ssofidelis

- Palestine occupée :

Chaque jour ressemble au précédent avec son cortège de massacres perpétrés par Israël, fort du soutien de son complice et proxy voyou US dont la classe politique est corrompue jusqu’à la moelle, et comme jamais encore dans l’histoire, par les milliards de la diaspora.

Bilan des pertes : Depuis le 7 octobre 2023, le bilan des pertes palestiniennes directes, liées aux opérations des forces israéliennes, largement soutenues par l’Occident otanien, s’est encore alourdi depuis la rupture du cessez le feu, toujours dans l’indifférence passive et coupable des gouvernances occidentales et d’une trop grande partie de l’opinion publique, anesthésiée par les médias grand public US-UE, contrôlés par les lobbies pro-Israël, qui tentent de faire diversion en oubliant de s’étendre sur des réalités criminelles en Palestine et en insistant sur d’autres événements d’actualité que l’on monte en épingle (tarifs douaniers de Trump par exemple).

Voici le dernier bilan des pertes palestiniennes connues au 22 avril 2025 au soir

Pour Gaza : 51 266 tués dont + de 24 000 enfants, + de 116 991 blessés, dont + de 40 000 enfants, plus de 14 222 disparus

Cisjordanie : 1004 tués dont plus de 200 enfants, plus de 7600 blessés (pas de mise à jour depuis plusieurs mois)

Total Palestine : 52 270 tués dont plus de 25 000 enfants, plus de 124 591 blessés.

Si l’on rajoute les pertes indirectes (famines, épidémies, défauts de soin, en appliquant le facteur 4 du Lancet), le montant total des pertes palestiniennes serait de plus de 261 350 morts, dont une moitié d’enfants.

Une nouvelle étude publiée dans le Lancet, prestigieuse revue médicale britannique, estime que le nombre de décès direct publié par le ministère de la santé palestinien au cours des neufs premiers mois de guerre était sous-estimé de 41%.



Ce nombre pour la zone de Gaza serait donc aujourd’hui de plus de 64 000 décès direct, et non 51 266. Il ne compterait ni les disparus encore sous les décombres, ni les pertes indirectes (défaut de soin, malnutrition, épidémies). Ceci voudrait dire que le chiffre de 261 350 décès incluant les pertes indirectes est probablement lui aussi largement sous-estimé.

«Les femmes et les enfants représentaient «près de 70%» des morts dans la bande de Gaza sur la période novembre 2023 à avril 2024, affirme l’ONU après une minutieuse vérification d’un décompte partiel des victimes de la guerre menée par Israël contre le Hamas».

S’agissant de l’extermination des civils : femmes, enfants, vieillards, les forces armées israéliennes se comportent comme une armée de voyous meurtriers de la pire espèce. On est très très loin de la manière de faire la guerre des forces armées russes en Ukraine : beaucoup plus professionnelles, épargnant les populations civiles autant que faire se peut. Le simple examen comparatif des bilans humains des pertes civiles est effarant. Un petit commentaire de nos sayanim favoris serait le bienvenu.

Tsahal a toujours été et reste l’armée la plus immorale du monde. (1060 docteurs et personnels médicaux ont été tués à Gaza depuis le 7 octobre 2023).

L’énormité de ce chiffre montre qu’ils étaient volontairement visés pour accroître les pertes indirectes.

À cela s’ajoutent 14 personnels du Croissant Rouge tués dans les bombardements israéliens du 30 mars 2025, ce qui porte le bilan à 1074 personnels médicaux tués, au moins.14

Selon Al-Jazeera qui cite leurs noms, depuis le 7 octobre 2023, 222 journalistes avaient été tués en Palestine en moins de 15 mois, fin décembre 2024.

Cette guerre est, de loin, la plus meurtrière de notre siècle pour les journalistes qui sont abattus délibérément pour que nul ne puisse informer le monde sur les atrocités, crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par les forces israéliennes.

Général Dominique Delawarde


IA et apartheid : quand la tech est au service d’un génocide

"Depuis des mois, Israël utilise des systèmes d’intelligence artificielle dans sa guerre contre les civils de Gaza.

Parmi ces systèmes :

• Lavender, chargé de détecter automatiquement les “suspects”, en grande partie via des profils numériques.

• Genie, un assistant façon ChatGPT intégré au système militaire israélien, capable de générer en quelques secondes des cibles à attaquer sur la base d’une simple requête en langage courant.

Un commandant tape quelques mots, l’IA propose des coordonnées. Une frappe suit. Et une famille disparaît." Tomy sur X.






IA et apartheid : quand la tech est au service d’un génocide

Bienvenue dans le cauchemar orwellien version apartheid. Selon une enquête conjointe de The Guardian, +972 Magazine et Local Call, l’armée israélienne a développé une intelligence artificielle inspirée de ChatGPT, mais entièrement dédiée à la surveillance et la répression des Palestinien·nes.

Le principe ? Un programme entraîné sur plus de 100 milliards de mots arabes issus de conversations interceptées, destiné à analyser, prédire et identifier les personnes à arrêter. Plus besoin de preuves tangibles : l’IA répond aux questions des militaires et leur balance directement des listes de » suspects « .

De la surveillance de masse au fichage automatisé

L’unité 8200, fer de lance du renseignement israélien, n’en est pas à son premier coup. Depuis des années, elle collecte tout : appels téléphoniques, messages privés, réseaux sociaux, conversations entre voisin·es… Cette IA ne fait qu’industrialiser un système déjà bien rodé.

Le plus flippant ? Les Palestinien·nes n’ont pas besoin d’être militant·es pour être ciblé·es. Leur simple existence dans une zone donnée suffit à les faire apparaître sur les radars de l’armée. Comme l’explique Nadim Nashif, de l’ONG 7amleh :

"Les Palestinien·nes sont des cobayes dans le laboratoire israélien. Cette IA est une arme de plus pour maintenir un régime d’apartheid et d’occupation."

Quand l’industrie de la tech collabore avec l’armée

Pour développer ce monstre numérique, Israël a enrôlé des experts du privé, notamment chez Google, Microsoft et Meta. Après le 7 octobre, ces géants de la tech ont vu leurs ingénieur·es rejoindre en masse l’unité 8200, accélérant le projet sous couvert de » mission de réserve".

Un "hasard" ? Pas vraiment. Google a déjà été épinglé pour son partenariat avec Israël via le projet Nimbus, qui fournit au gouvernement des outils cloud et d’IA. De son côté, Microsoft a permis à l’armée israélienne d’accéder aux modèles d’OpenAI pour booster son propre système.

Une IA pour intensifier la répression

Que va-t-il se passer avec cet outil entre les mains de l’armée israélienne ? La réponse est simple : une répression encore plus massive, plus rapide, plus aveugle. Déjà, en Cisjordanie, les arrestations arbitraires explosent. Des commandants militaires exigent des quotas d’arrestations mensuelles, transformant la traque en un simple objectif statistique.

Comme l’explique une source dans l’enquête : "Parfois, c’est juste un commandant qui veut 100 arrestations par mois dans sa zone."

Plus besoin de preuves, plus besoin d’enquête, une IA se charge du sale boulot. Et pendant ce temps, le monde ferme les yeux.
L’avenir : une généralisation de l’IA répressive ?

Israël n’est pas le seul État à rêver d’une IA pour fliquer les masses. De la reconnaissance faciale en Chine à l’IA prédictive aux États-Unis, les gouvernements capitalistes testent et perfectionnent un futur où chaque individu sera sous contrôle permanent.

Ce qui est testé aujourd’hui en Palestine pourrait bien se généraliser demain à toute contestation sociale. Un monde où les algorithmes dictent qui est suspect, qui doit être arrêté, qui doit être réduit au silence.

Refuser l’apartheid numérique

L’intelligence artificielle entre dans une nouvelle ère de répression. Ce que fait Israël aujourd’hui aux Palestinien·nes pourrait être demain la norme partout ailleurs.

Se battre contre cette technologie de l’oppression, c’est se battre pour la liberté de tous.tes. Refuser que des algorithmes décident de qui vit, qui meurt, qui est digne d’exister. Face à cet avenir dystopique, la seule réponse est la résistance.

https://www.leperepeinard.com/articles/ia-et-apartheid-quand-la-tech-est-au-service-dun-genocide/

jeudi 24 avril 2025

Cela s’appelle aussi du terrorisme

 



Quand Daech avançait au nom de la religion, on parlait partout de terrorisme islamique, d’extrémisme religieux, de barbarie théocratique. À juste titre.

Mais quand des colons brûlent des enfants vivants, rasent des quartiers entiers, hurlent « mort aux Arabes » dans des prières d’État, revendiquent une terre “promise” pour un peuple “élu”… là, on détourne le regard, on parle de « sécurité d’Israël », de « lutte contre le Hamas ».

Ce n’est pas de la diplomatie. C’est de la lâcheté complice. Oui, ce que l’on voit, c’est de la suprématie juive violente, assumée, armée, théorisée. Et oui, cela s’appelle aussi du terrorisme.

Tomy le magnifique sur X.


17 avril, Rima Hassan est auditionnée par la police judiciaire


Conçu à l’origine pour « lutter contre les filières de recrutement en ligne de djihadistes », le délit d’apologie du terrorisme sert-il désormais à poursuivre les opposants politiques, députés, militants, chercheurs, imams… ?

Rima Hassan a été auditionnée durant 11h30. Auditionnée pour avoir fait l'apologie du droit international.




Rima Hassan :

Durant cette audition, un des enquêteurs m’a reproché l’utilisation des termes « apartheid » et « génocide » pour évoquer la situation israélo palestinienne en indiquant « vous êtes juriste vous savez qu’Israël n’a pas été condamné pour ces motifs » et en poursuivant « que ces propos peuvent entraîner des discours haineux contre Israël et la communauté juive ».

Tout d’abord on peut relever la confusion que font ici les enquêteurs eux-mêmes entre Israël qui est un État comptable devant la communauté internationale de ses agissements et « la communauté juive » de France qui est composée de citoyens et citoyennes et donc d’individualité, de sensibilités différentes sur toute l’actualité nationale et internationale. J’ai moi-même et à plusieurs reprises sensibiliser sur la nécessité de se désolidariser des amalgames qui peuvent être faits à ce sujet visant à essentialiser les personnes de confession juive à la politique israélienne. Post initial du 10 octobre 2023 et republié à plusieurs reprises sur mes réseaux.

Cette essentialisation faite par les enquêteurs eux-mêmes invisibilise par ailleurs toutes les voix juives avec lesquelles les militants et militantes de la cause palestinienne travaillent quotidiennement et tend à présenter les citoyens de confession juive comme un corps social compacte qui parle et réfléchit d’une seule et même voix. Aussi, si des oppositions et divergences s’expriment elles ne s’expriment pas sur fond de suspicion basée sur la confession religieuse mais sur des idées politiques exprimées publiquement soit à titre personnel soit au nom d’une organisation. C’est ce qu’on appelle communément le débat public. Dire cela, s’en tenir à cette rigueur et à ces principes ne doit pas non plus nous rendre aveugles ou indifférents aux propos et actes antisémites et islamophobes qui se sont développées après le 7 octobre.

Sur l’apartheid, l’enquêteur m’indique « c’est un régime ce n’est pas un crime », manque de chance ils sont tombés sur l’aspect du conflit que je maîtrise le plus et sur lequel je me documente le plus depuis 10 ans. Alors voici quelques arguments et éléments d’analyse sur l’autonomisation d’une définition juridique de l’apartheid qui en fait un crime à part entière en droit international.

Conventions internationales qui consacrent cette notion d’apartheid :

• la Convention internationale sur l'élimination de toutes formes de discriminations raciale (CIEDR) de 1965 ;

• la Convention internationale sur l'élimination et la répression du crime d'apartheid de 1973 (Convention contre l'apartheid) ;

• le Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale de 1998 (Statut de Rome de la CPI) ;

• le protocole additionnel aux Conventions de Genève du 12 août 1949, relatif à la Protection des victimes des conflits armés internationaux de 1977 (protocole additionnel 1).

Dans le détail ce sont surtout la Convention contre l'apartheid et le Statut de Rome qui y consacrent une définition détaillée.

Le statut de Rome en instituant la CPI lui confère compétence pour les génocides, les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre et d'agression. L'article 7 dresse une énumération d'actes constitutifs de crime contre l'humanité, tels que l'extermination, la réduction à l'esclavage, le transfert forcé de population ou encore l'apartheid. Ce dernier est définit comme suit : « par crime d'apartheid, on entend des actes inhumains analogues à ceux que vise le paragraphe 1, actes inhumains commis dans le cadre d'un régime institutionnalisé d'oppression systématique et de domination d'un groupe racial sur tout autre groupe racial ou tous autres groupes raciaux et dans l'intention de maintenir ce régime. » Cette définition est inclusive en ce sens où elle permet d'inclure une variété de crimes contre l'humanité en vertu du système d'apartheid. Le recours à la formule « actes inhumains analogues visés par le paragraphe 1 » crée une situation d'interaction des définitions apportées, dans laquelle certains crimes listés peuvent être classés dans la définition de l'apartheid et inversement.

La liste dressée par le Statut de Rome est nettement moins exhaustive et moins précise que celle de la Convention contre l'apartheid de 1973. On peut y lire que les actes inhumains les plus pertinents dans le cadre de la notion d'apartheid sont ceux visés par le crime de persécution, qui recouvre « le déni intentionnel et grave de droits fondamentaux en violation du droit international, pour des motifs liés à l'identité du groupe ou de la collectivité qui en fait l'objet ».

L'institutionnalisation de l'apartheid en une norme juridique autonome va de pair avec la consécration de cette notion en crime international. C'est là tout l'apport de la Convention de 1973 mais dont les prémisses sont posées par la résolution 2202 de l'Assemblée Générale du 2 décembre 1966 condamnant « la politique d'apartheid pratiquée par le gouvernement sud-africain comme un crime contre l'humanité ». La Convention contre l'apartheid trouve donc sa source dans l'opposition des Nations Unies à la politique de discrimination raciale du gouvernement sud-africain et à sa détermination à contraindre ce gouvernement à abandonner cette politique.

La Convention contre l'apartheid constitue la dernière étape
 du processus de condamnation de l'apartheid puisqu'elle déclare que l'apartheid est non seulement contraire à la Charte des Nations Unies mais également qu'il s'agit d'un crime. Ainsi, les dispositions de la Convention font à plusieurs reprises référence au fait qu'elles s'appliquent non seulement à l'apartheid tel qu'il est pratiqué en Afrique du Sud, mais également aux politiques similaires de discriminations raciales, où qu'elles soient mises en œuvre. En effet, on relève ceci « bien que la Convention soit basée sur l'expérience sud-africaine, elle ne s'y limite pas ».

De plus, à la lecture des nombreux textes qui ont postérieurement consacré l'apartheid, plusieurs constats s'imposent quant à la volonté expresse de faire de l'apartheid un crime autonome du cas sud-africain. Que la Convention contre l'apartheid ait vocation à s'appliquer à des situations autres que celles de l'Afrique du Sud, trouve confirmation en ceci qu'elle est consacrée dans des instruments de portée plus étendue, adoptés avant et après la chute de l'apartheid.

En effet, aux termes du premier Protocole additionnel de 1977 aux Conventions de Genève de 1949, les pratiques de l'apartheid constituent une « infraction grave » au Protocole, sans aucune limitation géographique. Le crime d'apartheid est de la même façon, consacré par plusieurs instruments de la Commission du droit international sans limitation géographique. En 1976, l'article 19 du Projet d'articles sur la responsabilité des Etats reconnaît comme étant un crime international impliquant responsabilité étatique, par contraste avec la responsabilité des individus, « une violation grave et à une large échelle d'une obligation d'importance essentielle pour la sauvegarde de l'être humain comme celles interdisant l'esclavage, le génocide, l'apartheid ».

Le projet de Code des crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité adopté en première lecture par la Commission du droit international en 1991, qualifie l'apartheid de crime, sans faire référence à l'Afrique du Sud'' et, selon, l'article 18, alinéa (f) du projet de code adopté en deuxième lecture en 1993, la discrimination raciale institutionnalisée est une forme de crime contre l'humanité, le commentaire dudit article précisant que « c'est en fait le crime d'apartheid sous une autre dénomination ».

Le Statut de Rome de la Cour Pénale internationale adopte une approche similaire et retient l'expression « crime d'apartheid » dans sa description des crimes contre l'humanité (art.7). On peut en conclure que la Convention contre l'apartheid est morte si l'on en juge par sa raison d'être originelle, l'apartheid en Afrique du Sud, mais survit sous forme de crime contre l'humanité, au regard du droit international et du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Tant d'éléments qui montrent que cette incrimination est susceptible de s'appliquer dans les situations autres que celle de l'Afrique australe.

Au-delà de cette analyse, il est à noter que le crime d’apartheid commis par Israël est très largement documenté, plusieurs ONG ont consacré des rapports sur le sujet : l’ONG israélienne B’tselem, l’ONG palestinienne Al Haq ou encore Amnesty international et Human Rights Watch pour ne citer qu’elles.

Enfin sur cette question de l’apartheid, le dernier avis de la Cour internationale de justice sur les conséquences juridiques de la colonisation et de l’occupation israéliennes est sans équivoque : Israël instaure un régime de séparation et discrimination entre les individus en raison de leur origine.

S’agissant désormais du génocide, je ne m’y attarde pas je l’ai largement relayé ces derniers mois, le cratère intentionnel des actes génocidaires perpétrés par Israël est lui aussi largement documenté et dénoncé y compris par l’ONU.

Quant à l’ordonnance rendue par la CIJ le 26 janvier 2024 elle évoquait certes un risque de génocide et elle n’a pas encore rendue de décision sur le fond, cependant on oublie d’indiquer qu’elle a demandé à Israël des mesures conservatoires visant à prévenir ce génocide, ce qu’Israël n’a pas respecté au contraire l’offensive Israël a été plus massive et plus génocidaire suite à publication de cette ordonnance.

En outre, rappelons que la convention sur la prévention et la répression du génocide oblige les États et les sociétés qui les composent à agir pour PRÉVENIR le génocide, c’est à dire d’agir dès lors que le risque de génocide est avéré et documenté ce qui a été fait dés l’ordonnance de janvier 2024.

Enfin, rappelons que même en Israël des voix s’élèvent contre le génocide à Gaza « L’historien Amos Goldberg, titulaire de la chaire Jonah M. Machover d’études sur la Shoah à l’Université hébraïque de Jérusalem, a publié, en avril 2024, dans le magazine en ligne Local Call (Siha Mekomit en hébreu), un article accusant Israël de commettre un génocide à Gaza. ».

J’en conclus ceci, si Israël est devenu un État paria et détestable sur la scène internationale c’est précisément à cause de ses agissements et non pas à cause de nous militants et militantes qui dénonçons ses crimes et agissements. Il est assez désespérant de inquiétant de voir la France sombrer dans ce qui est désormais une complicité avéré du génocide en cours dés lors qu’elle œuvre davantage à silencier et à criminaliser les voix qui s’élèvent contre le génocide qu’à condamner l’Etat qui en est responsable.

Je suis finalement assez satisfaite que ces procédures aient lieu, elles permettront de faire toute la lumière sur l’agenda politique qui se cache derrière cette criminalisation. Pour l’histoire, pour le présent comme pour l’avenir.


mercredi 23 avril 2025

"Entrer dans Gaza et tuer tout le monde"




"(...) Noam Ben Shlush, devenu une icône après avoir perdu une jambe le 7 octobre, a récemment été interviewé par la très inspirante influenceuse de guerre Rina Waisman. À la question touchante : « Quel est ton rêve ? », le héros du jour a répondu sans trembler :

« Installer un trépied ici, avec une mitrailleuse. Entrer dans Gaza et tuer tout le monde. Tuer tout le monde. C’est mon rêve. »

Pas un frisson, pas une hésitation. Tuer des civils, des enfants, des familles, c’est devenu un rêve assumé, filmé, applaudi. Voilà à quoi ressemble l’humanité nouvelle du sionisme : une jambe en moins, mais la haine en bonus. Et pendant ce temps, l’Occident regarde, finance, justifie.

Ce petit rêve de carnage, digne des plus sombres pages de l’histoire, a tout de même récolté plus de 35 000 likes."


Source :
@ireallyhateyou

Tomy le Magnifique sur X

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Thomas Portes, député français :

"À Gaza Israël brûle vif des civils palestiniens pratiquant ainsi les méthodes des pires régimes de l’histoire. On mesure ici l’acharnement des criminels de guerre israéliens à assassiner les journalistes palestiniens.

Ils veulent empêcher le monde de voir.

Ils veulent empêcher que l’on documente leur génocide.

Diffusez partout ces images.

Israël doit être mis au ban des nations."



"4 Palestinian civilians were killed and 15 others injured in an Israeli airstrike targeting tents sheltering displaced families near Al-Jazeera Club in central Gaza City." Gaza Notifications.



A story from Gaza

 



He stayed in the refrigerator for five days, nameless and featureless. No one knew if it was him or not. Every day, one of his relatives came to see him, but his face was burned and his body was nowhere to be seen. No one could tell it was him... until his mother came.

She came close to him, didn't cry, didn't speak, but held his hand. She lifted it a little and saw the small mole under his armpit. She said in a broken voice, "It's him... This mole made him laugh when he was little, every time I saw it while I was changing it."

Everyone was silent... There was no longer any need for another word. A mother, even if her son is burned, knows him. A mother remembers every little detail... and continues to carry great pain.

Here, Gaza...
Here, a mother bids farewell to her son with a mole, not with their face.

Only a mother preserves the contours of the soul and knows her children, even if they are ashes.

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Il resta cinq jours au réfrigérateur, sans nom ni traits. Personne ne savait si c'était lui ou non. Chaque jour, un membre de sa famille venait le voir, mais son visage était brûlé et son corps était introuvable. Personne ne pouvait le deviner… jusqu'à l'arrivée de sa mère.

Elle s'est approchée de lui, n'a pas pleuré, n'a pas parlé, mais lui a tenu la main. Elle le souleva un peu et vit le petit grain de beauté sous son aisselle. Elle dit d'une voix brisée : « C'est lui... Ce grain de beauté le faisait rire quand il était petit, chaque fois que je le voyais pendant que je le changeais. »

Tout le monde était silencieux... Il n'y avait plus besoin d'un mot de plus. Une mère, même si son fils est brûlé, le connaît. Une mère se souvient de chaque petit détail... et continue de porter une grande douleur.

Ici, Gaza...

Ici, une mère fait ses adieux à son fils avec un grain de beauté, et non avec son visage. Seule une mère préserve les contours de l'âme et connaît ses enfants, même s'ils sont en cendres.

Une histoire de Gaza.

Emelia



Gaza aujourd’hui

 




Rima Hassan.


"Jewish Voice for Peace" demande l'arrêt du financement de l'armée israélienne







L'organisation juive américaine "Jewish Voice for Peace" demande à Washington de cesser immédiatement le financement de l'armée israélienne :

- "Ne détournez pas le regard. L'armée israélienne a brûlé vif de manière atroce au moins 12 Palestiniens, dont toute la famille al-Rous, après avoir bombardé des tentes à al-Mawasi, une soi-disant "zone sûre". Le même jour, l'armée israélienne a lancé une frappe aérienne contre une école de l'UNRWA à Jabalia, tuant au moins 6 personnes, dont toute la famille Asaliya."

- "Ceci est le sionisme. Depuis des décennies, le sionisme, idéologie politique à l'origine de l'État israélien, a fragmenté la terre palestinienne et expulsé de force les Palestiniens afin d'établir un État réservé aux Juifs. L'objectif a toujours été d'obtenir un maximum de terre avec un minimum de Palestiniens, quel qu'en soit le prix."

- "L'armée israélienne étend son emprise sur Gaza, repoussant les Palestiniens vers al-Mawasi et Deir al-Balah. La semaine dernière encore, le Premier ministre israélien Netanyahu a annoncé que les troupes israéliennes occuperaient désormais Rafah, où vivent plus de 250 000 Palestiniens et où plus d'un million ont trouvé refuge depuis octobre 2023. Il s'agit d'une manœuvre calculée pour restreindre toujours plus l'espace vital des Palestiniens, les forçant à se réfugier dans des tentes, des écoles et des hôpitaux."

- "En plus de bombarder les abris, l'une des tactiques préférées de l'armée israélienne est de cibler les journalistes afin de faire taire les témoignages et dissimuler ses crimes de guerre."

- "La nuit dernière, une frappe aérienne israélienne a tué la journaliste palestinienne Fatima Hassouneh, ainsi que 10 membres de sa famille à Gaza-ville. Le gouvernement israélien a tué plus de 230 journalistes depuis octobre 2023."

- "Le gouvernement des États-Unis a facilité ce génocide en continuant d'envoyer des armes à l'armée israélienne. Nous tenons les gouvernements américain et israélien pour responsables du massacre de plus de 60 000 Palestiniens, du siège et de la famine imposés à Gaza, ainsi que de la destruction massive des infrastructures et des terres."

- "Nous exigeons la fin immédiate de tout financement américain de l'armée israélienne."


Vu sur X.

mardi 22 avril 2025

Catastrophe humanitaire à Gaza : l'appel du Pr Sami Aldeeb



"Il est de notre devoir de dénoncer cette politique de guerre, de mort, d'extermination..."

Le Pr Sami Aldeeb appelle à une sortie par le haut du cycle sans fin de massacres et désormais de crimes contre l'humanité en Terre-Sainte.

Palestinien chrétien, docteur en droit et spécialiste du droit musulman, Sami Aldeeb est pour un seul État démocratique et laïc en Palestine/Israël et refuse tant l'État d'Israël que l'État de Palestine qu'il qualifie tous deux d'entités discriminatoires.





Les drones suicides israéliens

 



L’armée israélienne (IOF) a délibérément relancé l’usage de ses drones suicides SkyStriker pour cibler non pas des cibles militaires, mais des tentes de déplacés. À Mawasi Khan Younis, un de ces drones — fabriqué par Elbit Systems — a frappé une tente abritant des civils, tuant le Dr Hassan Abdel Rahman Abu Zeid et son épouse Israa Al-Maghari, et blessant quatre autres personnes.


Après une pause depuis mai 2023, les terroristes Israelien ont repris leur usage le 17 avril 2025 avec une frappe qui a massacré plus de 10 membres de la famille Abu Al-Rus — essentiellement des enfants. Depuis, ces drones armés de charges de 10 kg visent presque exclusivement des abris précaires et même des mosquées. Un glissement assumé vers une épuration totale des plus vulnérables.

Elbit Systems, qui fournit 85 % des drones de l’armée terroriste israélienne, bénéficie de chaînes d’approvisionnement bien rodées : États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Suède, Inde, Brésil, Roumanie, Australie… Autant de pays qui, en silence ou en soutien, participent activement à cette stratégie de terre brûlée déguisée en « guerre contre le terrorisme ».


Suppressed News sur X.


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L’armée israélienne utilise des drones dits drones suicides – des drones d’attaque très précis – lors de frappes sur des camps de déplacés à Gaza. Ils ont tué au moins 30 Palestiniens, dont 14 enfants, d’après des photos, des vidéos et des témoignages directs obtenus par Drop Site News.

Dans au moins cinq frappes distinctes au cours de la semaine dernière, dont une dans le camp de réfugiés de Jabaliya, une à Beit Lahia et trois sur des familles réfugiées à Mawasi Khan Younis, Israël a déployé des drones d’attaque appelés SkyStrikers, qui sont fabriqués par Elbit Systems, la plus grande entreprise privée de défense en Israël.

Mawasi Khan Younis est ce que l’armée israélienne appelle une «zone humanitaire». L’armée a ordonné aux Palestiniens de Gaza de s’y rassembler puis elle l’a bombardée à plusieurs reprises.

Trevor Ball, chercheur en munitions et ancien spécialiste de la neutralisation des explosifs et munitions de l’armée américaine, a examiné les photos et les vidéos des restes de drones.

«Les drones d’attaque à sens unique sont en fait des missiles selon les définitions techniques», a déclaré Ball. «Du point de vue des effets, ces bombes et ces missiles sont comparables à ceux qu’ils utilisaient auparavant pour frapper les tentes et les écoles. La plus grande différence réside dans le fait qu’il s’agit de munitions rodeuses, c’est-à-dire qu’elles peuvent tourner autour d’une cible pendant un certain temps avant de l’attaquer».

Les munitions rodeuses – également appelées drones suicides ou drones kamikazes – sont équipées d’ogives et sont conçues pour planer et localiser une cible avant de foncer dessus.

Dans ses publicités, Elbit Systems décrit le SkyStriker comme «une munition flottante (LM) entièrement autonome qui peut localiser, acquérir et frapper des cibles désignées par l’opérateur avec une ogive de 5 ou 10 kg installée à l’intérieur du fuselage, ce qui permet des performances de haute précision».

Le SkyStriker est propulsé par un moteur électrique qui «offre une faible signature acoustique, permettant des opérations secrètes à basse altitude». L’armée israélienne a récemment diffusé une autre vidéo montrant des drones suicides frappant des cibles à Gaza.

Elbit, qui a dévoilé le SkyStriker pour la première fois en 2017, souligne la capacité du drone de «frapper des cibles avec une précision extrême». L’entreprise souligne également le coût relativement faible des «munitions rodeuses» qui permettent de «mener des attaques de précision à des prix très inférieurs aux missiles guidés et aux roquettes».

Une vidéo promotionnelle de l’entreprise présente également les capacités du SkyStriker, notamment celle d’atteindre le centre exact de cibles relativement petites.

Dans une section intitulée «Minimiser les dommages collatéraux», Elbit précise que «le SkyStriker possède également la rare capacité d’interrompre les missions si nécessaire. Si la situation de la cible semble avoir changé – comme l’apparition soudaine de civils non impliqués – l’opérateur peut ordonner au drone de revenir en mode d’attente avant de frapper la cible, prête à s’engager à nouveau lorsque les conditions sont réunies».

«Je ne sais pas exactement pourquoi nous les voyons maintenant», a déclaré Ball à propos de leur utilisation à Gaza. Il se peut qu’ils veuillent les tester dans un environnement «réel» ou qu’ils aient changé leur façon de mener les frappes. Il est peut-être plus efficace pour eux d’utiliser ces drones que d’autres (Hermes/Apache/Jet), notamment en raison du rétrécissement des zones que l’armée israélienne autorise les habitants de Gaza à occuper.

Elbit Systems fournit des centaines de produits à l’armée israélienne, notamment des munitions, des drones, des systèmes de roquettes guidées, des moyens de reconnaissance et d’autres systèmes.

La guerre d’Israël contre Gaza a dopé les bénéfices de l’entreprise, qui a annoncé le mois dernier des profits trimestriels en hausse, en partie grâce à l’augmentation des recettes liées à la guerre, et qui s’attend à une croissance continue en 2025 dans le contexte d’un pic des dépenses mondiales en matière de défense.

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https://reseauinternational.net/massacres-par-drones-interposes/

Yaïr Nétanyahou, le fou du roi à la droite du père


Le fils aîné du premier ministre israélien a défrayé la chronique le 12 avril 2025 en insultant le président Emmanuel Macron sur X suite à sa déclaration en faveur de la reconnaissance d’un État palestinien.

Militant proclamé du suprémacisme identitaire juif, Yaïr Nétanhyahou est adulé par le camp colonial. Portrait d’un « influenceur » auprès duquel Éric Zemmour paraîtrait pâlichon.




Vous avez aimé Bension Nétanyahou, le grand-père, historien adhérent au sionisme d’extrême droite le plus radical, admirateur affiché de Benito Mussolini dans les années 1920 et, déjà à l’époque, grand pourfendeur des musulmans, ces « barbares ». L’écrivain américain Joshua Cohen en a fait le principal personnage, abject et drolatique, d’un roman qui lui a valu le prix Pulitzer aux États-Unis ("Les Nétanyahou", Grasset, 2022).

Vous avez adulé le fils, Benyamin, recordman de longévité à la tête du gouvernement israélien, chantre du « Grand Israël » aujourd’hui aux abois pour des vétilles : trois poursuites judiciaires et des centaines de milliers d’opposant·es dans les rues huant son nom. Vous allez adorer Yaïr, troisième du nom de la dynastie, fils aîné du précédent, suprémaciste juif revendiqué, ici ou là surnommé « Yaïr le dingo » mais en qui d’aucuns voient l’étoile montante de la politique israélienne.

« Mon pote, tu dois être très gentil avec moi »

On est à l’été 2015. Yaïr et son pote Ori sortent éméchés d’une boîte de strip-tease de Tel-Aviv. Les deux compères envisagent d’aller voir des prostituées. Ori propose un endroit. Yaïr refuse de payer le taxi. Ori insiste, son copain lui doit déjà pas mal d’argent. Mais Yaïr, comme sa maman, est connu pour considérer que tout lui est dû. Alors, il dégaine : « Mon pote, tu dois être très gentil avec moi. Mon père a arrangé pour le tien un deal à 20 milliards de dollars. Tu ne vas pas pleurnicher pour 400 shekels [100 euros] que je te dois, espèce de fils de pute. »

Le problème, c’est que Ori est le fils du milliardaire Kobi Maïmon, principal investisseur israélien dans l’exploitation des champs gaziers découverts alors en Méditerranée. L’autre problème, c’est que l’altercation a été enregistrée. Par qui ? Le chauffeur, peut-être. Car trois ans plus tard, une chaîne de télévision israélienne diffuse l’enregistrement.

Les suites seront un peu désagréables pour le fils comme pour le père Nétanyahou, qui parlera de « deux jeunes gens qui plaisantaient ». Mais elles seront vite oubliées et Yaïr, depuis, a vu sa cote d’amour croître sans cesse en Israël dans les milieux suprémacistes juifs.

Aujourd’hui, ses « followers » sur Twitter sont plus de 170 000, son podcast, The Yair Netanyahu Show, est un must. Yaïr anime chaque vendredi une émission sur la chaîne radiophonique Galei Israël, sise dans une colonie en territoire occupé palestinien. On y profère des propos d’un racisme que quelqu’un comme Éric Zemmour rêverait de pouvoir prononcer impunément.

Ce qui séduit ses auditeurs ? D’abord, son franc-parler. Comme Donald Trump, Yaïr Nétanyahou mêle provocations et infox dans un langage dénué de freins. Semaine après semaine, il y conchie ses cibles préférées : les Arabes, l’islam, les intellos et artistes progressistes, et plus simplement tous ceux qui émettent la moindre critique envers son père.

L’espoir « que les gauchistes mourront tous du Covid »

En juillet 2020, l’agence Associated Press notait qu’en un mois, il avait appelé à [expulser de Tel-Aviv les « minorités » (comprendre : les Palestinien·nes), repris la thèse conspirationniste voulant que Barack Obama soit né au Kenya, demandé à une journaliste israélienne qui lui déplaisait si elle avait couché pour obtenir son poste, traité la police enquêtant sur les soupçons de corruption de son père de « Gestapo » et de « Stasi ». Un journaliste israélien a ainsi défini son credo fin mars dans le quotidien israélien Haaretz1 :

"Offrir une réponse simple à chaque problème. Les immigrés ? On les expulse. Les terroristes ? On les électrocute. Le terrorisme ? On l’éradique. L’Iran ? On le bombarde. La Cour suprême ? On la rend au peuple. Un ministre de la défense dit que la législation qu’on veut faire voter menace la sécurité du pays ? On le vire !"

Depuis une dizaine d’années, la liste des frasques et la quantité « des thèses conspirationnistes, absurdités et mensonges » énoncés par cet homme âgé aujourd’hui de 31 ans est ahurissante. En 2019, il accuse Martin Indyk, ex-ambassadeur américain dans son pays, de vouloir « détruire Israël ». En 2020, il accuse les manifestantes et manifestants hostiles à son père d’être « financés par des fonds européens, par Soros, le pédophile Epstein et Ehoud Barak »2.

La même année, il est traité en guest star en Allemagne par l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), le parti d’extrême droite qui accueille en son sein les néonazis. En 2021, il clame qu’il « espère que les gauchistes mourront tous du Covid ».

L’inversion du sens des mots

Depuis que son père a de nouveau remporté les élections législatives en Israël, en novembre 2022, et installé peu après un gouvernement insérant en majesté l’extrême droite coloniale en son sein, le « dingo » semble avoir basculé dans une attitude plus libérée que jamais de toute contrainte — comme, en parallèle, y succombe aussi la fraction de l’opinion israélienne qui soutient l’alliance de l’extrême droite et des partis religieux. Comme si leur accession au pouvoir avait libéré les miasmes les plus nauséabonds et les propensions à la brutalité les plus viles de la société israélienne.

Dès lors, le nouveau gouvernement installé, Yaïr dit dans une interview3 que les procureurs et les policiers chargés des enquêtes sur son père sont « des traîtres », ajoutant qu’en Israël la loi « punit la trahison de la peine de mort ». Il oublie au passage que cette loi israélienne n’est valable que pour la haute trahison en temps de guerre. Réaction du papa : « Bien que chacun ait le droit d’exprimer son opinion, je ne suis pas d’accord avec ces propos »…

Le 18 mars 2023, dénonçant les défilés grandissants en Israël contre le projet de loi soumettant la Cour suprême au pouvoir exécutif que Nétanyahou entend faire voter, Yaïr compare les manifestant·es aux SA, les sections d’assaut mises en place par Hitler en Allemagne. Sur Twitter, il accuse aussi l’actuel Département d’État américain d’« être derrière les manifestations pour renverser Nétanyahou, afin de parvenir à un accord avec les Iraniens ». Sa source ? Breibart News, le site de la « droite alternative » américaine. Et qui est derrière ce complot ? Le financier George Soros, bien sûr.

Ces attaques contre le magnat juif et les références aux nazis pour qualifier ses opposants ne sont pas de simples aberrations. Comme chez Trump, l’utilisation systématique de l’inversion du sens est constitutive chez Yaïr. Ainsi en va-t-il de l’accusation de « nazisme », d’agir en « kapo », SS ou SA… portée à tort et à travers pour qualifier — ou plutôt disqualifier — tout opposant. En 2020 par exemple, Nétanyahou le troisième, qui abhorre toute idée de collectivité, assimile les kibboutz à « l’Allemagne nazie ».

Quand on déteste des gens, on les traite de nazis, c’est la règle. The Daily Stormer, site internet néonazi américain, traitera en 2017 Yaïr Nétanyahou de « frère absolu »4. La recette est connue : plus c’est gros, mieux ça marche. C’est pourquoi Yaïr, en mars 2023, peut aussi tweeter au sujet des manifestants contre son père qu’ils « ne sont pas des protestataires. Ni des anarchistes. Ce sont des terroristes ». Nazi, terroriste, tout ça c’est pareil ; ça ne sert qu’à calomnier l’adversaire.

« Trouve-toi un mari arabe et fous-nous la paix »

Qui s’étonnera que Nétanyahou le Troisième soit un habitué des prétoires ? Souvent attaqué en diffamation, il attaque plus souvent encore le premier ses adversaires. Procédurier compulsif, il part du principe qu’il gagne dans tous les cas. S’il l’emporte, justice est faite. S’il perd, c’est bien que l’État profond est pourri. Un exemple parmi d’autres. Ex-députée travailliste devenue écologiste, Stav Shaffir le traite de raciste et de « harceleur ». Il l’attaque en diffamation. Au procès, il prétend qu’elle s’est elle-même acoquinée au « pédophile Epstein » et termine sa diatribe en lui lançant : « Trouve-toi un mari arabe, convertis-toi à l’islam et fous-nous la paix »5. Il perd son procès, évidemment, mais il gagne parmi les siens.

En Israël, un pays où les sondages ont régulièrement montré que la population juive était favorable à Donald Trump à 70 %, voire 75 %, cette attitude choque moins qu’elle ne convainc. Dès lors, en janvier 2023, à l’invitation de l’« illibéral » président Viktor Orbán, il participe à une conférence à Budapest au cours de laquelle il explique que « critiquer George Soros n’est pas antisémite » devant un parterre de personnalités hongroises qui ont fait du régent Horthy, maître de la Hongrie de 1920 à 1944 qui instaura des lois anti-juives avant même que l’Allemagne nazie n’en adopte, leur idole historique.

Yaïr Nétanyahou, devenu un influenceur à succès, entretient les meilleures relations avec des représentants patentés de la droite alternative, nouveau nom de l’extrême droite identitaire occidentale. A-t-il des ambitions politiques ? La réponse n’est pas évidente. Ambitieux, Yaïr l’est. Politique, c’est moins clair. Ce qui est certain, c’est qu’il a toujours vécu dans une ambiance protectrice où il était prince. Il n’avait que 4 ans lorsque son père, Benyamin, a pris pour la première fois la tête du gouvernement avant, plus tard, de régner quatorze années durant sur le pays. Entre une mère, Sara, qui a montré à satiété qu’elle concevait le service de l’État comme la mise de l’État à son service, et un père acclamé par ses partisans comme « Bibi, roi d’Israël », pas besoin d’être fin psychologue pour imaginer pourquoi Yaïr Nétanyahou se comporte depuis toujours comme ces enfants-rois qui se sentent tout-puissants et n’admettent aucune contrainte. Il n’est pas seul en ce cas. Ainsi se perçoivent aussi ces colons idéologiques fanatiques qui multiplient les menées pogromistes contre les Palestinien·nes avec le même sentiment d’impunité légitime.

Une influence discutée

Pour autant, l’influence réelle de Yaïr sur son père n’est pas claire. Divers commentateurs israéliens pensent que Nétanyahou garde la main et se sert de son fils pour tester les frontières de l’admissible aux yeux de l’opinion. Au contraire, Ben Caspit, biographe de Benyamin Nétanyahou, estime que sa femme et son fils « donnent complètement le ton » et sont les plus influents conseillers du maître.

On raconte, par exemple, que lorsque le soldat Elor Azaria, en 2016, avait assassiné de sang-froid un jeune Palestinien déjà blessé et gisant dans son sang, et que, l’acte ayant été filmé, il était difficile à l’armée de ne pas sanctionner le soldat, Nétanyahou avait d’abord acquiescé. Mais quelques heures plus tard, il tournait casaque. Yaïr lui aurait montré les « milliers de réactions outrées » de jeunes Israélien·nes sur les réseaux sociaux, et le chef du gouvernement aurait alors couru rencontrer chez eux les parents du soldat incarcéré.

Quant à Nir Hefetz, ancien conseiller de Nétanyahou père devenu dans les procès en cours « témoin de l’État » (c’est-à-dire collaborateur de l’accusation en contrepartie de l’abandon des poursuites à son égard), il pense que Yaïr joue un rôle très important dans les décisions politiques de son géniteur. Nétanyahou père aurait, assure-t-il, repoussé un déplacement en Inde en 2017 parce que son fils aurait violemment manifesté son courroux de ne pas être invité dans la délégation israélienne.

Beaucoup, en Israël, estiment que l’influence de Yaïr a commencé de s’imposer au Likoud, le premier parti du pays, comme une alternative possible à son père lorsque ce dernier a connu des difficultés aux quatre scrutins législatifs successifs menés à partir d’avril 2019. « On adorerait pouvoir ne pas tenir compte [de Nétanyahou fils], comme si ce gosse difficile était juste un embarras pour son père. Mais la vérité est que sa grande influence est désormais démontrée », disait dès 2020 Raviv Drucker, un enquêteur respecté de la télévision israélienne (et honni des Nétanyahou).

Yaïr a cependant un handicap. La puissance du père semble décliner. Pas seulement parce que l’extrême droite radicale le tient en otage. Mais parce que son image semble lentement s’éroder. Le 10 avril, il donnait une conférence de presse. Interrogé sur le rôle de son fils, il a déclaré : « Yaïr n’a aucune influence. C’est une personne indépendante, avec ses propres opinions. »

L’ancien premier ministre Naftali Bennett s’est précipité à la radio pour déclarer : « Nétanyahou est un irresponsable. On aurait presque cru entendre Yaïr Nétanyahou. » Ce qui n’était pas une flatterie. Quant à Avigdor Lieberman, qui fut son ministre de la défense, il a eu ce commentaire sur Galei Tsahal, la radio militaire : « Nétanyahou ne prend plus aucune décision. Il ne fait qu’exécuter les ordres de son fils. »6. Vrai, faux ou entre les deux, cela ne sent pas très bon, ni pour le papa, ni pour le fils.



lundi 21 avril 2025

La plus effroyable hérésie judéo-chrétienne exposée par trois hommes chrétiens



C'est à glacer le sang !

Cet entretien entre ces 3 hommes, qui se disent chrétiens, est un plaidoyer qui tente de nous convaincre que les chrétiens sont appelés à se soumettre aux lois de l'Ancien Testament et aux écrits rabbiniques afin de susciter le Royaume de Dieu sur la Terre et d'obtenir leur Salut !

Ils invitent les chrétiens à participer à la "mission divine" en soutenant le SACRIFICE D'UNE GÉNISSE ROUSSE, afin que puisse être enfin ordonnée la reconstruction du TEMPLE DE JÉRUSALEM !

Par une manipulation habile et redoutable, ils arrivent à berner les chrétiens à l'effet qu'ils ont le devoir de participer activement à la reconstruction du Temple (l'abomination de la désolation) et ce, parce que c'est la "volonté divine"!

NON, c'est le plan du diable pour séduire et tromper les croyants!

Et comble de l'hérésie, ces hommes chrétiens tentent de nous faire avaler l'idée que l'on doive se soumettre aux 7 LOIS NOAHIDES afin d'obéir à la sagesse divine, prétextant qu'elles sont antérieures aux 10 commandements et qu'elles ont été données par Dieu aux non-Juifs.

C'est un pur mensonge!

Ils croient que la PAIX MONDIALE doit être instituée entre toutes les nations pour célébrer un "SEUL ET MÊME DIEU" et que le 3ème Temple sera une "MAISON DE PRIÈRES POUR TOUTES LES NATIONS"!

Ils plaident la supériorité doctrinale du judaïsme et affirment QUE LE MESSIE DOIT VENIR [quel Messie ???] et que NOUS DEVONS RECONSTRUIRE LE "TEMPLE DE DIEU" POUR L'ACCUEILLIR!

Étant impliqués de près avec les rabbins de l'Institut du Temple, ces 3 hommes nous apprennent que sur les cinq génisses rousses hébergées à Shilo, en Israël, trois sont encore qualifiées pour le sacrifice. Deux sont actuellement soumises à l'insémination artificielle. Une nouvelle génération de génisses rousses devrait donc voir le jour en juillet 2025!

Et selon ces 3 hommes, le sacrifice de l'une d'entre elles est une loi de Dieu, une prescription pour susciter l'arrivée du Messie ! (mais quel Messie ???)

L'homme à la casquette est Byron Stinson, un chrétien du Texas qui a permis à des rabbins de l'Institut du Temple de trouver et d'importer en Israël 5 génisses rousses, dont une est destinée à un sacrifice rituel visant la purification. Un rituel impératif pour reconstruire le Temple selon le judaïsme.

Vous trouverez son site internet ici:
https://www.byronstinson.me/a-christian-response-to-building-the-third-temple-of-god

Et le site dont il est question dans la vidéo :

https://www.templ3.media/


- Est-ce qu'un chrétien doit prendre part, de près ou de loin, à une prescription juive visant à sacrifier un animal ?
- Non.

- Est-ce qu'un chrétien doit soutenir la construction d'un temple destiné à un quelconque Dieu alors que la Bible nous dit que nous sommes le "Temple de Dieu" (au sens spirituel) ?
- Non.

- Est-ce qu'un chrétien devra se soumettre aux 7 lois noahides au nom de l'unité avec les nations et parce que nous honorons un seul Dieu ?
- Non.

"Car, sachez-le bien, aucun impudique, ou impur, ou cupide, c'est-à-dire, idolâtre, n'a d'héritage dans le royaume de Christ et de Dieu.

Que personne ne vous séduise par de vains discours; car c'est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion.

N'ayez donc aucune part avec eux.

Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière!

Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité."

Éphésiens 5


https://conscience-du-peuple.blogspot.com/2025/04/la-plus-effroyable-heresie-judeo.html