Un apartheid tranquille. Une ville qui s'efface pour que des colons puissent s'y promener comme chez eux. Les habitants sont parqués, invisibles, réduits au silence. Les colons, eux, marchent, prennent, s'approprient. La routine, version Hébron.
Ce n'est pas une mesure de sécurité. C'est une mise en scène. Une démonstration de force, une humiliation programmée. Les colons veulent se sentir chez eux, alors on efface les Palestiniens. On les efface des rues, des magasins, de la vue. On les efface de leur propre ville.
Hébron vidée de ses habitants pour que les colons puissent jouer aux maîtres. Un spectacle de suprématie, sous les yeux du monde qui, comme toujours, regarde ailleurs.
Je suis admiratif de la patience prophétique dont font preuve les Palestiniens.