mardi 20 octobre 2026

"Je suis admiratif de la patience prophétique dont font preuve les Palestiniens"




Regardez ces images. Hébron, ville morte. Des magasins fermés, des rues vides, des familles confinées chez elles, prisonnières de l'occupation. L'armée israélienne a bouclé la ville, interdit tout mouvement, transformé le quotidien en couvre-feu. Pour quoi ? Pour permettre à des colons de déambuler librement, sans être dérangés par la vue d'un Palestinien.

Un apartheid tranquille. Une ville qui s'efface pour que des colons puissent s'y promener comme chez eux. Les habitants sont parqués, invisibles, réduits au silence. Les colons, eux, marchent, prennent, s'approprient. La routine, version Hébron.

Ce n'est pas une mesure de sécurité. C'est une mise en scène. Une démonstration de force, une humiliation programmée. Les colons veulent se sentir chez eux, alors on efface les Palestiniens. On les efface des rues, des magasins, de la vue. On les efface de leur propre ville.

Hébron vidée de ses habitants pour que les colons puissent jouer aux maîtres. Un spectacle de suprématie, sous les yeux du monde qui, comme toujours, regarde ailleurs.

Je suis admiratif de la patience prophétique dont font preuve les Palestiniens.