mardi 26 novembre 2024

Palestinian children

 




"The israelis bomb, kill, terrorise, maim & hate with every breath they take, but Palestinian children still smile, still laugh and still love." Sarah Wilkinson.




"Palestinian children were injured after the bombing of a home in the Braij refugee camp, central Gaza." Sulaiman Ahmed.


Israeli forces bomb mosque in Gaza’s Nuseirat refugee camp






Video footage shows the moment Israeli forces bombed the al-Faruq Mosque in central Gaza’s Nuseirat refugee camp.

Crushed alive


"Then they climbed into the tank… and reversed over my mother."

Shocking testimony from the family of 65-year-old grandmother Safiya Al-Jamal describes how she was critically wounded by Israeli troops raiding their home in Shujaiya, Gaza, then crushed alive.



Israël vise une famille réfugiée dans un village chrétien






Une frappe israélienne a touché le village d’Aïto situé dans le nord du Liban et jusque-là épargné. Une famille de déplacés du sud du pays y était accueillie.

L'Etat hébreu a visé une maison de ce village chrétien faisant 22 morts dont douze femmes et deux enfants. L'ONU a réclamé une enquête "rapide, indépendante et approfondie" sur ce raid inédit, loin des fiefs identifiés du Hezbollah chiite libanais. Un choc pour les habitants de cette région chrétienne jusqu'ici préservée des bombardements.

D'une maison de deux étages, à flanc de colline, il ne reste que des gravats. Ici, une chaussure orpheline, là des livres de coloriages ou des vêtements projetés jusque dans les arbres... Et au centre un cratère qui révèle le lieu de l'impact. "Le bruit était très fort, j'ai entendu un 'boum', ça a fait un grand choc", témoigne Dany Alwan, 44 ans, le voisin.

"La maison s'est effondrée, c'était terrifiant. Il y avait beaucoup de poussière. J'ai vu un cadavre ici, un cadavre là-bas, plein de gens au sol…, poursuit le villageois. Il restait une petite fille, un bébé, qu'on a retrouvé le lendemain. Elle avait été projetée dans ce pick-up. Il reste des morceaux de cadavres sous les décombres."

Une petite fille, un bébé, avait été projetée dans ce pick-up.


La solidarité, malgré tout

Les traits tirés, le visage fermé, Dany confirme que 28 déplacés chiites du sud du Liban occupaient la maison depuis deux semaines. D'autres ont quitté le village après la frappe. Certaines familles dans le village, leur ont demandé de partir. Et les villageois ont décidé de ne plus accueillir de nouveaux déplacés.

Charlotte Saadé, la mère de Dany a été blessée chez elle, par le souffle de l'explosion. La septuagénaire témoigne depuis son lit d'hôpital : "C'étaient des gens très bien. Ils restaient discrets. Il y avait des femmes âgées de 90 ans. Et aussi des enfants en bas âge… Ça fait mal au cœur. On n'est pas les seuls à avoir accueilli des gens chez nous. Il n'y a pas un village ici où il n'y a pas de déplacés. Si tu vois un accident de la route, tu ne vas pas aider les blessés ?"


Le reportage de Sébastien Sabiron et Gilles Gallinaro à Aïto, au Liban  (2 minutes) :





Les guerres USA/OTAN

 


Les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont tué plus de quatre millions et demi de personnes au cours des vingt dernières années seulement au cours de leurs guerres d’agression – et nous poussent maintenant vers une troisième guerre mondiale. L’OTAN est la plus grande menace pour l’humanité.


Les grands mythes de l'OTAN

Par Péonia


Un nouveau livre du député allemand Sevim Dağdelen met à mal les plus grands mythes de l'OTAN : pourquoi l'Alliance n'a rien à voir avec la défense, la démocratie ou les droits de l'homme.

Je suis en train de lire un livre très intéressant qui vient d'être publié. Il s'intitule "NATO : A Reckoning with the Atlantic Alliance", écrit par Sevim Dağdelen, membre du parlement allemand, le Bundestag, depuis 2005. Elle est membre de la commission des affaires étrangères et porte-parole de la politique étrangère du parti Sahra Wagenknecht Alliance - Raison et Justice (BSW) au Bundestag allemand. Mme Dagdelen est membre des groupes d'amitié parlementaires germano-chinois, germano-indien et germano-américain. Elle est une experte de premier plan en Allemagne dans le domaine de la sécurité et de la politique étrangère, et un membre de longue date de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN.

Ce qui suit est un extrait de l'introduction :

En 2024, l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) célèbre son 75e anniversaire, apparemment au sommet de sa puissance. Plus que jamais, l'OTAN cherche à s'étendre. En Ukraine, l'OTAN mène une guerre par procuration contre la Russie en réaction à la guerre d'agression illégale menée par cette dernière. Elle participe à cette guerre en formant les soldats ukrainiens au maniement des armes de l'OTAN, en procédant à des livraisons massives d'armes, en partageant des renseignements, en fournissant des données sur les cibles et en envoyant des soldats qui combattent sur place. Des discussions ont eu lieu sur la livraison à l'Ukraine de missiles de croisière allemands Taurus, qui ont une portée de 500 kilomètres et la capacité d'atteindre Moscou et Saint-Pétersbourg, et sur le déploiement de troupes de l'OTAN à grande échelle. Une tempête se prépare.

De plus, l'OTAN étend sa présence en Asie. En intégrant de nouveaux États partenaires tels que le Japon et la Corée du Sud, l'alliance militaire s'avance dans la région indo-pacifique et cherche à se confronter à la Chine. Les dépenses militaires des États-Unis et des autres États membres de l'OTAN atteignent des sommets. Tandis que les grands entrepreneurs du secteur de la défense font péter les bouteilles de champagne, les coûts énormes du renforcement militaire sont répercutés sur la population en général. L'inconvénient de cette politique de puissance expansionniste est qu'elle conduit à une expansion excessive, à des tensions sociales croissantes et à un risque d'escalade de plus en plus grand, ce qui remet en question l'alliance d'une manière sans précédent.

D'autant plus que l'OTAN doit aujourd'hui s'appuyer sur certaines falsifications de l'histoire. De la fondation de l'OTAN à aujourd'hui, trois grands mythes ont accompagné l'histoire brutale de ce pacte militaire, que je vais maintenant explorer.

TOUT EST QUESTION DE DÉFENSE ET DE DROIT INTERNATIONAL


L'OTAN est une alliance défensive. C'est le récit que nous sommes censés croire et qui est répété à l'infini. Mais l'histoire du pacte militaire est bien différente. La défense mutuelle n'était pas non plus la motivation principale lors de la création de l'OTAN, et on ne peut pas non plus qualifier le comportement de l'OTAN au cours des dernières décennies de défensif.

Tout comme dans le cas du traité interaméricain, les États signataires du pacte de l'Atlantique Nord sont totalement inégaux en termes de puissance et de capacités militaires. Il est donc évident qu'en fondant l'OTAN, les États-Unis ne cherchaient pas à obtenir l'aide des autres partenaires de l'alliance au cas où il leur serait nécessaire de se défendre. En fait, Washington poursuit depuis le début l'objectif de créer une "Pax Americana", une zone d'influence exclusive qui donne aux États-Unis, en tant que première puissance incontestée, le contrôle des questions étrangères et de sécurité des autres alliés.

Dans le cadre du pacte militaire, les autres membres de l'OTAN deviendraient alors de simples États clients, comme ceux qui servaient autrefois de zones militaires tampons dans les régions orientales de l'Empire romain pour renforcer la mainmise de l'Empire sur le pouvoir.

Tout changement politique interne susceptible de remettre en cause l'orientation de la politique étrangère de ces États clients était interdit et puni par l'écrasement. Pendant la guerre froide, l'OTAN a mis sur pied ses propres organisations putschistes afin d'empêcher toute évolution de ce type. Il s'agit des groupes dits "stay behind".

Entre autres activités, ces groupes utilisaient des moyens terroristes pour empêcher les forces politiques qui remettaient en question l'appartenance de leurs États à l'OTAN d'acquérir de l'influence politique ou du pouvoir.

La fin de la compétition systémique avec l'Union soviétique modifie de manière incisive l'objectif premier de l'OTAN qui consistait à créer une "Pax Americana". Depuis la fin de la guerre froide, l'OTAN se considère de plus en plus comme le gendarme du monde.

Avec l'attaque de la République fédérale de Yougoslavie en 1999, qui à l'époque se composait encore de la Serbie et du Monténégro, le pacte militaire a mené sa première guerre. Il s'agissait d'une violation flagrante du droit international. Même le chancelier fédéral allemand de l'époque, Gerhard Schröder, le reconnaît 15 ans plus tard : "Nous avons envoyé nos avions [...] en Serbie et, avec l'OTAN, ils ont bombardé un État souverain - sans qu'aucune décision du Conseil de sécurité n'ait été prise à ce sujet".

Après ce péché originel, l'OTAN se transforme en un pacte de guerre, qui est en outre prêt à violer le droit international. Cette évolution contredit clairement sa propre Charte, dans laquelle les États membres de l'OTAN s'engagent, en vertu de l'article 1, à "s'abstenir, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force d'une manière incompatible avec les buts des Nations Unies". La défense de la zone de l'alliance n'est plus qu'une partie de la prétention de l'OTAN à fonctionner comme une force d'ordre mondiale.

En 2003, les États-Unis et la Grande-Bretagne, membres de l'OTAN, ont attaqué l'Irak dans le cadre d'une guerre d'agression illégale. ... Même si la guerre contre l'Irak n'était officiellement pas une guerre de l'OTAN, il existe de sérieuses raisons de considérer cette agression comme une opération du pacte militaire. Les membres de l'OTAN, comme l'Allemagne, n'ont pas refusé aux Etats-Unis l'utilisation des bases militaires de l'OTAN sur leur territoire, pas plus qu'ils n'ont refusé les droits de survol aux forces américaines.

Dans ce contexte, la politique de guerre des membres les plus importants de l'alliance doit donc être attribuée au pacte militaire lui-même - du moins si l'on veut prendre au sérieux l'autodéfinition de l'OTAN. Les États-Unis, avec leurs guerres illégales, se présentent donc comme des pars pro toto, comme une partie pour le tout.

En Afghanistan, l'OTAN a mené une guerre désastreuse pendant 20 ans, une guerre qui a coûté la vie à plus de 200 000 civils. Pour la première - et jusqu'à présent la seule - fois, dans cette opération militaire qui a suivi les attentats du 11 septembre 2001, l'alliance a invoqué le chapitre 5 du traité de l'OTAN. Elle a tenté de faire croire à l'opinion mondiale que la liberté et la sécurité de l'Occident sont désormais défendues dans l'Hindu Kush.

Outre Belgrade, Bagdad et Kaboul, la piste sanglante de l'OTAN mène également à la Libye. En 2011, l'OTAN a bombardé ce pays, violant le droit international.

Selon le mythe légitimiste énoncé dans le préambule de la charte fondatrice de l'OTAN, ses membres sont déterminés à "sauvegarder la liberté, l'héritage commun et la civilisation de leurs peuples, fondés sur les principes de la démocratie, de la liberté individuelle et de l'État de droit". Mais dès 1949, il s'agit d'un mensonge pur et simple. Non seulement les États-Unis se sont alignés sur les dictatures et les régimes fascistes d'Amérique latine, mais leurs alliés de l'OTAN en Europe étaient loin d'être tous des démocraties pures. Le critère décisif pour l'adhésion était la volonté de se joindre à un front contre l'Union soviétique.

En fait, l'OTAN n'est tout simplement pas une question de démocratie et d'État de droit, mais uniquement une question de loyauté géopolitique envers les États-Unis. Comme dans d'autres cas d'empires construits sur des mensonges, l'OTAN se nourrit de tels contes de fées. Dans les écoles et les universités, ces mensonges font partie du programme éducatif de l'OTAN.

COMMUNAUTÉ DE VALEURS ET DROITS DE L'HOMME

"Nous sommes liés par des valeurs communes : la liberté individuelle, les droits de l'homme, la démocratie et l'État de droit. C'est ainsi que l'OTAN se présente comme une communauté de valeurs dans son concept stratégique 2022. Mais selon un bilan de la célèbre université Brown de Rhode Island, aux États-Unis, au cours des seules vingt dernières années, plus de quatre millions et demi de personnes sont mortes à cause des guerres menées par les États-Unis et leurs alliés.

Cette image n'est pas compatible avec l'image que l'OTAN se fait d'elle-même et qui est largement diffusée. L'OTAN n'est pas une communauté qui protège les droits de l'homme. Au contraire, l'OTAN sert de parapluie protecteur pour les violations des droits de l'homme commises par ses membres. Et cela ne s'applique pas seulement à la violation des droits de l'homme sociaux sous la dictature d'une accumulation massive d'armements. Au contraire, l'OTAN poursuit une politique d'impunité totale pour tout crime de guerre commis par ses États membres.

Dans les pays du Sud, ce double standard occidental est de plus en plus critiqué. La rhétorique des droits de l'homme des pays de l'OTAN est considérée comme purement instrumentale, comme un outil permettant à la fois de cacher et de soutenir les intérêts géopolitiques de ces pays. Pour les pays du Sud, l'OTAN apparaît comme l'organisation gardienne d'un ordre mondial profondément injuste et aux tendances néocoloniales.

La preuve en est que dans leur guerre économique contre la Russie, les États les plus puissants de l'OTAN tentent d'utiliser des sanctions secondaires pour imposer leur propre politique à des "États tiers" tels que la Chine, la Turquie et les Émirats arabes unis, violant au passage la souveraineté de ces États.

Les mythes de l'OTAN romantisent la vision de la réalité. Si nous voulons trouver des moyens de sortir de la crise actuelle, nous devons les démasquer. C'est ce que fait le présent ouvrage. Aujourd'hui, 75 ans après la création de l'OTAN, ce pacte militaire, son expansion mondiale et ses politiques de confrontation conduisent plus que jamais le monde au bord de la Troisième Guerre mondiale.


L’administration la plus antipalestinienne de l’histoire des Etats-Unis





Trump a nommé des personnalités qui se distinguent par leur hostilité sans précédent à l’encontre des Palestiniens et de leurs droits.

Trump place à des postes-clés des soutiens inconditionnels de la politique jusqu’au-boutiste de Nétanyahou. Mais il va encore plus loin, avec la promotion de sionistes chrétiens, aux yeux de qui le premier ministre israélien est encore trop modéré. Ces évangéliques ultraconservateurs considèrent que l’accomplissement des prophéties passe par une souveraineté exclusivement juive sur l’ensemble de la Terre sainte, prélude à l’établissement du Troisième Temple à Jérusalem sur l’actuelle Esplanade des mosquées, troisième lieu saint de l’Islam.

Ils partagent ainsi la vision messianique et offensive des alliés suprémacistes de Nétanyahou, pour qui les Palestiniens ne seraient que des « étrangers » en terre d’Israël. Dès 2018, Pete Hegseth, le futur chef du Pentagone, a invoqué le « miracle du rétablissement du Temple ». Il a alors exclu toute solution à deux Etats, martelant qu’il « n’y a qu’un seul Etat », Israël, dont la souveraineté doit s’exercer sans partage sur « la Judée et la Samarie ».

M. Hegseth est loin d’être le seul des nouveaux promus à reprendre à son compte la terminologie à la fois biblique et israélienne de « Judée et Samarie » pour désigner la Cisjordanie. Mike Huckabee, le prochain ambassadeur en Israël, avait déclaré dès 2017 d’une colonie israélienne en Cisjordanie : « Il n’y a rien qui s’appelle la Cisjordanie. C’est la Judée et la Samarie. Il y a certains mots que je refuse d’employer. Les colonies n’existent pas, ce sont des communautés, des quartiers, des villes. L’occupation n’existe pas. »

Mike Huckabee est un fervent évangélique, à la différence des personnalités juives qui, depuis 2011, ont représenté les Etats-Unis en Israël. Ce choix découle peut-être du ressentiment de Trump à l’encontre de ses compatriotes juifs, qui ont encore voté très largement démocrate lors du dernier scrutin présidentiel. En revanche, M. Huckabee sera en phase avec l’ambassadeur désigné par Benyamin Nétanyahou à Washington, Yechiel Leiter, un colon imprégné d’idéologie suprémaciste et farouchement opposé à l’Autorité palestinienne.

A Washington se met ainsi en place une équipe fondamentalement hostile aux Palestiniens et à leurs droits, alors même que ce peuple endure depuis plus d’une année, à Gaza, la plus terrible tragédie d’une histoire pourtant saturée de tragédies.”

Source : Le Monde.

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Les sionistes chrétiens, Ces évangéliques ultraconservateurs considèrent que l’accomplissement des prophéties passe par une souveraineté exclusivement juive sur l’ensemble de la Terre sainte.


Le sionisme est la philosophie ou le mouvement des personnes qui veulent établir un nouvel Israël comme le centre d'un gouvernement mondial unique. Pour atteindre leur objectif, ils ont toutefois dû faire une chose très importante. Ils avaient besoin du soutien de la communauté chrétienne mondiale. Ils avaient besoin de l'appui des églises.

Ainsi, au XIXe siècle, avant la création d'Israël, les Rothschild ont travaillé en étroite collaboration avec plusieurs personnes de la chrétienté. Ils ont attiré un homme appelé Cyrus Scofield. Il était un avocat de la défense pénale reconnu coupable, expert en fraude et en faux. On lui a demandé de créer une nouvelle Bible. La Bible d'étude Scofield.

C'est la première Bible de toute l'histoire à contenir des centaines de notes de bas de page. Dans ces notes de bas de page, une nouvelle doctrine a été introduite dans l'Église évangélique américaine selon laquelle un nouvel Israël militaire politique devait voir le jour et que c'est là que le Messie viendrait régner sur le monde. Et ils ont dit que ce serait l'accomplissement de la promesse que Dieu avait faite à Abraham, et que ce serait aussi l'accomplissement de la promesse que le Christ reviendrait sur terre.

Cette Bible a ensuite été diffusée dans toute l'Amérique par l'intermédiaire de l'Institut biblique Moody, et elle est devenue le fondement de la théologie évangélique actuelle.

Personne n'était conscient que cette Bible avait été directement financée par des satanistes et qu'elle servait l'objectif de rallier la chrétienté à leur cause pour établir un nouvel Israël qui deviendrait le siège de leur gouvernement mondial unique. Encore une fois, je sais que tout cela paraît scandaleux à de nombreuses personnes qui n'ont jamais entendu parler de cela auparavant, mais vous pouvez faire des recherches à ce sujet et je vous encourage à être attentifs. J'ai étudié cette question pendant des décennies. Je sais de quoi je parle. Mais il est parfois très difficile de parler à des personnes qui ne sont pas informées, qui ont simplement accepté un certain état d'esprit, qui y ont cru aveuglément et qui le répètent à tout le monde sans jamais faire de recherches. Mais tout cela est un fait historique.

La Bible d'étude Scofield a été publié par les presses de l'Université d'Oxford, propriété des Rothschild. Et toute cette théologie a été écrit pour la première fois par John Darby, dont la famille possédait le château le plus hanté du monde, Leap Castle, où 150 cadavres ont été retrouvés dans les caves et où des messes sataniques étaient organisées. John Darby a utilisé toutes sortes de méthodes occultes dans ses écrits religieux. Il était impliqué dans des sociétés secrètes et des groupes occultes, et c'est lui qui a éduqué Cyrus Scofield. Mais John Darby était un employé des Rothschild. Il a travaillé pour la Compagnie des Indes orientales.

La Bible d'étude Scofield dit littéralement que tous ceux qui soutiennent ce nouvel Israël seront bénis par Dieu, et que tous ceux qui ne le soutiennent pas seront maudits par Dieu. La peur et l'intimidation ont donc été utilisées pour forcer les chrétiens à se ranger de leur côté, et ils y sont parvenus.


Pour en savoir plus :



lundi 25 novembre 2024

Les mandats d'arrêt émis contre Netanyahou et Gallant doivent être appliqués par tous les Etats de l'UE

 

Netanyahou, Gallant et Deïf doivent être arrêtés pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre.



L’Union européenne, par la voix de son chef de la diplomatie, Josep Borrell, affirme que les mandats d'arrêt émis contre le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, l'ex ministre de la défense, Yoav Gallant, et le chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Deïf, doivent être “appliqués” par tous les États membres.



Theodor Meron est-il antisémite ?



Netanyahu compare les mandats d'arrêt de la CPI à un nouveau "procès Dreyfus" et juge la Cour "antisémite".


Theron Meron, conseiller du procureur du CPI, 
ancien ambassadeur d'Israël au Canada et survivant de l'Holocauste.


Avant de prendre sa décision, Karim Khan, Procureur de la Cour pénale internationale,  a réuni un panel de six experts en droit international pour analyser les preuves. Y compris Theron Meron qui a convenu que les dirigeants israéliens ont fourni suffisamment de preuves pour qu'un mandat d'arrêt soit émis afin de poursuivre l'enquête sur les crimes de guerre dont Israël est accusé.

Theodor Meron est un éminent spécialiste du droit international et humanitaire et un survivant de l'Holocauste qui a été emprisonné pendant quatre ans dans un camp de concentration nazi. Meron a vécu en Israël, a fait ses études en Israël, a occupé des postes importants en Israël. Et il aime son pays et il est manifestement impartial envers sa patrie. Theodor Meron est d'accord avec la CPI et convient que les actions présentées jusqu'à présent sont suffisantes pour que les mandats d'arrêt soient émis et que les mesures prises sont appropriées.

La Bible et l’Empire

 







À l’évidence, les stratèges du Likoud et leurs alliés néo-conservateurs ont l’intention de léguer en héritage à l’humanité une guerre mondiale d’anéantissement contre la civilisation musulmane.

Le résultat espéré est un État juif régnant sur un Moyen-Orient morcelé, émasculé de toute identité et ambition nationales – et, à plus forte raison, panarabiques. Comment expliquer une telle hubris ? 

Une explication peut être puisée dans la nature même de l’État d’Israël et le rôle dirigeant qu’y a toujours tenu son appareil militaire, équivalent du National Security State états-unien. David Ben Gourion, qui cumulait les fonctions de Premier ministre et de ministre de la Défense, l’avait voulu ainsi, car il savait que le destin d’Israël reposait prioritairement sur sa capacité d’écraser la résistance arabe : « Pourquoi les Arabes feraient-ils la paix ? Si j’étais un chef arabe, je ne passerais jamais d’accord avec Israël. C’est naturel : […] nous sommes venus ici et leur avons volé leur pays. Pourquoi accepteraient-ils cela ? Ils oublieront peut-être dans une ou deux générations, mais pour le moment il n’en est pas question. C’est donc simple : nous devons rester forts et maintenir une armée puissante. Toute notre politique est là. Sinon, les Arabes nous feront disparaître. » 

Par la force des choses, Israël est depuis toujours un état sécuritaire. C’est aussi un État colonisateur et expansionniste, dont les ruses diplomatiques ne peuvent plus aujourd’hui masquer l’objectif qui n’a cessé de motiver ses dirigeants. Le plan de partition de la Palestine, estimait Ben Gourion en 1948, « ne nous oblige pas à renoncer à la Transjordanie ; on ne peut exiger de quiconque qu’il renonce à sa vision. Nous acceptons un état dans les frontières fixées aujourd’hui, mais les frontières des aspirations sionistes sont l’affaire du peuple juif et aucun facteur extérieur ne peut les limiter. » 

Menachem Begin, lui, déclarait plus catégoriquement : « Eretz Israel sera rendue au peuple juif. En totalité. Et pour toujours. » 

Trois jours après le début de l’invasion de Suez par Israël, Ben Gourion déclarait devant la Knesset que l’enjeu véritable était « la restauration du royaume de David et Salomon », ce qui signifie l’expansion d’Israël jusqu’aux « frontières bibliques » (« de l’Euphrate au Nil », selon un autre slogan sioniste). L’invasion israélienne et l’intervention franco-britannique en soutien avaient été finalisées lors d’une réunion secrète dans une villa de la banlieue parisienne, le 24 octobre 1956, où étaient présents Ben Gourion, Patrick Dean des services spéciaux britanniques, et Christian Pineau, ministre français des Affaires étrangères. L’accord signé, connu sous le nom de « Protocole de Sèvres », visait à renverser Nasser et lui reprendre le Canal. Le plan échoua grâce à l’intervention d’Eisenhower. Mais la tentative suivante, en 1967, réussit grâce à la non-intervention (et même l’aide secrète) de Johnson. Bien que le public américain et européen ait été conduit à croire que la conquête de nouveaux territoires par Israël en 1967 était déclenchée par une attaque égyptienne, les historiens savent aujourd’hui qu’il n’en est rien. Le Premier ministre israélien Menachem Begin a lui-même admis, dans un discours prononcé le 8 août 1982 devant le National Defense College de Jérusalem, que la Guerre des Six jours n’était pas « une guerre nécessaire », mais « une guerre choisie. Nasser ne nous a pas attaqués. C’est nous qui avons décidé de l’attaquer. » Ariel Sharon, qui s’illustra dans la prise du Sinaï lors de la Guerre des Six jours, résuma bien le rôle prépondérant de l’appareil militaire dans cette politique d’annexion : « On aurait pu enfermer les ministres dans une pièce et partir avec la clé. On aurait pris les décisions appropriées et personne n’aurait su que les événements étaient le résultat de décisions prises par les principaux généraux. » 

Sharon est l’homme qui incarne le mieux la brutalité de cet esprit de conquête. Il avait commandé l’Unité 101 qui le 14 octobre 1953 rasa le village de Qibya en Jordanie, tuant 69 civils dans le dynamitage de leurs maisons. En 1956, une unité sous son commandement avait fait exécuter plus de 200 prisonniers égyptiens et civils soudanais. En 1971, chargées de mettre un terme à la résistance dans la Bande de Gaza, ses troupes tuent plus de 100 civils palestiniens. Et en septembre 1982, le massacre de plus de 1 500 femmes, enfants et vieux dans deux camps de réfugiés palestiniens de Beyrouth lui vaut le surnom de « boucher de Sabra et Chatila ». Lorsqu’il est ministre des Affaires étrangères de Netanyahou de 1996 à 1999, Sharon qualifie les Accords d’Oslo de « suicide national » et se prononce pour les « frontières bibliques », encourageant les colonies illégales : « Chacun doit courir s’emparer de toutes les collines qu’il peut pour élargir les colonies, parce que tout ce que nous prendrons maintenant restera à nous », déclare-t-il le 15 novembre 1998. Lorsqu’il arrive au pouvoir en février 2001, tandis que Netanyahou devient à son tour ministre des Affaires étrangères, Sharon sabote volontairement le processus de paix et déclenche la seconde Intifada par ses provocations calculées. Tandis qu’en mars 2001, 22 nations réunies à Beyrouth sous l’égide de la Ligue Arabe s’engagent à reconnaître Israël sous condition d’application de la Résolution 242 (retour aux frontières d’avant 1967), l’armée israélienne envahit Ramallah et assiège Yasser Arafat dans son QG. Six mois plus tard, le 11-Septembre porte le coup de grâce à tout espoir de paix. 

L’état d’esprit qui règne au sein du commandement militaire d’Israël et du gouvernement Sharon est assez bien représenté par les propos de Martin van Creveld, professeur d’histoire militaire à l’Université de Jérusalem, expliquant au Guardian (21 septembre 2003) que les récurrentes révoltes palestiniennes ne trouveront qu’une seule solution : le « transfert » de tous les Palestiniens hors de Palestine. Sur le risque d’une opposition de la communauté internationale à un tel projet, il ajoute : 

« Nous possédons plusieurs centaines de têtes et missiles nucléaires et nous pouvons les lancer dans toutes les directions, peut-être même sur Rome. La plupart des capitales européennes sont les cibles de notre force aérienne. […] Nous avons la capacité d’entraîner le monde dans notre chute. Et je peux vous assurer que cela arrivera avant qu’Israël ne tombe. » 

Ron Rosenbaum, dans How the End Begins : The Road to a Nuclear World War III (2 012), rappelle que telle est bien le postulat de la politique militaire israélienne depuis les années 70, la fameuse « Option Samson » : « L’abandon du principe de proportionnalité est l’essence de l’Option Samson : même si Israël se trouvait détruit, on peut être sûr que ses sous-marins nucléaires – qui sillonnent la Mer rouge, l’Océan indien et le Golfe persique à des profondeurs indétectables – pourraient déclencher des représailles à une échelle génocidaire pratiquement n’importe où dans le monde », y compris sur Moscou, des capitales européennes et toutes les villes saintes de l’islam.

Les dirigeants sionistes actuels ne sont pas seulement opposés à la partition de la Palestine. Ils sont animés d’une vision quasi impériale du destin d’Israël, que ne reflètent pas leurs discours sur la scène internationale, mais que Sharon exprimait en hébreu en décembre 1981 dans un discours destiné à l’Institute for Strategic Affairs de l’Université de Tel Aviv : 

« Au-delà des pays arabes au Moyen-Orient et sur les rives de la Méditerranée et de la Mer rouge, nous devons étendre le champ des préoccupations stratégiques et sécuritaires d’Israël dans les années 80 pour y inclure des pays comme la Turquie, l’Iran, le Pakistan, et des zones comme le Golfe persique et l’Afrique, et en particulier les pays de l’Afrique du Nord et du Centre. » 

Ce discours sera annulé en raison de la controverse sur l’annexion des territoires syriens du Plateau du Golan, mais sera publié peu après dans le quotidien Maariv. Cette « doctrine Sharon » se retrouve dans un certain nombre d’autres textes en hébreu que le dissident Israel Shahak a traduits en anglais dans Open Secrets : Israeli Nuclear and Foreign Policies (1 997). Par exemple, dans un essai intitulé « A Strategy for Israel in the Eighties » écrit pour la World Zionist Organisation en février 1982, Oded Yinon, ancien haut-fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères, prône une stratégie de contrôle du Moyen-Orient passant par la fragmentation de tous les voisins d’Israël, à commencer par le Liban : 

« La désintégration totale du Liban en cinq gouvernements régionaux localisés constitue le précédent pour le monde arabe tout entier, y compris l’Égypte, la Syrie, l’Irak et la péninsule arabique, d’une manière similaire. La dissolution de l’Égypte et plus tard de l’Irak en différents districts de minorités ethniques et religieuses selon l’exemple du Liban, est l’objectif d’Israël à long terme sur le front Est. L’affaiblissement militaire actuel de ces États est l’objectif à court terme. La Syrie se désintégrera en plusieurs États suivant la ligne de sa structure ethnique et sectaire, comme cela se passe aujourd’hui au Liban. » 

En septembre 1982, Ariel Sharon, ministre de la Défense, lance l’invasion du Liban et dévaste la cité prestigieuse de Beyrouth sous un tapis de bombes (gracieusement fournies avec les avions par les États-Unis), causant la mort de 10 000 civils et le déplacement d’un demi-million. Selon le journal de Moshe Sharett déjà cité, le projet de déstabiliser le Liban en y fomentant une guerre civile pour justifier une intervention militaire israélienne et l’annexion de territoire a été élaboré dès 1955, par le ministre de la Défense Moshe Dayan.

Parce qu’il a fondé officiellement un « État juif » qui traite ses non-juifs comme des citoyens de second rang et interdit les mariages interethniques, le sionisme a été qualifié de « forme de racisme et de discrimination raciale » par la Résolution 3 379 de l’Assemblée générale des Nations Unies en 1975 (révoquée en 1991). Israël est un État ségrégationniste, qui a d’ailleurs établi avec l’État d’apartheid d’Afrique du Sud, en violation du boycott par le reste de la communauté internationale, une coopération économique et militaire dénoncée également par les Nations Unies en 1973 (Résolution 3 151) ; cette coopération incluait des recherches sur des armes bactériologiques « ethnospécifiques » destinées à contaminer sélectivement les populations indésirables, menées conjointement par le Project Coast en Afrique du Sud (sous la direction du fameux Docteur Wouter Basson) et par l’Institut de Recherche Biologique fondé en 1952 en Israël sous le contrôle du ministère de la Défense.

La recherche d’armes bactériologiques capables de contaminer les Arabes en épargnant les Juifs a été poursuivie jusqu’à la fin des années 1990, et sans doute au-delà, comme l’a révélé le Sunday Times en 1998. Souvenons-nous qu’à l’époque, Israël alertait le monde entier sur le danger imaginaire des armes chimiques et bactériologiques de Saddam Hussein. 

Le sionisme est né en Allemagne à la fin du 19ème siècle, dans le même creuset culturel et idéologique que le nazisme. Il lui a survécu parce qu’il a su capitaliser après la guerre sur la terrible souffrance des juifs d’Europe de l’Ouest, et progressivement usurper la représentativité de la communauté juive internationale. Mais il a dû pour cela faire oublier sa collaboration active durant les années 30 avec le régime nazi, amplement documentée par les chercheurs juifs antisionistes Ralph Schoenman ("Histoire cachée du sionisme", 1 988) et Lenni Brenner ("Zionism in the Age of Dictators", 1983, et 51 Documents : "Zionist Collaboration with the Nazis", 2 009). Les sionistes, qui combattaient les tendances assimilationnistes de la majorité des juifs européens, ont soutenu sans réserve les lois raciales d’Hitler interdisant les mariages mixtes ; de leur côté, les nazis voyaient alors l’émigration massive des juifs vers la Palestine comme la meilleure « solution au problème juif ». Le rabbin Joachim Prinz, futur président de l’American Jewish Congress (1958-1966), célébrait à Berlin en 1934 les lois raciales allemandes dans son livre "Wir Juden" : 

« Un État construit sur le principe de la pureté de la nation et de la race peut être honoré et respecté par un juif qui affirme son appartenance à ses semblables. » 

La discrimination des juifs assimilationnistes et intégrés favoriserait leur conversion à l’idéal sioniste, avait même prévu Theodor Herzl, de sorte que « les antisémites deviendront nos amis les plus sûrs, et les pays antisémites nos alliés ». Alors même qu’en 1933 l’American Jewish Congress organisait le boycott des produits allemands, l’Organisation Sioniste Mondiale signait avec l’Allemagne nazie l’Accord Haavara permettant le transfert de nombreuses fortunes juives en Palestine. Et en 1941, le groupe terroriste Lehi, une dissidence de l’Irgoun dont l’un des chefs, Yitzhak Shamir (né Yzernitsky), deviendra Premier ministre, offrit formellement au gouvernement allemand de « prendre une part active à la guerre aux côtés de l’Allemagne » contre les Britanniques, qui à l’époque administraient la Palestine et y limitaient l’immigration juive.

L’idéologie racialiste et suprématiste du sionisme précède celle du nazisme, et l’a en partie inspirée. Zeev Jabotinsky écrit en 1923 dans "Le Mur de fer", deux ans avant le "Mein Kampf" d’Hitler : 

« Un juif élevé au milieu d’Allemands […] peut devenir totalement imprégné de ce fluide germanique, mais il restera toujours un juif, parce que son sang, son organisme et son type racial, sur le plan corporel, sont juifs 18 . » 

On sait aujourd’hui ce qu’il faut penser de cette revendication raciale ; et de toute façon, il est établi que les colons israéliens issus d’Europe de l’Est ne peuvent prétendre à aucune ascendance génétique parmi les anciens Hébreux de Judée ou de Samarie, contrairement aux Palestiniens qu’ils ont expulsés de leurs terres ancestrales, et contrairement peut-être aux juifs sépharades d’Afrique du Nord, qualifiés de « déchets humains » par le Premier ministre Levi Eshkol, et soumis dans les années 50 à des mesures eugéniques de la part du pouvoir majoritairement ashkénaze Haim Malka, "Selection and Discrimination in the Aliya and Absorption of Moroccan and North African Jewry", 1948-1956, 1998.

Zeev Jabotinsky écrit encore dans "Le Mur de fer" : 

« Toute colonisation, même la plus réduite, doit se poursuivre au mépris de la volonté de la population indigène. Et donc, elle ne peut se poursuivre et se développer qu’à l’abri du bouclier de la force, ce qui signifie un mur de fer que la population locale ne pourra jamais briser. Telle est notre politique arabe. La formuler autrement serait une hypocrisie. » 

Le colonialisme raciste de Jabotinsky est une clé aussi importante que le machiavélisme de Leo Strauss pour décrypter la mentalité des hommes qui œuvrent au projet sioniste, en Israël comme aux États-Unis. C’est, au minimum, une clé indispensable pour comprendre les visées ultimes de Benjamin Netanyahou, dont le père, Ben Zion Netanyahou (né Mileikowsky à Varsovie) était le secrétaire personnel de Jabotinsky. Le 31 mars 2009, Netanyahou a nommé aux Affaires étrangères Avigdor Lieberman, issu du parti Yisrael Beiteinu qui se présente comme « un mouvement national avec la claire vision de suivre le chemin glorieux de Zeev Jabotinski. » Durant l’assaut contre Gaza en janvier 2009, Lieberman a plaidé pour « combattre le Hamas comme les États-Unis ont combattu les Japonais durant la Seconde Guerre mondiale».

Dans l’Allemagne de la fin du 19ème siècle, la notion biblique de « peuple élu » a été transposée par les pères fondateurs du sionisme dans le paradigme racialiste qui dominait alors en Occident. Mais le sionisme est avant tout un rêve biblique, comme son nom l’indique (Sion est le nom donné à Jérusalem 152 fois dans la Bible hébraïque) : « La Bible est notre mandat », proclama Chaim Weisman, futur premier président d’Israël, à la Conférence de Versailles en 1919.

Bien qu’agnostique, David Ben Gourion (né Grün en Pologne), était habité par l’histoire antique de son peuple, au point d’adopter le nom d’un général judéen ayant combattu les Romains. « Il ne peut y avoir aucune éducation politique ou militaire valable sans une connaissance profonde de la Bible », répétait-il. Envisageant une attaque contre l’Égypte dès 1948, il écrit dans son journal : 

« Ce sera notre vengeance pour ce qu’ils ont fait à nos aïeuls à l’époque biblique. » 

Ben Gourion prenait la Torah pour un récit historiquement fiable, et aujourd’hui encore, l’État hébreu la revendique comme histoire nationale, refusant les preuves archéologiques que le Royaume de Salomon, comme la plus grande partie de l’« histoire biblique », appartient au domaine du mythe et de la propagande. Pour les sionistes, récits et prophéties bibliques restent un modèle et un programme immuables. Ainsi, le nettoyage ethnique planifié par Ben Gourion en 1947-48, qui fit fuir 750 000 Palestiniens, soit plus de la moitié de la population native, rappelle celui ordonné par Yahvé à l’encontre des Cananéens : 

« Faire table rase des nations dont Yahvé ton Dieu te donne le pays, les déposséder et habiter leurs villes et leurs maisons » et, dans les villes qui résistent, « ne rien laisser subsister de vivant » (Deutéronome 19 h 1, 20 h 16). Ce qui rend ce concept de « peuple élu » bien plus toxique que les formes séculières de racisme – outre sa totale immunité à toute rationalité – est l’autre face de la pièce : l’idée que tout autre peuple sera « maudit » s’il ne sert pas le peuple élu. Le Dieu biblique abattra sa « vengeance » sur ses ennemis, les « peuples qu’il a condamnés », et son épée, après les avoir « dévorés », sera « remplie de sang et repue de graisse » (Isaïe 34 : 5-6, Jérémie 46 : 10).

Ce rêve insufflé par le Dieu biblique à son peuple élu n’est pas seulement un rêve racial national qui déclare les Cananéens (les Palestiniens autochtones) tout juste bons à être « exterminés sans pitié » (Josué 11 h 20) ou réduits à l’esclavage (Genèse 9 h 2 427). C’est très clairement aussi un rêve impérial. On évoque souvent ces vers du deuxième chapitre d’Isaïe (repris dans Michée 4 h 1-3) comme preuve que le message prophétique est pacifique : 

« Ils briseront leurs épées pour en fait des socs, et leurs lances pour en faire des serpes. On ne lèvera plus l’épée nation contre nation, on n’apprendra plus à faire la guerre. » 

Mais on omet généralement les vers précédents, qui indiquent que cette Pax Judaica ne viendra que lorsque « toutes les nations » rendront hommage « à la montagne de Yahvé, à la Maison du Dieu de Jacob », lorsque Yahvé, depuis son Temple, « jugera entre les nations. » 

Ben Gourion, véritable père d’Israël, était guidé par cette vision prophétique, qu’il reprit à son compte en 1962 dans une déclaration publiée par le magazine américain Look, où il émettait cette prédiction pour 1987 (le prochain quart de siècle) : 

« Toutes les armées seront abolies, et il n’y aura plus de guerres. À Jérusalem, les Nations Unies (de vraies Nations Unies) construiront un sanctuaire aux prophètes pour servir à l’union fédérale de tous les continents ; ce sera le siège de la Cour Suprême de l’Humanité, où seront réglés tous les conflits entre les continents fédérés, comme l’a prophétisé Isaïe.

Cette vision d’un Nouvel Ordre Mondial centré sur Jérusalem inspire aujourd’hui, plus que jamais, de nombreux intellectuels juifs. Jacques Attali, dans l’émission qu’il anime sur la chaîne Public Sénat avec Stéphanie Bonvicini, se prend à « imaginer, rêver d’une Jérusalem devenant capitale de la planète qui sera un jour unifiée autour d’un gouvernement mondial ». 

Lors du Sommet de Jérusalem qui s’est tenu du 11 au 14 octobre 2003 dans le lieu symbolique de l’hôtel King David, une alliance fut scellée entre sionistes juifs et chrétiens autour d’un projet « théopolitique » faisant d’Israël (selon les termes de la « Déclaration de Jérusalem » signée par les participants), « la clé de l’harmonie des civilisations », en remplacement des Nations Unies, devenues « une confédération tribalisée détournée par les dictatures du Tiers-Monde ». « L’importance spirituelle et historique de Jérusalem lui confère une autorité spéciale pour devenir le centre de l’unité du monde. […] Nous croyons que l’un des objectifs de la renaissance divinement inspirée d’Israël est d’en faire le centre d’une nouvelle unité des nations, qui conduira à une ère de paix et de prospérité, annoncée par les prophètes. » Trois ministres israéliens en exercice, dont Benjamin Netanyahou, se sont exprimés à ce sommet, et l’invité d’honneur Richard Perle reçut à cette occasion le Prix Henry Scoop Jackson. 

Le soutien de nombreux chrétiens évangéliques à ce projet ne doit pas surprendre. Avec plus de 50 millions de membres, le mouvement Christians United for Israel est devenu une force politique considérable aux États-Unis. Son président, le pasteur John Hagee, auteur de "Jerusalem Countdown : A Prelude to War" (2007), déclare : 

« Les États-Unis doivent se joindre à Israël dans une frappe militaire préemptive contre l’Iran pour réaliser le plan de Dieu pour Israël et l’Occident, […] une confrontation de fin du monde prophétisée dans la Bible, qui mènera à l’Enlèvement des saints, la Tribulation et la Seconde Venue du Christ. »

Le Nouvel Ordre Mondial n’est-il pas, en définitive, le faux nom de l’Empire de Sion ? 

Il est utile de rappeler que, bien avant d’être employée par le président Bush père, l’expression a été forgée en 1957 par le géopoliticien Robert Strausz-Hupé, dans le premier numéro de sa revue Orbis, conçu comme le manifeste de son Foreign Policy Research Institute (FPRI), l’un des creusets du néoconservatisme. Strausz-Hupé y assimile ce Nouvel Ordre Mondial destiné à « enterrer les États-nations » à « l’empire universel américain » : « L’empire américain et l’humanité ne seront pas opposés, mais simplement deux noms pour un même ordre universel sous le signe de la paix et du bonheur : Novus orbis terranum (Nouvel Ordre Mondial). » 

Henry Kissinger, élève de Strausz-Hupé, pouvait sembler adhérer à ce programme avoué. Mais pas Daniel Pipes, fils de Richard, propagandiste ultra-sioniste que Strausz-Hupé nommera rédacteur en chef d’Orbis en 1986, puis président du Middle-East Forum (à l’origine une branche du FPRI) en 1990. Le disciple a-t-il trahi l’intention du maître, ou bien le projet du Nouvel Ordre Mondial américain possède-t-il depuis toujours un double fond sioniste ? Il semble bien, en tout cas, que les Américains aient été bernés en croyant que le Nouvel Ordre Mondial serait américain ; il sera sioniste ou ne sera pas.

Le malentendu est savamment entretenu même au sein de la mouvance « complotiste », ennemie jurée du Nouvel Ordre Mondial. La démonstration en est faite par le dernier film de Jason Bermas produit par Alex Jones, "Invisible Empire" (2010), un ramassis de poncifs qui met les Bush et les Rockefeller au centre du complot du Nouvel Ordre Mondial mais se tait sur la composante sioniste, même en parlant des néoconservateurs. Dans le même sac doit être mis Webster Tarpley et son livre culte, "9/11 Synthetic Terror : Made in USA", qui présente les Wolfowitz et autres néoconservateurs comme les « taupes » d’un « gouvernement invisible » sans rapport avec Israël et qui écrit, sans aucun élément à l’appui : 

« Le service secret étranger qui a apporté le plus gros soutien indirect au 11-Septembre est indiscutablement le MI-6 britannique. »

L’intoxication est encore illustrée par la circulation sur Internet de la fausse citation de David Rockefeller remerciant les directeurs du Washington Post, New York Times et autres publications pour leur discrétion de quarante ans sur le projet de « souveraineté supranationale » de la Commission Trilatérale. Plus crédibles seraient les félicitations d’un Rothschild (un descendant de Lord Lionel Walter Rothschild de l’English Zionist Federation, qui posa la première pierre d’Israël en achetant la Déclaration Balfour au gouvernement britannique) pour leur discrétion de quarante ans sur les crimes et manigances d’Israël. 

Ce dont les Américains n’ont pas non plus été informés, c’est que le prix à payer d’avance pour ce Nouvel Ordre Mondial pseudo-américain et crypto-israélien serait une Nouvelle Guerre Mondiale.

 Mais cela aussi est inscrit dans le programme sioniste, car c’est le cauchemar préalable au rêve biblique. Le prophète Zacharie, souvent cité sur les forums sionistes, prédit dans son chapitre XIV que Yahvé combattra « toutes les nations » liguées contre Israël. En une journée unique, toute la terre deviendra un désert, à l’exception de Jérusalem, qui « sera élevée et demeurera en sa place ». Le don prophétique de Zacharie semble lui avoir inspiré une vision de ce que Dieu pourrait faire avec des armes atomiques : 

« Et voici quelle sera la plaie dont l’Éternel frappera tous les peuples qui auront combattu contre Jérusalem : il fera tomber leur chair en pourriture pendant qu’ils seront debout sur leurs pieds, leurs yeux fondront dans leurs orbites, et leur langue fondra dans leur bouche. »

Ce n’est qu’après ce carnage que viendra la paix mondiale : 

« Il arrivera que tous les survivants de toutes les nations qui auront marché contre Jérusalem monteront année après année se prosterner devant le roi Yahvé Sabaot et célébrer la fête des Tentes. Celle des familles de la terre qui ne montera pas se prosterner à Jérusalem, devant le roi Yahvé Sabaot, il n’y aura pas de pluie pour elle. Etc. »

L’humanité ne peut ignorer qu’à ses risques et périls la force de suggestion qu’exercent de tels mythes sur tous ceux qui se considèrent comme membres du « peuple élu ». 

Est-il possible que ce rêve biblique, mélangé au néo-machiavélisme de Leo Strauss et au militarisme du Likoud, anime secrètement un clan d’ultra-sionistes particulièrement déterminés et organisés, qui entraîne malgré eux les peuples israélien et américain dans une guerre de destruction totale ? 

La question doit être posée. Le général Wesley Clark, ancien commandant en chef de l’OTAN, a témoigné à de nombreuses occasions, devant caméras, qu’un mois après le 11 septembre 2001, un général du Pentagone lui montrait un mémo émanant des stratèges néoconservateurs « qui décrit comment on va prendre sept pays en cinq ans, en commençant par l’Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie et le Soudan, et en finissant par l’Iran ». Est-ce par une coïncidence que les « Sept Nations » ennemies d’Israël font partie des mythes bibliques inculqués aux écoliers israéliens dès l’âge de neuf ans ? Selon Deutéronome 7, en effet, Yahvé livrera à Israël « sept nations plus grandes et plus puissantes que toi. […] Yahvé ton Dieu te les livrera, elles resteront en proie à de grands troubles jusqu’à ce qu’elles soient détruites. Il livrera leurs rois en ton pouvoir et tu effaceras leur nom de dessous les cieux » (voir aussi Josué 24 : 11).

Laurent Guyénot, "JFK - 11 Septembre : 50 ans de manipulations"

dimanche 24 novembre 2024

Israël affame Gaza






La famine utilisée comme arme de guerre à Gaza

Des éléments de preuve indiquent que les civils sont délibérément privés d'accès à la nourriture et à l'eau.


Human Rights Watch :

Le droit international humanitaire, ou droit de la guerre, interdit d’affamer les civils comme méthode de guerre. Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale stipule qu’« affamer délibérément des civils […] en les privant d’objets indispensables à leur survie, y compris en empêchant intentionnellement l'envoi des secours » constitue un crime de guerre. L’intention criminelle ne nécessite pas l’aveu de l’attaquant, mais peut également être déduite de l’ensemble des circonstances d’une campagne militaire.




Jamal Dima





Jamal Dima, un enfant palestinien de 2 ans, a été gravement brûlé. Il est le seul survivant de sa famille. Un bombardement de l'armée Israélienne a tué sa sœur et ses parents, tous deux médecins à Gaza.


« C’est une guerre contre les enfants »



Israël a tué au moins 17 400 enfants dans sa guerre contre Gaza. Voici les noms les plus courants des enfants disparus à Gaza, classés par ordre alphabétique de A à Z.


Israel has killed at least 17,400 children in its war on Gaza. Here are the most common names of Gaza’s lost children, listed alphabetically from A to Z.


« C’est une guerre contre les enfants », a déclaré aux journalistes Josep Borrell, haut représentant de l'UE et vice-président de la Commission européenne, âgé de 77 ans, après le Conseil des affaires étrangères de l’UE. Il a décrit une « situation apocalyptique à Gaza, où 70 % des morts sont des enfants et des femmes »...